Albert Tarantola

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Albert Tarantola (né le 15 juin 1949 à Barcelone et mort le 6 décembre 2009) est un géophysicien français. Ses travaux principaux portent sur la théorie du problème inverse.

Formation et carrière académique[modifier | modifier le code]

Albert Tarantola a vécu toute sa jeunesse en Espagne. À 15 ans, il quitte l'école, vit de petits travaux avant de reprendre des études pour obtenir l'équivalent du baccalauréat. Il arrive à l'université de Paris-VI (Jussieu) au début des années 1970 et obtient un doctorat d'astrophysique en 1976. .

Albert Tarantola a effectué toute sa carrière à l'Institut de physique du globe de Paris, dont il a dirigé l'école doctorale de 1991 à 1996.

Professeur invité aux universités de Stanford, Princeton, Pékin, Santiago du Chili ou au California Institute of Technology, il a été distingué par la médaille d'argent du CNRS et le prix Antoine d'Abbadie de l'Académie des sciences.

Sur la fin de sa carrière, il a développé des réflexions sur le développement continu des technologies, demandant de « cesser d'avoir cette foi naïve dans le "progrès" que nous prodiguent la science et la technologie ».

Invité à donner un mois de cours à l'université de Santiago du Chili, il a été victime mi-septembre 2009 d'un accident vasculo-cérébral en revenant de la Terre de Feu. Il est mort à l'Hôtel-Dieu à Paris.

Travaux scientifiques en géophysique[modifier | modifier le code]

En 1982 ses travaux sur la théorie du problème inverse lui apportent une reconnaissance mondiale. Cette théorie permet d'obtenir des renseignements sur la structure interne de la Terre à partir des ondes sismiques. Cette théorie a aujourd'hui des débouchés dans l'imagerie médicale et la prospection pétrolière. Il s'est également intéressé à de nombreux sujets scientifiques (navigation par satellite...).

Il est l'un des géophycisiens dont les travaux ont été, dans le monde, les plus cités au cours de la seconde moitié du XXe siècle[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Tarantola, page Carnet du Monde, par Stéphane Foucart, le mardi 22 décembre 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sa page personnelle sur le site de l'IPGP (en anglais)