Albert Étévé

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Albert Étévé lors de son mariage en 1912

Albert Octave Étévé, né le 24 mai 1880 dans le 19e arrondissement de Paris, ville où il est mort le 18 avril 1976 à 9e arrondissement[1], est un ingénieur aéronauticien français, inventeur de l'anémomètre qui porte son nom.

Carrière[modifier | modifier le code]

Sorti de Polytechnique en 1900[2], il devient officier du Génie. Il est d’abord affecté dans l’aérostation en 1906, et obtient son brevet de pilote de ballon libre en 1907, puis de pilote de dirigeables en février 1910. En 1908, il est promu capitaine pour faits de guerre au Maroc et affecté au laboratoire de Chalais-Meudon. Il obtient son brevet de pilote-aviateur (n°89) en juin 1910 sur le premier biplan Wright livré à l’armée. Il invente alors un stabilisateur automatique adapté à ce biplan, puis, en 1911, il crée un indicateur de vitesse à palette, l’anémomètre Étévé, qu’il expérimente sur un biplan Maurice Farman, et qui deviendra réglementaire à bord des aéroplanes militaires avant l’apparition de l’anémomètre de Raoul Badin. En septembre 1912, le capitaine Albert Étévé est promu chef du centre aéronautique de Saint-Cyr-l'École : l'aviation et l'aérostation sont regroupées sous ses ordres. Le terrain en bordure de la « route aux cochons » (l'actuelle rue du Docteur-Vaillant) est retenu, ainsi que la caserne Charles Renard, destinée à recevoir les pilotes.

Par la suite, il sera chargé entre 1914 et 1918 du contrôle des travaux des constructeurs au Service des fabrications de l’aviation (avions série et proto) et  entre 1916 et 1918 à la Section technique de l’aéronautique (avions nouveaux). Il conçoit en 1915 sur un avion Farman le premier système de tourelle de mitrailleuse ("système Étévé"), qui sera utilisé par les Français comme par les Alliés pendant la Première Guerre mondiale. Il rédige La victoire des cocardes pour raconter cette période du début de l’aviation ; le commandant Albert Caquot, son supérieur à la STAé, jugera le témoignage « impartial et objectif ». Il est intégré dans le corps des ingénieurs de l’aéronautique à sa création en 1925[3].

Il devient inspecteur général de l’aéronautique en 1935, et dirige des enquêtes techniques. En 1936 et 1937, il effectue une mission sur l'armement aérien, et il est chargé d’organiser la défense des bases aériennes en 1939[4].

L'anémomètre Étévé[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris 19e, acte de naissance no 1522, année 1880 (avec mention marginale de décès)]
  2. Fiche d'Albert Étévé dans la base des Personnels de l'aéronautique militaire du site Mémoire des hommes]
  3. Cent ans d'aéronautique au Val de Gally, Christian Bernadat, Michèle et René Seignette, Philippe Pâris. Association Fontenay d’Hier à Aujourd’hui, 2008, ISBN 978-2-9532964-0-2
  4. La victoire des cocardes l'aviation française avant et pendant la première guerre mondiale. Robert Laffont, Paris 1992,ISBN 2-221-02236-X (Repr. d. Ausg. Paris 1970)

Liens externes[modifier | modifier le code]