Alboraya

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Alboraya
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Communauté valencienne Communauté valencienne
Province Valence
Comarque Horta Nord
Maire Miguel Chavarria[1] (PSPV-PSOE)
Code postal 46120
Démographie
Population 22 563 hab. (2011)
Densité 2 718 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 30′ N 0° 21′ O / 39.5, -0.3539° 30′ Nord 0° 21′ Ouest / 39.5, -0.35  
Altitude 5 m
Superficie 830 ha = 8,3 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.alboraya.org

Alboraya, officiellement et en castillan, traditionnellement Alboraia en valencien[2], est une commune de la Communauté valencienne, située dans la comarque de l’Horta Nord. On la définit comme "La porte de l'Horta Nord".

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle jouxte au nord les communes d’Almàssera et de Meliana, au sud, la ville de Valence, à l'ouest, Tavernes Blanques et à l'est, la Mer Méditerranée, sur environ 4 km de plages, de la Playa Norte (Plage du Nord), qui touche les nouvelles plages aménagées de Meliana, à La Patacona, plage voisine de la Malvarrosa, l'une des plages urbaines de la ville de Valence.

La commune conserve encore de larges zones agricoles, avec des cultures intensives qui constituent la richesse essentielle et traditionnelle de cette terre. Avec les années, l'extension de terre agricole s'est progressivement réduite, du fait de la pression urbaine et de diverses politiques économiques de caractère étatique et autonomique qui n'ont pas toujours l'adhésion de la population. Les terres de cultures irriguées, relativement importantes encore, se divisent en huit secteurs : Calvet, Desamparados, Mar, Massamarda, Masquefa, Miracle, Savoia et Vera.

Histoire[modifier | modifier le code]

Alboraya était une ferme (alqueria ) musulmane que le roi Jacques Ier octroya à l'évêque d'Huesca, Vidal de Canyelles. Teresa Gil de Vidaura, en devint propriétaire par un échange de terres avec ledit évêque, échange grâce auquel elle augmenta le patrimoine de Jacques (Jaume) de Xèrica, fils qu'elle eut du roi Jacques II. En 1331, la propriété passa dans les mains de Gilabert de Sanoguera, qui fut à l'origine de la seigneurie. Au cours du XVe siècle, celle-ci entra dans le giron de la Couronne. Sur ses terres se trouve le village déserté Rafelterràs. L'église a été construite au XVe siècle, sous l'invocation de sainte Marie. À côté du Barranc de Carraixet (Ravin de Carraixet) se dresse l'ermitage dédiée à la Mare de Déu dels Desemparats (Vierge des Délaissés); sa première construction date de l'an 1414, sur une commande du Conseil Général de Valence datant de 1400, afin de consacrer les cimetières où étaient enterrés les suppliciés et les pauvres. L'édifice actuel est plus récent.

Selon l'historien Martinez Aloy, Alboraya terme arabe faisant référence à البريج (al-Boraiý, "tourelle"), utilisé comme nom de la ferme musulmane. Gaspar Escolano, البرج défendre le terme (al-bury, "tour"), féminisée dans البرجة (al-Burya), justifie cette étymologie parce que les tours qui existaient avant-postes des murs du jardin aussi Valencia. appelé aux dents longues.

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de mai 2004 ont donné la majorité absolue au PP, avec 9 conseillers; le PSOE en a obtenu 3, SIA (Sí Alboraya) 2, UV 1, Bloc-EV 1 et l'Entesa 1.

Liste des maires, depuis les premières élections démocratiques.

Législature Nom du Maire Parti politique
1979-1983 Enrique Ruiz Peris UCD
1983-1987 Joan Josep Barres Paulo PSPV-PSOE
1987-1991 Francisco Pastor Gimeno UV
1991-1995 Joan Josep Barres Paulo PSPV-PSOE
1995-1999 Joan Josep Barres Paulo PSPV-PSOE
1999-2003 Manuel Álvaro Manzano PP
2003-2007 Manuel Álvaro Manzano PP
2007-2011 Manuel Álvaro Manzano PP
2011-2015 Miguel Chavarria PSPV-PSOE

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dénombrement de 1646 recense 88 maisons ; en 1794, le botaniste Cavanilles chiffre la population à 560 habitants; au milieu du XIXe siècle, l'historien Madoz donne le chiffre de 3301 habitants ; en 1922, Sanchis Sivera, curé géographe, en relève 4265.

La population a beaucoup augmenté ces dernières années, passant de 11267 habitants en 1986 à 18656 en 2002, dont 58,84 % ont déclaré savoir parler le valencien lors du recensement de l'année 2001.

Evolution démographique
1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1991 2000 2005 2006
4.700 4 807 5 712 6 124 6 749 6 885 8 073 9 126 10 727 11 687 16 943 20 514 21 263

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale est l'agriculture, et la culture la plus importante est celle de la xufa [tchoufa] ou xufla [tchoufla], élément indispensable à la fameuse orxata [ortchata] d'Alboraya.

Les secteurs économiques se répartissent de la façon suivante (chiffres de 1994) : 45,80 % dans les services, 33 % dans l'industrie, 16,70 % dans l'agriculture et enfin 3,60 % dans le bâtiment.

Festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes d 'Alboraya sont connues dans tout le district et attirent une foule nombreuse de tous les villages voisins. Commençant à la fin de la première semaine de juillet, elles s'étendent tout au long de la semaine qui suit et s'accompagnent d'activités d'un grand intérêt religieux et récréatif.

Par privilège papal spécial, Alboraya célèbre la Fête-Dieu, ou Corpus Christi, hors de sa date officielle (deuxième dimanche après la Pentecôte), c'est-à-dire le dimanche qui précède le 10 juillet, fête de saint Christophe, le patron de la localité.

Autour des grandes fêtes, on organise une grande foire, durant laquelle se prosuisent les groupes culturels de la ville.

Mais cela n'est qu'un début. Le calendrier festif d'Alboraya est l'un des plus complets du district de l’Horta Nord. Ses festivités —la Procession des Palmes du dimanche des Rameaux, le Chemin de Croix de l’Horta, les processions Jeudi et Vendredi Saint et la Sainte Rencontre du Dimanche de la Résurrection— sont connues et admirées dans tout le canton.

Les rues, les quartiers et les ermitages ont des fêtes propres, liées à leurs dévotions particulières, entre lesquelles se détachent la Passa 1 de Saint Christophe, le premier dimanche de mai, et le pèlerinage du lundi de Pentecôte à l'ermitage du Miracle dels Peixets (Miracle des petits poissons).

Les Feux de la Saint-Jean entament le cycle festif de l'été et ouvrent le chemin aux Grandes Fêtes d'Alboraya, qui se tiennent autour du 10 juillet, en honneur du saint patron, Christophe, et de la Fête-Dieu.

Ces festivités estivales résultent de la concentration de diverses fêtes locales sur une semaine de réjouissances populaires, pendant laquelle les manifestations religieuses —procession du Saint-Sacrement, de saint Roc, de la Vierge de l'Assomption, de saint Christophe, accompagné de la bénédiction des voitures, de saint Isidore laboureur, accompagné de la bénédiction des animaux— se mêlent à des activités profanes comme le jour des vieilles personnes, des concerts, des fêtes foraines, des compétitions sportives, le traditionnel Trophée de Galotxa (une variante du trinquet, ou pelote basque), des vachettes et le taureau emboulé, le jour de l’orxata, les défilés des Moros y Cristianos, des expositions, des activités culturelles et des traditions populaires. Les festivités de Port Saplaia en l'honneur de la Vierge du Carmel et la dévotion au Christ de la Providence du 6 août ferment le cycle estival.

Les fêtes de l'automne, telles que celles, entre autres, du complexe de la Patacona, des conscrits, à la Saint-Michel, de sainte Cécile, de la Vierge Miraculeuse, rouvrent le calendrier festif qui, comme toutes les années, finit avec la semaine de Noël et le changement d'année.

note[modifier | modifier le code]

1 La passa est un char portant des statues religieuses lors des grandes processions, particulièrement lors de la Semaine sainte. Le castillan connaît la même chose sous le nom de paso.

Patrimoine et architecture[modifier | modifier le code]

  • Alboraya conserve encore dans bien de ses quartiers la saveur typique des villages, outre l'attrait que constitue son front maritime s'étendant sur quasiment quatre kilomètres, offrant deux noyaux résidentiels, Port Saplaia et Patacona, séparés par l'embouchure du Barranc del Carraixet. Port Saplaia est doté d'un port nautique qui permet de mouiller les bateaux à la porte même des habitations, dans un complexe résidentiel aux couleurs traditionnelles chaudes de l'ocre et de la terre de sienne, mêlées de tons bleus et rose pâle.
  • De son patrimoine monumental, nous pouvons admirer l'église paroissiale de l'Assomption de Notre-Dame (XVIIIe s.), de style baroque et d'origine médiévale. La façade, flanquée d'un clocher à droite, est en pierre taillée. À l'intérieur nous trouvons trois nefs et leurs chapelles latérales; la nef centrale présente une voûte en demi-berceau. Alboraya compte divers ermitages, dont ceux du Très Saint-Christ des Âmes (Santíssim Crist de les Ànimes), de la Vierge du Pilier (Mare de Déu del Pilar), abandonné, du Sacré-Cœur de Jésus, de Sainte-Barbe, récemment restauré, de la Vierge des Douleurs, de Saint-Christophe, etc. Ils appartiennent à un important patrimoine historique et artistique, riche en sculptures, en peintures, en retables et en céramiques.
  • L'architecture civile d'Alboraya est représentée par les maisons urbaines modernistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, ainsi que par les fermes morisques et les maisons champêtres, témoins d'un lointain passé, offrant de petits retables dévotionnels en céramique.

L’horchata[modifier | modifier le code]

  • Alboraya est connue partout dans le monde comme « le berceau et la source de l’horchata », car on y élabore, dit-on, la meilleure orxata de xufes [ortchata dé tchoufés] du monde. C'est là sans doute son trait le plus caractéristique, du moins hors de ses murs.
  • Il existe dans tout le Pays valencien des orxateries artisanales qui produisent directement l’orxata à partir de la matière première, la xufa, et des deux autres ingrédients exclusifs : l'eau et le sucre. Par contre, les boissons industrielles que l'on trouve dans les supermarchés et autres grandes surfaces, généralement sous le nom castillanisé de horchata de chufa, sont d'une authenticité douteuse, car dans leur composition entrent des ingrédients qui n'ont rien à faire dans une véritable orxata. Ainsi, la marque la plus connue d'horchata industrielle, Chufi, y introduit des protéïnes de lait, moins chères que la xufa. Cela n'est pas sans conséquence sur le goût, comme on peut s'en douter. Bien que ce type de pratique ait l'aval de la Denominació d'Origen d'Orxata de València, il est évident que l’orxata ne doit pas contenir de lait, dont le véritable amateur détecte aussitôt le goût.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. El Bloc se hace con la alcaldía de Burjassot, Levante-EMV, 11 Jun 2011
  2. (ca) Empar Minguet i Tomàs, Els processos de normalització lingüística en l'àmbit municipal valencià, Valence, Universitat de València,‎ 2005, 1199 p. (ISBN 84-370-6368-X), p. 387

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La xufa i els gelats tradicionals valencians. Aportació alboraienca, Cristòfol Martí (2003),(en catalan) sans doute l'ouvrage le plus sérieux et le mieux documenté sur la xufa et l’orxata de xufes, écrit par un érudit natif d'Alboraya.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]