Albert Ballu

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Albert Ballu
Image illustrative de l'article Albert Ballu
Albert Ballu vers 1908
Présentation
Naissance 1er juin 1849
Paris
Décès 3 novembre 1939 (à 90 ans)
Paris
Nationalité française
Activité(s) Architecte diocésain
Architecte en chef des Monuments historiques d'Algérie
Directeur Service d'architecture d'Alger
Diplôme École des Beaux-Arts Paris
Entourage familial
Père Théodore Ballu

Albert Ballu (né le 1er juin 1849 à Paris - mort en 1939 dans la même ville) est un architecte français. Il réalisa des restaurations et de nouvelles constructions notamment en Algérie et en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Albert Ballu va découvrir l'architecture dès sa plus jeune enfance. À sa naissance, son père Théodore Ballu, prix de Rome (1840) et pensionnaire de la villa Médicis (1841-1845), travaille comme assistant de l'architecte en chef sur le chantier de la basilique Sainte-Clotilde. Lorsque le Jeune Albert est admis, à 19 ans en 1868, à l'école des Beaux Arts, son père Théodore, qui est architecte en chef des travaux de la Ville de Paris depuis 1860, vient tout juste de terminer le chantier de l'église de la Trinité. Le jeune étudiant, entré dans l'atelier d'Auguste-Joseph Magne (1816-1885)[1], conforte sa formation en assistant son père sur quelques-uns de ses projets.

L'Architecte[modifier | modifier le code]

Après des études, il remporte plusieurs prix : celui de Bordeaux (sixième prix faculté de médecine et de pharmacie ) et de Charleroi (palais de justice).

Pendant plus de trente ans, il intervient en tant qu’architecte en chef de l'Algérie et dirige, en particulier, les fouilles de Tebessa et de Timgad. Il intervient ensuite en Charente, où il restaure de nombreux édifices (à la Rochelle, églises d'Esnandes et Chadenac), en Corse (oratoire de Saint-Michel à Murato et l'église de Corbini), et travaille également en Bretagne. Il devient architecte diocésain d'Aix-en-Provence, Alger et Ajaccio et prend sa retraite en 1921. Il décède à la veille de la Seconde Guerre mondiale en 1939. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (74e division).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dessins[modifier | modifier le code]

Restaurations de monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église de Jouy-le-Moutier, restaurée par Albert Ballu

Réalisations remarquables[modifier | modifier le code]

Gare d'Oran construite par Albert Ballu
La cathédrale d'Oran (1912) d'Albert Ballu, réalisée en béton armé par l'entreprise des frères Perret.
  • Pavillon de l'Argentine, exposition universelle de Paris 1889[3].
  • Palais de l'Algérie, expositions universelles 1889 et 1900
  • Pavillon de l'Algérie exposition de Marseille 1906
  • Palais de justice de Charleroi (1847-1905), avec l'entreprise de Claude-Marie Perret[4].
  • Palais de justice de Bucarest (Roumanie)
  • Médersa de Constantine (1909)
  • Casino de Biskra
  • Gare d'Oran
  • Cathédrale d'Oran (1906-1912), réalisée en béton armé avec l'entreprise Perret frères[5] (Auguste Perret)
  • restaurant Pavillon Élysée[6] (anciennement Pavillon Paillard) (Paris)

Publications[modifier | modifier le code]

  • Tour de solidor à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine): état actuel et restitution au XIVe siècle de la tour et de ses abords, 8 p., Aux bureaux de la construction moderne, 1886.
  • Le monastère byzantin de Tébessa, 38 p., Ernest Leroux, 1897.
  • Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1, 243 p., Ernest Leroux, 1897
  • Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 2, 243 p., Ernest Leroux, 1903
  • Ruines de Djemila (antique Cuicul), par Albert Ballu, architecte en chef des monuments historiques de l'Algérie, Impr.-libr. Jules Carbonel, 73 p., , 1921.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site Bora archives privées, Fonds Magne : notice biographique lire en ligne (consulté le 13 novembre 2010).
  2. Site Musay d'Orsay, Albert Ballu : restitution du forum de la ville antique de Timbad en Numidie [showUid=5880&no_cache=1 lire en ligne] (consulté le 12 novembre 2010).
  3. Site Latitud Argentina, l'Argentine à l'exposition universelle de Paris en 1889, lire en ligne (consulté le 12 novembre 2010).
  4. Site académie d'Orléans, Auguste Perret : le réseau de l'entreprise familiale lire en ligne (consulté le 12 novembre 2010).
  5. Site Lycée Perret, Auguste Perret : Principaux projets et réalisations lire en ligne (consulté le 12 novembre 2010).
  6. Sabrina da Conceiçao, « Un vestige méconnu de l'Exposition universelle de 1900 : le restaurant Pavillon Élysée et son décor plafonnant », dans Gypseries: gipiers des villes, gipiers des champs, creaphis editions, 2005 (ISBN 978-2-913610-58-3), pp. 192-193 extrait en ligne (consulté le 12 novembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agnès Groslambert, L'archéologie algérienne de 1895 à 1915 : les rapports d'Albert Ballu publiés au Journal officiel de la République française de 1896 à 1916, vol 16 Collection du Centre d'études romaines et gallo-romaines, Diffusion de Boccard, 421 p., 1997 (ISBN 978-2-904974-15-1)
  • Nabila Oulebsir, Les usages du patrimoine : monuments, musées et politique coloniale en Algérie (1830-1930), éditions MSH 411 p., 2004 (ISBN 978-2-7351-1006-3).
  • Rachid Ouahès, « Ballu Albert (Paris, 1849 - Paris, 1939) », dans Dictionnaire des orientalistes de langue française, par François Pouillon, Karthala éditions, 2008 (ISBN 978-2-84586-802-1), pp. 43-44 (extrait)
  • Béatrice Bouvier, L'édition d'architecture à Paris au XIXe siècle: les maisons Bance et Morel et la presse architecturale, p. 265, Librairie Droz, Genève, 2004 (ISBN 2-600-00879-9) (extrait)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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