Alegría (Cirque du Soleil)

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Alegría

Alegría est un spectacle de tournée du Cirque du Soleil mis en scène par Franco Dragone et dont la première a eu lieu à Montréal le 21 avril 1994. Il s’agit de la neuvième production de la compagnie qui célébrait son dixième anniversaire. Le spectacle a été présenté dans plus de 65 villes dans le monde et a été vu par plus de 10 millions de spectateurs. Depuis mai 2009, il n’est plus joué sous grand chapiteau mais dans des arenas.Sa derrnière représentation a eu lieu le 29 décembre 2013 à Anvers au Lotto arena.

Grand chapiteau d'Alegría à Bruxelles (2006)
Grand chapiteau d'Alegría à Bruxelles (2006)

Équipe de conception[modifier | modifier le code]

Pour concevoir Alegría, Guy Laliberté décide de faire une nouvelle fois confiance à Gilles Ste-Croix et Franco Dragone pour les directions artistiques et scéniques. Les autres postes clés sont également distribués à l’équipe qui faisait partie du noyau de base des spectacles précédents : Saltimbanco et Nouvelle Expérience.

  • Franco Dragone - Metteur en scène
  • Gilles Ste-Croix - Directeur artistique
  • Guy Laliberté - Guide et chef de la direction
  • Michel Crête - Scénographie
  • Luc Lafortune - Concepteur des éclairages
  • Dominique Lemieux - Conceptrice des costumes
  • Nathalie Gagné - Conceptrice des maquillages
  • Debra Brown - Chorégraphe
  • René Dupéré - Compositeur et arrangeur
  • Guy Desrochers - Concepteur sonore

L'univers[modifier | modifier le code]

"Si tu n'as pas de voix, hurle. Si tu n'as pas de jambe, cours. Si tu n'as plus d'espoirs, invente."

Alegría est une monarchie sans roi, une lutte pour le pouvoir. Ainsi le spectacle joue beaucoup sur les dualités. La plus visible est celle entre la chanteuse en Blanc et la chanteuse en Noir. La chanteuse en Blanc représente le bon côté de l’ancien régime. La chanteuse en noir, elle, cache une âme troublée. Les Bronx sont l’allégorie de la jeunesse, de sa force. C’est la nouvelle génération qui veut prendre le pouvoir lors du numéro de Fast Track où ils affrontent les vieux oiseaux nostalgiques. Les vieux oiseaux nostalgiques vivaient dans ce palais depuis ses débuts. Aujourd’hui, ils ne sont plus que le reflet de la gloire passé de l’ordre ancien. Ils s’admirent dans des miroirs sans glace. Les Anges sont les gardiens du monde d’Alegría. Fleur, lui est un fou qui guide le spectateur dans le monde d’Alegría. À défaut d’un vrai roi, les vieux oiseaux nostalgiques se tournent vers lui. Fleur est dangereux car il se croit roi. Petit et Grand Tamir représentent la générosité de l’âme avec leur visage qui exprime leur bonté. Les Nymphes, fragiles créatures contrairement aux Bronx, profitent de chaque souffle de leur vie. Enfin, les clowns sont les seuls témoins de l’histoire d’Alegría. Ils ont résisté aux mutations sociales et aux bouleversements politiques. Ce sont les commentateurs sociaux d’Alegría.

La scène d’Alegría représente un palais dont les arches gothiques expriment la lourdeur et l’oppression du pouvoir. La forme évoque celle d'un diamant.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Fleur
Fleur est le guide qui emporte les spectateurs dans le monde d'Alegría, un peu comme le ferait un Monsieur Loyal dans les cirques traditionnels. Ancien fou du roi, c'est un personnage capricieux, jaloux, colérique et imprévisible. Se croyant roi, il parade sur scène d'un air grotesque en se moquant de la vanité des Vieux oiseaux nostalgiques qui tournent autour de lui. Il est élégant, habillé d'un costume de velours, d'un chapeau noir et d'une veste sertie de bijoux. Il se ne promène jamais sans son sceptre lumineux, censé guider le public dans son monde.
  • Vieux oiseaux nostalgiques
Ces personnages laids et déformés incarnent la vieille aristocratie de l'ancien régime. Se croyant toujours jeunes et beaux et pensant que l'avenir leur appartient encore, ils aiment à s'admirer dans des cadres sans miroir. Ils sont richement vêtus de costumes colorés, dentelles, broderies, bijoux et couleurs or. Ces courtisans sans cour ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes.
  • Tamir et Petit Tamir
Le grand et le petit Tamir apportent à eux deux un peu de joie dans le monde triste d'Alegría. Toujours prêts à rendre service, ils font penser à une fée qui apparaît au moment opportun pour disparaître une fois sa mission terminée. Vêtus de blanc et or et portant un chapeau melon, ils sont en quelque sorte l'âme du spectacle.
Pour l'anecdote, ces personnages s'appelaient à l'origine "Comédien" et "Petit comédien". Lors du passage du spectacle à l'hôtel Beau Rivage (Biloxi), il a été décidé de rebaptiser le personnage du "Comédien" en lui donnant le nom du nouvel artiste qui l'interprétait : Tamir Erdenesaikhan[1].
  • Les nymphes
Protégées par l'Homme fort, les nymphes sont des créatures fragiles, exubérantes, jeunes et éternelles. Elles représentent la beauté, la sensualité et feraient tomber n'importe quel cœur endurci.
  • Les Bronx
Jeunes, forts et fougueux, ils représentent le contre-pouvoir de la nouvelle génération prête à se défaire des Vieux Oiseaux nostalgiques.
  • Les Anges
Ils sont les gardiens du monde d'Alegría. Descendus du paradis vers le palais, ils sont agiles, confiants, audacieux et gracieux. Ils représentent la jeunesse de demain.
  • La Chanteuse en Blanc
C'est la conteuse du spectacle, elle interprète en chansons tout ce qui l'entoure. Elle chante à la fois la joie et la mélancolie, le bonheur et le désespoir propre à l'univers du spectacle. Elle porte des gants, un corselet et une jupe blanche surmontée d'un cadre serti de bijoux et perles. Elle fait penser à une poupée en porcelaine.
  • La Chanteuse en Noir
Elle est également conteuse du spectacle mais dégage quelque chose de plus maléfique. Elle est l'alter ego de la Chanteuse en Blanc dont elle renferme les secrets de l'âme troublée. Elle est habillée presque comme elle, mais en noir.
  • L'Homme fort
Constamment présenté comme un animal de foire par les Vieux oiseaux nostalgiques, il est le protecteur des Nymphes. Il fait également, par sa prestance et sa carrure, reculer les vieux démons de l'ancien régime.
  • Les clowns
Ce sont les commentateurs sociaux d'Alegría, des témoins du passage des siècles. Ils ont résisté aux mutations sociales et bouleversements politiques du passé. Ils sont à la fois philosophes et absurdes, enfantins et visionnaires. Ils racontent des petites histoires, tout en étant réalistes et pragmatiques à la fois.

Numéros[modifier | modifier le code]

Comme pour les autres productions du Cirque du Soleil, le spectacle est formé autour d’une architecture de base comprenant une dizaine de numéros autour duquel vient se greffer plusieurs tableaux (jeux de comédiens, ambiance musicale, changement de décors, etc.) et différents numéros de jeux clownesques. Certains numéros sont en rotation, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas systématiquement présenté à chaque représentation. Il s’agit de numéros exécutés en général par un seul artiste qui peut également être présenté en cas d’annulation d’un autre numéro.

En raison de difficultés techniques ou rareté de certains numéros circassiens ou acrobatiques, ceux-ci ont légèrement évolué dans le temps. En 1994, la version originale d’Alegría était composée de 9 numéros principaux auxquels s'ajoutaient un numéro en rotation et différentes interventions des clowns. En comptant les séquences intermédiaires, le spectacle comptait au total 14 tableaux.

Version originale[modifier | modifier le code]

Première partie

  • Ouverture
Le spectacle débute par l'arrivée des musiciens dans les gradins. Mené par le personnage Fleur, ils font le tour du chapiteau en jouant un air de parade, sous les exclamations "Alegria" (de Fleur). Ce dernier prend le temps de s'amuser avec une partie du public avant de diriger le groupe vers la scène. La scène s'illumine alors sur les clowns assis sur une grande valise. Les autres personnages principaux du spectacle arrivent alors sur scène, suivi des chanteuses et de plusieurs artistes.
  • Musique: Milonga (arrivée des musiciens), Mirko (introduction)
  • Trapèzes synchronisés
Un duo de trapézistes, représentant un couple de jeunes amoureux, effectue dans les airs un ballet sur deux trapèzes fixes se balançant dans des sens opposés. Ils enchaînent des vrilles et figures en synchronisation.
  • Musique: Vai Vedrai
  • Fast Track
Dans une légère atmosphère enfumée, la scène s'ouvre et laisse apparaître deux longs trampolines formant un X. Les Bronx arrivent alors par les côtés et commencent à enchaîner tour à tour sauts, saltos et autres figures de gymnastique acrobatique. Ce numéro s'apparente au tumbling mais sur une distance plus courte, avec peu d'élan et avec les difficultés supplémentaires rencontrées par la présence des deux trampolines (ou 2 voire 4 artistes peuvent évoluer en même temps) ainsi que par la petite surface de réception, au bord de la scène et à quelques mètres à peine du public. Au milieu du numéro, lors du changement musical, les artistes utilisent les trampolines plus classiquement tandis que d'autres effectuent une chorégraphie au sol. Un des Vieux oiseaux nostalgiques ira même jusqu'à accomplir plusieurs sauts.
  • Musique: Irna (début et fin), Valsapena (intermédiaire)
  • Danse de feu
Dans la pure tradition polynésienne des danses de feu, l'artiste jongle avec un ou deux bâtons enflammés qu'il frotte même à plusieurs reprises directement sur sa peau. Cette technique ancestrale de manipulation du feu est présenté également en duo, permettant aux artistes de synchroniser leurs mouvements. Au début du tableau, l'artiste enflamme également pendant quelques secondes une partie de la scène où une couche de liquide inflammable avait été déposé auparavant.
À la fin de la performance, un des clowns apparaît sur scène tenant une bougie à la main. Mimant les gestes de l'artiste précédent, il finit par essayer d'éteindre la flamme en la mettant dans sa bouche. Peine perdue... il décide d'utiliser finalement ses doigts avant de s'enfuir mimant s'être brûlé.
  • Musique: Le Feu
  • Manipulation
Fleur, accompagné des Vieux oiseaux nostalgiques, arrive sur scène chargé de cerceaux. Une jeune femme apparaît alors en tenant un ruban. Elle combine ensuite mouvements de gymnastique rythmique, de contorsions et de jonglerie d'abord avec le ruban, puis avec les cerceaux.
  • Musique: Cerceaux
  • Homme fort
Sur un air de fanfare foraine, les Vieux oiseaux nostalgiques arrivent chargés de différents objets et d'une roulotte dans lequel se trouve l'Homme fort. Ce numéro de force, pendant lequel l'artiste effectue des portés de poids et autres torsions de barres métalliques, est une sorte d’hommage au cirque d’antan dans lequel ce genre de disciplines était largement pratiquée.
  • Musique: Homme fort
  • Snowstorm
Conçu à l'origine par le clown russe Slava Polunin, le numéro de Snowstorm ("tempête de neige") est une représentation poétique du déchirement ressenti lors d'une séparation sentimentale. Sous forme de pantomime, le clown va tour à tour, préparer sa valise, faire ses adieux à un autre personnage fictif (il utilise son propre bras dans une veste pour simuler ce dernier), faire un long voyage en train avant d'arriver dans un lieu que l'on devine loin. Il y fait froid et silencieux, la nuit est tombée, un autre clown portant l'ouchanka traverse la scène avec un accessoire représentant un petit village. Cherchant son mouchoir dans sa poche, il fait tomber un mot qu'avait déposé auparavant le personnage fictif. Découvrant le message, il déchire le papier et le jette en l'air. Il se mets alors à tomber une neige de papier sur scène dans lequel le personnage va évoluer quelques instants avant d'être secoué par plusieurs coups de vent. Le numéro prend alors toute son ampleur lorsqu'à l'arrière de la scène, un vent puissant projette dans le public les milliers de morceaux de papier qui gisaient sur scène. Courant pour braver cette tempête virtuelle, le clown finit par disparaitre... avant de réapparaitre une fois le calme revenu, assis au bord de la scène et jouant avec un autre morceau de papier symbolisant un papillon.
  • Musique: Nocturne

Seconde partie

  • Le Bal
La scène débute sur un air de valse, les lumières sont tamisées. La Chanteuse en blanc, entourée de différents prétendants (l'Homme Fort, Fleur, l'un des clowns qui essaie de lui faire parvenir une lettre surmontée d'un petit ballon en forme de cœur), s'avance sur scène et se dirige vers le public. Elle choisit un membre masculin de l'audience et l'invite à monter sur scène pour une valse. Les prétendants finiront par l'inviter à retourner à sa place et la scène se poursuit par les clowns jouant avec la lettre d'amour que la Chanteuse en blanc n'arrivera jamais à avoir.
  • Musique: Danse Vazoule
  • Homme volant (ou) Cube aérien [Numéro en rotation]
L'artiste arrive par surprise, s'étant préparé derrière les Anges lors du tableau précédent. Il est suspendu par un système combinant l'élasticité d'un bungee et des anneaux de gymnastique. Il enchaîne une série de figures acrobatiques et de force et s'envole littéralement au-dessus du public.
  • Musique: Malioumba
Un homme arrive sur scène quand un cube (fait de barres en aluminium) descends du haut du chapiteau. Ce dernier se mets alors à jouer avec, en le faisant valser autour de son corps jusqu'à le faire tourner sur la paume de sa main sur un des côtés. Certains mouvements étaient également effectués en l'air.
  • Musique: Ibis
  • Barres russes
Un groupe d'artistes, les Anges, prennent possession de la scène pour effectuer un numéro combinant les techniques de voltiges aériennes et de trampolines. Deux porteurs soutiennent à l'épaule une baume souple sur laquelle un voltigeur effectue plusieurs sauts et figures. Certains mouvements permettent même aux voltigeurs de passer d'une barre à une autre, parfois dans un laps de temps très court. Les Nymphes participent également au numéro en réalisant des figures sur de petites barres souples tenues par deux autres acrobates. À la fin de la performance, l'un des voltigeurs prend dans ses bras Petit Tamir et effectue avec lui un salto avant.
  • Musique: Barres russes
  • Contorsion
Une jeune femme arrive sur scène accompagnée dAnge. Au centre de la scène, elle présente en équilibre sur une plateforme tournante un numéro d'art mongol de contorsion. Exécutant des mouvements lents, fluides et précis, elle va tour à tour effectuer des figures impressionnante que seul la souplesse d'une contorsionniste peut permettre.
  • Musique: Taruka
  • Interlude "Petit Tamir"
Durant l'installation du filet nécessaire au numéro des Barres aériennes, Petit Tamir prend en chasse un oiseau géant et s'élève de la scène en s'accrochant à ses pattes.
  • Musique: Querer
  • Barres aériennes (High Bar)
Les acrobates qui exécutent ce numéro de voltige aérienne arrivent ensemble du fond de la scène, montent via de petites échelles à une hauteur de 12 mètres où se trouve le gréement acrobatique conçu spécialement pour le spectacle et composé de 3 barres aérienne et d'un cadre balançoire. Un porteur, suspendu par les genoux à ce cadre va réceptionner les autres acrobates qui virevoltent entre les barres aériennes. À la fin du numéro, ils effectuent chacun tour à tour un saut dans le vide afin de ce précipiter dans le filet.
  • Musique: Icare
  • Final
Le spectacle se termine au son de la musique "Alegría", tous les participants sortant sur scène pour saluer le public. Les clowns font un dernier tour de piste et l'un d'entre eux en profite pour donner, finalement, sa lettre d'amour à la Chanteuse en blanc. La scène se clôture avec le cri de l'Homme fort levant les bras en l'air.
  • Musique: Alegría

Version actuelle[modifier | modifier le code]

Bien que la quasi-totalité des artistes de la distribution originale ne fasse plus partie du spectacle (seuls trois d'entre eux sont encore présents[2]), celui-ci reste fidèle à la version de 1994 et peu de changements importants ont vu le jour. En 15 ans, certains numéros ont évolué tandis que d’autres ont été temporairement, ou définitivement, modifiés en fonction principalement de la disponibilités des artistes. Ainsi, le numéro de Trapèzes synchronisés a déjà été exécuté en solo tandis que les numéros de Contorsion et Danse de feu sont désormais présentés en duo.

Le spectacle a également bénéficié d'évolutions techniques. Le numéro de Fast Track a ainsi été rebaptisé Power Track en 2004 lorsque la toile des trampolines a été tendue pour permettre aux artistes de gagner en vitesse et en hauteur.

En 1996 pour la première tournée d'Algeria en Asie (Tokyo, Fukuoka et Hong Kong) a été ajouté un numéro d'Équilibre (Handbalancing, équilibre sur mains), qui a été présenté en rotation avant de devenir récemment un numéro principal. Le numéro d'Homme volant est également devenu un numéro principal.

Première partie

  • Ouverture
  • Trapèzes synchronisés
  • Power Track
  • Équilibre ou Jonglerie [Numéro en rotation]
L'artiste arrive sur scène accompagné de Vieux oiseaux nostalgiques qui installent une petite structure pouvant accueillir différentes cannes de hauteurs différentes (la plus haute s'élevant à 1.9 mètre du sol). Il accomplit alors un numéro d'équilibre en effectuant différents mouvements de force et de souplesse sur une ou deux mains.
Un jeune jongleur effectue un numéro avec des balles sous les yeux amusés des Chanteuses et des Vieux oiseaux nostalgiques.
  • Musique: Kalandero
  • Musique: Sisyphe
  • Danse de feu
  • Roue Cyr  : L'artiste effectue differents mouvements en utilisant une roue en aluminium.Il l'utilise comme support pour tourner et virevolter au rythme de la musique.
  • Musique: Rinalto Vera'*
  • Manipulation
  • Snowstorm

Seconde partie

  • Le bal
  • Homme volant
  • Barres russes
  • Contorsion
  • Interlude Petit Tamir
  • Barres aériennes
  • Final

Les changements les plus notables sont à mettre du côté des numéros en rotation (voir ci-dessous).

Numéros en rotation[modifier | modifier le code]

  • Homme volant (en rotation de 2004 à 2008)
En rotation avec Cube aérien dans le passé, il fait désormais partie de la base du spectacle.
Initialement performé (de 1996 à 2001) par l'équilibriste québécois Samuel Tétreault, ce numéro a été présenté en rotation avec ceux de Manipulation puis Jonglerie entre 1996 et 2008. Il fait désormais partie de la base du spectacle. Les équilibristes qui ont aussi performé ce numéro sont Denis Tolstov et Fernando Dudka
Ce numéro a été présenté à partir de la seconde tournée européenne (2006-2007) en rotation avec Équilibre.
  • Roue Cyr
Ce numéro a été conçu pour la version en arena en 2009. Il est en rotation avec le numéro de Jonglerie.

Numéros disparus[modifier | modifier le code]

  • Homme fort (1994-2004)
Il a été réalisé jusqu’en 2004 et on doit sa disparition plus que probablement à un manque d’artistes officiant encore dans cette discipline artistique. Avec la fin de ce numéro, c'est également un personnage clé du spectacle qui a disparu, car il faisait partie intégrante de l'univers d'Alegría (protecteur des Nymphes, prétendant de la Chanteuse en blanc). Seul trace de son passage, le début musical de son numéro est toujours joué en prélude à Snowstorm et son cri peut toujours s'entendre lors du final.
  • Cube aérien (en rotation de 1994 à 1999, puis de 2004 à 2008)
Ce numéro a fait son apparition lors de la première tournée nord-américaine. Créé par l'artiste russe Mikhail Matorin (qui a performé jusqu'à la fin de la tournée japonaise en 1996 avant de se rendre sur Mystère), le numéro a été repris ensuite par un artiste péruvien en 1996, Angelo Rodriguez. Par après, la performance a été performée par un artiste australien, Paul Bowler, lors de la tournée européenne de 1997-1998. Le cube aérien n'a plus été présenté à partir de Beau Rivage (1999) jusqu'en 2004, lors de la seconde tournée japonaise du spectacle (Alegría 2). Ce numéro a été arrêté en 2008[3].
  • Musique: Ibis
Il s'agissait d'un numéro plus proche du style Cadre aérien que l'on retrouve à La Nouba car l'artiste effectuait des mouvements suspendu à deux longs tissus et non pas à des élastiques. Il a été performé dans un premier temps lors du passage du spectacle au Japon et à Hong Kong en 1996 par un artiste russe Yuri Maiorov. Le numéro est réapparu en 2003-2004 (seconde tournée nord-américaine) grâce à la volonté du comédien Ebon Grayman (qui jouait le rôle de Fleur). Il n'a plus jamais été présenté depuis.
  • Musique: Ibis
  • Funambule suspendu par une perche à l'épaule (Shoulder Pole Wire) (de 1994 à 1996)
Il était performé par quatre artistes chinois (divisé en groupe de deux à chaque représentation). Le porteur tenait à l'épaule une perche qui se terminait en son sommet par une demi-lune servant de fixation à un câble tendu. Le voltigeur évoluait sur ce câble et effectuait plusieurs mouvements acrobatiques. Il s'agissait sans doute d'un des numéros les plus impressionnants, du moins en apparence car à la fois l'artiste voltigeur et la perche étaient fermement maintenus par une longe de sécurité[4].
  • Musique: Kalandero

Les tournées asiatiques ont également donné naissance à différents numéros en rotation aujourd’hui disparus[5].

Performé par une jeune artiste américaine, Molly Saudek, ce numéro de funambulisme avait été mis au point pour la première tournée asiatique en 1996 et a été arrêté après Hong Kong.
  • Musique: Kalandero
Lors du retour d'Alegría au Japon en 2004-2005, ce numéro a été performé par un artiste chinois Yang Huang. Il s'agit également d'un numéro de funanbulisme, sauf que l'artiste évolue sur un câble élastique non tendu et à une hauteur plus basse (en général, le câble est suspendu à deux poteaux).
  • Musique: Kalandero

Chants[modifier | modifier le code]

Les mélodies d'Alegría sont interprétées par deux chanteuses qui peuvent alterner leurs positions selon les représentations (la Chanteuse en Noir est ainsi une position de back-up, c'est-à-dire une position de repos pour la Chanteuse en Blanc, car ce rôle demande moins d'interventions dans le spectacle).

Les chants ont également déjà été assuré par un homme (Cristian Zabala, un contreténor) lors des périodes d'absence d'une des chanteuses[6].

  • La Chanteuse en Blanc
  • La Chanteuse en Noir

Musiciens[modifier | modifier le code]

Comme tous les spectacles de tournée du Cirque du Soleil, l'ambiance musicale est assurée par un groupe de musiciens qui joue en direct. Celui d'Alegría est composé de cette façon:

Ils sont vêtus de costumes blancs et argentés, trop courts et avec un grand nœud papillon. Ils ont un nez en trompette et portent des perruques blanches surmontées d'une couette ce qui leur donne un caractère assez farfelu. Installés en haut de la scène et visible du public, ils interviennent à plusieurs reprises lors du spectacle, entre autres le percussionniste qui joue du djembe aux côtés des artistes performant le numéro de Danse de feu.

Historique des tournées[modifier | modifier le code]

Le spectacle a débuté sa tournée internationale de la même manière que son prédécesseur Saltimbanco en enchaînant d’avril 1994 à février 1999 trois tours en Amérique du Nord, en Asie puis en Europe. Seule différence notable, Alegría est la première création du Cirque du Soleil à être présentée à Hong Kong et Singapour.

Après un premier tombé de rideau en 1999, il est décidé de présenter le spectacle à Biloxi (Mississippi, USA) au sein de l’hôtel Beau Rivage, fraîchement inauguré. Les représentations se sont déroulées de mai 1999 à octobre 2000 dans un théâtre de 1552 places spécialement conçu pour l’occasion[7].

Il fut ensuite décidé de relancer le spectacle sur les routes en commençant par une tournée Asie – Pacifique qui débuta en janvier 2001 pour se terminer en avril 2002 et où la Nouvelle-Zélande est visitée pour la première fois. Par la suite et jusqu’en avril 2009, Alegría s’est relancé dans une tournée nord-américaine (2002-2004), japonaise (2004-2005), européenne (2006-2007) et sud-américaine (2007-2008) avant d’être présenté en Corée du Sud, à Taiwan et aux Émirats Arabes Unis.

Depuis le 27 mai 2009, le spectacle a été remodelé pour être présenté dans les arenas nord-américaines.

Lors de ses passages à Londres en 1998 , 1999 , 2006 et 2007, le spectacle est présenté non pas sous Grand Chapiteau mais au sein de la salle de spectacle Royal Albert Hall. La scène est légèrement adaptée à la configuration du théâtre et 3900 personnes peuvent assister à chaque représentations[8].

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale d'Alegría est sortie au Canada le 27 septembre 1994 sous le label RCA Victor. L'album comprenait 12 titres composés par le québécois René Dupéré dont il s'agissait de la septième collaboration avec le Cirque du Soleil. La musique s'inspire de plusieurs styles parmi lesquels le jazz, le tango, le klezmer et la pop. Elle évoque les vieux cirques itinérants en faisant appel, entre autres, à différents instruments acoustiques parmi lesquels l'accordéon et les percussions.

Les chants sont assurés par Francesca Gagnon et on note certaines différences de style avec les titres joués en direct par les musiciens sous le grand chapiteau.

Liste des titres:

  1. Alegría (5:47)
  2. Vai Vedrai (4:33)
  3. Kalandéro (5:16)
  4. Querer (4:34)
  5. Irna (4:46)
  6. Taruka (5:32)
  7. Jeux d'enfants (4:40)
  8. Mirko (5:03)
  9. Icare (7:25)
  10. Ibis (6:20)
  11. Valsapena (4:06)
  12. Nocturne (3:08)

Le 11 juin 2002, l'album est réédité sous le label BMG/Cirque du Soleil Records sous forme d'une édition étendue à 14 titres. Les deux extraits ajoutés ont été enregistrés en direct lors des représentations à Sydney (Australie) en 2001. Les chants sont une nouvelle fois assurés par Francesca Gagnon. Cet album n'est aujourd'hui plus proposé à la vente.

13. Cerceaux (Manipulation) (4:00)
14. Malioumba (Flying Man) (4:16)

L'album original (comprenant 12 titres) ressort le 20 juillet 2004 sous le propre label de la compagnie, Cirque du Soleil Musique. À cette occasion, la pochette, le booklet et la couverture du CD sont redessinés aux nouvelles couleurs du spectacle. Enfin, dans le cadre des célébrations du 25e anniversaire du Cirque du Soleil et des 15 ans du spectacle, l'album ressort au Canada le 26 mai 2009 dans une version numérique remasterisée.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

L'album Alegría est aujourd'hui celui que le Cirque du Soleil a le plus vendu avec plus de 500.000 copies dans le monde. L'album a été certifié Disque de platine au Canada[9].

Au gala de l'ADISQ de 1995, Alegría a obtenu les prix Félix "Preneur de son de l'année" (Rob Heany) et Réalisateur de disque de l'année (Robbi Finkel et René Dupéré). Il était également nommé dans une troisième catégorie: Arrangeur de l'année. De son côté, René Dupéré avait été nommé pour le prix d'Auteur compositeur de l'année[10]. L'album a par ailleurs été nommé la même année pour un Grammy Awards dans la catégorie Best Instrumental Arrangement with Accompanying Vocal(s) et est resté 65 semaines au sein du classement du magazine américain Billboard dans la catégorie Musiques du monde[9].

En 1996, Alegría fut nommé pour deux prix Juno comme Best Global Album et comme Recording Engineer of the Year (Rob Heany)[11].

Autres supports et utilisations[modifier | modifier le code]

Deux singles ont également été sortis (apparemment uniquement en Europe)[12]:

Alegría (date inconnue) reprenant les titres Irna et Alegria
Querer (1997) reprenant les titres Querer et Jeux d'Enfants

Certains titres ont également été repris voire remixés dans plusieurs compilations:

Cirque du Soleil Collection (1997 - RCA Victor): Querer et Alegria
Tapis Rouge Solarium (2003 - BMG/Cirque du Soleil Records): Alegria (A Man called Adam's Magical Remix) et Nocturne (Christophe Goze Remix)
Le Best Of (2004 - Cirque du Soleil Musique): Alegría et Querer
Solarium / Delirium (2005 - Cirque du Soleil Musique): même que pour Tapis Rouge Solarium avec en plus Querer (Julien Jabre Remix)
25 (2009 - Cirque du Soleil Musique): Alegría

Enfin, le Cirque du Soleil a également repris deux titres d'Alegría pour la production DELIRIUM (2006-2007):

Alone s'inspire de Querer
La Nova Alegria s'inspire d'Alegría

Alegría Live at Fairfax[modifier | modifier le code]

Un double album live du spectacle, enregistré à Fairfax en 1995, a été produit exclusivement et en quantités limitées pour les employés du Cirque du Soleil à l'occasion des festivités de noël. Il contient au total 31 titres. Cet album, considéré comme collector par de nombreux collectionneurs, peut être retrouvé de temps en temps en vente sur des sites internet d'enchères en ligne à des prix dépassant souvent les 100 voire 200 USD[13].

Liste des titres

Disque 1
  1. Milonga (3:13)
  2. Ouverture (1:16)
  3. Mirko (2:47)
  4. Prelude to Vai Vedrai (0:28)
  5. Vai Vedrai (5:37)
  6. Jeux d'Enfants 1 (1:31)
  7. Jeux d'Enfants 2 (1:40)
  8. Fast Track 1 (2:04)
  9. Fast Track 2 (2:04)
  10. Fast Track 3 (1:18)
  11. Fast Track 4 (0:48)
  12. Oiseaux sur la Corde (3:30)
  13. La Perche 1 (4:51)
  14. La Perche 2 (0:21)
  15. Homme Fort (11:56)
  16. Hoola Hoops (6:30)
  17. La Tempête (1:13)
  18. Le Feu (6:10)
Disque 2
  1. Le Bal (3:28)
  2. The Letter (1:12)
  3. Prelude to Le Cube (0:51)
  4. Le Cube (6:47)
  5. Barres Russes (5:39)
  6. Bardak 1 (1:49)
  7. Bardak 2 (0:46)
  8. Prelude to Contorsion (2:17)
  9. Contorsion (7:23)
  10. Montage du Filet (2:50)
  11. Prelude to Grans Volants (1:22)
  12. Grands Volants (6:00)
  13. Alegría (3:21)

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Alegría a été filmé sous le grand chapiteau à Sydney entre mai et août 2001. La production conjointe Cirque du Soleil Images et Serpent Films Cirque du Soleil Alegría Filmed live in Sydney sort sur le marché nord-américain (région 1) le 19 novembre 2001 sous deux formats (DVD et VHS). Il faudra attendre respectivement 2003 et 2004 pour voir les sorties des DVD en région 2 et 4.

Réalisé par Nick Norris et produit par Ricky Oldman, le montage final comprend différents enregistrements réalisés sur plusieurs représentations. Certains numéros ne sont pas présentés en entier, ce qui fait que la production ne dure qu'approximativement 90 minutes contre 110 minutes pour un spectacle classique. Le DVD propose également une série de bonus.

Liste des chapitres
  1. Introduction
  2. Trapèzes synchronisés
  3. Fast Track
  4. Danse de feu
  5. Le clown et la chandelle (Clown With Candle)
  6. Manipulation
  7. Homme fort
  8. Snowstorm
  9. Le Bal (Song Vazoule)
  10. Homme volant
  11. Le clown et la corde (Clown With Rope)
  12. Barres russes
  13. Contorsion
  14. Interlude "Petit Tamir" (Little Tamir and Bird)
  15. Barres aériennes
  16. Final et crédits
Bonus
  • A look behind the scenes
    • Filming Alegría
Une rencontre avec l'équipe de réalisation du tournage d'Alegría.
    • A journey to Alegría
Reportage réalisé par la chaîne de télévision australienne Nine Network Australia et présenté par l'australien Jamie Durie. On y découvre les coulisses du spectacle et plusieurs interviews avec des artistes.
  • A different perspective
Sélection de différents extraits du spectacle en slow motion.
  • Meet the artists
Les artistes d'Alegría se présentent face à la caméra.
  • Multi-angle performances
Deux numéros (Fast Track et Barres aériennes) peuvent être visionnés sous 4 angles de vue différentes.
  • Music promo
Promotion des CD musicaux des autres spectacles du Cirque du Soleil

Une édition double DVD a également été produite en France (zone 2) par TF1 Production en décembre 2002. Le premier DVD est composé de la représentation, A different perspective, Meet the artists et Multi-angle performances tandis que le second propose un reportage sur le Cirque du Soleil Et toujours... le rêve d'un envol, Filming Alegría, A journey to Alegría, Music Promo et une série de liens internet.

Un autre DVD a été lancé en 2004 lors de la tournée japonaise exclusivement pour ce marché. Intitulé Alegría 2 Evolution, il n'a été vendu que lors des représentations et est introuvable dans le commerce. Il contenait principalement des interviews d'artistes et reportages sur les coulisses du spectacle.

Alegría, le film[modifier | modifier le code]

En 1998, un film inspiré du spectacle a été tourné par Franco Dragone. Alegría, le film est l’histoire d’un mime de rue, Frac, qui a perdu l’amour de son travail à la suite d'une tristesse profonde. Sa vie va changer lors de sa rencontre avec la chanteuse et artiste vedette d’un cirque, Giulietta. C’est le début d’un voyage rempli d’amour et d’aventure avec Momo, un ami de 11 ans.

Cette histoire d’amour a été tournée à Amsterdam et à Berlin en 1997. La musique du film est de Benoît Jutras. Elle reprend les mêmes inspirations que le spectacle. Certains titres de René Dupéré ont été repris voire réarrangés comme « Alegría » (la chanson cette fois-ci).

Anecdote[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens d'artistes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]