Albert Giraud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Giraud.

Albert Giraud

alt=Description de l'image Albert Giraud.jpg.
Nom de naissance Émile Albert Kayenberg
Activités Écrivain
Naissance 23 juin 1860
Louvain
Décès 26 décembre 1929 (à 69 ans)
Schaerbeek, Bruxelles
Langue d'écriture française

Émile Albert Kayenberg, dit Albert Giraud, né à Louvain le 23 juin 1860 et mort à Schaerbeek le 26 décembre 1929, est un poète symboliste belge d'expression française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Giraud entame des études de droit à l’université catholique de Louvain, où il fréquente Iwan Gilkin, Émile Verhaeren et Max Waller. Ne pouvant poursuivre ses études, il exerce le métier de journaliste à La Jeune Belgique où il défend « l’art pour l’art » contre « l’art social » que prône Edmond Picard dans la revue L’Art Moderne. Les deux hommes se battent en duel en 1885.

En 1920, il devient l'un des premiers membres de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Devenu aveugle les dernières années de sa vie, il s'éteint à Schaerbeek où une rue lui est dédiée et son buste, œuvre du sculpteur Victor Rousseau, orne le parc Josaphat.

Arnold Schönberg a mis en musique 21 poèmes de son recueil Pierrot lunaire (1884) dans Dreimal sieben Gedichte aus Albert Girauds « Pierrot lunaire », joué pour la première fois à Berlin en 1912 et considéré comme l'une de ses œuvres majeures.

Un poème d'Albert Giraud[modifier | modifier le code]

Lune malade

Ô Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux,
Ton immense regard fièvreux
M'attire comme une musique !

Tu meurs d'un amour chimérique,
Et d'un désir silencieux,
Ô Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux !

Mais dans sa volupté physique
L'amant qui passe insoucieux
Prend pour des rayons gracieux
Ton sang blanc et mélancolique,
Ô Lune, nocturne phtisique !

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Pierrot lunaire : Rondels bergamasques (1884)
  • Pierrot Narcisse songe d'hiver, comédie fiabesque (1887)
  • Hors du siècle (1888)
  • Les Dernières fêtes (1891)
  • Héros et pierrots (1898)
  • La Guirlande des dieux. Le Sang des roses. Poèmes anciens et nouveaux (1910)
  • La Frise empourprée. La Guirlande des Dieux. Le Sang des roses (1912)
  • Le Laurier (Bruxelles - 1919)
  • Le Concert dans le Musée (Prix triennal du théâtre 1926)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :