Alain Soral

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis Alain soral)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Soral.

Alain Soral, de son nom complet Alain Bonnet de Soral[1], est un essayiste, journaliste et réalisateur franco-suisse[2] né le 2 octobre 1958 à Aix-les-Bains et se présentant comme un « intellectuel français dissident ».

Militant du Parti communiste dans les années 1990, il devient membre du comité central du Front national en charge notamment des affaires sociales et du problème des banlieues en novembre 2007 jusqu'à son départ de ce parti le 1er février 2009. Il préside depuis 2007 Égalité et Réconciliation, association « nationaliste de gauche[3] » dont il est le fondateur.

Il se présente aux élections européennes de 2009 en Île-de-France en 5e position sur la « liste antisioniste » conduite par Dieudonné.

Marié, il vit à Bayonne et est instructeur fédéral de boxe anglaise (diplôme obtenu en juin 2004). Il est le frère de l'actrice Agnès Soral.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Jeunesse

Issu d'une famille de résistants savoyards[3], Alain Soral passe sa prime enfance dans la cité des Merlettes à Annemasse. Sa famille s'étant établie à Meudon, il est inscrit au collège Stanislas[3].

En 1976, à sa majorité, après une adolescence « marginale » à Grenoble, il revient à Paris et participe au mouvement punk dont il adopte le mode de vie, vit deux ans de « petits boulots » (chantiers, convoyages, etc.) avant d'être reçu aux Beaux-Arts.

Il a ensuite été recueilli dans une famille d'universitaires[4] et est admis à titre d'élève-stagiaire à l'EHESS, où il suit notamment les cours de Cornelius Castoriadis.

Il enseigne la sociologie du vêtement à ESMOD[5].

La lecture de Karl Marx et des auteurs marxistes[4] — et plus particulièrement Georg Lukács, Henri Wallon, Georges Politzer, Lucien Goldmann, ou encore Michel Clouscard —, mais aussi l'expérience acquise dans sa jeunesse[6], ont profondément influencé ses écrits.

Il travaille dans le journalisme à partir de 1979.

[modifier] L'écrivain critique de la société contemporaine

À la suite de ses études, il a publié deux livres popularisant l'analyse de la mode (Les Mouvements de mode expliqués aux parents, 1984), puis de la drague de rue (Sociologie du dragueur, 1996), qui connaissent un certain succès.

Écrivain, il se présente comme un républicain universaliste ayant appartenu au mouvement marxiste et, début 1990, au Parti communiste français (cellule Paul-Langevin).
Aux côtés de Marc Cohen, il anime ainsi pendant cette période le Collectif communiste des travailleurs des médias (dit aussi « cellule Ramón-Mercader »), faisant paraître le bulletin La Lettre écarlate[3]. Après avoir fait campagne pour le non au référendum sur le traité de Maastricht de septembre 1992, il participe en mai 1993, avec le même Marc Cohen, rédacteur en chef de L'Idiot international de Jean-Edern Hallier, à la rédaction de l'appel « Vers un front national », signé Jean-Paul Cruse — ancien membre de la Gauche prolétarienne, membre du collectif et délégué SNJ-CGT de Libération, dont il est l'un des fondateurs — et publié en première page de L'Idiot. Cet appel, prenant acte de la « destruction précipitée de la vieille gauche », propose « une politique autoritaire de redressement du pays », rassemblant « les gens de l’esprit contre les gens des choses, la civilisation contre la marchandise — et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde [...] sous les ordres de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo » et appelle, pour « forger une nouvelle alliance », à la constitution d'un « front » regroupant « Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes », un nouveau front pour « un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel[7] ». Une polémique naît alors sur l'existence de convergences « rouges-bruns[8] ». Le 8 juillet 1993, le collectif se plaint, dans un communiqué, du procès fait à Marc Cohen visant « à interdire tout débat politique, liant la question de la souveraineté nationale, contre l’hégémonie américaine, et les valeurs historiques du mouvement ouvrier international ».

Alain Soral quitte ensuite le PCF par opposition à l'abandon de son contenu révolutionnaire, tout en continuant à se définir comme marxiste[9]. Il pourfend dans ses livres[10] ce qu'il juge relever du communautarisme et s'en prend vivement aussi bien aux mouvements homosexuels ou féministes qu'aux associations se disant représentatives de la communauté juive, dans des termes qui se veulent souvent provocateurs. Il a notamment écrit : « En France, tous les communautarismes montants : gay, islamique... se créent et se renforcent par imitation, hostilité et opposition au communautarisme judéo-sioniste, dont le statut privilégié constitue la jurisprudence communautaire sur laquelle s'appuient leurs revendications face à la République[11]. » À ce sujet, il préface en 2006 l'ouvrage d'Anne Kling, La France LICRAtisée, accusant la Licra de participer de ce « communautarisme judéo-sioniste[12] ». Pour Alain Soral, la montée des communautarismes en France est dangereuse pour la République et constitue une atteinte au principe d'universalité républicaine.

Dans son analyse de la société contemporaine, il démonte les mécanismes de ce qu'il appelle l'« idéologie du désir[13] », promue par l'omniprésence de la publicité, les journaux féminins et le phénomène de « starisation ». Il a vivement critiqué certains mensuels féminins qui, selon lui, transforment les consciences et relèguent la femme au statut de « femme-objet » consommatrice. Il explique que le système s'accommode très bien d'une situation où les femmes travaillent et consomment et que le féminisme, vu sous cet angle, n'est pas forcément un mouvement de libération, mais un « allié objectif » du capitalisme.

Lors du débat sur la laïcité à l'école[14], il a comparé notamment le voile et le string[15]. Le string, nouveau type de vêtement émergeant de la « société du désir », serait un avatar d'un système qui, au lieu d'émanciper les femmes, les relèguerait au statut d'objets et/ou de marchandises.

Alain Soral est par ailleurs très critique de l'évolution du cinéma français depuis la Nouvelle Vague. Selon lui, le cinéma réaliste a disparu, sous les effets conjugués de la montée en puissance de la subvention par l'État des films dits « d'auteur », qu'il qualifie de « nombrilistes », et qu'il oppose au cinéma réaliste français, aujourd'hui disparu, qu'incarnaient notamment Marcel Carné, Julien Duvivier et Henri-Georges Clouzot, ou au néoréalisme italien qui mettait en scène la réalité sociale et ses oppositions de classes.

[modifier] La critique de la « bêtise ambiante » et l'engagement au Front national

À la suite de la sortie de son dernier roman, CHUTe ! : Éloge de la disgrâce, le 6 avril 2006, Alain Soral affirme vouloir prendre temporairement de la distance avec l'écriture pour se plonger dans l'action, en particulier politique. Du 27 au 30 août 2006, il fait ainsi partie — avec Dieudonné, Thierry Meyssan, Ahmed Moualek (président de l'association La banlieue s'exprime), Marc Robert (Marc George) et Frédéric Chatillon[16] (un ancien responsable du Groupe union défense dans les années 1990) — de la délégation qui se rend au Liban, puis en Syrie. Cette délégation rencontra notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun[17], opposant libanais, et, lors d'un passage à Damas, Hugo Chávez[18], président du Venezuela.

Durant l'automne 2005, il avait rejoint l'équipe de campagne du Front national, où il est chargé des affaires sociales et du problème des banlieues. Ce ralliement fut toutefois révélé tardivement par l'intéressé (environ un an après), lors d'un entretien paru sur Internet le 29 novembre 2006[19]. Soral explique alors sa démarche en affirmant que le Front national constitue le seul parti qui lutte efficacement contre la « déferlante capitaliste et ultralibérale[20] ». Son itinéraire, du Parti communiste au Front national, le ferme nationalisme qu'il revendique, ainsi que ses proclamations « national-républicaines », voire national-révolutionnaires[21],[22], ont pu parfois le faire comparer à Jacques Doriot, communiste passé au fascisme[23] (Soral réfute toutefois clairement le nationalisme de type impérialiste qui caractérisait à certains égards le fascisme). D'autres, comme le journaliste Claude Askolovitch, en font le tenant d'un « lepéno-marxisme[24] », notion à rapprocher du « gaucho-lepénisme » évoqué par Pascal Perrineau en 1997[25]. En mars 2007, il a reconnu avoir voté pour Jean-Marie Le Pen aux deux tours de l'élection présidentielle française de 2002, après avoir néanmoins été tenté de porter sa voix sur Jean-Pierre Chevènement au premier tour[26].

Le 24 février 2007, il s'engage politiquement dans la campagne présidentielle française de Jean-Marie Le Pen en étant présent, aux côtés de celui-ci et de sa fille, Marine Le Pen, à la convention présidentielle du Front national. Il aurait été par ailleurs un des auteurs du discours prononcé par le président du Front national à Valmy le 20 septembre 2006[27].

Le 8 mars 2007, le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, refuse de débattre avec lui[28] lors de l'émission du 11 mars de Ripostes, présentée par Serge Moati. Dans un communiqué, il s'en explique ainsi :

« Avec Soral, il ne peut s’agir d’organiser une discussion politique, d’échanger argument contre argument. Soral ne représente pas un courant politique ou idéologique. C’est un ancien intellectuel de gauche qui a mal tourné [et] s’est mis au service de l’extrême droite. C’est un provocateur qui au lieu de débattre pratique le mensonge et l’insulte. Il dit par exemple sur son blog : “je hais le trotsko-gauchisme” et “Besancenot n’a pas de couilles”. A ce niveau-là, toute discussion compréhensible, qui permet au téléspectateur de cerner les divergences, est impossible. Puisque nous étions dans l’obligation de débattre avec le FN, nous avons demandé à Ripostes d’inviter un de ses dirigeants officiels, ce qui fut fait en la personne de Louis Aliot[29]. »

Alain Soral réagit à cette « désinvitation » et aux propos d'Olivier Besancenot dans un entretien avec le blog du livre Ils ont tué la télé publique[30], puis par l'intermédiaire d'une vidéo sur Dailymotion[31] et enfin d'un communiqué sur son site :

« Pour justifier sa lâche attitude (voir Soral Riposte), le petit facteur bobo Besancenot m'attribue deux phrases qu'il aurait trouvé (sic) sur mon blog : “je hais le trotsko-gauchisme” (en réalité je le méprise, mais la phrase n'en est pas moins inventée) et “Besancenot n'a pas de couilles” (ce qui est vrai mais je ne l'ai jamais ni dit ni écrit).
Comme il est facile de le vérifier en cherchant sur mon site : ces deux phrases n'existent pas !
Le mensonge et la manipulation sont décidément ce qui reste de plus vivace dans la tradition politique trotskiste. Par le passé cette pratique était au service du combat révolutionnaire – justification déjà discutable –, aujourd'hui elle n'est plus qu'au service du Système, ce qui la rend d'autant plus abjecte.
À bon entendeur[32]... »

Le 22 avril 2007, lors de la soirée électorale salle Équinoxe, après le net recul de Jean-Marie Le Pen à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, Alain Soral, visiblement déçu, déclare : « Le Pen méritait la France mais je ne suis pas sûr que la France méritait Le Pen[33] » et annonce qu'il va voter Ségolène Royal[34]. Bien qu'il reconnaisse son programme « économico-social » (notamment la part protectionniste de celui-ci, le candidat de l'UMP ayant à plusieurs reprises évoqué la nécessité d'une « préférence communautaire ») dans celui de Nicolas Sarkozy qui l'aurait « plagié » (« Quand il parle de son projet pour gagner le deuxième tour, c'est à 90 % le programme du Front, et le programme de cette campagne... »), il affirme qu'il n'appliquera pas ce programme « patriote », le candidat étant selon lui « libéral-sécuritaire » : « Ce type-là ne peut pas être à la fois l'agent de tous les lobbys financiers internationaux les plus puissants et, en même temps, quelqu'un qui va faire une économie patriote. C'est incompatible[35]... »

Parallèlement à son engagement au FN, Alain Soral a lancé en juin 2007 son propre mouvement, appelé Égalité et Réconciliation[36], autour de personnes désireuses de rassembler les « patriotes sociaux » au sein et au-delà du Front national.

Le 18 novembre 2007, à l'occasion du congrès national du Front national à Bordeaux, Alain Soral, qui n'était pas candidat, a été nommé au comité central par Jean-Marie Le Pen, réélu Président du parti[37].

[modifier] Européennes de 2009 et départ du Front national

Le 19 août 2008, il annonce sa candidature à l'investiture comme tête de liste du Front national aux élections européennes de 2009 en Île-de-France[38].

Quelque six mois plus tard, le 1er février 2009, il décide de quitter le FN à la suite de sa relégation à une « place d'honneur » sur la liste, Jean-Michel Dubois, vice-trésorier du Front national et membre du comité central depuis 1994, lui étant préféré comme tête de liste, alors même que, selon lui, il aurait accepté d'être deuxième derrière Marie-Christine Arnautu[39]. Accusant Marine Le Pen et Louis Aliot de s'être opposés à sa candidature et de chercher à « virer tous les opposants authentiques au système, qu'ils proviennent de la vieille droite des valeurs ou de la vraie gauche sociale » et vilipendant « la bande à Marine » qu'il voit comme un « agglomérat de multi-transfuges, de marchands du Temple et de cage aux folles[39] », il témoigne des profondes divergences apparues depuis près de deux ans au sein du Front national et ayant conduit au départ de plusieurs personnalités de ce parti, tels Carl Lang et, plus récemment, Martine Lehideux et Martial Bild. Tout en saluant Jean-Marie Le Pen, « homme facétieux et délicat », il qualifie le FN d'« étrange et charmante PME familiale bientôt vendue aux multinationales par l’héritière » où il a néanmoins « rencontré les meilleurs des Français. Les mêmes, à peu près d’ailleurs, que j’avais connus au PCF d’avant Marie-George Buffet[39] ».

En réponse, Marine Le Pen, constatant dans un communiqué qu'elle « [est] devenue depuis quelques mois le bouc émissaire de toutes les ambitions déçues, de toutes les investitures non obtenues, de tous les égos malmenés », déclare que : « Alain Soral ressemble à trop d’immigrés qui arrivent en France, qui profitent de l’hospitalité des Français mais refusent de s’intégrer, de renoncer en partie à leur culture, à leur mode de vie. (…) Alain Soral, “immigré politique”, s’est comporté ainsi au Front depuis son arrivée, cherchant à imposer de force “sa ligne”, son vocabulaire, sa culture communiste, donnant des leçons et injuriant ceux qui ne partagent pas ses obsessions[40]. »

De son côté, Alain Soral l'ayant qualifié de « libéral atlanto-sioniste » et de « débile et bègue[39] » et un article non signé sur le site web d'Égalité et Réconciliation ayant mis en doute ses qualités personnelles et professionnelles[41], Jean-Michel Dubois dépose plainte contre les responsables d'E&R pour « injures et diffamation[42] ».

Interrogé sur ses projets futurs, Alain Soral a annoncé qu'il allait se « remettre à écrire » et mener un projet d'opposition avec Dieudonné en vue d'« aider à la prise de conscience des gens[43] ». Fin avril, il répond à l'appel de ce dernier en vue de mener une « liste antisioniste » en Île-de-France pour les européennes, liste sur laquelle il figure en 5e position[44].

[modifier] Polémiques

[modifier] Critique du féminisme

Le féminisme, et plus généralement les femmes, est un thème très présent dans l'œuvre d'Alain Soral (notamment dans Sociologie d'un dragueur, Vers la féminisation ? ou Misères du désir)[45].

La position « essentialiste » d'Alain Soral est très virulente à l'égard des féministes[46], qu'il accuse de former une minorité « bourgeoise » qui confond sa propre condition avec celle des autres femmes. Plus précisément, il distingue deux types de féministes :

  • la « flippée » est une femme plutôt intellectuelle qui refuse sa condition de femme (maternité vue comme une contrainte) et veut embrasser celle de l'homme (univers plus culturel, travail vu comme un facteur d'émancipation). Cette catégorie serait celle, par exemple, de Simone de Beauvoir ou des jeunes filles anorexiques.
  • La « pétasse » est une consommatrice, adepte du « jouissez sans entrave », pour qui la condition de femme est un moyen (par la séduction), et qui, loin de vouloir rejoindre l'univers masculin, oppose sa « pensée différente » (féminine) à la « pensée masculine ». Cette catégorie serait celle, par exemple, d'Élisabeth Badinter (avant son essai Fausse route) ou des magazines féminins comme Elle. Il rapproche aussi les gays — qu'il distingue des homosexuels — de cette catégorie.

À ces deux catégories, Soral oppose la « femme normale », numériquement majoritaire, bien que moins médiatisée, pour qui la maternité est une « grâce » et le travail une « obligation » (à laquelle elle s'est historiquement toujours pliée). Ce troisième type de femme, qui « rêve de devenir un jour femme-objet en lisant Gala », pâtirait, plutôt que ne bénéficierait, des combats menés par les féministes (Soral cite notamment le rétablissement du travail de nuit pour les femmes, la banalisation du divorce ou la dévalorisation du rôle de mère).

En fait, plus que l'égalité homme-femme (qu'il dénonce comme « illusoire » sur le plan biologique mais qualifie de « parfaitement progressiste » sur le plan légal), Soral souligne que le véritable problème reste les inégalités entre riches et pauvres. Il dénonce le féminisme comme une manipulation (dont les féministes ne seraient que l'instrument) visant à occulter ce combat d'inspiration marxiste.

[modifier] Dénonciation du « communautarisme gay »

L'association Act Up s'en est prise à sa maison d'édition, les éditions Blanche, à laquelle elle reprochait la publication de plusieurs auteurs, parmi lesquels Alain Soral[47], qui répandraient des préjugés négatifs envers les homosexuels et même, selon elle, « la haine des homosexuels ». Elle est ainsi intervenue pour que son directeur de publication cesse d'éditer Alain Soral[48]. Act Up a également vandalisé les locaux des éditions Blanche, en protestation contre sa ligne éditoriale[49]. Alain Soral s'est plaint des « persécutions physiques de la milice communautaire Act Up[50] ».

Alain Soral dénonce le communautarisme — qu'il estime nocif — de la « communauté gay », terme qu'il fustige d'ailleurs en affirmant que la plupart des homosexuels n'ont rien à voir avec les comportements de style Gay Pride. Ce genre de manifestation aurait selon lui pour conséquence de promouvoir l'idée de « beau mec », de jeunesse, de fêtes et de drag queen, et d'occulter la réalité de l'homosexualité, notamment celle des homosexuels âgés et pauvres, nulle part mise en avant dans le « mouvement communautariste gay », et finalement plus proche des hétérosexuels dans la même situation.

Soral envisage également une certaine homosexualité masculine comme la conséquence du caractère « hystérique » d'un type de féminisme plus ou moins « enragé », celui-ci empêchant la séduction d'une fille inconnue par un homme, par exemple dans la rue, l'image du dragueur renvoyant désormais à celle du machiste.

Il affirme que la « libération » des femmes et celle des homosexuels sont historiquement liées par une alliance objective, revendiquée par des associations comme Act Up. C'est un fait qu'il dénonce comme malheureux. Les détracteurs de Soral l'accusent de misogynie ou d'homophobie, ce dont il s'est toujours défendu (tout en se disant « macho » par provocation, le terme ayant été positivement redéfini par lui).

[modifier] Alain Soral et Dieudonné

En 2002, dans l'ouvrage Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, Alain Soral s'en prend, parmi de multiples cibles, à Dieudonné[51], qu'il accuse de vouloir bénéficier d'une « rente de culpabilisation victimaire » dont les Français blancs seraient, selon Soral, les victimes. Qualifiant l'humoriste d'« inculte et désormais pas drôle », il ajoute par ailleurs :

« Si Dieudonné s’énerve sur le populo français, (...) c’est peut-être parce qu’il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par sa revendication d’une plus juste représentation des “communautés visibles” ? Une “communauté invisible” surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo. »

Néanmoins, au moment de l'affaire du sketch polémique de Dieudonné dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel On ne peut pas plaire à tout le monde, Soral défendit l'humoriste, les divergences idéologiques s'estompant au profit d'une convergence de vues.

Ayant pris connaissance de ces critiques, Dieudonné décide de rencontrer Soral pour mettre les choses au clair avec lui. En 2004, les deux hommes deviennent amis et politiquement proches, étant notamment tombés d'accord, selon Soral, à propos de « l’antisionisme et du lobby juif[52] ».

Dans un reportage de Complément d'enquête diffusé sur France 2 le lundi 20 septembre 2004 et consacré à Dieudonné, Alain Soral déclare :

« Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire “y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n'est pas systématiquement la faute de l'autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.” Parce qu'en gros c'est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c'est bizarre ! C'est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C'est à dire, je pense, c'est qu'il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme (sic) qui confine à la maladie mentale[53]... »

Ces propos créent une controverse et sont jugés antisémites par de nombreux observateurs, dont des représentants de la liste électorale Euro-Palestine[54], à laquelle il avait apporté son soutien. Le 24 septembre 2004, Alain Soral commente, sur le site oumma.com[55], la controverse provoquée par ses propos, expliquant qu'il a été mal compris — du fait de l'absence du discours précédant cette phrase dans le montage d'un entretien d'une heure et demie réalisé par le journaliste de France 2, Cyrille Devaud — et qu'on cherchait sa « mort médiatique ». Poursuivi en justice, entre autres par le B'nai B'rith, l'écrivain est condamné pour antisémitisme en 2007[56], puis, au terme de quatre ans de procédure, astreint en 2008 au paiement d'une amende de 6 000 euros[57].

Le mardi 28 septembre 2004 — soit près d'une semaine après qu'eut été médiatisée la sortie polémique qui a suscité cette condamnation — lui et plusieurs autres personnes furent victimes d'une agression venant d'un groupe d'une trentaine d'individus armés de battes de baseball, au cours d'une séance de dédicace de Misères du désir dans la librairie Au pays de cocagne (située dans le 3e arrondissement de Paris)[58]. L'agression n'a pas été revendiquée. Alain Soral y voit une action d'un groupe extrémiste juif comme le Betar ou la Ligue de défense juive[59], mais à ce jour l'enquête policière n'a pas abouti.

Le 14 septembre 2006, à Paris, il est victime d'une nouvelle agression[60].

Interrogé sur le côté positif du « boycott » par les médias, Alain Soral répondait :

« Le positif c'est qu'on est plus obligé d'aller faire le méchant de service dans des émissions à la con. Quant à la parade, en l'état actuel des choses il n'y en a qu'une, multiplier ce genre d'interview sur internet [...] J'ai toujours répondu présent aux invitations des médias, même les pires, pensant que ce qui comptait ce n'était pas le prestige supposé du support, mais la qualité de mes raisonnements[61]. »

Ayant subi de semblables déboires, Alain Soral et Dieudonné se sont mutuellement soutenus[62], participant conjointement à la liste Euro-Palestine aux élections européennes de 2004, avant que le premier ne s'en retire[63], suivi par le second dans son retrait. Aux élections européennes de 2009, Dieudonné et Soral ont présenté une « Liste antisioniste » recueillant 1,30 % des suffrages en Île-de-France (2,83 % en Seine-Saint-Denis).

[modifier] Positions sur le conflit israélo-palestinien

Alain Soral se présente comme « antisioniste ».

Le samedi 24 janvier 2009, à l'occasion d'une manifestation contre l'intervention israélienne dans la bande de Gaza, il déclare ainsi : « Nous sommes d'abord ici au nom des valeurs chrétiennes et humanistes qui fondent notre pays (...) nous voulons saluer l'héroïque résistance du ghetto de Gaza, comme nous aurions salué, il y a soixante ans, au nom des mêmes valeurs, l'héroïque résistance du ghetto de Varsovie. »

[modifier] Rapprochement avec l'extrême droite

Avant de se rapprocher du Front national — puis de s'y engager —, Alain Soral fut sollicité, en 2004, par les identitaires pour soutenir l'écrivain Maurice G. Dantec qui devait faire face à des attaques médiatiques à la suite de son dialogue avec eux. Il s'y refusa, expliquant à ses interlocuteurs en quoi la posture de Dantec n'était pour lui qu'une imposture[64]. La même année, il accordait un entretien au « bimestriel socialiste révolutionnaire européen » Rébellion[65], journal que la revue antifasciste REFLEXes qualifie de « fanzine national-bolchevik de Toulouse[66] ».

Le 24 juin 2006, alors « secrètement » en relation avec le parti de Jean-Marie Le Pen, il a dédicacé son dernier livre à la librairie Facta, administrée par le journaliste Emmanuel Ratier[66], considéré comme proche des milieux nationalistes et particulièrement zélé dans ses recherches sur de supposés cercles d'influence juifs et maçonniques.

Il est par ailleurs signataire, avec 24 autres personnalités, de la pétition réclamant la libération de Michel Lajoye[67].

Le rapprochement d'Alain Soral avec l'extrême droite fut cependant accueilli avec une certaine méfiance par diverses personnalités de cette mouvance[68].

Le 2 décembre 2006, Alain Soral, invité initialement[69] à la 59e journée des dédicaces[70] organisée par le Bureau des Arts de l'Institut d'études politiques de Paris mais déprogrammé la veille pour des « raisons de sécurité », est expulsé[71] du bâtiment par la police, suite à la décision[72] de Richard Descoings, directeur de l'établissement. Alain Soral a réagi à cet incident dans un entretien avec Alex Corvus — pseudonyme d'un des animateurs du blog sur lequel a été mise en ligne l'intervention —, rapprochant sa mésaventure de la révélation de ses orientations politiques[73].

[modifier] Œuvres

[modifier] Romans et essais

[modifier] Préfaces

  • Préface à Michel Clouscard, Néo-fascisme et idéologie du désir, Le Castor Astral, 1999.
  • Préface à Anne Kling, La France LICRAtisée, Dualpha, 2006.

[modifier] Films

[modifier] Comme acteur

[modifier] Comme réalisateur

[modifier] Courts métrages
  • 1990 : Chouabadaballet, une dispute amoureuse entre deux essuie-glaces.
  • 1993 : Les Rameurs, misère affective et culture physique à Carrière-sur-Seine (10 minutes), monté par Jean-Louis Bompoint[74].

[modifier] Longs métrages

[modifier] Notes et références

  1. Cf. les Cahiers du cinéma mentionnant un Alain Bonnet de Soral jouant le rôle de « Philippe » dans Parfait Amour ! de Catherine Breillat.
  2. « Soral est franco-suisse »
  3. abcd « Du communisme au nationalisme : itinéraire d’un intellectuel français », allocution prononcée à Vénissieux le vendredi 2 mars 2007 : « Je terminerai cette allocution en vous parlant d’avenir, en vous annonçant notamment la création de l’association “Égalité & Réconciliation” dont je prends la présidence. Association “nationaliste de gauche” prônant la réconciliation nationale, et se donnant pour but — ce but qui est le mien depuis quinze ans : créer l’union sacrée de la gauche patriote et de la droite anti-financière, afin d’atteindre le pourcentage électoral qui permettra au peuple de France de reprendre le pouvoir par les urnes et le contrôle de son destin. »
  4. ab Cf. sa biographie sur son site.
  5. Interview par Josselin Bordat du magazine Technikart pour le numéro d'octobre 2008. Cette interview n'a finalement pas été publiée dans son intégralité.
  6. Alain Soral est souvent revenu sur certains épisodes « chaotiques » de ses jeunes années, qu'ils soient familiaux ou sociaux. Sur le sujet, lire en particulier Misères du désir (2004) et CHUTe ! (2006), deux « romans » en partie autobiographiques.
  7. « National-bolchevisme : de nouvelles convergences », REFLEXes, octobre 1993 ; mise à jour 4 janvier 2007.
  8. La journaliste Mariette Besnard et le romancier Didier Daeninckx ayant dénoncé, dans un dossier envoyé à Georges Marchais et à la grande presse, quelques membres ou proches du PCF qu'ils accusaient d'« accointances » avec l'extrême droite (cf. « Quand Daeninckx alerte Marchais du complot », Globe Hebdo, 30 juin-6 juillet 1993, p. 22), Le Canard enchaîné (en date du 23 juin 1993) a prétendu révéler l'existence de liens unissant les communistes et les nationalistes — reprise du thème du danger « national-communiste » forgé un peu plus tôt par les services de propagande de Boris Eltsine pour discréditer ses opposants communistes en les assimilant au fascisme —, notamment à travers la collaboration à certains journaux comme L'Idiot international et Le Choc du mois. François Bonnet, dans Libération, pointe alors du doigt les « compagnons de route de la galaxie nationale-bolchevik », considère que « le communisme est vraiment pourri puisqu’il n’hésite pas à s’allier au fascisme » et en vient à affirmer qu’« extrême gauche et extrême droite, c’est pareil ». Ces accusations furent ensuite relayées par deux journalistes du Monde, Edwy Plenel et Olivier Biffaud : « À l'abri de la réputation d'écrivain maudit qu'il s'est plu à construire, Jean-Edern Hallier fut donc bien l'alibi principal et l'acteur premier de ce théâtre d'ombres où se croisent, depuis plusieurs années, apprentis sorciers communistes et théoriciens néo-fascistes d'une “troisième voie” entre communisme et capitalisme. Toute la collection de l'Idiot international en témoigne. » (« “La tentation national-communiste” – “L'Idiot”, laboratoire rouge-brun », Le Monde, 1er juillet 1993). Pour un témoignage du principal mis en cause, cf. Alain de Benoist, « Sur Jean-Edern Hallier et “L'idiot international” ».
  9. « Les gens un peu instruits savent que le marxisme, loin de se réduire à l'expérience soviétique, est d'abord un outil d'analyse. Un outil d'analyse qui conçoit la réalité comme une totalité historique en cours, et dont les performances sont bien supérieures à ce que peut produire l'idéalisme, qu'il soit ontologiste ou subjectif. Le marxisme, dit aussi matérialisme historique et dialectique, donne à quiconque s'intéresse à la complexité du réel, une telle leçon de virilité intellectuelle, qu'il est difficile après de se contenter des visions passéistes d'un Maurras, nostalgiques d'un Heidegger, naïves d'un Marcuse, et même du mono-déterminisme plutôt sympathique d'un René Girard, qui gagnerait beaucoup à lire Henri Wallon ! », in « Alain Soral, l'intellectuel de gauche qui dérange la gauche », Éléments, n°113, été 2004.
  10. C'est notamment dans ses deux abécédaires — Jusqu'où va-t-on descendre ? (2002) et Socrate à Saint-Tropez : texticules (2003) — qu'Alain Soral passe au crible de son analyse polémique plusieurs sujets politiques et de société. Parmi les critiques consacrées à ces pamphlets, certaines ont stigmatisé le « populisme » de Soral, tandis que d'autres ont salué son courage et sa lucidité. Citons Régine Deforges, « Est-ce à ce point de la merde, mon pays ? », L'Humanité, 10 avril 2002 ; « L'abécédaire de la bêtise ambiante », L'Humanité, 12 mars 2003. Cf. aussi « François Darras », « Quand Soral sort ses “texticules” », Marianne, 26 mai 2003.
  11. « Alain Soral attaque les communautarismes à l'œuvre contre la République », entretien avec « Génération République », 5 mai 2003. Sur le sujet, cf. aussi entretien avec l'Observatoire du communautarisme, septembre 2003.
  12. Préface à La France LICRAtisée.
  13. Cf. son ouvrage Misères du désir, où est décrit ainsi le mécanisme de cette « idéologie » :
    « Comprendre notamment la “société de consommation” comme passage planifié, patronal et gouvernemental du “désir transgressif” à l'“idéologie du désir”. Du désir comme interdit et paresse du travailleur producteur, au désir comme pulsion encadrée et obligation du salarié consommateur. Une idéologie du désir dont le mécanisme simple, implacable, fonctionne comme un moteur à deux temps :
    - Un. La liberté réduite au désir. (Passant ainsi de la liberté conçue comme maîtrise de ses déterminations inconscientes et domination de ses pulsions, à la liberté comme laisser-aller à la toute-puissance de son inconscient et de ses pulsions, soit son exact contraire.)
    - Deux. Le désir réduit à l'acte d'achat. »
  14. Ce débat a conduit à la loi n°2004-228 du 15 mars 2004 « encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics ».
  15. « Alain Soral sur OummaTV : “Je préfère le voile au string !” », entretien avec « OummaTV » (télévision d'oumma.com), 23 avril 2004.
  16. « Dieudonné par Le Pen repris », REFLEXes, 24 mars 2007 ; mis à jour le 21 mai 2007.
  17. « Délégation Liban : Les images des premières rencontres, premier constat : ruines sous-estimées », « Les OGRES », 29 août 2006.
  18. « Dieudonné Mbala Mbala rencontre le président Hugo Chavez à Damas », Réseau Voltaire, 30 août 2006.
  19. « Alain Soral monte au Front », 29 novembre 2006.
  20. Sur ce qui fait, selon lui, la cohérence de son parcours — du PCF au FN dans une même fidélité affirmée au marxisme —, cf. son débat avec l'écrivain et ancien dirigeant communiste Guy Konopnicki. On notera également que le polémiste met en avant des idées, telles la défense de la nation et la critique d'une immigration participant de la logique capitaliste, auxquelles lui-même serait resté fidèle et que le PCF aurait abandonnées pour se normaliser (cf. par exemple la lettre de Georges Marchais mise en ligne sur le site du mouvement de Soral).
  21. Soral délivre ses « amitiés national-révolutionnaires » dans un courrier.
  22. « Alain Soral : “nous autres nationaux-révolutionnaires” ».
  23. « Soral : Le coming-out 2007 », Égalité et Réconciliation, 18 décembre 2006.
  24. « Soral le maudit », Le Nouvel Observateur, 22 février 2007.
  25. « L'électorat F.N. Droitisation du vote ouvrier ou “gaucho-lepénisme” : une diversité d’analyses pour un même fait, par Pascal Perrineau et Pierre Martin », Les Notes de la Fondation Jean-Jaurès, 1997.
  26. « Du communisme au nationalisme : itinéraire d’un intellectuel français », art. cit.
  27. « Discours de Valmy ».
  28. Alain Krivine, porte-parole et fondateur de la LCR, fera de même quelques semaines plus tard. Cf. « Alain Soral sur I>Télévision ? (suite) », 4 avril 2007.
  29. « Olivier Besancenot à Ripostes (France 5) », site de campagne de la LCR.
  30. « Interview exclusive d'Alain Soral », 11 mars 2007. Soral explique par ailleurs que ce n'est pas la première fois qu'il a été « désinvité » de l'émission Ripostes : ainsi, le 25 février 2007, il avait été sollicité par Jennifer Schwartz de l’équipe de Ripostes pour savoir s'il serait disponible pour une émission sur les intellectuels en campagne. Finalement après une discussion au téléphone avec lui, elle aurait refusé de l'inviter à cette émission, considérant Alain Soral « trop caricatural, trop sulfureux » et qu'« il n'était pas à la hauteur des autres intellectuels invités sur le plateau » (Benjamin Stora, Philippe Sollers, Alain Minc, Dan Franck, Jean-François Kahn et Alain Finkielkraut).
  31. « Affaire Soral / Besancenot : riposte d'Alain Soral », 15 mars 2007.
  32. « Mensonge trotskyste », 9 avril 2007.
  33. « Soral : “La France ne mérite pas Le Pen” », Le Journal du dimanche, 22 avril 2007.
  34. « Déçus, les militants FN se divisent sur l'avenir », Le Monde, 23 avril 2007.
  35. « Apéro avec Alain Soral », entretien avec Alain Soral sur le site internet lorgane.com.
  36. Présentation d'Égalité et réconciliation, 18 juin 2007 ;
    charte du mouvement. Pour des précisions sur les objectifs qu'Alain Soral s'est fixé en lançant l'association, cf. son discours lors de l'université d'été de celle-ci, « Quelle alternative au monde bourgeois ? », 31 octobre 2007.
  37. Site du Front national.
  38. « Alain Soral candidat à l'investiture FN comme tête de liste pour les européennes de 2009 en Île de France », site d'Égalité & Réconciliation, 19 août 2008.
  39. abcd Alain Soral, « Marine m'a tuer », site d'Égalité & Réconciliation, 1er février 2009.
  40. « Front national : la réponse de Marine Le Pen a Alain Soral n’a pas tardée » (sic), Novopress.info, 2 février 2009.
  41. « Gag ! », site d'Égalité et Réconciliation, 31 janvier 2009.
  42. « Communiqué de presse de Jean-Michel Dubois », site internet du Front national, 2 février 2009.
  43. « Alain Soral quitte le FN et l'annonce avec Dieudonné », Street reporters, 5 février 2009.
  44. « Liste antioniste », site du Ministère de l'Intérieur.
  45. Sur ce que sont pour lui les « soubassements » psychologiques du féminisme, cf. « Alain Soral, l'intellectuel de gauche qui dérange la gauche », art. cit.
    On notera par ailleurs que le journaliste Éric Zemmour s'est en partie inspiré des théories d'Alain Soral pour écrire un livre sur la « féminisation de la société » (Le Premier Sexe, Denoël, 2006).
  46. À tel point que certaines d'entre elles, comme Clémentine Autain (cf. « Quand Soral soutient Le Pen », 17 février 2007), ont décidé, après avoir été confrontées à Soral, de ne plus débattre avec lui.
  47. « Act Up et les éditions Blanche », tribune de Victoire Patouillard, présidente d'Act Up, parue dans L’Humanité du 21 avril 2003.
  48. « Les éditions Blanche veulent notre mort », communiqué d'Act Up-Paris, 11 avril 2003.
  49. « Zap des Éditions Blanche : précisions », 16 avril 2003.
  50. « Alain Soral attaque les communautarismes à l'oeuvre contre la République », art. cit.
  51. Édition de 2002, p. 102-104.
  52. Azzeddine Ahmed-Chaouch, « Comment Dieudonné s’est rapproché de Le Pen », Le Parisien, 8 janvier 2009.
  53. « Un an après les faits, la police n'a procédé à aucune arrestation dans le cadre de « l'enquête » sur le cassage de la librairie où le polémiste Alain Soral dédicaçait ses ouvrages », communautarisme.net ;
    « Une dédicace d'Alain Soral perturbée par des casseurs », Le Nouvel Observateur, 29 septembre 2004.
  54. Cf. l'attaque de Fatiha Kaouès et Pierre Tevanian, « Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Réflexions sur le cas Alain Soral », oumma.com, 6 décembre 2004. Alain Soral y répondit à deux reprises sur son site, d'abord par une brève mise au point (« Réponse à mes détracteurs », 7 décembre 2004), puis par la « Lettre ouverte à l'anus de Monsieur Tévanian », 1er février 2005.
  55. « Alain Soral sur OummaTV : “j’ai été manipulé par le réalisateur de France 2” », entretien avec « OummaTV », 24 septembre 2004.
  56. « Condamnation d'Alain Soral », communiqué du B'nai B'rith, 4 mai 2007.
  57. « Le prix de la dissidence... », 20 septembre 2008.
  58. Rubrique vidéos du site d'Alain Soral.
  59. « Ratonnades et manipulations », entretien avec les éditions Hermaphrodite, 7 octobre 2004.
  60. « Communiqué : Alain Soral agressé ! », 14 septembre 2006.
  61. « Soral expulsé à Ibiza », L'Organe magazine, 6 juillet 2006.
  62. Dans un entretien accordé le 10 mars 2005 à VSD (« L'interview intégrale accordée à une journaliste de VSD »). Voir par ailleurs l'article de Claude Askolovitch dans Le Nouvel Observateur n°2103.
  63. « Pourquoi je me désolidarise d'Euro-Palestine », 3 novembre 2004.
  64. Voir « Un échange avec “Jeune Résistance” à propos de l'affaire Dantec ! »
    Une violente querelle entre les deux écrivains devait par la suite éclater. Cf. récapitulation de la polémique.
  65. Blog de Rébellion. Pour lire l'entretien, cf. « Correspondance avec Alain Soral », Rébellion, n°7, juillet-août 2004. Un nouvel entretien paraîtra sous le titre « Alain Soral. Vers un Front National Communiste ? », in Rébellion, n°25, juillet-août 2007.
    Le 1er juin 2007, Égalité et Réconciliation, mouvement dont Alain Soral est le président, et le journal Rébellion se sont d'ailleurs associés afin de l'inviter à Toulouse. Celui-ci y a exposé son analyse du contexte politique induit par l’élection présidentielle (« L'après-2007, ou la mutation du paysage politique français »).
  66. ab « Soral en dédicace chez Ratier », REFLEXes, 28 juin 2006.
  67. [pdf] « “Appel des 25” pour une grâce présidentielle de Michel Lajoye », Comité d'entraide aux prisonniers européens.
  68. Citons cette réaction du national-catholique Bernard Antony (Soral attaquera par la suite Antony, qui lui répondra une nouvelle fois), les critiques de Guillaume Faye (interview sur Radio Bandiera Nera, 5 février 2008), et, à propos de l'université d'été d'Égalité et Réconciliation, les commentaires de Fabrice Robert, président du Bloc identitaire (lesquels commentaires provoqueront une réplique, puis un débat).
  69. Voir liste des auteurs. Cette liste a été modifiée a posteriori et l'original au format PDF a disparu. Restent les sites annonçant la manifestation, tel celui d'Animafac qui cite bien Soral parmi les invités.
  70. Présentation de la journée.
  71. Vidéo de l'expulsion.
  72. « Territoires perdus et territoires occupés de la République : il y a Redeker et il y a Soral », 2 juin 2008.
  73. Vidéo de l'entretien.
  74. Ces deux courts métrages sont téléchargeables sur le site du réalisateur et disponibles sur Dailymotion.

[modifier] Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Sites autour d'Alain Soral

[modifier] Alain Soral, le réalisateur

[modifier] Divers

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Soral ».
Créer un livre
Autres langues