Alex Dias de Almeida

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Alex Dias
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Situation actuelle
Équipe Drapeau : Brésil Aparecidense
Numéro 7
Biographie
Nom Alex Dias de Almeida
Nationalité Drapeau du Brésil Brésil
Naissance 26 mai 1972 (42 ans)
Lieu Rio Brilhante (MS)
Taille 1,75 m (5 9)
Poste Attaquant
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1986-1988 Drapeau : Brésil A.R.B.A
1989-1991 Drapeau : Brésil EC Águia Negra
1992 Drapeau : Brésil EC Comercial
1993-1994 Drapeau : Brésil Remo 21 (1)
1994-1995 Drapeau : Portugal Boavista FC 13 (1)
1996-1999 Drapeau : Brésil Goiás EC 73 (18)
1999-2001 Drapeau : France AS Saint-Étienne 60 (31)
2001-2002 Drapeau : France Paris SG 28 (3)
2002-2003 Drapeau : France AS Saint-Étienne 31 (6)
2003-2004 Drapeau : Brésil Cruzeiro EC 8 (0)
2004 Drapeau : Brésil Goiás EC 41 (22)
2005 Drapeau : Brésil Vasco de Gama 34 (19)
2006 Drapeau : Brésil São Paulo FC 26 (3)
2007 Drapeau : Brésil Fluminense FC 42 (13)
2008 Drapeau : Brésil Goiás EC 1 (0)
2008 Drapeau : Brésil Brasiliense FC 15 (0)
2009 Drapeau : Brésil CRAC 19 (7)
2009 Drapeau : Brésil Mixto EC 4 (1)
2009 Drapeau : Brésil Vila Nova FC 15 (2)
2010 Drapeau : Brésil EC Pelotas 11 (4)
2010-2011 Drapeau : Brésil América FC 4 (1)
2012 Drapeau : Brésil AA Aparecidense 3 (0)
1986-2012 Total
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Alex Dias, de son vrai nom Alex Dias de Almeida (né le 26 mai 1972 à Rio Brilhante dans le Mato Grosso do Sul), est un footballeur brésilien jouant au poste d'attaquant.

Réputé pour sa vélocité et son sens du but, ce qui lui a valu de jouer pour deux des plus grands clubs français, l'AS Saint-Étienne et le Paris Saint-Germain, ainsi que pour les principaux clubs brésiliens, comme Cruzeiro, Goiás, Vasco, Fluminense ou encore son club de cœur, São Paulo, il porta régulièrement le numéro 7 sur son maillot. Il l'a porté à Goiás, Saint-Étienne, Vasco, Fluminense, CRAC, Vila Nova, Pelotas et enfin à l'América.

Après un an loin des terrains, le 8 décembre 2011, il annonce qu'il rejoint le club de Aparecidense, basé à Aparecida de Goiânia dans le but de jouer le Championnat de l'État de Goiás 2012, en tant que capitaine.

Parcours en clubs[modifier | modifier le code]

De Rio Brilhante à Belém[modifier | modifier le code]

Alex a commencé le football dans sa ville de naissance, Rio Brilhante, à l'âge de 7 ans, au Esporte Clube Águia Negra (club de troisième division brésilienne) où il reste jusqu'à 16 ans. Très rapidement, sa technique balle aux pied a été apprécié par des amis qui lui ont conseillé de rejoindre le grand club de l'État du Mato Grosso do Sul (MS), le Esporte Clube Comercial (Campo Grande). Là-bas, l'un des plus grands supporters du club, un ami nommé Elenílton, impressionné par le jeune attaquant, le présentera à Francisco Carlos Martins Vidal dit "Chicão", footballeur professionnel, lui aussi originaire de Rio Brilhante. Ce dernier l'enverra passer un essai à Clube do Remo, de la ville de Belém dans le Nord du Brésil, essai qui s’avérera concluant.

Roberto Brida sera donc l'entraîneur qui lui offrira la chance de devenir joueur de football professionnel.

Il jouera son premier match en Série A brésilienne lors d'un derby entre le Clube do Remo et Paysandu SC, le 7 septembre 1993. Et il marquera son premier but, ironie de l'Histoire, lors de son troisième match sur le terrain du Goiás EC, le 15 septembre 1993.

Après deux années là-bas, et notamment 2 buts en finale du championnat de l'État du Pará, les dirigeants de Remo organisent une tournée européenne. Tournée au cours de laquelle le club participera au Tournoi de Toulon 1994.

Le 25 mai 1994, veille de ses 22 ans, Alex et Remo sont en finale après avoir battu une sélection de Bucarest (4-3) quelques jours plus tôt. Si les Brésiliens perdent aux tirs-au-but 6-5 et terminent donc à la deuxième place face à Toulon, Alex a brillé.

Le club brésilien poursuit et termine sa tournée européenne par un match amical. Le 12 juin 1994, Remo étrille les Portugais de Boavista, sur le score de 4-1.

Alex ne le sait pas encore mais sa performance a été appréciée par Manuel José, entraîneur de l'équipe lusitanienne.

Boavista[modifier | modifier le code]

Manuel José, entraîneur du club (ancien sélectionneur de l'Angola) se montrera très intéressé et Alex signera un contrat de 4 ans. Sa jeunesse fait que l'éloignement avec sa famille est difficile, et le Brésil lui manque. Jouant peu, il fera alors tout pour repartir au Brésil et c'est le club de Goiás qui va l'accueillir à bras ouvert.

Pourtant, le Boavista était vraiment dans l'optique de le garder, le considérant comme un grand espoir. Pour lui donner plus de temps de jeu, un prêt à Rio Ave avait même été envisagé.

Alex se fera des amis internationalement connus dans le monde du football, tels Ricardo, gardien du Portugal, Rui Bento, international portugais, Nuno Gomes, attaquant international portugais également ou encore Erwin Sánchez, surnommé le « Michel Platini bolivien ».

Le Boavista terminera la saison 1994-1995, à la 9e place du classement, atteindra les seizièmes de finale de coupe du Portugal, mais perdra lors d'un fameux 5-0 sur le terrain du Sporting CP. Par ailleurs, le Boavista battra au Premier tour de la coupe de l'UEFA, le club finlandais de MyPa-47 (3-2 sur l'ensemble des deux matchs) mais sera éliminé au tour suivant par le Napoli Calcio (2-3 sur l'ensemble des deux matchs).

Alex jouera 13 matchs et marquera un seul but dans le championnat du Portugal de football cette saison-là.

Goiás : acte I[modifier | modifier le code]

Mais c'est à Goiás EC que sa carrière va réellement décoller. Gagnant plusieurs titres de champion dans le championnat de Goiás, dès la fin de sa première saison, de grands clubs brésiliens dont le São Paulo FC vont tenter de l'attirer. Mais il restera fidèle à son club d'alors.

Il va aussi se faire de nombreux amis dont José Aloísio (ex-AS Saint-Étienne et Paris SG) et Fernandão.

Lors du championnat brésilien de 1998, le Goiás EC se qualifie pour les demi-finales et termine finalement 4e. Alex terminera avec 18 buts au compteur.

Ainsi en 1999, après un match très important face à l'Internacional, le président de Goiás vient le voir et lui annonce qu'un recruteur de l'AS Saint-Étienne (Gérard Soler) était présent pour l'observer ainsi qu'un autre joueur, José Aloísio, et lui feront leurs valises le lendemain même, et rejoindront le club forèzien.

C'est lors de ce premier passage au Goiás EC qu'il porta pour la première fois le numéro 7.

Saint-Etienne 1999-2001[modifier | modifier le code]

Saison 1999-2000[modifier | modifier le code]

Le 20 août 1999 Alex joue son premier match, contre l'AS Nancy-Lorraine : entré à la 56e minute et alors que l'AS Saint-Étienne était menée 1 à 0 par les visiteurs, il s'illustre en égalisant sur une passe de José Aloísio, avant de faire à son tour une passe décisive à son ami brésilien qui donnera la victoire aux Verts, 2-1.

La même année Alex marquera un quadruplé dans une victoire face à l'Olympique de Marseille. Il terminera meilleur buteur du club avec 15 buts en 29 rencontres de championnat (6ème au classement général des buteurs) et sera élu meilleur étranger du championnat de France.

Alex a marqué le 3000e but de l'Histoire de l'AS Saint-Étienne en première division française contre Montpellier lors cette saison.

Son entraîneur de l'époque était Robert Nouzaret, avec qui il entretenait des relations difficiles. Il aura côtoyé quelques joueurs de renommée comme Jean-Guy Wallemme, Lionel Potillon, Bjørn Tore Kvarme, Julien Sablé ou Stéphane Pédron.

Saison 2000-2001[modifier | modifier le code]

Après une saison réussie, la seconde sera beaucoup plus difficile. En effet, José Aloísio se blesse très tôt et manquera la majorité de la saison mais surtout une affaire va naître au soir d'une difficile victoire (1-0) face au Toulouse FC, le 2 décembre 2000. Alors qu'au match aller, Alex avait un passeport brésilien, il est inscrit sur la feuille de match comme Portugais, c'est-à-dire non-extra-communautaire. Le gardien ukrainien, Maxym Levytsky est lui, devenu Grec tandis que José Aloísio le Brésilien était lui aussi devenu Portugais.

La sanction sera une suspension de deux mois pour les trois joueurs tandis que l'agent d'Alex, l'ancien joueur Edinho, à l'origine des faux passeports, sera interdit de séjour en France. Les Verts finiront la saison à l'avant-dernière place.

Alex marquera malgré tout 13 buts en 25 rencontres de championnat (7ème au classement général des buteurs) et sera de nouveau élu meilleur étranger du championnat de France.

Il aura notamment eu comme entraîneur cette saison-là, Robert Nouzaret, puis John Toshack et enfin le duo Jean-Guy Wallemme-Rudi Garcia terminera la saison.

Il portera le numéro 21 durant ses deux premières saisons stéphanoises.

Chronologie de l'affaire des « faux passeports »[modifier | modifier le code]
  • 30 mai 2000 : Alex obtient un passeport portugais.
  • 12 août 2000 : Championnat de France, 3e journée, Toulouse-Saint-Étienne (1-1) : Alex et Aloísio sont Portugais, Levytsky est Ukrainien.
  • 6 septembre 2000 : Informé par l'agent d'Edmílson de la possible falsification du passeport d'Alex, le président lyonnais Jean-Michel Aulas, menace de porter réclamation si le joueur est aligné sur la feuille de match de Saint-Étienne-Lyon, suspectant un faux. Alex n'est pas aligné. Excuse officielle : il est sur le départ.
  • 17 septembre 2000 : « Plus portugais que ces passeports, tu meurs » déclare Alain Bompard face à la rumeur.
  • 27 septembre 2000 : Le club fait vérifier le passeport d'Alex aux rayons ultraviolets, dans un commissariat de Saint-Étienne, sans résultat.
  • 30 septembre 2000 : Levytsky obtient un passeport grec.
  • 30 octobre 2000 : Le club fait vérifier le passeport grec de Levytsky, sans résultat.
  • 2 décembre 2000 : Nouvelle vérification du passeport d'Alex par les Douanes. C'est un montage illégal de deux passeports officiels. Le soir, Alex joue contre Toulouse (1-0) en qualité de Brésilien et Levytsky en tant que Grec. Au match aller, Alex était portugais et Levytsky, ukrainien.
  • 4 décembre 2000 : Toulouse porte réclamation pour une fraude éventuelle sur l'identité d'Alex. Nouvelle vérification du passeport de Levytsky. C'est un faux.
  • 10 décembre 2000 : Levytsky est écarté de l'équipe pour le match à Bordeaux. Il ne jouera plus jusqu'à nouvel ordre.
  • 11 décembre 2000 : La SAOS Saint-Étienne-Loire porte plainte contre X au tribunal de grande instance de Saint-Étienne, pour faux et usage de faux, avec constitution de partie civile. Le juge d'instruction Nicolas Chareyre est chargé de l'enquête. Saint-Étienne se pose officiellement en victime de cette affaire.
  • 18 décembre 2000 : Alain Bompard et Didier Lacombe (directeur général de l'ASSE) sont entendus par la commission juridique de la Ligue avec leurs contradicteurs toulousains. Elle suspend Alex et Levytsky « à titre conservatoire » et demande à les entendre le 9 janvier avec mention « présence obligatoire ».
  • 19 décembre 2000 : La Ligue porte plainte contre X pour faux et usage de faux auprès du parquet de Paris, sans constitution de partie civile. Une enquête préliminaire est ouverte, qui donne commission rogatoire à la direction nationale de la police judiciaire (Nanterre).
  • 21 décembre 2000 : Alain Bompard sort de son silence et plaide non coupable dans L'Équipe. « Je me suis fait berner » dit-il.
  • 22 décembre 2000 : Saint-Étienne demande la vérification du passeport portugais d'Aloísio, obtenu dans les mêmes conditions que celui d'Alex.
  • 27 décembre 2000 : Saint-Étienne fait appel de la décision de la commission juridique de la LNF, de suspendre Alex et Levytsky jusqu'au 9 janvier. Le club veut une liste complète des joueurs à double nationalité de la D1 pour, éventuellement, porter plainte à son tour contre un adversaire passé. Parallèlement, la PJ visite la Ligue pour vérifier certains documents.
  • 28 décembre 2000 : Levytsky demande son transfert au Spartak Moscou, avec qui il est en stage. La Ligue veut d'abord des explications et ne lui délivre pas sa lettre de sortie. Saint-Étienne, qui lui doit de l'argent, joue sur le même registre pour le faire revenir.
  • 3 janvier 2001 : Perquisition de la SRPJ au siège du club.
  • 4 janvier 2001 : La commission d'appel de la Ligue rejette l'appel stéphanois et demande à la commission juridique de statuer sur le fond du dossier.
  • 9 janvier 2001 : Levytsky se présente devant la LNF, mais pas Alex, resté au Brésil pour des problèmes familiaux. Le gardien ukrainien décharge ses dirigeants et invoque des intermédiaires douteux. La Ligue entend aussi Gérard Soler mais ne prononce aucune sanction. Elle attend le retour en France du Brésilien, convoqué à nouveau pour le 16 janvier. À sa sortie, Levytsky est mis en garde à vue par le SRPJ de Lyon. Il sera interrogé dix-huit heures.
  • 10 janvier 2001 : Levytsky est présenté au juge Chareyre et mis en examen pour usage de faux, sous contrôle judiciaire, mais peut rejoindre le Spartak Moscou en stage en Israël.
  • 12 janvier 2001 : Depuis le Brésil, dans les colonnes de A Gazetta Esportiva, Alex accuse les dirigeants stéphanois d'avoir organisé la délivrance de son passeport portugais. Son avocat, Me André Buffard, démentira qu'Alex ait jamais tenu ces propos.
  • 15 janvier 2001 : Alex arrive à Lyon le matin à h 45 et se voit placé en garde à vue dans les locaux de la SRPJ. Il sera entendu sept heures et mis en examen pour usage de faux.
  • 16 janvier 2001 : Le matin, quatre policiers du SRPJ de Lyon perquisitionnent le siège de l'AS Saint-Étienne sur commission rogatoire du juge Chareyre. Ils resteront une heure et demie et repartiront avec les contrats et autres documents concernant Aloísio, Alex et Levytsky.

En fin d'après-midi, la commission juridique de la Ligue auditionne Alex, Gérard Soler et Didier Lacombe, à Paris. Les sanctions tombent sur le coup de 23 heures : un an de suspension ferme pour Gérard Soler, quatre mois de suspension dont deux fermes pour Alex et Levytsky, retrait de sept points au classement général de la D1 pour l'AS Saint-Étienne. La situation d'Alain Bompard, en sa qualité de vice-président de la Ligue, sera évaluée par la commission d'appel et d'éthique.

  • 17 janvier 2001 : Les dirigeants stéphanois décident de faire appel, dans la nuit du 16 au 17, des sanctions édictées la veille par la commission juridique. Ils désignent Edinho, l'agent d'Alex et Aloísio, comme étant à l'origine des faux.
  • 18 janvier 2001 : La police judiciaire mène une perquisition de trois heures au siège de la Ligue nationale de football et emporte avec elle toutes les pièces nécessaires à la constitution des contrats d'Aloísio, Alex et Levytsky.
  • 25 janvier 2001 : Saint-Étienne fait officiellement appel des sanctions prononcées par la Commission juridique de la LNF le 16 janvier. L'appel doit être examiné par la Commission d'appel et d'éthique le 5 février.
  • 1er février 2001 : Aloísio est mis en examen pour « usage de faux » par le juge d'instruction stéphanois Nicolas Chareyre. L'attaquant stéphanois est remis en liberté sans contrôle judiciaire. Son passeport portugais, obtenu dans les mêmes conditions que celui d'Alex, serait un faux.
  • 5 février 2001 : Après avoir examiné le recours déposé par l'AS Saint-Étienne contre les sanctions du 16 janvier, la commission d'appel et d'éthique de la Ligue nationale de football a décidé de différer sa décision de vingt-quatre heures, pour donner des fondements juridiques solides à sa sentence et entendre l'AS Monaco dans l'intervalle, inquiétée pour le passeport italien de Pablo Contreras ainsi que le FC Metz, pour le passeport grec de son gardien colombien, Faryd Mondragón.
  • 6 février 2001 : Saint-Étienne n'est plus pénalisé que de six points en appel, mais en donnant trois points supplémentaires à Toulouse, la Ligue pénalise au total les Verts de neuf points dans la course au maintien en D1. Pendant les débats, un membre de la commission a proposé la rétrogradation directe de Saint-Étienne en D2. Le même jour, la commission juridique entend Aloísio, qui, blessé, est sanctionné de trois mois de suspension dont deux avec sursis.
  • 7 février 2001 : Alain Bompard, président de l'ASSE, démissionne de son poste de vice-président de la Ligue. Il reste membre du conseil d'administration, même s'il déclare qu'il « n'a plus rien à faire avec ces gens-là ».
  • 9 février 2001 : Le gardien de but arménien Roman Berezovsky, qui s'était engagé à signer un contrat de quatre ans avec l'AS Saint-Étienne durant l'intersaison avant de finalement revenir sur sa décision, met en cause les dirigeants stéphanois dans un entretien accordé à France Football. Il affirme qu'une clause de son contrat « exigeait qu'il soit titulaire d'un passeport grec ».
  • 12 février 2001 : Alex affirme devant la commission d'enquête du parlement brésilien à Brasilia, que l'agent de joueurs Edinho, ancien international, lui a facilité l'obtention d'un faux passeport portugais. Le joueur de l'ASSE a également déclaré que Gérard Soler, le président-délégué stéphanois, lui avait conseillé d'utiliser un passeport européen au moment de son arrivée en France.
  • 16 mars 2001 : Jurandil Joarez, président de la commission brésilienne d'enquête parlementaire sur les affaires qui minent le foot auriverde, déclare à Zurich devant la FIFA que « à Saint-Étienne, la direction du club a eu connaissance des faux passeports, y a participé et a même conservé les passeports pour mieux contrôler les joueurs ». Les dirigeants stéphanois nient en bloc. « Si les députés brésiliens nous convoquent, nous irons en courant » déclare Gérard Soler.
  • 18 avril : Gérard Soler et Didier Lacombe sont mis en examen à Saint-Étienne et placés sous contrôle judiciaire, pour complicité d'usage de faux documents administratifs (passeports) et complicité d'obtention indue de documents administratifs (licences de joueurs).

Source: « l'Équipe »

Paris Saint-Germain[modifier | modifier le code]

L'AS Saint-Étienne en seconde division, il lui était difficile de conserver un tel buteur dans son effectif. Alex s'entraînera avec le Paris SG dès le 4 août 2001 mais sera prêté officiellement le 9 août 2001 suite au départ de son compatriote Vampeta, qui prenait une place d'extra-communautaire, pour une somme de 3 millions de Francs.

Le Paris SG de Luis Fernandez qui voulait reformer le fameux duo Alex-Aloisio a finalement réussi puisque ce dernier avait, quelques jours plus tôt, signé un contrat de 4 ans avec le club de la capitale.

Le Paris SG fera une saison encourageante, en gagnant la coupe Intertoto (après avoir battu en finale, le club italien de Brescia), en terminant 4e de Ligue 1, en atteignant les quarts de la Coupe de France (éliminé face à Lorient au Parc), les demi-finales de coupe de la Ligue (éliminé face à Bordeaux au Parc) et les 16èmes de finale de la coupe de l'UEFA, éliminé par les Glasgow Rangers aux tirs au but, après avoir éliminé le Rapid Bucarest (1er tour) et le Rapid de Vienne (2ème tour).

Tout ne se passera pas comme prévu sur un plan personnel. La forte concurrence l'empêchera de montrer sa vraie valeur. Il n'a jamais vraiment eu sa chance et sur les 17 rencontres disputées avec Paris, il n'aura été que rarement titulaire, disputant seulement 5 bouts de rencontre entre janvier et mai 2002. Il a marqué 3 buts, le premier contre Lens lors de sa quatrième apparition, le deuxième contre Rennes en janvier, et le troisième contre Sedan.

Il porta le numéro 11 durant son unique saison parisienne eu aura notamment eu pour coéquipiers, les Argentins Gabriel Heinze et Mauricio Pochettino, l'Espagnol Mikel Arteta, Le Portugais Hugo Leal, le Nigérian Jay-Jay Okocha, les Français Lionel Letizi, Jérôme Leroy, Nicolas Anelka ainsi que les Brésiliens Aloisio et Ronaldinho.

Retour à Saint-Etienne (2002-2003)[modifier | modifier le code]

Après sa déconvenue parisienne, Alex fait partie du projet de Frédéric Antonetti, et accepte de rester pour aider le club en Ligue 2. Cependant une pubalgie (blessure aux adducteurs très longue à soigner, pendant laquelle on peut jouer sans jamais être à son meilleur niveau) ne lui permettant pas d'être à 100 %, lui fait perdre sa place de titulaire.

Une fois la saison finie et l'objectif non atteint (la montée), il décide de quitter le club pour rentrer au Brésil après 4 années en France.

Il n'aura marqué que 6 fois durant ses 29 apparitions cette saison-là.

Il porta son numéro fétiche, le 7 durant sa troisième et dernière saison stéphanoise.

Cruzeiro[modifier | modifier le code]

Été 2003, Alex signe au Cruzeiro EC sur demande de l'entraîneur de renom, Vanderlei Luxemburgo. Le club mineiro remportera en décembre 2003 et avec plus de 100 points au compteur (record national), le titre de champion du Brésil pour la première fois de son Histoire. Il aura participé à 8 rencontres de Brasileirão mais n'aura marqué aucun but !

Il aura également participé au Championnat de l'État du Minas Gerais en 2004, compétition remportée par son club. Alex n'a pas participé à la finale mi-avril 2004, ayant signé 10 jours plus tôt à Goiás. Mais ayant participé aux trois premiers mois de compétition, il remporte donc ce titre.

Cependant Alex en aura profité pour jouer aux côtés de joueurs brésiliens célèbres tels Alex, Maicon, Cris, Wendel, Gomes, Felipe Melo, Jussiê, Zinho, ou encore Rivaldo.

Goiás : acte II[modifier | modifier le code]

Alex, en disgrâce avec le remplaçant de Vanderlei Luxemburgo, en l'occurrence Paulo César Gusmão, est prêté une saison à son club de cœur, le Goiás EC, le 31 mars 2004. Ce petit club qui se bat d'habitude pour ne pas descendre en Série B Brésilienne va vivre une superbe saison 2004: Goiás EC finira 6e, meilleur classement de l'histoire du club jusqu'alors. Tandis qu'Alex termine deuxième meilleur buteur du championnat avec pas moins de 22 buts en 44 matchs, derrière Washington mais devant certains noms assez connus tels Robinho, Deivid, Romário, Rafael Sobis et Fred, qui signera la saison suivante à l'Olympique lyonnais.

Vasco[modifier | modifier le code]

Une fois sa saison réussie et son prêt terminé, Alex doit retourner au Cruzeiro EC. Mais il en est hors de question pour ce dernier qui en veut à ce club.

Âgé de 32 ans, Alex signe ainsi, fin décembre 2004 un contrat de deux ans avec le CR Vasco da Gama, l'un des grands clubs de Rio de Janeiro, dans le cadre d'un échange avec le gardien Fábio.

C'est ici qu'il deviendra ami avec son idole, « O Baixinho », Romário. Il est immédiatement adoré des supporters qui créent une chanson en son honneur.

Arrivé en cours de saison, l'entraîneur de caractère, Renato Gaúcho l'associe à Romário à la point de l'attaque. Ses performances sont telles, qu'il attire l'attention d'un certain Carlos Alberto Parreira, alors entraîneur de la Seleção brésilienne, qui déclare dans la presse : « Pour la Coupe du Monde 2006, Alex Dias peut faire partie des surprises bien qu'il ait déjà 32 ans. C'est une question d'opportunité ! »

En juillet 2005, Alex refuse une offre d'Al Ittihad Djeddah en Arabie saoudite, qui lui proposait un contrat de 8 mois à 150 000 dollars US par mois, soit 1 200 000 dollars.

Romário finira la saison meilleur buteur du championnat tandis qu'Alex ne terminera « que » 4ème avec 20 buts en 34 matchs.

Cette belle histoire d'amour avec le CR Vasco da Gama se terminera de triste manière. Eurico Miranda, président du club ne lui a plus versé de salaire depuis plusieurs mois. Alex porte une action en justice contre son club pour toucher son dû. De nombreux clubs souhaitent sa venue dont les Girondins de Bordeaux, club dirigé par le Brésilien Ricardo Gomes, l'AS Nancy-Lorraine, mais également trois clubs portugais, l'Académica de Coimbra, le Vitoria Guimarães ainsi que Boavista, dont il a déjà porté les couleurs lors de la saison 1994-1995.

C'est alors que le club dont a toujours rêvé Alex, le São Paulo FC, se manifeste pour le recruter. Alex promet alors à Eurico qu'il retirera son action en justice s'il accepte de le laisser s'en aller. Ainsi, il signe en décembre 2005 un contrat de 2 ans avec le São Paulo FC, pour 3 millions de reais.

Il porta le numéro 7 durant son premier passage carioca.

São Paulo[modifier | modifier le code]

Au São Paulo FC, il retrouvera pour la 4e fois son meilleur ami, Aloisio, sous le même maillot.

Après le Goiás EC, l'AS Saint-Étienne, le Paris SG, les voilà de nouveau réunis. Très rapidement, il se fera apprécier du public qui apprécie sa vélocité et sa technique.

Il jouera la finale de la Copa Libertadores (perdue face à Internacional de Fernandão) et terminera champion du Brésil 2006 : Son second titre après celui obtenu avec le Cruzeiro EC en 2003. Aussi, il terminera à la seconde place du Championnat de l'État de São Paulo.

Son peu de temps de jeu ne lui permit pas de jouer la Coupe du monde 2006, la concurrence des Ronaldo, Adriano, Robinho ou Fred, tous plus jeunes que lui et jouant en Europe, lui aura fait perdre toutes ses chances d'être sélectionné.

Il marquera malgré tout 4 buts en 23 matchs.

Il a porté le numéro 11 durant toute la saison.

Fluminense[modifier | modifier le code]

Après, une saison au São Paulo FC, l'envie d'Alex est de retourner dans un club de Rio de Janeiro. Le 8 décembre 2006, il signe un contrat d'un an avec Fluminense FC. Immédiatement, il est adopté par les supporters. Associé à son ami Carlos Alberto, il termine meilleur buteur de la Coupe du Brésil et offre la Coupe du Brésil 2007 à Fluminense FC. La première de l'histoire du club. Le club finira la saison à la 4e place, et Alex, meilleur buteur sur la saison.

Son contrat se terminant le 31 décembre 2007, Alex, 35 ans est considéré comme vieillissant par son entraîneur Renato Gaúcho. Il n'est pas reconduit et doit quitter le club. Libre depuis 8 jours seulement, la presse brésilienne informe que le club de... Goiás EC serait intéressé par un troisième retour de « son » attaquant historique.

Il marquera 5 buts en championnat lors de ses 21 matchs disputés cette saison-là.

Il porta le numéro 7 durant la saison.

Goiás : acte III[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 2008, le site officiel du Goiás EC annonce qu'Alex est leur nouvelle recrue. Il s'agit de son troisième passage dans le club le plus populaire du centre du Brésil.

Cependant, le 15 mai 2008, suite à une mésentente avec l'un des préparateurs physiques de Goias, Alex a préféré quitter le club avec l'accord du président.

Le 10 juin, Alex reconnaît avoir proposé ses services au Grêmio qui refusa poliment à cause d'un effectif déjà bien complet. Alex déclare également avoir des contacts avec un club français, des clubs du Golfe, ainsi que quelques autres clubs brésiliens, précisant toutefois que sa priorité était de rester au Brésil.

Quelques jours plus tard, le 19 juin 2008, le président du club de Série B brésilienne, le Brasiliense FC de la ville de Taguatinga-DF (limitrophe de la capitale fédérale, Brasilia), annonce la signature de l'expérimenté attaquant pour un contrat de 6 mois, courant jusqu'en décembre 2008.

En décembre 2008, et après un échec au Brasiliense FC où il aura peu joué (15 matchs 0 but), il est pressenti pour rejoindre de nouveau le football carioca. Le CR Vasco da Gama qui vient de descendre en Série B et où il est toujours un idole pourrait être son point de chute.

CRAC[modifier | modifier le code]

Pressenti pour rejoindre des clubs cariocas et paulistes, il décide finalement de signer pour le CRAC-GO, un petit club de la ville de Catalão qui n'est autre que le plus ancien de l'État de Goias. Si ce choix d'évoluer en Série C brésilienne (troisième division) peut paraître surprenant par rapport aux propositions plus prestigieuses qu'il a reçu, il s'en explique par le fait que ce club lui permettait de rester proche de la ville de Goiânia où réside sa famille proche.

Son contrat est d'une durée de cinq mois soit jusqu'au 10 mai 2009. Il aura alors presque 37 ans.

Également le CRAC-GO est un club ambitieux. Il a terminé le championnat de Goias à la 5e place la saison passée ainsi que le championnat de Série C dans les cinq premiers, passant de très peu à côté de la montée en Série B. Ce sera l'objectif numéro un cette saison et Alex compte bien faire partie de l'aventure du Leão do Sul (Lion du sud) !

Il portera le numéro 7 durant toute la saison.

Il fait ses débuts officiels avec le CRAC-GO, le dimanche 25 janvier 2009 contre Aparecidense dans le championnat de Goias. Si son équipe l'emporte nettement sur le score de 3 buts à 0, il ne marque cependant pas.

Il marque ses deux premiers buts officiels lors de la victoire (2-1) de son équipe à domicile face à Santa Helena lors de la troisième journée du championnat de Goias.

Également, lors de la demi-finale aller du championnat de Goias, il ouvre le score face à son ancien club, le Goiás EC mais ne peut empêcher la défaite de son club par 3 buts à 1, le 12 avril 2009 à Catalão.

Lors de la demi-finale retour, le 19 avril 2009, Alex réalise un bon match et met plusieurs fois le gardien du Goiás EC, Harlei, en difficulté mais son équipe perd 2-0 et est éliminée : 5-1 pour le Goiás EC sur les deux matchs.

Le lundi 20 avril 2009, le site de sport brésilien de la région de Goiás, http://www.ffesportes.com.br, annonce qu'Alex, en fin de contrat en mai 2009 avec le CRAC-GO pourrait faire un quatrième retour au Goiás EC, là où tout a vraiment commencé. En effet, le président du conseil délibératif du club, Hailé Pinheiro, qui ne cache pas son affection pour le joueur, affirme que l'entraîneur a le feu vert pour le recruter ! De son côté, l'entraîneur du Goiás EC reconnaît qu'il adorerait pouvoir compter sur l'expérience et le talent d'Alex pour « jouer la Coupe du Brésil et la Série A brésilienne » avec ambition.

Il a joué un total de 19 matchs pour 7 buts marqués avec le CRAC-GO.

Mixto[modifier | modifier le code]

N'ayant pas réussi à trouver un accord avec le Goiás EC, Alex est finalement sollicité par deux clubs, un de Série B brésilienne, le Vila Nova FC de la ville de Goiânia, et un de Série C brésilienne, le Mixto-MT, club de la capitale de l'état voisin, Cuiabá dans le Mato Grosso.

Le transfert ne se concrétisant pas avec le club goiano, la presse brésilienne annonce le 22 mai 2009, que son arrivée au Mixto-MT est conclue d'un commun accord, Marcelo Vilar ayant fait d'Alex sa priorité pour disputer le championnat de Série C brésilienne.

Une nouvelle fois, Alex privilégie un club de la région Centre-Ouest afin de rester proche de ses deux enfants malgré l'appel de quelques clubs cariocas et paulistes. Originaire du Mato Grosso do Sul, Alex marque donc son retour vers ses origines de « Pantaneiro » (habitant de la région du Pantanal) avec ce transfert.

Par ailleurs, les couleurs du Mixto-MT sont exactement les mêmes que celles du club carioca, le CR Vasco da Gama où Alex a connu ses plus belles heures. La mascotte du club est un tigre.

Ce recrutement ambitieux pour un club de troisième division est notamment motivé par le fait que stade de la ville fait partie des stades retenus pour la coupe du monde 2014. Ainsi, pour se donner une chance d'être définitivement choisi, le président mise sur le fait que le Mixto-MT soit en Série A à l'heure des choix.

Alex, signe officiellement son contrat le 9 juin 2009, à son retour de vacances dans la capitale française, Paris, où il a gardé de nombreux amis et notamment participé à un match pour la fondation Gol de Letra de Raí et Leonardo, ainsi qu'un autre match en hommage aux victimes du vol Rio de Janeiro-Paris, le 1er juin 2009.

Il fait ses débuts en Série C brésilienne, le samedi 27 juin 2009 lors du match Mixto-MT - América FC. Malgré un bon match d'Alex avec quelques frappes qui mettent en danger le gardien, il ne marque pas et son club s'incline 1-0 à domicile. Alex, qui n'a pas joué depuis plus de deux mois, et qui n'a repris l'entraînement qu'une semaine avant, a joué les 90 minutes, ce qui est une réelle performance pour un attaquant de 37 ans.

Le mercredi 1er juillet 2009, Alex manque l'entraînement et part rejoindre la ville de Goiânia, pour assister à la naissance de son troisième enfant, Anna-Eliza.

Le dimanche 5 juillet, lors de son deuxième match avec le Mixto-MT, il inscrit son premier but lors du match nul (2-2) face à Gama et est élu homme du match.

À la fin juillet, il décide de quitter le Mixto-MT après seulement 4 matchs pour un but marqué. La ville de Cuiabá est trop loin de Goiânia et il souhaite rester auprès de ses enfants.

Vila Nova[modifier | modifier le code]

Alors qu'Alex est sans club depuis quelques jours, le principal rival de son ancien club du Goiás EC, en l'occurrence le Vila Nova FC, l'autre club de la ville de Goiânia lui propose de signer jusqu'à la fin de la saison, pour aider les sauver de la relégation en Série B brésilienne. L'objectif du maintien intéresse fortement Alex qui signe son contrat le 7 août 2009 et signe ainsi son retour dans « sa » ville.

Il portera son numéro favori, le 7.

Après 2 semaines d'entraînement, il fait ses débuts le samedi 22 août 2009 avec Vila Nova FC, à domicile au stade Serra Dourada, face à son ancien club du Brasiliense FC. Score final: 0-0

Le mardi 25 août 2009, il joue son second match, cette fois-ci à l'extérieur et face à la Portuguesa de Desportos. Alex rentre en jeu à une demi-heure de la fin alors que le score est de 1-1. Dix minutes après son entrée, il marque le but de la victoire 1-2, d'une reprise de volée à bout portant.

Le dimanche 13 septembre 2009, lors d'un match à domicile contre le Duque de Caxias FC, il marque son second but. Son club gagne 3-2 et s'éloigne de la zone de relégation en enfonçant un peu plus son rival du jour pour le maintien.

Le 3 octobre, lors d'un match à l'extérieur face au Guarani FC, son entraîneur, Zé Roberto l'aligne au poste de milieu de terrain, là même où il pense qu'Alex peut apporter beaucoup plus à l'équipe. Le 7 octobre, à domicile cette fois et contre Bragantino, il renouvelle l'expérience.

Le 13 octobre 2009, Alex Dias fait son retour au stade São Januário à Rio de Janeiro pour affronter son ancien club, le CR Vasco da Gama. Il y est très applaudi par le public et retrouve pour la énième fois, son compère Aloisio, titulaire du côté des Cariocas. Son club perd sur le lourd score de 4-1.

Le 18 novembre 2009, le site officiel du Vila Nova FC annonce que l'objectif de montée en Série A n'ayant pas été atteint, Alex Dias a préféré quitté le club en résiliant son contrat. À 37 ans, il est donc de nouveau disponible.

Pelotas[modifier | modifier le code]

Le Dimanche 24 janvier 2010, après une défaîte contre Novo Hamburgo pour le compte du championnat du Rio Grande do Sul 2010, le président du club de l'EC Pelotas-RS, Luís Antônio de Mello Aleixo, a annoncé l'arrivée d'Alex Dias pour renforcer l'attaque durant le Gauchão. Il signera son contrat le 25 janvier 2010 au siège du club, contrat courant jusqu'en mai 2010.

Son numéro fétiche, le 7, sera de nouveau sien.

L'EC Pelotas-RS est un petit club de la ville de Pelotas dans la région du Rio Grande do Sul (sud du Brésil), région dominée par les fameux clubs de l'Internacional et Grêmio. Il joue actuellement en Série D (4ème division brésilienne) et est en première division du championnat de l'État du Rio Grande do Sul (aussi appelé "Gauchão"). Pelotas a notamment formé l'international brésilien, Michel Bastos, originaire de la ville.

Alex retrouvera dans ce club, Maurinho, ex-international brésilien (coupe des confédérations 2003 en France) avec qui il a joué à Cruzeiro EC en 2003 et au São Paulo FC en 2006. Leur association est synonyme de succès puisqu'en 2003, Cruzeiro a été sacré champion du Brésil et en 2006, c'est le São Paulo FC qui l'a emporté.

Le jeudi 27 janvier 2010, il entre en cours de jeu pour la première fois avec le Lobão (surnom du club) lors du match EC Pelotas-RS 4-1 Ypiranga dans le cadre du Gauchão 2010. De nouveau, il sera utilisé au poste milieu de terrain.

Il joue son deuxième match, toujours comme remplaçant et à domicile, le dimanche 31 janvier 2010. L'EC Pelotas-RS reçoit l'Esportivo-RS pour le compte de la cinquième journée du Gauchão. Le score est sans appel : 5-0 pour les coéquipiers du Pantaneiro, et deuxième victoire consécutive. Tiago Duarte met d'abord un coup du chapeau, Dick marque le quatrième tandis qu'Alex, tout juste entré sur le terrain donne une envergure supplémentaire au score. Son premier but avec le club gaúcho.

Le 15 mars 2010, il marque à la 91e minute le second but de son équipe, lors d'une défaite 3-2 à domicile contre Caxias do Sul, lors de la phase retour du Gauchão.

Le dimanche 21 mars 2010, lors du match Internacional-EC Pelotas-RS, Alex ouvre le score au Beira-Rio et à la surprise générale, son petit club arrache le nul 2-2.

De bons résultats en bons résultats, l'EC Pelotas-RS se qualifie de superbe manière pour les quarts de finale du championnat gaúcho. Le verdict est tombé, Alex et ses coéquipiers affronteront le grand favori de l'épreuve, Grêmio. Ce dernier club reste sur une série impressionnante de 51 matchs sans défaîte à domicile, soit depuis avril 2008. La forme du moment est également extraordinaire puisque les protégés de Silas, ont terminé la phase de poules à la première place et réalisent ce qui est jusqu'alors le meilleur championnat gaúcho de leur Histoire en restant notamment sur 15 victoires consécutives.

Le jeudi 8 avril 2010, le match débute à 21 h 50 (heure de Brasilia). Le Grêmio ouvre le score en première mi-temps dans son stade "Olímpico". La seconde mi-temps sera toute autre et largement à l'avantage des visiteurs qui obtiennent deux pénaltys, dont le premier par Alex Dias. Thiago Duarte tire le premier avec succès, puis le second quelques minutes plus tard. L'invincible Grêmio a perdu contre une équipe de 4e division et est éliminé.

L'EC Pelotas-RS peut se permettre de rêver à la victoire finale puisqu'il affrontera lors des demi-finales le club de São José, à l'extérieur.

Le match a lieu le dimanche 11 avril 2010. Dès la troisième minute de jeu, Alex ouvre le score d'une superbe reprise de volée. Le gardien se détend de tout son long mais reste impuissant face à la précision du tir. São josé égalise en seconde période mais l'EC Pelotas-RS l'emporte finalement lors des tirs au but sur le score de 4-2.

Le dimanche 18 avril, l'EC Pelotas-RS et Alex Dias, joueront la finale de la phase retour du Gauchão (Coupe Fábio Koff) au stade Beira-Rio face à l'Internacional.

Lors de cette finale, l'EC Pelotas-RS mènera 2-0 au Beira-Rio, deux buts de Clodoaldo sur deux passes décisives d'Alex Dias... Cependant, grâce à l'espoir Andrezinho, à l'ancien international brésilien Edu, puis grâce à l'international argentin Andrés D'Alessandro, l'Internacional l'emportera 3-2 en fin de rencontre et jouera la grande finale du Championnat de l'État du Rio Grande do Sul (vainqueur de la phase aller contre vainqueur de la phase retour) face au Grêmio.

América[modifier | modifier le code]

Alex, tout juste 38 ans, et ayant vu son contrat se terminer avec l'EC Pelotas-RS fin mai 2010, il ne lui faudra attendre que quelques jours pour trouver un nouveau club. L'América FC, club de la ville de Rio de Janeiro et dont le dirigeant le plus fameux n'est autre que son ami Romário, l'enrôle jusqu'à la fin de la saison brésilienne (décembre 2010) pour disputer le championnat de quatrième division, la Série D.

L'América FC a connu ses heures de gloire dans les années 1970-80 en première division brésilienne, avec notamment une troisième place en 1986. Il est un des clubs les plus populaires de Rio de Janeiro et compte parmi ses supporters les plus célèbres, Romário, Jorginho, Leônidas ou encore Mário Zagallo.

Après quelques mois au club, et après des résultats mitigés avec une élimination précoce en Championnat, Alex quitte le club en décembre 2010.

Malgré l'approche de quelques clubs mineurs, il met officiellement un terme à sa carrière début 2011.

AA Aparecidense[modifier | modifier le code]

Après une année entière consacrée à sa famille et à des tournois de foot en salle, il annonce le 8 décembre 2011 qu'il rejoint le club d'Aparecidense, basé à Aparecida de Goiânia dans le but de jouer le Goiano 2012, en tant que capitaine.

Sa présentation officielle à la presse a lieu le 26 décembre et l'on apprend qu'Alex sera nommé capitaine de l'équipe lors du Gauchão 2012.

Lors du premier match, le 22 janvier 2012, Aparecidense avec Alex titulaire, perd sur le score de 5-0 face à Goiás.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Alex Dias de Almeida au 10 février 2012[1]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
Total
Division M B M B M B C M B M B
1999-2000 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 29 15 2 1 2 1 - - - 33 17
2000-2001 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 25 13 - - 1 1 - - - 26 14
2001-2002 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 2 1 0 - - - - - - - 1 0
2001-2002 Drapeau de la France Paris SG (prêt) Division 1 17 3 4 0 3 0 C3 4 0 28 3
2002-2003 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Ligue 2 29 6 - - 2 0 - - - 31 6
Total sur la carrière 101 37 6 1 8 2 - 4 0 119 40

Palmarès en clubs[modifier | modifier le code]

Palmarès individuel[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Alex a eu une situation familiale assez difficile. Issu d'une famille très pauvre du Brésil, il a perdu sa petite sœur d'une maladie alors qu'elle n'avait que 4 ans. Lui en avait 7.

À 16 ans, son père Vilmar Nunes, meurt subitement. Il vit seul avec sa mère, Seila Maria Dias de Souza.

Le 8 décembre 2006, alors qu'il était encore joueur de São Paulo, champion du Brésil en titre, Alex Dias a épousé Fabiana Studart Della Santa (né le 23 décembre 1976 à Rio de Janeiro), journaliste carioca à Sport TV, qu'il a rencontré en 2005.

Mais son mariage aura été de courte durée. Il s'est affiché le 5 décembre 2008 au bras de Bianca Hiemer, Brésilienne championne de Futevôlei lors d'un tournoi de Futevôlei justement (foot-volley) à Bonito, État du Mato Grosso do Sul.

Alex a trois enfants, une fille, Kamily (née le 7 mars 1992) et un fils, Alex Junior (né le 12 juin 1997). Il n'a appris qu'il était le père de Kamily qu'en 2000. En effet, alors qu'il brillait à Saint-Étienne, une ex-compagne s'est présentée à lui comme la mère de leur enfant. Il s'est soumis à un test de paternité et il s'est révélé qu'il était en effet le père d'une petite Kamily, déjà âgée de 8 ans.

Le 1er juillet 2009, est née sa fille, Anna Eliza, à Goiânia.

Après le football[modifier | modifier le code]

Alex a prévu sa reconversion. Il a choisi l'immobilier. Grâce à l'argent gagné en Europe, il a choisi d'investir dans la ville de son cœur, la ville où il souhaite s'installer définitivement : Goiânia. Ainsi, entourant de personnes avisées, il a acheté un immeuble entier de 40 appartements et une surface commerciale. Il compte bien investir encore dans les années à venir.

Il est également, et ce depuis la fin de sa carrière de footballeur, agent de joueur.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de Alex Dias de Almeida sur footballdatabase.eu