Alakaluf
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Les Kawésqar, Kaweskar ou Alakalufs (qui est une dénomination péjorative dérivée du yagan halakwulup, mangeur de moule) sont un peuple indien d'Amérique du Sud vivant au Chili dans le détroit de Magellan, la péninsule Brunswick et l'île Wellington, l'île Santa Inés et les îles de la Désolation au Chili. Leur langue traditionnelle est connue comme la langue Kawésqar. Nomades de la mer, ils vivaient sur leurs canots, à la recherche de leur nourriture dans la mer. C'était l'ethnie la plus importante des Indiens de la Terre de Feu.
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Économie [modifier]
Jusqu'au XXe siècle, c'était un peuple maritime nomade qui se déplaçait en cellules familiales isolées le long de la côte pacifique et se nourrissait des produits de la mer. De par leur culture, les Kawésqar n'ont jamais cultivé la terre.
Population [modifier]
Ils n'ont jamais été très nombreux. La population totale n'a jamais dépassé les 5 000 individus. Dans les années 1930, les Alacaluf se sont sédentarisés sur l'île Wellington, dans la ville de Puerto Edén. De nos jours, très peu de Kawésqar y subsistent. Le recensement chilien de 2002 a révélé que 2622 personnes s'auto-identifiaient comme Kawésqar (ceux pratiquant encore leur culture d'origine ou parlant leur langue maternelle). En 2006, seulement 15 personnes étaient encore de pure souche. Bien que des cours de Kawésqar fassent partie du programme d'étude local, il demeure très peu de locuteurs.
Tribus et langues [modifier]
Adwipliin, Aksánas, Alacaluf, Cálen, Caucahue, Enoo, Lecheyel, Taíjataf, Yequinahuere (Yequinahue). D'autres "peuples" ont habités la même région comme les Chono, Yamana, Selk'nam ou les Haus qui se seraient battus pour la possession de ces terres[1].
Histoire [modifier]
Habitant les eaux et rivages du détroit de Magellan, leur connaissance remonte à l'histoire des traversées de ce détroit. Sous les noms locaux ou erronés de Pécherais ou Fuégiens, ils furent notamment observés ou simplement rencontrés par Byron, Bougainville,Charles Darwin, Dumont d'Urville et par Paul-Émile Lafontaine. Les maladies apportées par les explorateurs, missionnaires et autres voyageurs, ainsi que les éleveurs de bétails de la Terre de Feu arrivés à la fin du XIXe siècle ont tué une grande partie des Alakaluf[2].
Expatriation européenne [modifier]
En 1881, onze Kawéskar ont été déportés de Patagonie par des européens pour être emmenés à Paris au Bois de Boulogne et au Jardin zoologique de Berlin. Seuls quatre d'entre eux ont survécu à ce voyage et sont retournés au Chili. Les restes des cinq autres ont été rapatriés de l'Université de Zurich (Suisse), au début 2010. À propos de cet incident, le président chilien s'est excusé au nom de l'État pour avoir laissé ces personnes être déportées et traitées comme des animaux[3].
Mythologie [modifier]
- Mwono est un esprit du mal et du bruit rôdant dans les montagnes et les glaciers[4].
- Ayayema
- Kawtcho
- Alel-Cesislaber
- Alp-láyp[5]
Voir aussi [modifier]
- José Emperaire a étudié ce peuple en 1946-48 et publié ses observations humaines et ethnologiques dans son livre Les Nomades de la Mer
- Jean Raspail a écrit en 1986 une version romancée et très documentée de leur histoire, Qui se souvient des hommes...
- Francisco Coloane évoque dans Le dernier mousse une rencontre au début du XXème siècle avec le peuple des Alakaluf.
Références [modifier]
- http://www.limbos.org/sur/elsur.htm
- Évolution démographique des Indiens Alakaluf (mission de L. Robin et J. Emperaire 1946-1948 )
- http://www.bbc.co.uk/mundo/america_latina/2010/01/100114_1626_chile_indigenas_gtg.shtml
- http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/expedition-a-l-assaut-des-sommets-invioles-29-09-2011-1446564.php
- http://www.limbos.org/sur/alakfr.htm