Albert Pen

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Albert Pen
Fonctions
Sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon
1er octobre 198630 septembre 1995
Élection 28 septembre 1986
Prédécesseur Marc Plantegenest
Successeur Victor Reux
2 octobre 196821 juin 1981
Élection 22 septembre 1968
Réélection 25 septembre 1977
Prédécesseur Henri Claireaux
Successeur Marc Plantegenest
Biographie
Date de naissance 1er mars 1931
Lieu de naissance Dartmouth, Nouvelle-Écosse
(Canada)
Date de décès 3 juillet 2003 (à 72 ans)
Nationalité française

Albert Pen, né le 1er mars 1931 à Dartmouth et mort le 3 juillet 2003, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Dartmouth en Nouvelle-Écosse, au Canada, de parents français, il est instituteur de profession et est un habitant de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1968, Albert Pen est élu sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon sous l'étiquette UDR, parti gaulliste. L'année suivante, il rejoint le groupe des non-inscrits qu'il quitte en 1974 pour s'inscrire comme apparenté au groupe socialiste. Également maire de Saint-Pierre de 1971 à 1998, il est élu député à l'Assemblée nationale en juin 1981, avant d'être élu de nouveau sénateur en septembre 1986. Il conserve son siège pendant neuf ans avant d'être battu par Victor Reux en septembre 1995[1].

Il est par la suite membre du Conseil économique et social de 1999 à sa mort.

Dès 1965 et pendant 30 ans, il s'affirme comme une personnalité politique majeure de Saint-Pierre-et-Miquelon. Homme de caractère, il s'élève d'abord contre la toute-puissance de l'administration du gouverneur héritée de l'époque coloniale. Sa stature de parlementaire bouillonnant, permet au Conseil général de faire entendre la voix de l'exécutif local sorti des urnes, face à une administration habituée à jouer du pouvoir de distribution des indispensables subventions. Sur le plan international, ses efforts pour faire reconnaître les droits de pêche des îles Saint-Pierre et Miquelon dans la zone canadienne, demeurent vains; les enjeux économiques du commerce extérieur pesant infiniment plus lourd que les droits historiques de 6 000 Français. Il s'illustre pendant la « guerre de la morue » entre la France et le Canada par quelques actions spectaculaires comme une grève de la faim à Ottawa et son arrestation, avec d'autres élus de l'archipel, par la Garde côtière canadienne alors qu'ils avaient embarqué sur un chalutier saint-pierrais pour aller pêcher dans des eaux « grises ». Ces secteurs conjointement administrés par la France et le Canada sont alors fermés par décision unilatérale canadienne, sans réelle protestation du gouvernement français. Albert Pen en gardera une amertume qui ne fera que grandir avec le déclin des activités portuaires de sa collectivité enclavée dans l'étau canadien. Ainsi voyait-il broyé, par les excès des flottes de pêche étrangères, l'essentiel du combat de sa vie.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre à son effigie a été émis en 2006, dessiné par Patrick Derible et gravé par Pierre Albuisson.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]