Alexandra de Bavière

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Alexandra de Bavière, peinture par Joseph Karl Stieler à la galerie des beautés du château de Nymphenburg

Alexandra de Bavière (1826-1875) est la plus jeune des filles de Louis Ier de Bavière et Thérèse de Saxe-Hildburghausen. Sœur du roi Maximilien II de Bavière, elle se dévoua à la littérature et mourut célibataire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandra de Bavière naît au château de Johannisburg à Aschaffenburg. C'est le huitième enfant et la cinquième fille du roi Louis Ier. Elle ne s'est jamais mariée et a été nommée à la tête du chapitre royal des dames de Sainte-Anne à Munich et Wurzbourg, communauté de dames pieuses de l'aristocratie. Lucien Bonaparte a demandé sa main à Louis Ier dans les années 1850, mais cela lui a été refusé car il était divorcé.

La princesse commence un carrière littéraire en 1852, publiant un recueil de récits intitulé Weihnachtrosen (Roses de Noël); l'année suivante Souvenirs, pensées et essais (Mémoires en français). En 1856 paraît Feldblumen (Fleurs des champs), dont les droits sont versés à l'orphelinat Maximilien. Elle fait paraître en 1858 Phantasie- und Lebensbilder, recueil de traductions en allemand à partir du français et de l'anglais et traduit en 1862 les romans d'Eugénie Foa. Ses traductions de récits du français paraissent avec certains de ses récits personnels dans Thautropfen en 1863. En 1870, elle publie Das Kindertheater, pièces de théâtre pour enfants, traduit de L'Ami des enfants d'Arnaud Berquin et la même année Der erste des Monats (Le Premier du mois), traduit de Jean-Nicolas Bouilly. Maiglöckchen (Muguets) paraît en 1873. La princesse contribue aussi régulièrement aux Jugendblätter, journal pour enfants publié par Isabella Braun.

Elle meurt en 1875 à l'âge de quarante-neuf ans au château de Nymphenburg et elle est enterrée à la crypte de l'église des théatins de Munich, aux côtés des autres membres de la famille Wittelsbach.

Profil psychologique[modifier | modifier le code]

Malgré sa carrière littéraire, la princesse Alexandra souffrait de problèmes psychologiques, dont une névrose obsessionnelle pour la propreté et le fait de ne porter que des vêtements blancs. Elle est victime d'un délire après l'âge de vingt ans selon lequel elle aurait avalé un piano de verre. Son séjour de trois ans à la clinique d'Illenau près d'Achern ne modifie pas son comportement.