Albert Cossery

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Albert Cossery

Activités écrivain
Naissance 3 novembre 1913
Le Caire
Décès 22 juin 2008 (94 ans)
Paris
Langue d'écriture français

Œuvres principales

Mendiants et orgueilleux, les Fainéants dans la vallée fertile, les Couleurs de l'infamie,...

Albert Cossery (Le Caire, 3 novembre 1913 - Paris, 22 juin 2008[1]) est un ėcrivain égyptien de langue française.

Tous ses récits se déroulent dans son Égypte natale ou dans un pays imaginaire du Proche-Orient, bien qu'il ait vécu la plus grande partie de sa vie à Paris. Surnommé le « Voltaire du Nil » pour son ironie à l'égard des puissants, il a rendu hommage aux humbles et aux inadaptés de son enfance cairote et fait l'éloge d'une forme de paresse et de simplicité très éloignées de notre société contemporaine.

Albert Cossery était une figure de Saint-Germain-des-Prés où il résidait dans la même chambre d'hôtel depuis 1945.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Cossery naît le 3 novembre 1913 au Caire (quartier de Fagallah) dans une famille de petits propriétaires terriens originaire de Damiette. En 1998, il confie à Abdallah Naaman[2] : « Nous sommes des Chawâms[3] d'Égypte. Mon père est un grec orthodoxe originaire de la bourgade d'al-Qusayr, près de Homs, en Syrie. Arrivé au Caire à la fin du XIXe siècle, il a simplifié la prononciation, d'où le patronyme que la famille a adopté: Cossery ».

Comme c'est alors l'usage dans les familles aisées, il est inscrit très tôt dans une école chrétienne, le Collège des Frères de la Salle à Daher, puis, en 1926, il entre au Lycée français de Bab al-Louq. Dès l'âge de 10 ans, passionné de littérature française, il commence à écrire romans et poèmes. À partir de 1938, au Caire, il fréquente le groupe Art et liberté fondé sous l'impulsion de Georges Henein, un collectif d'inspiration surréaliste s'affichant radicalement contre la condamnation de l'art moderne par le régime nazi. La rencontre de Henry Miller lors d'un voyage aux États-Unis aide Cossery à publier son premier ouvrage en 1940, Les Hommes oubliés de Dieu.

En 1945, il s'installe à Paris, tout d'abord à Montmartre[4] et quelques années plus tard dans un hôtel de Saint-Germain-des-Prés à l'intersection de la rue de Seine et de la rue de Buci, le mythique Hôtel La Louisiane[5] (chambre 58[6] puis la 77[7] depuis 2002) où l'ont précédé Sartre et Beauvoir, toute la faune artistique et intellectuelle de l'époque ainsi que de nombreux jazzmen[8] qui y louaient des chambres au mois, voire à l'année. Il se lie d'amitié avec Albert Camus, Alberto Giacometti, Louis Guilloux, Jean Genet, Mouloudji, Juliette Gréco, Georges Moustaki, Raymond Queneau[4]...

Jusqu'à sa mort en 2008, il vit dans cette petite chambre d'où il « sort chaque jour à 14h30, habillé comme un nabab, costumes le plus souvent ocres, jaunes, chemises, cravates et pochette assorties. Je le vois alors promener son regard d’aigle dans les rues de son quartier de prédilection, au Flore, chez Lipp, Place Saint-Sulpice, au jardin du Luxembourg[9] » (Yves Simon).

« Marcher, marcher, c’est une chance de pouvoir marcher et de regarder la vie. Si j’avais un appartement et si je devais penser aux draps, je serais déjà mort[9] » (Cossery ).

Souvent, l'après-midi, il se rend au Chai de l'Abbaye, célèbre brasserie de la rue de Buci, d'où il peut observer durant des heures, le regard acéré, le spectacle de la vie. Il considère l'écrivain comme « celui qui va au marché, qui regarde partout, qui ne vend rien, qui n'achète rien et s'en va en emportant tout[10] ».

« Sa silhouette mince et élégante est devenue une figure aimée et respectée de ce quartier. À 92 ans, il continue à sortir tous les jours pour prendre un café à une terrasse d’où il peut observer les passants. Il sourit, plaisante des yeux et des mains puisque, à la suite d’une opération, la parole lui est très difficile et qu’il faut lire sur ses lèvres les mots que sa gorge refuse parfois de laisser passer[11]. »

— Aliette Armel, Le Magazine Littéraire, 24 juin 2008

Cossery a traversé la vie avec l'ironie et le détachement d'un dandy, laissant sept romans, un recueil de nouvelles et un autre de poésie. Tous ses récits (il n'aimait pas qu'on les appelle « romans[12] ») se déroulent dans son Égypte natale ou dans un pays imaginaire du Proche-Orient, bien qu'il ait vécu à Paris dès l'âge de 32 ans. Ils ont toujours pour cadre les bas-fonds du Caire, au milieu des fous, des poètes, et des mendiants, quartiers qui lui rappellent son enfance. Ses personnages – voleurs, prostituées ou balayeurs de rues à l'ironie mordante – rejettent la réalité des hommes et des tyrans[13] :

« Son dessein est avant tout de dénoncer une société falsifiée par le profit matérialiste, la vanité, la haine. Il oppose bientôt à ce modèle dominant un contre-modèle édifié par des misérables sans ambitions, des contemplatifs sans mystique, des révolutionnaires résolument pacifiques. [...] C'est qu'il fait parler la multitude, celle-là même qui ne peut être dupe de l'injustice et de l'imposture, car elle a faim et son regard est affûté[4]. »

— Jean-Claude Leroy, Outre l'écran, (blog Mediapart), 19 juin 2011

Cossery vise à ce que chaque phrase soit, selon ses propres termes, « la goutte d’ammoniaque qui tire les gens de leur torpeur. Elle provoquera une rupture qui sapera les fondements de cette fausse cohésion imposée par les mécanismes d’une société close, stéréotypée, qu’elle soit régie par le système capitaliste ou tout autre système économique[14] ».

« Les titres de ses livres annonçaient déjà un monde magique et tragique, avec ce mélange d'humour dans le récit d'existences de misère et de cruauté dans le jugement sur les puissants, Les Hommes oubliés de Dieu, La Maison de la mort certaine, Les Fainéants dans la vallée fertile, Mendiants et orgueilleux, Un complot de saltimbanques, Les Couleurs de l'infamie[15]. »

— Pierre Assouline, M. Cossery a quitté son hôtel, la République des Livres (blog Le Monde), 23 juin 2008

Henry Miller dira de lui : « Parmi les écrivains vivants de ma connaissance, aucun ne décrit de manière plus poignante ni plus implacable l’existence des masses humaines englouties[14] ».

L'auteur est animé d'un amour véritable pour ses personnages souvent hauts en couleurs et s'il manie volontiers l'ironie et si la bouffonnerie des petits chefs fats et stupides est soulignée, il ne tombe jamais dans le cynisme, conférant à son style une grâce dynamique et humoristique.

À la question : « Pourquoi écrivez-vous ? », Albert Cossery répond : « Pour que quelqu'un qui vient de me lire n'aille pas travailler le lendemain ». Philosophe du dénuement et de la paresse érigés en art de vivre[16], il s'évertua toute sa vie à donner l’impression de ne rien faire : « Regardez ces mains, elles n'ont pas travaillé depuis deux mille ans » confie-t-il au Monde peu avant sa disparition en 2008[17]. « La vraie richesse, c’est de pouvoir vivre sans travailler : en France, je me sens beaucoup plus riche que les autres puisque j’ai gardé cette manière orientale d’envisager l’existence, sans travailler. [...] Ne rien faire, c’est un travail intérieur. L’oisiveté est indispensable à la réflexion. Et je suis toujours beaucoup sorti de ma chambre : pour moi, c’est essentiel de pouvoir se lever et d’aller dans la rue pour observer le spectacle du monde[11] ».

Ses amis et ses livres pourvoient à ses besoins : « Pas besoin de plus. Quand on a de quoi vivre, on ne travaille pas. Je ne possède rien. Je suis libre[18] ». Dans sa chambre de l'Hôtel La Louisiane, ni bibelots ni souvenirs : il ne possède que ses vêtements : « Pour attester ma présence sur terre, je n'ai pas besoin d'une belle voiture », ironisait-il[1].

« Je peux passer six mois sans rien écrire, à penser à une phrase; appelez ça de la paresse, si vous voulez. Pour moi, c'est de la réflexion[19] ». Méditer. Observer. Réflechir. Prendre l'air, prendre le temps et reprendre ses phrases : « J'y retourne vingt fois, disait-il. Il faut prendre le temps. Si je n'ai rien à dire, alors je n'écris pas[18] ».

« Dans ses livres, Albert Cossery exalte la vie en Orient comme il la mène à Paris : il faut rire et jouir de l’existence, se libérer de toute forme de possession ou d’aliénation. [...] Albert Cossery est un écrivain rare : il n’a pas publié plus d’un roman par décennie. Chacun de ses livres est un joyau célébrant en français le mode de vie oriental, l’Égypte des pauvres qui cultivent, avec beaucoup d’humour, une certaine forme de sagesse, celle qu’il pratique lui-même dans le Paris de Saint-Germain-des-Prés[11]. »

— Aliette Armel, Le Magazine Littéraire, 24 juin 2008

« Je me suis un peu inspiré de ma famille. Mon père ne travaillait pas[20], ouvrait l'œil à midi. Moi-même, sauf pour l'école, je ne me suis jamais levé aux aurores[18]... ». Cette vie, il l'évoque dans Les Fainéants dans la vallée fertile[21] : autobiographique, ce récit à la fois comique et tragique met en scène une famille aisée dont aucun des membres ne travaille et qui passe l'essentiel de son temps à dormir[22]. En effet, élevé dans une famille où personne ne travaille (son père est rentier et de sa mère, on sait juste qu'elle est illettrée[11],[4] ), Cossery n'a lui-même pratiquement jamais travaillé[11] : « Mon père et mon grand-père n'ont jamais travaillé. Ils n'étaient pas riches, mais les terres qu'ils possédaient nous permettaient de vivre bien. En cas de problème, ma mère vendait un bijou[19] ».

L'œuvre d'Albert Cossery a également inspiré de nombreux artistes (écrivains, chansonniers, danseurs et chorégraphes, photographes, metteurs en scènes…), ainsi que des étudiants et chercheurs (huit thèses et mémoires soutenus en France). Deux de ses romans (Les Couleurs de l'infamie et Mendiants et orgueilleux) ont fait l'objet d'une adaptation en bande dessinée sous le pinceau de Golo. Mendiants et orgueilleux a été adapté deux fois au cinéma, ainsi que La Violence et la Dérision.

Albert Cossery s'est éteint le dimanche 22 juin 2008 à Paris, dans sa chambre de l'hôtel La Louisiane où il résidait depuis plus de 60 ans, à l'âge de 94 ans. Quelques jours avant son décès, on pouvait encore le voir faire son tour habituel au Café de Flore et au Deux Magots. Il repose depuis le 2 juillet 2008 au cimetière du Montparnasse, dans la 13e division, non loin du philosophe Emil Cioran.

Sa devise était : « Une ligne par jour ». Parce qu'elle devait être porteuse d' « une densité qui percute et assassine à chaque nouveau mot[4] ».

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

Romans, nouvelles, poésies, théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1931 : Les Morsures (poésie) (texte introuvable pour cause de non-réédition).
  • 1941 : Les Hommes oubliés de Dieu ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 2000.
  • 1944 : La Maison de la mort certaine ; réédition, Terrain vague, 1990 ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 1999.
  • 1948 : Les Fainéants dans la vallée fertile (éditions Julliard) ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 1999.
  • 1955 : Mendiants et orgueilleux (éditions Julliard) ; (adapté au cinéma par Jacques Poitrenaud en 1972 et en bande dessinée par Golo en 1991) ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 1999.
  • 1964 : La Violence et la Dérision ; rééd. Joëlle Losfeld, 1993 ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 2000.
  • 1975 : Un complot de saltimbanques ; éd. Jean-Cyrille Godefroy, 1981 ; rééd. Joëlle Losfeld, 1993 ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 1999.
  • 1984 : Une ambition dans le désert (éditions Gallimard) ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 2000.
  • 1999 : Les Couleurs de l'infamie ; éd. Joëlle Losfeld (ISBN 9782844120281) ; rééd. Joëlle Losfeld, collection Arcanes, 2000 ; (adapté en bande dessinée par Golo en 2003)
  • 2004 : Les Fainéants dans la vallée fertile (éd. éditions Gallimard, comédie en trois actes) (ISBN 978-2-07-078910-8) ; rééd. Joëlle Losfeld, 2004.

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Nikolai Vasil'evitch Gogol : Les Aventures de Tchitchikov ou les Âmes mortes (1959)
  • Galerie Lahumière : Exposition Gérard Tisserand (1964). Les Noces de Bagnolet

Théâtre (adaptations)[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Silvio Brugevin : Une comédie… Les Fainéants dans la vallée fertile : petit divertissement en 14 scènes, in Les Cahiers de Chabramant, no 3-4, été 1986.
  • Adaptation théâtrale de Les Affamés ne rêvent que de pain, extrait des Hommes oubliés de Dieu : coproduction Égypte/Suisse (Pro Helvetia), 2001, 75 min, adaptation en arabe dialectal ; adaptation et mise en scène : Michel Faure, présenté du 21 au 30 avril 2001 au Caire.
  • Albert Cossery : Les Fainéants dans la vallée fertile - comédie en trois actes. Paris : J. Losfeld, 2004.

Scénarios cinématographiques, films et documentaires[modifier | modifier le code]

Albert Cossery scénariste[modifier | modifier le code]

Films inspirés des œuvres d'Albert Cossery[modifier | modifier le code]

Films sur Albert Cossery[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1965 Prix de la Société des Gens de Lettres (SGDL) pour La Violence et la dérision
  • 1990 Grand Prix de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre.
  • 1995 Officier des arts et des lettres, nommé par Jacques Toubon, ministre de la culture et de la francophonie, à l'occasion du Salon du livre de Paris
  • 1995 Grand Prix littéraire d'Antibes - Juan-les-Pins/Jacques Audiberti pour l'ensemble de son œuvre
  • 2000 Prix Méditerranée pour Les Couleurs de l'infamie
  • 2005 Grand Prix Poncetton de la Société des Gens de Lettres (SGDL) pour l'ensemble de son œuvre, à l'occasion de la parution de ses Œuvres complètes

Études sur Albert Cossery[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Abdallah Naaman, Histoire des Orientaux de France du 1er au XXe siècle, Ellipses, Paris, 2003, pages 251-253 et 472.
  • Nicola Hahn, Safi Khatib : Albert Cossery : beaucoup… passionnément… à la folie !, Paris : Institut du monde arabe, 2006, 426 p. Dossier documentaire qui parcourt l'ensemble de l'œuvre d'Albert Cossery, les écrits que le personnage et ses livres ont suscités, les traductions, les entretiens qu'il accorda, ainsi que les travaux et les nombreuses adaptations que cette œuvre a inspirés en France et à l'étranger. (Consultable à la Bibliothèque de l'Institut du monde arabe : cote 853.3 (620) COS).
  • Yassin Temlali, Algérie, Chroniques ciné-littéraires de deux guerres, Alger, Barzakh, 2011.
  • Yassin Temlali, Albert Cossery, de l'usage révolutionnaire de la dérision, Babelmed (www.babelmed.net), 25 juin 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Citations et photographies[modifier | modifier le code]

  • Le site Babelio propose de très nombreuses citations tirées des ouvrages de Cossery ainsi que certaines photographies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mort de l'écrivain Albert Cossery, le Voltaire du Nil, dépêche AFP, 22 août 2008
  2. Abdallah Naaman, Histoire des Orientaux de France du 1er au XXe siècle, Ellipses, Paris, 2003, pages 251-253 et 472
  3. Personnes originaires du Liban, de Syrie et de Palestine : lire Les Chawams, Al Ahram hebdo, 7-13 juillet 2010, no 826
  4. a, b, c, d et e Albert Cossery ou l'efficacité révolutionnaire, itinéraire d'un écrivain égyptien de langue française, in Revue Altermed no 3 (2010), repris ici sur Mediapart
  5. surnommé aujourd'hui « le Chelsea Hotel de Paris », Drôle de dame, Libération, 16 août 2010
  6. Dans l'émission Des mots de minuit du 12 avril 2000.
  7. dixit le directeur de l'hôtel
  8. L'Hôtel La Louisiane, une histoire de Saint-Germain-des-Prés, site de l'Hôtel La Louisiane, Paris
  9. a et b La mort d'Albert Cossery, plus quelques péripéties, YvesSimon.com, 22 juin 2008 / 2 juillet 2008
  10. Entretien avec Albert Cossery in revue L'Œil de Bœuf no 7 (1995)
  11. a, b, c, d et e Albert Cossery, l'Egyptien de Saint-Germain, Aliette Armel, Le Magazine Littéraire, 24 juin 2008
  12. « Je suis un écrivain, pas un romancier. Je n’écris pas pour raconter des histoires mais pour dire ce que je pense. Les personnages sont là pour exprimer mes idées » (Cossery ). Albert Cossery, l'Egyptien de Saint-Germain, Aliette Armel, Le Magazine Littéraire, 24 juin 2008
  13. Albert Cossery, la disparition du prince de la dérision, Stéphane Vallet, le Cercle des inquiets (blog Mediapart), 24 juin 2008
  14. a et b Albert, prince des Cossards, CQFD no 58
  15. M. Cossery a quitté son hôtel, la République des Livres, blog Le Monde, 23 juin 2008
  16. Décès de l'écrivain égyptien Albert Cossery, Le Nouvel Observateur, 23 juin 2008
  17. Albert Cossery, écrivain, Le Monde, 24 juin 2008
  18. a, b et c Albert Cossery : « Si je n'ai rien à dire, alors je n'écris pas », Le Monde, 12 janvier 2006
  19. a et b Albert Cossery, l'hôte de la chambre 58, Alexie Lorca, Lire, 1er décembre 1999
  20. « Il n'a jamais travaillé de sa vie. Toujours sapé comme un prince. Il ne lisait rien, sauf le journal. La nuit, lorsqu'il me trouvait en train de lire des romans, il me disait: « Tu vas perdre la vue ». Quand un critique littéraire a écrit un article sur mon premmier recueil, il m'a dit: « Il y a des fous encore plus fous que toi et qui écrivent sur toi » (Cossery ). Dernier dandy à Paris, Libération, 1er décembre 1999.
  21. COSSERY, Albert, Encyclopædia Universalis
  22. Qui se souviendra d'Albert Cossery?, Nadia Agsous, Le Huffington Post, 22 mai 2005