Alec Jeffreys

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Alec John Jeffreys

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Alec Jeffreys

Naissance 9 janvier 1950 (64 ans)
Luton, Bedfordshire (Angleterre)
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Champs Génétique
Institutions Université de Leicester
Diplôme Merton College
Renommé pour la technique d'empreinte génétique

Sir Alec John Jeffreys (né le 9 janvier 1950 à Luton, Bedfordshire) est un généticien britannique qui a développé des techniques d'empreinte génétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au Merton College de l'Université d'Oxford il se déplace à Leicester où il développe une technique d'empreinte génétique basé sur un échantillonnage des variations du code génétique pour identifier un individu. Cette technique est utilisée en médecine légale comme moyen d'investigation judiciaire, pour résoudre des recherches de paternité, identifier des criminels etc. Elle peut être utilisée sur d'autres espèces que l'Homme.

L'empreinte génétique a été utilisée pour la première fois pour identifier le violeur et meurtrier de deux jeunes filles de Narborough dans le Leicestershire en 1983 et 1986. Le premier test a permis d'innocenter un suspect, puis le coupable a été trouvé à partir de la prise de l'empreinte génétique de 5 000 personnes de la région.

Jeffreys raffine la prise d'empreinte en développant une technique fondée sur des séquences du code génétique hautement variables, les minisatellites. La prise d'une empreinte se fait donc sur quelques-unes de ces séquences, ce qui facilite la reproductibilité des résultats et donne des résultats moins volumineux à stocker et plus facilement manipulables dans des bases de données. Un laboratoire moderne peut effectuer ainsi plusieurs centaines d'empreintes par jour. La technique inventée par Jeffreys est à la base de la UK National DNA Database, la plus vaste base de données sur ce sujet à ce jour contenant 3,4 millions d'enregistrements en décembre 2005[1]. Les lois britanniques permettent qu'une empreinte génétique de toute personne arrêtée soit prise et qu'elle soit conservée même si la personne est reconnue innocente. Jeffreys s'est opposé au système actuel en proposant que la base de données soit gérée par une tierce partie indépendante[2].

Jeffreys et son équipe étudient maintenant l'effet d'irradiation tel que celles qui ont suivi la fusion du réacteur de Tchernobyl. Leurs autres centres d'intérêts comprennent l'analyse de l'instabilité et des recombinaisons génétiques du génome humain à partir d'un seul gamète, les approches transgéniques et les effets des radiations ionisantes sur les mutations de la lignée germinale.

Jeffreys devient membre de la Royal Society en 1986 et est professeur de cette société savante. Il est fait chevalier en 1994[3].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Entre autres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]