Albert Ballin

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Albert Ballin

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Naissance 15 août 1857
Hambourg
Décès 9 novembre 1918 (à 61 ans)
Hambourg
Nationalité Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Profession

Albert Ballin, né le 15 août 1857 à Hambourg et décédé le 9 novembre 1918 à Hambourg est un homme d'affaires allemand. Il est directeur de compagnie maritime.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Samuel Ballin, d'origine juive, fonde l'agence Morris & Co, à Hambourg, en 1852. Après sa mort, Albert Ballin reprend le commerce. À partir de 1899, il est directeur général de la Compagnie transatlantique Hambourg-America (H.A.P.A.G.). Sous son impulsion, la HAPAG devient l'une des premières compagnies maritimes mondiales, et Hambourg un grand port international. En 1898, il fait construire sur l'île de Veddel, face aux quais, un ensemble de halles comprenant des dortoirs modernes, deux hôtels, un réfectoire cacher, une église, une synagogue, un pavillon de musique, un hôpital rudimentaire, une écurie et même un terrain de sports. Très conscient que la rivalité navale, tant civile que militaire, entre le Royaume-Uni et le l'Empire allemand, pouvait mener à la guerre, il tente une médiation, en vain, entre les deux pays. En juillet 1914, à Londres, il rencontre Winston Churchill, premier Lord de l'Amirauté. Celui-ci, qui vient de mobiliser la Home Fleet en la transférant en mer du Nord, lui déclare d'emblée : "Mon cher ami, ne nous forcez à rentrer en guerre !"[réf. nécessaire][1]. Albert Ballin est alors parfaitement conscient que la Royaume-Uni est en passe d'entrer en guerre aux côtés de la France.

En février 1917, lorsque l'empereur d'Allemagne Guillaume II déclare la guerre sous-marine à outrance, Albert Ballin fustige les prévisions trop optimistes de l'amiral Alfred von Tirpitz : il parle alors "des acrobates de la statistique ! "[réf. nécessaire]. Là aussi, les faits lui donnent raison.

Albert Ballin se suicide à Hambourg, le 9 novembre 1918, après que la guerre a détruit le travail d'une vie.

Son petit-fils est Helmut Schmidt[2] : après avoir aidé son père à enterrer dans une cachette, en 1933, tous les documents qui prouvaient sa filiation, il fait la guerre en Norvège comme lieutenant dans la Luftwaffe, dans la crainte perpétuelle d'être découvert, puis entre en politique en 1948, avant de finir chancelier[3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre GAXOTTE Histoire de l'Allemagne
  2. Le bloc-notes d'Alexandre Adler, Courrier international, 12/09/2002
  3. C. Wainstain in "La ville d'Albert Ballin", in "L'Arche", 12/2009/

Bibliographie[modifier | modifier le code]