Albator, le corsaire de l'espace

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Albator, le corsaire de l'espace
宇宙海賊キャプテンハーロック
(Mugen Kido SSX - Uchûkaizoku Captain Harlock)
Genre Space opera
Anime japonais
Réalisateur Rintaro
Producteur Chiaki Imada
Scénariste Leiji Matsumoto
Studio d'animation Tōei Animation
Compositeurs Seiji Yokoyama
Didier Barbelivien
Chaine Japon TV Asahi
Durée 24 minutes
1re diffusion 14 mars 197813 février 1979
Épisodes 42

Albator, le corsaire de l'espace ou Albator 78 (宇宙海賊キャプテンハーロック - Mugen Kido SSX - Uchûkaizoku Captain Harlock) est une série télévisée de science-fiction d'animation japonaise en 42 épisodes de 24 minutes, créée par Leiji Matsumoto et diffusée entre le 14 mars 1978 et le 13 février 1979 sur TV Asahi. En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1980 sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Lorsque toutes les mers du globe eurent disparus, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespèrèrent sans même songer aux richesses que l'espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffit de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdus l'habitude. Seul une poignée d'hommes eut le courage d'aller explorer la mer du dessus qui pouvait encore sauver l'humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi.

En 2980[1], les terrien nagent dans l’opulence. Ils ont envoyé des robots qui exploitent les resources d'autres planètes. Tout ce qui est récolté est distribué gratuitement à la population. Par le truchement de l'abrutisseur mondio-visuel, les seigneurs bloquent les pensées d'un peuple qui est asservit. Comme il ne réfléchis plus, il se croit heureux. Pourtant, une mystérieuse sphère noire recouverte de glyphes inconnues s'écrase sur la Terre. Alors que le gouvernement mondial est incapable de réagir, la menace extraterrestre se concrétise bientôt via les Sylvidres, des femmes végétales et guerrières. Leurs exactions sont attribuées à Albator et ses pirates pourtant il sera le seul à prendre la menace aux sérieux et à les combattre.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

Les voix françaises des épisodes 40 à 42 sont légèrement différentes. Il s'agit du même casting mais les épisodes ont été doublés une vingtaine d'années plus tard pour la sortie vidéo de la série.

[modifier] Épisodes

[modifier] Personnages

Article détaillé : Liste des personnages d'Albator.

[modifier] Analyse

L'ensemble des œuvres relatant l'histoire d'Albator est assez vaste et traite d'un grand nombre de sujets. On peut cependant souligner certains thèmes récurrents.

[modifier] La décadence de la société

Dans l'univers de fiction, les hommes ont pollué la Terre et s'adonnent à l'oisiveté, maintenus dans leur léthargie par des médias diffusant des divertissements. Les ressources sont produites par des robots sur d'autres planètes, les Surabondes, le peuple est contrôlé par du pain et des jeux. Les seuls actifs sont les personnes transportant les produits des Surabondes vers la Terre dans les spatiocargires, et les forces de sécurité, lorsqu'elles ne sont pas en congé ou en pause café… et les pirates de l'Atlantis.

[modifier] La poursuite d'un idéal

Qu'ils soient nobles (la quête d'Albator pour la liberté, un monde de paix et d'amitié) ou non (la soif de pouvoir d'un monsieur Zon), les personnages à la recherche d'un idéal sont mis en valeur. Au contraire, ceux qui n'agissent que par intérêt immédiat ou par paresse (le premier ministre, la directrice de l'orphelinat de Stellie) n'ont droit à aucune complaisance.

[modifier] La conquête des grands espaces

Dans l'univers d'Albator, il y a de nombreuses références concernant les conquêtes menées par l'humanité. Conquêtes techniques, comme la conquête de l'air avec, par exemple, le vaisseau d'Emeraldas en forme de dirigeable, ou les références aux ancêtres d'Albator volant sur des biplans des années 1930-1940 ; conquête du Monde et des grands espaces avec cette ambiance Far-west sur de nombreuses planètes. Ce type d'anachronisme fait partie du charme de cet univers et contribue à en faire une ode à la soif de recherche et de découverte qui a fait progresser l'humanité.

[modifier] La nostalgie

L'univers d'Albator est sombre, avec la description pessimiste d'un futur lointain, mais également par la mélancolie des personnages. Tous les amis d'Albator ont connu des tragédies, la perte d'un proche, l'exil, la destruction de leur monde natal. Tous partagent un sentiment de nostalgie pour un Paradis Perdu. Le générique français, ainsi que les musiques d'ambiance lancinantes, ajoutées par Éric Charden sur la version française d'Albator 78, contribuent à cette poésie à la fois futuriste, mystérieuse et plaintive.

[modifier] La piraterie

La piraterie est indissociable d'Albator, non par son comportement, (les quelques pillages auxquels il se livre relèvent plus des pratiques de Robin des Bois que d'un véritable pirate), mais plutôt par l'aspect chevaleresque et libertaire des pirates mythiques. En marge de la piraterie proprement dite, il y a la fascination apparente de l'auteur pour ce qui a trait à la marine, et au combat naval. Des bateaux de toutes les époques apparaissent au cours de la série, ou bien inspirent des formes particulières pour les vaisseaux spatiaux.

[modifier] Commentaires

Albator, le corsaire de l'espace s'inscrivait dans le cadre d'une déferlante de séries animées post-Star Wars, telles que Capitaine Flam, Ulysse 31 ou encore Il était une fois l'espace, qui plaçaient toutes leurs héros dans un cadre de space opera, témoignant ainsi d'une certaine fascination de l'époque (de la fin des années 1970 au milieu des années 1980) pour l'espace et la conquête spatiale.

Il est amusant de noter qu'en France, cet anime fut un des symboles de l'arrivée massive de dessins animés japonais à la télévision et une des premières polémiques sur leurs effets néfastes sur la jeunesse, alors qu'il dénonce justement un monde obsédé par la télévision et les loisirs.

Le personnage d'Albator et ses variantes interviennent également dans de nombreux autres animés du même auteur, comme par exemple Galaxy Express 999 (Ginga tetsudô Three-Nine) ou encore Queen Emeraldas pour ne citer que deux exemples parmi tant d'autres.

Une des différences principales entre le manga et la série consiste en l'ajout du personnage de Stellie (Mayu Oyama), absent de l'œuvre originale. C'est le réalisateur de la série Rintaro qui dut insister lourdement auprès de l'auteur Leiji Matsumoto pour que celui-ci accepte l'ajout du personnage.

[modifier] DVD

La série est éditée en VHS puis en 5 DVD depuis 2002.[2]

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe

[modifier] Notes et références

  1. Cette date est celle de la VF. Dans le manga c'est 2977.
  2. http://www.dvdanime.net/critiqueview.php?id_critique=142
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