Alençon
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| Alençon | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Basse-Normandie |
| Département | Orne (préfecture) |
| Arrondissement | Alençon (chef-lieu) |
| Canton | Chef-lieu de trois cantons : Alençon-1, Alençon-2, Alençon-3 |
| Code Insee abr. | 61001 |
| Code postal | 61000 |
| Maire Mandat en cours |
Joaquim Pueyo 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | Communauté urbaine d'Alençon |
| Site internet | http://www.ville-alencon.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 28 458 hab. (2006) |
| Densité | 2 665 hab./km² |
| Aire urbaine | 64 978 hab. |
| Gentilé | Alençonnaise, Alençonnais |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 127 m — maxi. 152 m |
| Superficie | 10,68 km² |
Alençon est une ville française, préfecture du département de l’Orne, situé dans la région Basse-Normandie.
Ses habitants sont appelés les Alençonnais et les Alençonnaises
La ville se situe au sud du département de l’Orne et de la région Basse-Normandie. C’est donc une préfecture excentrée par rapport au territoire départemental. Sa communauté urbaine inclut plusieurs communes situées dans le département de la Sarthe dont elle est limitrophe.
Principale ville du département, troisième ville de la région (après Caen et Cherbourg-Octeville), Alençon a été au cours des siècles une importante place administrative (chef-lieu de la généralité d'Alençon) et économique (dentelle d'Alençon). À mi-chemin entre Paris et la Bretagne, ville-porte du duché de Normandie, passage obligé de la route entre le Nord et le Sud-ouest (axe Calais-Bayonne), Alençon demeure un carrefour d’échanges. La ville continue également d’exercer une influence sur le Perche.
Mais la ville n’a pas été à la hauteur de ses ambitions et connaît actuellement une crise d’identité . Trop proche du Mans, Alençon, bien que normande, se retrouve dépendante de la préfecture de la Sarthe, cette dernière ayant absorbé les rôles économiques. On dit même parfois qu’Alençon ressemble à une sous-préfecture de la Sarthe[1].
Toutefois, pour remédier à ce recul évident depuis le siècle dernier, Alençon s’illustre de façon remarquable dans le tourisme, vert ou culturel, d’autant plus que la ville est située entre les deux parcs naturels régionaux de Normandie-Maine et du Perche. Alençon maintient aussi son rôle de place administrative, économique et commerciale dans le cadre départemental.
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Alençon, limitrophe du département de la Sarthe, se situe au sud du département de l’Orne et de la région Basse-Normandie, dans la campagne d'Alençon, région naturelle de Normandie aussi appelée « Marches ».
Alençon se trouve à 105 km de Caen, la capitale régionale, et à 160 de Rouen, alors que Mans n'est qu'à 55 km. La ville se situe à mi-chemin entre Paris et Rennes (à respectivement 194 km et 165 km)[2].
Alençon se trouve également à une dizaine de kilomètres de la forêt d'Écouves vers le nord, de la forêt de Perseigne vers l’est, et des Alpes Mancelles vers le sud, région où la rivière de la Sarthe, après avoir arrosé Alençon, coule à travers des monts et collines pittoresques, où se trouve l’un des plus beaux villages de France : Saint-Céneri-le-Gérei[3], ou encore une « petite cité de caractère » : Fresnay-sur-Sarthe[4].
Ainsi, la ville est devenue la jonction entre les deux parcs naturels régionaux de Normandie-Maine l'englobant (voir carte), et du Perche l'avoisinant à l'est.
Selon le classement établi par l'INSEE, Alençon est une commune urbaine. Elle forme avec les huit communes de sa banlieue une unité urbaine, pôle urbain de l'aire urbaine d'Alençon ; cette aire urbaine fait partie de l'espace urbain d'Alençon-Argentan
[modifier] Hydrographie
La ville d’Alençon est située à la confluence de la rivière Sarthe et de la rivière Briante qui descend de la forêt d'Écouves.
Elle appartient donc au bassin versant Loire-Bretagne, débouchant sur l’Atlantique[5].
[modifier] Géologie
Alençon a un sous-sol calcaire : des calcaires à Nérinées à l’est et des calcaires oolithiques à l’ouest, tous les deux d’âge jurassique. Le granite d’Alençon est plus en profondeur, mais il affleure à Condé-sur-Sarthe, à l’ouest de la ville, où il a été exploité jusque vers 1985. La ville a été construite avec ce granite de bonne qualité (pauvre en fer).
[modifier] Climat
Alençon est sous climat océanique. Sa région marque la transition entre le climat océanique de Bretagne (climat océanique du littoral, humide) et le climat océanique du Bassin Parisien (davantage continental)[6]. En effet, le climat océanique du Bassin Parisien est moins net que celui de Bretagne, le contraste été/hiver est plus marqué. Ainsi, à Alençon, l’amplitude thermique est prononcée : les hivers sont un peu plus froids et les étés un peu plus chauds qu’à Cherbourg ou Saint-Malo par exemple, bien que le climat reste indubitablement océanique.
L'hygrométrie à Alençon s'élève à 82 %[7].
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 6,4 | 7,6 | 10,8 | 13,8 | 17,5 | 21 | 23,3 | 23,1 | 20,6 | 16 | 10,2 | 7,1 | 14,8 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 0,9 | 1,2 | 2,6 | 4,4 | 7,5 | 10,4 | 12,2 | 11,8 | 9,8 | 7 | 3,5 | 1,7 | 6,1 |
| Températures moyennes (°C) | 3,6 | 4,4 | 6,7 | 9,1 | 12,5 | 15,7 | 17,7 | 17,4 | 15,2 | 11,5 | 6,9 | 4,4 | 10,4 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 73,8 | 64,1 | 64,7 | 50,2 | 64,8 | 49,2 | 46,1 | 41,4 | 59,1 | 69,8 | 77 | 74,9 | 735,2 |
| Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) | 53,7 | 77,8 | 129,7 | 167,7 | 195,2 | 212,6 | 230,6 | 205,8 | 166,8 | 117,3 | 71,8 | 50,6 | 1679,6 |
| Source : Infoclimat[7] | |||||||||||||
| Ville | Ensoleillement (h/an) | Pluie (mm/an) | Neige (j/an) | Orage (j/an) | Brouillard (j/an) |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 694 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 637 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| Alençon[8] | 1 680 | 735 | 15 | 14 | 67 |
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
| Quelques records à Alençon sur la période 1946-1999 | ||
|---|---|---|
| Températures minimales | Record absolu | –18 °C (5 février 1963) |
| Année la plus froide | 1963 | |
| Températures maximales | Record absolu | 39 °C (28 juillet 1947) |
| Année la plus chaude | 1999 | |
| Pluviométrie | Hauteur maximale de pluie en 24h | 53,8 mm (22 juillet 1963) |
| Année la plus pluvieuse | 1994 | |
| Année la plus sèche | 1953 | |
| Vent | Record absolu | 166 km/h (26 décembre 1999)[9] |
| Source : Meteo France[10] | ||
[modifier] Lieux-dits et écarts
- La Galochère : monument en mémoire de résistants français de le Seconde Guerre mondiale se trouvant à Condé-sur-Sarthe dans la périphérie immédiate d'Alençon.
[modifier] Communes limitrophes
- dans le canton d'Alençon-1 :
Condé-sur-Sarthe, Damigny et Saint-Germain-du-Corbéis ; - dans le canton d'Alençon-3 :
Cerisé et Valframbert ; - dans le canton de Saint-Paterne (arrondissement de Mamers, département de la Sarthe, région Pays de la Loire) :
Le Chevain et Saint-Paterne.
[modifier] Administration
[modifier] Maires d'Alençon
Depuis le 14 mars 2008, le maire d'Alençon est Joaquim Pueyo, membre du PS.
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1977 | 1989 | Pierre Mauger | PS | |
| 1989 | 2002 | Alain Lambert | UDF | |
| 2002 | 2008 | Christine Roimier | Divers droite | |
| mars 2008 | en cours | Joaquim Pueyo | PS | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Divisions administratives
Alençon est chef-lieu de trois cantons :
- Le canton d'Alençon-1 est formé d'une partie d'Alençon et de 16 autres communes à l'ouest de la ville (19 413 hab., dont 4 018 sur la seule commune d'Alençon[11],[12]),
- Le canton d'Alençon-2 est formé d'une partie d'Alençon (15 238 hab.[11],[12]),
- Le canton d'Alençon-3 est formé d'une partie d'Alençon et de 7 autres communes à l'est et au nord de la ville (14 370 hab., dont 9 679 sur la seule commune d'Alençon[11],[12]).
Les conseillers généraux de ces cantons sont respectivement Joaquim Pueyo (PS), Emmanuel Darcissac (PS) et Jean-Claude Pavis (PS).
Ces trois cantons appartiennent à l'arrondissement d'Alençon dont Alençon est le chef-lieu. Cet arrondissement comporte 11 cantons, 133 communes et 101 487 habitants[12]. Alençon étant chef-lieu de département, c'est donc le Secrétaire général de la préfecture de l'Orne qui est le sous-préfet de l'arrondissement d'Alençon, Raymond-Alexis Jourdain, en poste depuis le 31 mars 2008[13].
Alençon est le siège de la préfecture de l'Orne, son préfet se nomme Michel Lafon, un administrateur civil hors classe et ancien préfet de la Meuse, nommé le 23 juillet 2007[14] en remplacement de Jean Charbonniaud[15].
Alençon fait partie de la 1re circonscription de l'Orne, fréquemment appelée « circonscription d'Alençon ». Le territoire de la 1re circonscription de l'Orne est identique à celui de l'arrondissement d'Alençon, il couvre donc 11 cantons, 133 communes et 101 487 habitants. L'actuel député se nomme Yves Deniaud (UMP)[16].
Enfin, la ville est depuis 1996 le siège de la communauté urbaine d'Alençon, qui regroupe 19 communes et 49 957[12] habitants autour d'Alençon y compris dans le département de la Sarthe. La communauté urbaine d'Alençon est présidée depuis 2008 par Joaquim Pueyo, l'actuel maire d'Alençon, faisant suite à Alain Lambert.
[modifier] Héraldique
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Les armes de la ville d’Alençon se blasonnent ainsi : |
[modifier] Démographie
(Élaboration graphique par Wikipédia, interpolation linéaire entre les recensements)

[modifier] Histoire
[modifier] Origines du peuplement à Alençon et dans ses environs
Les recherches les plus récentes permettent de comprendre comment le site de la ville d’Alençon a été occupé. Les périodes anciennes : dans les environs de la ville, les archéologues ont étudié des sites remontant au Néolithique, comme à Saint-Germain-du-Corbéis où il s’agit d’une carrière d’extraction de schiste destiné à la fabrication de bijoux, ou à Cerisé où des vestiges d’habitats ont été fouillés. L’Age du Bronze est aussi représenté à Cerisé avec l’existence de cercles funéraires. L’Âge du fer est très présent dans la campagne alençonnaise, ne serait-ce qu’au travers de nombreux noms de communes et de lieux-dits. Il existe aussi de nombreuses fermes indigènes, terme désignant les exploitations agricoles gauloises avant la romanisation.
Toutes ces périodes, ne sont pas représentées sur le site même de la ville d’Alençon. La période gallo-romaine est aussi présente avec de nombreux sites. Lorsque les archéologues font le bilan des données, les sites se concentrent sous la forme de deux couronnes entourant Alençon. Ils en déduisent que ces sites, à vocation agricole, ont fait vivre un centre plus peuplé. S’agit-il d’une villa ou d’un vicus ? Le problème majeur est qu’aucune trace d’occupation gallo-romaine n’est connue dans les limites actuelles d’Alençon. En revanche, il existe des traces d’un passage. Plusieurs monnaies ont été retrouvées à travers la ville : rue des Grandes Poteries, Grande rue, vieux Pont de Sarthe, rue des Tisons.
[modifier] Étymologie
Le nom d’Alençon a pour origine l’association d’un préfixe romain et d’un suffixe gaulois : al-uncus. La signification est littéralement « dans le méandre ». En l’occurrence, Alençon, en fonction de ce sens, est fondée dans un méandre de la rivière Sarthe, soit l’actuel quartier de Montsort. En effet, les gallo-romains préféraient s’installer dans des endroits sains, comme l’extrémité du plateau calcaire que constitue Montsort, et non dans l’encaissement marécageux où Alençon s’est développé à partir du Xe siècle.
[modifier] Antiquité
La christianisation de la Normandie commence au milieu du IVe siècle. Tout d’abord des aristocrates gallo-romains, vivant à la fois dans des centres urbains et possédant de vastes domaines ruraux, importent cette nouvelle religion. À cette période, Alençon est dans la Seconde Lyonnaise mais, à partir des années 380, cette province est coupée en deux. Les capitales sont respectivement Tours et Rouen, sous l’autorité de deux évêques, anciens militaires : Martin et Victrice. En outre, l’ouest de la Gaule bénéficie d’une relative stabilité. Saint Victrice entretient des relations soutenues avec Ambroise de Milan. En 396, saint Ambroise offre des reliques à saint Victrice, notamment celles de saint Gervais et saint Protais. Des reliques des deux saints sont amenées à Sées cette même année, consacrant la cathédrale. De là, les aristocrates gallo-romains vont permettre au christianisme de pénétrer d’avantage les campagnes, de faire reculer le paganisme. La région qui correspond plus ou moins à l’actuelle Normandie est dénommée au IVe siècle Tractus Armoricus, division militaire et administrative. Il faut en effet empêcher les invasions des Saxons par la mer. Le Tractus Armoricus fonctionne durant tout le Ve siècle. L’autorité est détenue par les évêques. Les pays, pagi, servent de cadre aux évêchés. Ainsi, le pagus oxismensis, le pays d’Exmes, correspond à l’évêché de Sées. Il est divisé en quatre centenae dont une à Alençon pour chef-lieu administratif : pagus novaciensis avec Neuvy-au-Houlme, pagus saginsis avec Sées, pagus corbonnensis avec Corbon, pagus alencionnensis avec Alençon. C’est la première mention d’Alençon, tardive car du VIIe siècle, mais ces divisions sont mises en place au Ve siècle.
[modifier] Moyen Âge
Durant l’Antiquité tardive et la période mérovingienne, Alençon est Montsort. « Montsort » est un nom tardif, quant au nom « Alençon », il est capté au Xe siècle suite à un déplacement du centre des pouvoirs sur la rive nord de la Sarthe. Le village mérovingien d’Alençon correspond à la paroisse Saint-Pierre soit Montsort. Il est massé sur l’extrémité du plateau sur la rive sud de la Sarthe. Saint-Pierre indique une église funéraire du VIe ou du VIIe siècle. La paroisse est imposée en nature par l’évêque du Mans avec de l’huile et de la cire destiné à l’éclairage de la cathédrale et d’un tiers de sou mérovingien. La Sarthe est la limite entre les évêchés du Mans et de Sées. Alençon est le chef-lieu d’une centenie mérovingienne puis d’une vicarie carolingienne, qui est une division équivalente.
À la période carolingienne, Alençon se trouve dans le ducatus cenomannensis, le duché du Mans, qui est une partie de la Neustrie. La région subit les raids vikings. Les envahisseurs pénètrent la région en remontant le cours de l’Orne vers le sud, ou vers le nord en suivant la Loire, la Maine et la Sarthe. En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte stipule que le roi carolingien cède un vaste territoire à Rollon, chef viking. Ce territoire est un royaume entre Seine et Loire, trop vaste pour que les hommes, qu’on appelle désormais les Normands, puissent l’investir. Une prise de possession progressive est mise en place, évêché après évêché. En 924, Sées est revendiquée par les Normands. Ils arrivent jusqu’à la limite méridionale, soit la Sarthe. Un nouveau centre est créé sur la rive nord, pour concurrencer le village de la rive sud (Montsort-Alençon), et affirmer le nouveau pouvoir. En attendant de revendiquer l’évêché du Mans, des pactes sont passés avec les nobles du secteur, élargissant l’orbite normande. La famille de Bellême est la plus importante autorité sur la marche méridionale de la Normandie, de Mortagne à Domfront. Cette seigneurie de Bellême est une vaste zone tampon entre le Perche, l’Anjou, la Bretagne et la Normandie. Alençon est dès lors dans une position avantageuse.
Un prieuré de l’abbaye de Lonlay est implanté dans la seconde moitié du XIIe siècle.
[modifier] Époque moderne
Érigée en duché en 1414 (voir duché d'Alençon), Alençon fut définitivement rattachée au domaine royal en 1549, après la mort de Marguerite de France (1492-1549) dite Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François Ier, veuve en premières noces du dernier duc Charles IV (mort en 1525 lors de la bataille de Pavie).
Dans le duché d’Alençon, la Réforme fut prêchée dès 1524. La situation particulière du duché, qui appartenait à Marguerite d'Angoulême (grand-mère maternelle du futur Henri IV) qui, Après son veuvage, ayant établi sa cour à Alençon et y étant demeurée après son remariage avec le roi de Navarre, permit à Michel d'Arande et à Pierre Caroli d’y faire pénétrer les idées nouvelles. Première ville acquise aux idées calvinistes, Alençon devient rapidement un foyer de la Réforme, au point que, en 1530, un réformé allemand qualifiait Alençon de « petite Allemagne ». Le petit catéchisme de Luther y est imprimé dès 1529 par Simon Du Bois. Les Protestants s’emparent de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique. La ville d’Alençon, grâce à la tolérance de Marguerite de Valois, reine de Navarre et duchesse d’Alençon, vit la Réforme faire de nombreux prosélytes parmi ses habitants, durant la première moitié du XVIe siècle. « La reine de Navarre, dit un historien de cette ville, bonne, sensible, pleine de commisération, déroba au supplice autant de protestants qu’il lui fut possible. Elle sauva Gérard Roussel, docteur, rigoureusement poursuivi par le Parlement, et en fit son aumônier ; Caroli, également poursuivi par le Parlement, à qui elle donna la cure de Notre-Dame d’Alençon, qu’il quitta pour passer en Suisse, où il se maria… Un protestant d’Alençon s’étant avisé de briser, pendant la nuit, un crucifix qui était au portail de l’église de Saint-Louis, Marguerite apaisa l’affaire, en faisant mettre à la place un autre crucifix un peu mieux décoré que le premier. Mais la bonne duchesse ne put jamais sauver des flammes Étienne Le Court, curé de Condé, près d’Alençon, attaché aux nouvelles opinions, qui fut brûlé le 21 décembre 1533 ». Pendant les guerres de Religion, le duc de Mayenne, chef de la Ligue et Henri de Navarre, futur Henri IV, se disputent plusieurs villes du duché d’Alençon qui devient le théâtre de durs affrontements. Alençon tombe aux mains du duc de Mayenne avant d’être reprise par Henri IV qui vend le duché au duc Frédéric Ier de Wurtemberg en 1605. Marie de Médicis le lui rachète en 1613. Préférant fuir plutôt que d’avoir à subir les dragonnades, les Alençonnais réformés laissent une ville vide aux troupes de dragons. La révocation de l'Édit de Nantes entraîne une forte immigration vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les îles anglo-normandes.
Colbert fonde en 1665 ses célèbres manufactures dont celle du très célèbre point de France ou point d’Alençon créé en 1650 à partir du point de Venise. Alençon employa, à l’apogée de son art, jusqu’à huit mille dentelières.
En 1636, lors de la refonte de l’administration territoriale du royaume par Richelieu, le duché d’Alençon est supprimé et remplacé par une généralité (voir généralité d'Alençon) faisant partie, avec celles de Rouen et de Caen, du gouvernement de Normandie. Alençon fut nommée, lors de ce nouveau découpage du royaume en élections fiscales, Généralité de la province du Perche.
[modifier] Économie
[modifier] Généralités
Au XVe siècle, la dentelle qui connaîtra son apogée deux siècles plus tard, débute en concurrence avec le « point de Venise ».
Apparue dès le XVIe siècle avec le protestant Simon Du Bois, l’imprimerie est vite florissante. La famille Malassis fondera une grande lignée d’imprimeurs.
Le tissage de la toile et du canevas de chanvre au XVIIe siècle amène la prospérité. Alençon fabrique à cette époque, une sorte de toile appelée « fleuret » ou « blancard ». la ville connaît un début de révolution industrielle auquel la révocation de l'Édit de Nantes portera un coup fatal en provoquant la fuite des industriels huguenots vers l’Angleterre et la Hollande.
Au XIXe siècle, Alençon connaît un renouveau industriel grâce à l’ouverture de plusieurs fabriques. Des réseaux de transports routiers et ferroviaires se développent, mais la décision de faire passer la ligne ferroviaire Paris-Brest par Le Mans au lieu d’Alençon la condamne, en dépit d’une industrie typographique florissante, au déclin jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Au XXe siècle, Alençon devient un des bastions de Moulinex (entreprise industrielle d’électroménager). L’usine Moulinex d’Alençon, créée en 1937 par Jean Mantelet, d'où sort notamment le fameux « moulin-légumes », devient le cœur industriel de la ville. La fermeture définitive de l’usine, en 2002, comptant encore à l'époque près de 1 000 employés et assurant du travail à de nombreux sous-traitants, est un choc pour la ville et le département. Aujourd’hui, le groupe Seb sous-traite la fabrication du moulin à légumes à la société Adiamix (40 salariés), ouvert sur l'ancien site de Moulinex.
Au lendemain de la fermeture de Moulinex, la municipalité a lancé le plan Phénix, dont le slogan est 1000 emplois en 1000 jours.
Créé en 1983, l’Institut supérieur de plasturgie d’Alençon (ISPA) a contribué, en formant aux métiers de la plasturgie, à l’implantation de nouvelles entreprises, spécialisées notamment dans la plasturgie.
L’ouverture de l’A28, entre Alençon et Le Mans en juin 2001, et entre Alençon et Rouen en octobre 2005, a permis, en outre, de désenclaver la ville.
Alençon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Alençon.
[modifier] Industries
- Fromageries Riches Monts : 200 salariés ;
- M.P.O. Fenêtres (Menuiserie Plastique de l’Ouest) : 170 salariés.
- Maisons France Confort (Construction de maisons individuelles) 1 100 salariés
- Groupe Ac2 inc (annexe administrative) 120 salariés
- Goavec Engineering (Métallurgie) 200 salariés
[modifier] Patrimoine
[modifier] Architecture civile
- Le Château des Ducs : les bâtiments existants ne représentent que 10% de l'ensemble. Il subsiste le châtelet, une courtine, la tour couronnée et une poterne ; le palais de justice datant du Ier Empire se trouve à côté.
- L’Hôtel de ville (place Foch) : bâti en forme d’arc de cercle de 1783 à 1788 par l’architecte Delarue.
- La Maison d’Ozé (XIVe siècle) : l’échevin Jean de Mesnil la fit modifier en 1450. Charles de Valois, duc d’Alençon et son épouse, Marguerite de Navarre y vécurent et y auraient même invité le futur Henri IV en 1576. Elle abrite aujourd’hui l’Office du tourisme.
- L’Hôtel de Guise : bâti à partir de 1630, en briques roses avec des chaînages en granit de Hertré dans un pur style Louis XIII, il sert de préfecture depuis 1800.
- La Halle aux Blés : datant du début du XIXe siècle (construite de 1811 à 1819), son dôme de fer et de verre fut rajouté plus tard par Croquefer. Ce monument circulaire sert aujourd’hui de salle pour des expositions et événements divers.
- La Bibliothèque : ancienne église Saint-Joseph du collège des Jésuites, construite au XVIIe siècle. Sa toiture à l'impériale est dotée d'un campanile au XVIIIe siècle pour les cours d'astronomie. Ses armoires en chêne sculpté du XVIIIe siècle provenant de l’Abbaye du Val Dieu renferment, entre autres, des éditions rares remontant jusqu’au XVIe siècle et des manuscrits médiévaux.
- Le Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle : situé dans les locaux réhabilités de l’ancien collège des Jésuites.
- Le Tribunal de Commerce : avec sa tourelle polygonale, cette élégante construction du milieu du XVIe siècle décrite par Balzac dans Le Cabinet des Antiques fut le siège du bureau des finances à partir de 1640.
- Le quartier Saint-Léonard ou quartier des Marais : quartier du vieil Alençon aux noms évocateurs (rue du Château, rue Bonette, rue des Lombards, rue de la Juiverie) remontant au Moyen Âge.
- La Luciole : grand lieu musical d'Alençon.
[modifier] Architecture sacrée
- L’Église Notre-Dame : nef du XVe siècle, porche flamboyant, début XVIe siècle. Suite à un incendie, le chœur et le clocher ont été reconstruits au milieu du XVIIIe siècle.
- L’Église Saint-Léonard : style gothique flamboyant de la charnière des XVe et XVIe siècles, tour Saint-Martin du XIIe siècle, très remaniée au XVIIesiècle suite à l'effondrement des voûtes de la nef et restaurée outrageusement au XIXe siècle.
- Chapelle Notre-Dame de Lorette : construite vers 1680 dans le quartier de Montsort.
- Église Sainte-Thérèse : construite à la fin des années 1960 dans le quartier de Perseigne.
[modifier] Sport
- Football : US Alençonnaise 61 (CFA 2)
- Basketball : UBCUA (Nationale 3)
- Rugby: RCA (Fédérale 3)
[modifier] Transports
[modifier] Transports urbains
Alençon est au cœur d'un réseau de bus géré par la Compagnie des Bus Alençonnais (COBAL) sous la marque commerciale Alto.
Dix lignes de bus se croisent au pôle d'échange de La Magdelaine dans le centre-ville d'Alençon. Ce réseau permet de nombreux échanges entre le centre-ville d'Alençon et sa périphérie.
[modifier] Transports interurbains
Alençon se situe au cœur du réseau Cap'Orne, le réseau de transport interurbain ornais. Cinq lignes régulières de car ont pour terminus la gare routière d'Alençon (lignes 20, 21, 40, 61, 70, 71) et qui partent relier la préfecture de l'Orne aux principales villes du département telles que Flers, L'Aigle, La Ferté-Macé, Bagnoles-de-l'Orne, Mortagne-au-Perche, Bellême ou encore Nogent-le-Rotrou[24],[25].
Alençon étant immédiatement frontalière de la Sarthe, et sa communauté urbaine incluant plusieurs communes sarthoises, Alençon est également le terminus de la ligne 4 des transports interurbains de la Sarthe (vers Fresnay-sur-Sarthe).
[modifier] Liaisons routières et autoroutières
Alençon est le croisement de la route nationale 12 reliant Paris à la Bretagne avec les anciennes routes nationales RN 138 et RN 155. De plus, à quelques kilomètres d'Alençon bifurquent respectivement depuis l'ex-RN 138 et RN 12 les anciennes RN 158 et RN 176.
Ainsi Alençon se trouve à un carrefour routier duquel partent des routes vers Caen, Rouen, Paris, Chartres, Orléans, Le Mans, Laval, Fougères, Rennes, Le Mont-Saint-Michel et Saint-Malo.
En ce qui concerne le réseau autoroutier, Alençon est desservie par l'A 28, une transversale nord-sud faisant partie du Grand contournement de Paris et permettant de partir de Calais et rejoindre Bayonne en utilisant que le réseau autoroutier et en évitant Paris. Cette autoroute double l'ancienne RN 138 (Rouen-Le Mans), ouverte en 2005 elle dessert Alençon par deux sorties. Elle permet pour la ville d'Alençon, outre un désenclavement logique, un accès rapide aux villes du Mans, de Tours, Angers, Rouen, Le Havre, Lisieux et Deauville[26].
À 20 km au nord d'Alençon, au niveau de la ville de Sées, l'A 28 donne naissance à l'A 88 partant relier les villes d'Argentan et de Caen. Ainsi le trajet Alençon–Argentan–Caen par autoroute sera possible dès 2010 lors de l'ouverture intégrale de l'A 88 (une partie de l'autoroute est en effet en service, une deuxième en construction et une dernière en voie express en cours de mise aux normes autouroutières).[27]
Suivant les sections, la RN 12 d'Alençon à Paris est à 2×2 voies ou est en travaux d'aménagement en 2×2 voies. La RN 12 est déviée du centre-ville d'Alençon par le nord et croise l'A 28 par un échangeur. La partie ouest de la déviation d'Alençon est à 2×1 voies, mais son doublement en 2×2 doit ouvrir fin 2010[28],[29].
Le reste dans anciennes routes nationales (Alençon-Chartres et Alençon-Rennes/Le Mont-Saint-Michel) est simplement à 2×1 voies, bien que des projets ont vu le jour, notamment en vue de doubler la RN 12 au-delà d'Alençon vers Rennes et Le Mont-Saint-Michel[30].
[modifier] Liaisons ferroviaires
Alençon dispose d'une gare SNCF, la gare d'Alençon, située sur la ligne Caen-Alençon-Le Mans-Tours.
Des liaisons quotidiennes vers les gares de Caen, du Mans, de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps sont donc proposées. Des correspondances via la gare de Surdon ou la gare du Mans permettent des liaisons avec Paris-Montparnasse qui se font avec le TGV Atlantique ou bien avec des Corails Intercités et des Trains Express Régionaux.
La gare d'Alençon se situe sur la ligne 3 et la ligne 7 du TER Basse-Normandie.
Les meilleurs temps de parcours permettent de faire Alençon–Paris-Montparnasse en 1h40, Alençon–Le Mans peut se faire en 31 minutes. Alençon–Caen se fait en 1h15[31].
La modernisation de la ligne Caen - Tours, et notamment son électrification, s'inscrit dans une volonté politique à l'initiative d'Alain Lambert, président du conseil général de l'Orne[32].
La gare d'Alençon, reconstruite en 1952 après les bombardements de 1944, était à l'origine une gare standard origine Ouest[33].
Historiquement, Alençon se trouvait au centre d'une étoile ferrée dont les branches formaient les ligne Alençon - Domfront, ligne Alençon - Condé-sur-Huisne, ligne Alençon - Sillé-le-Guillaume, ligne Alençon - Mamers.
[modifier] Liaisons aériennes
Alençon dispose d'un aéroclub qui est celui d'Alençon-Valframbert
[modifier] Culture
[modifier] Musées
- Le Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon, contigu à la bibliothèque, se consacre, en plus de la dentelle, aux écoles de peinture française, italienne et nordique du XVe au début du XXe siècle et aux arts du Cambodge. Des expositions temporaires, notamment sur de célèbres couturiers, y sont organisées régulièrement.
- La Maison natale de Sainte-Thérèse, située 50 rue saint Blaise, a été rouverte le 9 mai 2009 après d'importants travaux d'accessibilité et de scenographie. Elle comporte un hall d'accueil, une galerie exposant des objets personnels de la famille Martin, un auditorium avec présentation de film, et les différentes pièces meublées de la maison : salon, chambres, cuisine.
[modifier] Médiathèque et bibliothèques
La ville d'Alençon dispose d'une médiathèque et de trois bibliothèques.
- La médiathèque Aveline [34]
- La bibliothèque de Perseigne
- La bibliothèque de Courteille
- La bibliothèque des Quatre Saisons
[modifier] Cinémas, théâtres et spectacles
[modifier] Enseignement
[modifier] Enseignement supérieur
Alençon possède une antenne de l'université de Caen Basse-Normandie, une des cinq antennes que l'université dispose dans toute la région Basse-Normandie, comme à Cherbourg-Octeville, Saint-Lô, Lisieux ou Vire.
Le pôle universitaire d'Alençon se situe à Montfoulon, au nord-ouest du centre-ville, sur la commune de Damigny.
Le site universitaire de Montfoulon est une antenne de l'UFR de Droit et de Sciences politiques de Caen. Créée en 1991 et rénovée en 2003, elle dispense le même enseignement qu'à la Faculté de Caen, par les mêmes enseignants, mais en effectif réduit et en contact permanent avec des professionnels, dès le 1er semestre d'étude. Cet université à taille humaine permet donc une meilleure réussite aux examens ainsi qu'une meilleure adaptation à la vie étudiante[35].
De plus, le pôle universitaire de Montfoulon possède un IUT (Institut Universitaire Technologique), ouvert en 1983[36].
[modifier] Enseignement secondaire
Alençon dispose de 6 collèges (4 publics et 2 privés)[37]. Alençon dispose de 7 lycées (tous types confondus). En tant que chef-lieu de département, Alençon jouit de nombreux enseignements variés (enseignement du chinois, du grec ancien, etc.) offerts plus généralement à l'ensemble des jeunes Ornais[38],[39].
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[modifier] Enseignement primaire
Alençon dispose de 11 écoles primaires publiques réparties dans tous les quartiers de la ville, auxquelles il faut rajouter 5 écoles primaires privées, portant ainsi le total à 16 établissements primaires. Chaque établissement est à la fois une école maternelle et élémentaire[40].
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[modifier] Archives
- Registres paroissiaux et d’état civil depuis :
- Dépouillements généalogiques :
- Délibérations municipales depuis :
[modifier] Événements
- Ornexpo (mars)
- Alencon-Médavy : course pédestre (avril)
- Fête d’ici et d’ailleurs (juin)
- Les échappées belles : spectacles en plein air (été)
- Rencontres nationales du blog citoyen
- Forum régional sur la dématérialisation [1]
- Septembre Musical de l'Orne : festival de musique classique (26ème édition en 2008)
- Exposition Auguste Poulet-Malassis (2007)
[modifier] Natifs d’Alençon
- Guillaume Le Rouillé (1494 - 1555), juriste ;
- Charles de Guise, duc de Mayenne (1554 - 1611), marquis puis duc de Mayenne, devint chef de la Ligue après l’assassinat de son frère Henri Ier, dit le Balafré, ;
- Louis Hébert, éditeur-imprimeur ;
- Marie Madeleine de La Peltrie (1603 - 1671), éducatrice, fondatrice du couvent des Ursulines de Québec ;
- Marthe La Perrière, née Barbot (1605 - 1677), invente le point d’Alençon vers les années 1660 ;
- Boudier de la Jousselinière (1634 - 1723), traducteur, historien et poète ;
- Marie-Catherine de Villedieu, née Desjardins (1640 - 1683), romancière ;
- Pierre-Joseph Odolant-Desnos (1722 - 1801), médecin et érudit polygraphe ;
- Pierre Allix (1641 - 1717), théologien protestant ;
- Jacques-Louis Le Noir (1720 - 1792), historiographe ;
- Guillaume Goupil de Préfelne (1727 - 1801), lieutenant général de police ;
- Charles Éléonor du Friche de Valazé (1751 - 1793), militaire et député Girondin à la Convention ;
- Jean Ernouf (1753 - 1827), général de division sous la Révolution puis l’Empire ;
- Léonard Bourdon (1754 - 1807), député montagnard à la Convention ;
- Jacques Fromentin (1754 - 1830), général de division sous la Révolution ;
- Jacques de la Billardière (1755 - 1834), botaniste ;
- Jacques-René Hébert (1757 - 1794), journaliste et homme politique révolutionnaire ;
- Charles Gabriel d’Escures (~1760 - 1788), lieutenant de vaisseau sur La Boussole lors du voyage autour du monde de La Pérouse entrepris en 1785 ;
- Jacques-François-Marie Vieilh de Boisjolin, (1761 - 1841), poète et diplomate
- René Nicolas Desgenettes (1762 - 1837), médecin-chef de la Grande Armée de Napoléon, médecin en chef des Invalides et maire du 10e arrondissement de Paris ;
- Louis de Frotté, dit Blondel (1766 - 1800), général chouan ;
- Joseph Lenoir-Dufresne (1768 - 1806), industriel du textile ;
- Pierre-François Godard (1768 - 1838), graveur sur bois ;
- Jean Pierre François Bonet (1768 - 1857), général de division sous la Révolution puis l’Empire ;
- Henri Auguste Duval (1777 - 1814), médecin et botaniste ;
- Gaspard Ernouf (1777 - 1848), maréchal de camp ;
- Louis Pierre Marie Bourdon (1779 - 1854), mathématicien ;
- Edme-Samuel Castaing 1796 - 1823, célèbre empoisonneur, médecin ;
- Godard II d'Alençon (1797 - 1864), graveur et lithographe ;
- Léon de la Sicotière (1812 - 1895), historien et archéologue ;
- Jules Lecesne (1818 - 1878), armateur et homme politique ;
- Eugène de Broise (1821-1907), éditeur et journaliste ;
- Ovide Gautier (1822 - 1896), graveur ;
- Louise Vallory (1824 - 1879), romancière ;
- Auguste Poulet-Malassis (1825 - 1878), éditeur et ami de Baudelaire ;
- Stanislas-Eugène Oudinot de la Faverie (1827 - 1889), peintre-verrier ;
- Juste Lisch (1828 - 1910), architecte ;
- Paul Alexandre (1838 - 1883), botaniste ;
- Louis Bouchêne, dit « Baron » (1838 - 1920), comédien ;
- Raoul Le Mouton de Boisdeffre, 1839 - 1919, militaire ;
- Adolphe Gérard (1844 - 1900), restaurateur américain ;
- Adhémar Leclère (1853 - 1917), ouvrier typographe, correcteur, directeur d’imprimerie, journaliste, chef de rédaction, résident de France au Cambodge, auteur de nombreux ouvrages ;
- Sainte Thérèse de Lisieux (1873 - 1897), carmélite canonisée en 1925 ;
- Ricardo Florez (1878 - 1918), caricaturiste dans le Rire, le Cri de Paris, l'Assiette au Beurre, le Charivari ;
- Louise Hervieu (1878 - 1954), artiste et femme de lettres, lauréate du prix Fémina ;
- Louis Barillet (1880 - 1948), maître-verrier ;
- Jeanne Messager (1887 - 1971), musicienne ;
- Henri Besnard (1890 - 1977), historien et artiste ;
- Pierre Fleury, (1894 - 1976), physicien ;
- André Couder (1897 - 1979), astronome français ;
- Camille Lebossé (1905 - 1995), agrégé de mathématiques et rédacteur de manuels de mathématiques ;
- Jacques Ozouf (1928 - 2006), historien ;
- Jean-Marc Sylvestre (1946 - ), journaliste ;
- Alain Lambert (1946 - ), notaire et homme politique ;
- Daniel Balavoine (1952 - 1986), auteur-compositeur-interprète ;
- Anne Consigny (1963 - ), actrice
- Yoann Chivard, dit « Yoann », (1971 - ), bédéiste ;
- Laurence Leboucher (1972 - ), coureuse cycliste ;
- Benoît Tréluyer (1976 - ), coureur automobile ;
- Jonathan Cochet (1977 - ), coureur automobile ;
- Anthony Geslin (1980 - ), coureur cycliste ;
- Arnold Mvuemba (1985 - ), footballeur.
[modifier] Ouvrages de référence
- Louis Duval, État de la généralité d’Alençon sous Louis XIV, Alençon, Loyer-Fontaine, 1890
- Pierre-Joseph Odolant-Desnos, Mémoires historiques sur la ville d’Alençon et sur ses seigneurs. Précédés d’une dissertation sur les peuples qui ont habité anciennement le Duché d’Alençon & le Comté du Perche, & sur l’état ancien de ces pays, Alençon, J. Z. Malassis, 1787
- Alençon, par Jean-Marie Foubert, Corlet, 1995
- Escapades à Alençon, par Jean-Marie Foubert, Corlet, 2007
[modifier] Littérature
- Marguerite de Navarre, L’Heptaméron (nouvelle I), 1542
- Pierre-Corneille Blessebois, Aventures du Parc d’Alençon, 1668
- Pierre-Corneille Blessebois, Le Rut ou la pudeur éteinte, 1676
- Pierre-Corneille Blessebois, La Corneille de Mademoiselle de Sçay, 1678
- Honoré de Balzac, La Vieille Fille, 1837
- Honoré de Balzac, Le Cabinet des Antiques, 1838
- Janine Montupet, La Dentellière d’Alençon, Robert Laffont, Paris, 1984. ISBN 2-221-04626-9
- Jean-Louis Vigla, Crime pur sang à Alençon, Corlet, Condé-sur-Noireau 1999. ISBN 2-85480-719-7
[modifier] Sentences
- Alençon
- Petite ville, grand renom,
- Habit de velours et ventre de son
- (Pierre Corneille de Blessebois)
- Alençon
- Petite ville, grand renom,
- Autant de putains que de maisons
- Et si elles étaient bien comptées
- Autant que de cheminées
- (Canel, Blason populaire de la Normandie, t. 1, p. 114)
[modifier] Vie militaire
Unités ayant été stationnées à Alençon :
- 103e Régiment d’Infanterie, 1906
- 14e Régiment de Hussards, 1906
[modifier] Jumelages
Alençon s'ouvre à l'international depuis plus de 40 ans, elle s'est notamment jumelée avec 3 villes étrangères (2 européennes et 1 africaine). Grâce à ces jumelages, de nombreuses rencontres sont organisées, ces échanges permettent aux Alençonnais de s'ouvrir au monde et de découvrir des civilisations parfois très différentes de la leur[41].
Alençon est jumelée avec les villes suivantes :
Basingstoke (Royaume-Uni) depuis le 17 septembre 1968
Quakenbrück (de) (Allemagne) depuis le 27 juin 1969
Koutiala (Mali) depuis le 26 septembre 1970
[modifier] Gastronomie
[modifier] Confréries
- Commanderie des fins Goustiers du Duché d'Alençon
[modifier] Spécialités
- Andouillette d'Alençon
- Bouchons d’Alençon
- Pierres de Notre-Dame (ou « vieux pavés ») d’Alençon
- Sanguette d’Alençon
- Oie en daube d’Alençon
- Poires Doyenné d’Alençon
[modifier] Marchés
- Jours de marché : mardi (marché de Perseigne), jeudi (marché du centre ville), samedi (centre ville) et dimanche (marché de Courteille)
[modifier] Guides touristiques
- Orne, Guides Gallimard
- Normandie, Guides Bleus, Hachette
[modifier] Minéralogie
- Diamant d’Alençon
- Granite d’Alençon
- Kaolin d’Alençon
[modifier] Notes et références
- ↑ L’Express - Les 50 qui font bouger Alençon
- ↑ Les distances indiquées se font par autoroute ou bien par route s'il n'existe pas d'autoroute directe.
- ↑ Saint-Céneri-le-Gérei sur le site officiel de l’Assocation Les plus beaux villages de France (consulté le 30 juillet 2008)
- ↑ Fresnay-sur-Sarthe sur le site des Petites Cités de Caractère de la Sarthe (consulté le 30 juillet 2008)
- ↑ Bassin Loire-Bretagne - Présentation du bassin
- ↑ Meteo France - Caractéristiques climatiques du département de l'Orne
- ↑ a b Infoclimat - Alençon (1961-1990) (consulté le 3 août 2008)
- ↑ L'Internaute - Climat d'Alençon
- ↑ Meteo France - Tempêtes de fin décembre 1999 (consulté le 3 août 2008)
- ↑ [image] Meteo France - Le climat de l'Orne (consulté le 3 août 2008)
- ↑ a b c Site sur la Population et les Limites Administratives de la France (SPLAF) - Cantons de l'Orne (consulté le 3 août 2008)
- ↑ a b c d e Recensement de 1999
- ↑ Préfecture de l'Orne - Le Secrétaire Général de la préfecture et sous-préfet de l'arrondissement d'Alençon (consulté le 4 août 2008)
- ↑ Préfecture de l'Orne - Le Préfet (consulté le 4 août 2008)
- ↑ Préfecture de l'Orne - Les Préfets de l'Orne de 1815 à aujourd'hui (consulé le 4 août 2008)
- ↑ Yves Deniaud sur le site de l'Assemblée Nationale (consulté le 4 août 2008)
- ↑ document (ou pages) disparu(es)
- ↑ Estimation d'une enquête annuelle
- ↑ Résultat du recensement
- ↑ Site de l'INSEE - Évolution démographique de la ville d'Alençon (1962-1999), après le recensement de 1962 (consulté le 3 août 2008)
- ↑ Population légale 2006 Alençon
- ↑ Notice d'Alençon sur le site cassini.ehess.fr
- ↑ Site de l'INSEE - Pyramide des âges d'Alençon au recensement de 1999 (consulté le 3 août 2008)
- ↑ Nogent-le-Rotrou et située en Eure-et-Loir mais est un terminus de la ligne 71 du réseau de bus Cap'Orne.
- ↑ Il n'existe pas de ligne de car interurbaine vers Argentan étant donné que la ligne 7 du TER Basse-Normandie assure déjà cette fonction.
- ↑ Alis - Concessionnaire de l'A 28 entre Rouen et Alençon - Site officiel (consulté le 4 août 2008)
- ↑ Projets et Objectifs de l'A 88 - Site officiel (consulté le 4 août 2008)
- ↑ Conseil Général de l'Orne - Programme des travaux en 2008 (consulté le 4 août 2008)
- ↑ [image] Région Basse-Normandie - Transports en Basse-Normandie (consulté le 4 août 2008)
- ↑ Blog en faveur de la mise en 2×2 voies de la RN 12 au-delà d'Alençon
- ↑ TER Basse-Normandie – Guide des Transports de Basse-Normandie (2008-2009)
- ↑ [pdf]L'Orne-Hebdo, « Électrification de Caen–Tours », 2006. Consulté le 18 février 2009
- ↑ Site de l'architecture ferroviaire - Gare d'Alençon (consulté le 4 août 2008)
- ↑ http://www.ville-alencon.fr/alencon.asp?IdPage=10702&id=25681
- ↑ Antenne universitaire d'Alençon - Présentation (consulté le 16 août 2008)
- ↑ IUT d'Alençon - Présentation (consulé le 16 août 2008)
- ↑ Mairie d'Alençon, « Collèges ». Consulté le 18 février 2009
- ↑ Mairie d'Alençon, « Lycées ». Consulté le 18 février 2009
- ↑ Mairie d'Alençon, « Établissements professionnels ». Consulté le 18 février 2009
- ↑ Mairie d'Alençon, « Les écoles primaires ». Consulté le 18 février 2009
- ↑ Site de la ville d'Alençon - Alençon, ville jumelée (consulté le 5 août 2008)
[modifier] Bibliographie
- Camille Bloch, L’Assistance & l’état en France à la veille de la révolution (généralités de Paris, Rouen, Alençon, Orléans, Chalons, Soissons, Amiens) (1764-1790), A. Picard, Paris, 1908.
- Gérasime Bonnaire Despierres, Établissement d’imprimeries à Alençon de 1529 à 1575, E. Leroux, Paris, 1894
- Gérasime Bonnaire Despierres, Histoire du point d’Alençon, depuis son origine jusqu’à nos jours, Paris, Renouard, H. Laurens, 1886
- Gérasime Bonnaire Despierres, Le Théâtre et les comédiens à Alençon au seizième et au dix-septième siècle, Plon, Paris, 1892.
- Gérasime Bonnaire Despierres, Portail et vitraux de l’Église Notre-Dame d’Alençon, Paris, Typo. E. Plon, Nourrit et cie, 1891
- Gilles Bry, sieur de la Clergerie, Histoire des pays et comté du Perche et duché d’Alençon, Paris, Pierre Le-Mur, 1620.
- Pierre-Antoine Cadeau, Histoire des gens de finances à Alençon aux XVe et XVIe siècles, l’activité financière, Bibliothèque Interuniversitaire Cujas, Paris, 1986.
- Henri Chardon, Le Rôle de Matignon à la Saint-Barthélemy à Alençon, à Caen, et dans toute la Basse-Normandie, Champion, Paris, 1906
- Marius Dargaud, Alençon en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, Zaltbommel, 1974.
- Marius Dargaud, Images du vieil Alençon, Dargaud, Alençon, 1973.
- Marius Dargaud, Le Début de la Révolution bourgeoise à Alençon, 1787-1790, CLEF 89 Orne, [S.l.], 1991.
- Stéphanie Dargaud, L'Hôtel de Guise, Alençon : Préfecture et conseil général de l'Orne, Itinéraires du patrimoine, n°232, 2000
- Yvonne Deschamps, Une École de Croix-Rouge, Alençon 1870, 1906, 1970, dans la tourmente, 6 juin - 12 août 1944, [s.n.], Alençon, 1991.
- Claude Devinant, Alençon Ouest-France, Rennes, 1987.
- Henri Duterte, Catalogue des plantes phanérogames et cryptogames semi-vasculaires croissant spontanément à Alençon ou dans un rayon de 20 kilomètres, [s.n.], Caen, 1884
- Louis Duval, État de la généralité d’Alençon sous Louis XIV, Alençon, Loyer-Fontaine, 1890
- Louis Duval, L’Imprimerie et la librairie à Alençon et dans le diocèse de Sées, A. Herpin, Alencon, 1900.
- Jean-Marie Foubert, Alençon, C. Corlet, Condé-sur-Noireau, 1995. ISBN 978-2-85480-506-2
- Jean-Marie Foubert, Escapades à Alençon, Corlet, 2007
- A. Granger, La Réforme à Alençon, du XVIe siècle à nos jours, [s.l.], 1929.
- René Jouanne, Napoléon Ier à Alençon (31 mai, 1er et 2 juin 1811), Imprimerie alençonnaise, Alençon, 1921
- René Jouanne, Promenade à travers le vieil Alençon ; guide littéraire et artistique d’Alençon et ses environs; avec 26 bois originaux de Albert-Henri Besnard, Imprimerie alençonnaise, Alençon, 1923.
- Yves Le Noach, Alain Champion, Alençon, images du passé, A. Sutton, Rennes, 1995.
- Adhémar Leclère, Alençon. Histoire des deux halles ; la Halle aux toiles, la Halle aux blés, A. Coueslant, Alençon, 1914
- Adhémar Leclère, La Révolution à Alençon, année 1789, Coueslant, Alençon, 1912.
- Adhémar Leclère, Les Œuvres de charité à Alençon sous l'ancien régime, Imprimerie alençonnaise, Alençon, 1914.
- Gérard Louise, Annie Bugat, et al., Alençon, Orne, C.N.R.S., Paris, 1994.
- Pierre-Joseph Odolant-Desnos, Mémoires historiques sur la ville d’Alençon et sur ses seigneurs. Précédés d’une dissertation sur les peuples qui ont habité anciennement le Duché d’Alençon & le Comté du Perche, & sur l’état ancien de ces pays, Alençon, J.Z. Malassis, 1787
- Benjamin Robert, Alençon protestant en 1562 d’après un document catholique de l’époque, Corbière et Jugain, Alençon, 1937
- Benjamin Robert, Les Débuts du protestantisme à Alençon d’après les pièces du procès intenté à quarante Alençonnais en 1533-1534, Corbière et Jugain, Alençon, 1937
- Charles Vérel, Dictionnaire du patois normand tel qu'il se parle dans l’arrondissement d’Alençon, Paris, la Normandie artistique et littéraire, 1897-1899
- Charles Vérel, Petite grammaire du patois de l’arrondissement d’Alençon, préface et notes de Gustave Le Vavasseur, Alençon, Renaut-de-Broise, 1893
[modifier] Voir aussi
- Communes de l'Orne
- Échiquier d’Alençon
- Liste des comtes puis ducs d'Alençon
- Ferdinand d'Orléans
- Sophie-Charlotte en Bavière
[modifier] Liens externes
Office de Tourisme Alençon: http://www.paysdalencontourisme.com/index.php4?lang=en

