Alexandre-Joseph Desenne

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Gravure représentant le roi David tirée de la page de garde d’un Psautier de 1817 signée « A. Desenne Del. - C. Johannot sc. »

Alexandre-Joseph Desenne, né le 1er janvier 1785 à Paris et mort le 30 janvier 1827, est un peintre d'histoire et dessinateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un libraire, Desenne apprit le dessin sans maitre et sans autre guide que son gout naturel[1]. Il se consacra de bonne heure à la vignette et se fit bientôt connaitre par plusieurs dessins exécutés d’après les tableaux des grands maitres, pour le Musée de Robillard et celui de Filhol[2]. À vingt-cinq ans, il se livra lui-même à la composition et obtint le succès, devenant, après la mort de Moreau jeune, en 1814, le premier dessinateur de France[2].

Il est connu par la multitude de vignettes gravées d’après ses dessins, et formant collection dont il orna les plus belles éditions des classiques français, Nicolas Boileau, Jean Racine, Molière, Jean-Jacques Rousseau, les Œuvres de Voltaire, de Bernardin de Saint-Pierre, de Walter Scott, de Fenimore Cooper, de Miguel de Cervantes, de Alphonse de Lamartine, Étienne de Jouy, etc[1].

Desenne a exposé au Musée royal : en 1812, Vignettes pour les Martyrs de Châteaubriand ; Mlle de Clermont de Mme de Genlis ; Les Contes de La Fontaine et l’Atlantide de Baour-Lormian. En 1814, Dessins pour l’Hermite de la Chaussée d’Antin, les Normands en Italie et, en 1817, vignettes pour la Lusiade du Camões publiée par de Souza, etc. Plusieurs dessins originaux et quelques tableaux de cet artiste ont été acquis par des amateurs, et un d’eux, représentant un Trait de François Ier, a été gravé pour la S. d. A. d. A[1]. Le recueil des dessins de Desenne a été acquis pour la bibliothèque du roi. Il travaillait à ceux qu’il devait mettre aux œuvres de Chateaubriand, lorsqu’il mourut[2]. On a de lui plusieurs tableaux, entre autres, un trait de la vie de François Ier[2].

Selon Feller, « En général ses ouvrages se distinguent par la simplicité et la grâce ; le dessin est correct et exact ; le sujet est bien conçu, bien disposé, le style en est choisi avec gout ; il y a dans son faire quelque chose de plus correct, de moins tourmenté, de plus sévère que dans celui de Moreau[2]. »

Le portrait de Desenne a été publié dans la Galerie universelle des portraits, Paris, Blaisot, 1827. On peut connaitre son œuvre par un catalogue des estampes, vignettes et livres de son cabinet publié par Duchesne ainé, Paris, Merlin, 1827, in-8°, 25 pages[2].

Sources[modifier | modifier le code]

  • François-Xavier de Feller, Dictionnaire historique : ou, Biographie universelle des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, t. 2nd, Besancenot, Onthenin-Chalandre,‎ 1838, 645 p., p. 544.
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Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle : Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, lithographie et composition musicale, Paris, Madame Vergne,‎ 1831, 709 p. (lire en ligne), p. 544.
  2. a, b, c, d, e et f François-Xavier de Feller, Dictionnaire historique : ou, Biographie universelle des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, t. 2nd, Besancenot, Onthenin-Chalandre,‎ 1838, 645 p., p. 544.

Liens externes[modifier | modifier le code]