Alessandro Anzani

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Alessandro Anzani

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Anzani sur l'aéromotocyclette

Date de naissance 5 décembre 1877
Lieu de naissance Gorla Primo
Date de décès 23 juillet 1956
Lieu de décès Merville-Franceville
Années d'activité 1903-
Qualité Pilote
Champion du monde 1905

Alessandro Anzani (5 décembre 1877 à Gorla Primo[1] (Italie) - 23 juillet 1956 à Merville-Franceville (France, département du Calvados) est un coureur cycliste, pilote motocycliste italien du début de XXe siècle et un ingénieur motoriste et mécanicien, qui fonda sa propre société de fabrication de moteurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un réparateur de machines à coudre, Alessandro Anzani arrive en France entre 1900 et 1903.

Il fut d'abord coureur cycliste puis pilote de motos sur Hurtu dès 1903.

Il est deuxième au Championnat du monde au Parc des Princes en 1903.

Il passe chez Alcyon (engagé par la maison-mère Gentil comme pilote essayeur). Champion du monde de moto en 1905, il atteint rapidement la notoriété et la fortune.

Il pilotera des motos à 3 cylindres en éventail (moteurs Buchet), breveté Joseph-Ambroise Farcot, qui deviendra directeur de la firme Buchet.

En septembre 1906, il participe aux essais de l'Aéromotocyclette d'Ernest Archdeacon, sur laquelle il établit un record de 80 km/h à Asnières-sur-Seine.

Il passe brièvement chez Werner.

Il crée, en 1906, sa propre société de fabrication de moteurs à Asnières: il construit d'abord des moteurs de motocyclettes, puis des moteurs d'avions en y, à 3 cylindres en éventail et finalement en étoile.


Il produit, dès 1907, des mono et bicylindres pour motocyclettes, qu'il fait fabriquer à l'été 1907.

En 1908, il sort plusieurs nouveaux moteurs de motos : bicylindre à plat, trois cylindres en éventail (le portant à 6,4 l de cylindrée). Il fournit des moteurs de ce type pour l'aviation aux frères Caudron et à Louis Blériot, qui l'utilise pour faire son premier vol le 31 octobre 1908 de Toury(Eure-et-Loir) à Artenay (Loiret), puis pour traverser la Manche le 25 juillet 1909, Blériot suivant ainsi les conseils de Saulnier pour choisir sa motorisation. Anzani tirera sa renommée de cette dernière performance, mais malgré cela, son usine conservera son côté artisanal.

Alessandro Anzani dispose 3 cylindres dans un même plan perpendiculaire à l'arbre - copie du tricylindre Farcot - les 3 bielles attaquant un même maneton emmanché par ses extrémités dans 2 volants montés sur l'arbre, celui-ci coupé entre les volants. Les cylindres sont placés en éventail à 60° les uns des autres, d'où des explosions inégalement espacées : on disait que le moteur galopait. Les ailettes placées dans le courant d'air refoulé par l'hélice refroidissaient - imparfaitement - le moteur situé immédiatement derrière elles. Anzani annonçait pour son moteur une puissance de 30 ch à 1 600 tr/min, mais le moteur chauffant rapidement à ce régime, Blériot ne lui demanda que 25 ch à 1 350 tr/min, ce qui devait lui assurer la demi-heure d'autonomie nécessaire à la traversée de la Manche[2].

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la production se diversifie, avec toute une gamme de moteurs en V et en étoile, allant jusqu'à 20 cylindres. Alors qu'en 1909 Anzani vendait autant de moteurs que Gnome, la proportion atteint 10 contre un en faveur de Gnome en 1911 puis 21 contre un face à la même firme en 1913[3].

Il crée, en 1911, une filiale en Angleterre, la British Anzani Engine Company, qui existe toujours. Cette filiale équipera les Caudron G3 anglais pendant la guerre.

Il fabrique des moteurs à 5 et 10 cylindres (double étoile de 12,1 l de cylindrée).

De très belles motocyclettes seront motorisées par - British - Anzani durant cette période (moteurs 2 et 3 cylindres) : entre autres, la Montgomery (en) 1000 V2 de 1924 (moteur culbuté à huile perdue à 4 soupapes par cylindre). Sur l'une d'elles, Richard Temple atteignit la vitesse de 183 km/h, en 1923.

Durant la Première Guerre mondiale, la firme Anzani trouve un moyen de subsister au travers de la sous traitance. Après la guerre, Anzani retourna à ses premières amours, celles des motocyclettes.

Il vend la société à Henry Potez en 1923. Les ateliers de Courbevoie seront vendus en 1949 à Air France, qui en fait le Centre de Révision de Courbevoie.

Il meurt à Merville-Franceville-Plage (Calvados) le 23 juillet 1956, âgé de 79 ans, et est inhumé au cimetière ancien de Neuilly.

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Riverain, Dictionnaire des aéronautes célèbres, Paris, Éditions Larousse, 1970

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. annexé à Milan en 1923, cf. Gorla (Milano) (it)
  2. Georges Bellanger, Pilote d'essais : du cerf-volant à l'aéroplane, Paris, éd. L'Harmattan, 1995
  3. Emmanuel Chadeau, L'industrie aéronautique en France 1900-1950, de Blériot à Dassault, Paris, Fayard, 1987

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]