Albert Guillaume

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guillaume.

Albert Guillaume

Description de cette image, également commentée ci-après

Albert Guillaume par Nadar

Naissance 14 février 1873
Flag of France.svg Paris
Décès 10 août 1942
Flag of France.svg Faux
Activités Artiste peintre
Affichiste
Caricaturiste
Maîtres Jules Chéret
Récompenses Médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris (1900).

Albert Guillaume, né le 14 février 1873 à Paris, mort le 10 août 1942 à Faux, est un peintre, affichiste et caricaturiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Guillaume est le fils de l'architecte Edmond Guillaume. Il est l'un des caricaturistes des plus renommés de la Belle Époque.

Influencé par Jules Chéret, il crée aussi bien des affiches pour le théâtre que pour la publicité : deux de ses créations seront publiées dans Les maîtres de l'affiche. Il poursuit parallèlement une carrière de peintre où il brosse avec humour le portrait de la bonne société parisienne.

Albert Guillaume est célèbre pour ses dessins satiriques publiés dans des magazines humoristiques parisiens comme Gil Blas, Le Rire, L'Assiette au Beurre et Le Figaro illustré.

Un grand nombre de ses illustrations sont publiées en albums par des éditeurs tels que Jules Tallandier, Ernest Maindron et Henri Simonis. Il publie aussi trois albums de dessins militaires, dont Mes Campagnes (1896), préfacé par Georges Courteline.

À l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, il crée, avec son frère Henri, l'attraction du « Théâtre des Bonshommes Guillaume »[1] qui met en scène une série de marionnettes satiriques sonorisées par un phonographe[2], ce qui lui vaut d'être lauréat de la médaille de bronze.

Albert Guillaume se retire à la fin de sa vie dans le petit village de Faux en Dordogne, où il meurt en 1942.

Albums d'Albert Guillaume[modifier | modifier le code]

Les Retardataires (1914), musée Carnavalet, Paris.
  • Monsieur Strong (1890)
  • Le Repas à travers les âges, Delagrave, Paris, in-8 à l'italienne (1890)
  • Le Tennis à travers les âges, Delagrave, Paris, in-8 à l'italienne (1890)
  • Des Bonshommes, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1893)
  • P'tites femmes, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1893)
  • Mémoires d'une glace, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1894)
  • Mes campagnes : album militaireH. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1896)
  • Étoiles de mer, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1896)
  • Faut voir, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1897)
  • Madame est servie, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1897)
  • Mes 28 jours, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1898)
  • R'vue d'fin d'année, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1899)
  • Y a des dames, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1900)
  • Pour vos beaux yeux, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1900)
  • Mon sursis : album militaire, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-4 (1901)
  • Contre le Spleen, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-16 (1902)
  • Madame veut rire, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-16 (1902)
  • Pour quand il pleut, H. Simonis Empis Éditeur, Paris, in-16 (1903)
  • Les Unes et les autres Garnier Frères, in-8 (1905)
  • Albert Guillaume - Les Maîtres humoristes, leurs meilleurs dessins, leurs meilleures légendes, Société d’Édition et de Publication (Félix Juven), Paris (1907)

Livres illustrés par Albert Guillaume[modifier | modifier le code]

  • Colette, L'envers du music-hall (couverture), Flammarion
  • Paul Bourget, Les deux sœurs (couverture), Flammarion
  • Almanach A.Guillaume, Simonis Empis puis Société d’Édition et de Publication (Félix Juven), (un par an de 1896 à 1906)
  • Les Œuvres de Georges Courteline, Albin Michel, 1901-1906
  • Clément Vautel, "Les femmes aux enchères", Albin Michel, 1932
  • Clément Vautel, La petite-fille de Madame Angot, Albin Michel, 1934

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. P. Brodard, Guide illustré du Bon Marché - l'Exposition et Paris au vingtième siècle, 1900, p. 154, sur archive.org.
  2. Page dédiée au « Théâtre des Bonshommes Guillaume » sur le site phonorama.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]