Alerte AMBER

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Laura Bush en compagnie de Rae Leigh Bradbury le 4 avril 2007 à Austin, Texas, après que l'enfant de 9 ans eut présenté Mme Bush lors de l'annonce de la future ouverture du Texas Regional Office of the National Center for Missing and Exploited Children (Bureau régional du Texas du centre national pour les enfants disparus et exploités). Rae Leigh fut le premier enfant à être retrouvé après l'émission d'une Alerte AMBER aux États-Unis, en novembre 1998.

L'alerte AMBER est un système d'alerte enlèvement à grande échelle mis en place aux États-Unis et au Canada lorsqu'une disparition d'enfant est signalée.

AMBER est l'acronyme de l'anglais « America's Missing: Broadcast Emergency Response » (Disparition en Amérique : Réponse de diffusion d'urgence) et l'abréviation du français « Alerte médiatique, but : enfant recherché[1],[2] ». Cette alerte a aussi été nommée ainsi en l'honneur d'une enfant de 9 ans, Amber Hagerman, qui fut kidnappée et assassinée au Texas en 1996.

Sommaire

[modifier] Fonctionnement

[modifier] Critères d’alerte

Chaque État et province établit ses propres critères pour qu'une affaire mérite le lancement de l'alerte AMBER, mais la plupart des législations retiennent le fait que :

  1. L'enfant doit avoir 18 ans ou moins et que les forces de l'ordre l'admettent disparu ;
  2. Il faut que la police croie l'enfant disparu en danger ;
  3. Une enquête ait pris place pour constater que la disparition a bien eu lieu et que toutes les solutions alternatives ont été observées ;
  4. Des informations minimales sont requises sur l'enfant, le kidnappeur et les conditions de la disparition, avec, si possible, des témoignages.

[modifier] Diffusion de l'information

La décision de lancer l'alerte est prise par le poste de police chargé de l'affaire dès que tous ces critères sont atteints.

Lorsque l'alerte AMBER est lancée, des messages sont diffusés à la radio, à la télévision, sur les panneaux autoroutiers; des courriels et des messages texte sont envoyés gratuitement à ceux qui se sont abonnés.

Les informations distribuées comprennent : la description et le nom du disparu, une description du kidnappeur et, lorsque c'est possible, la plaque d'immatriculation du véhicule suspecté.

Les alertes sont aussi diffusées au Canada pour les enfants américains susceptibles d'avoir traversé la frontière. Le United States Border Patrol et l'Agence des services frontaliers du Canada sont notifiés et toutes les voitures qui traversent la frontière sont spécifiquement examinées. Les autorités canadiennes sont également averties.

[modifier] Implantation du système

[modifier] États-Unis

[modifier] Canada

[modifier] Québec

Au Québec, l'alerte AMBER a été implantée le 26 mai 2003[1], faisant ainsi du Québec la quatrième province canadienne à mettre en place cette alerte. Son premier déclenchement a permis de retrouver la jeune adolescente enlevée, contrairement au premier déclenchement de Toronto où la jeune fillette de 10 ans avait été enlevée et assassinée[2].

[modifier] Réseaux sociaux

Les provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, du Québec, de l'Ontario et de Terre-Neuve-Labrador, ont étendu la diffusion des alertes AMBER au réseaux sociaux. Ainsi, en octobre 2010, l'Ontario a créé une page sur Facebook dédiée aux alertes et à laquelle les utilisateurs peuvent s'abonner[3].

[modifier] Vers l’Europe

En 2004, après l'enlèvement du petit Jonathan, Nicole Guedj, Secrétaire d'État aux droits des victimes, décide de transposer l'alerte AMBER en France. Le modèle français de l'Alerte Enlèvement ne sera mis en place qu'en février 2006.

[modifier] Notes et références

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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