Alain Caron

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Alain Caron.

Alain Caron (né le 5 mai 1955)[1],[2] est un musicien de jazz québécois. Il se spécialise dans le style jazz-fusion, comme bassiste électrique (6 cordes, aussi bien frettées que fretless) et comme compositeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Éloi, Québec, il est le dernier d'une famille de 11 enfants. À l’âge de 11 ans, il s'intéresse beaucoup à la musique, surtout au jazz. Au début des années 1970, il se rend à Montréal, où il travaille comme bassiste dans les studios et dans les clubs de jazz.

En partie autodidacte, il suit une formation par correspondance de Charlie Banacos. Il participe également à une session d'été de la prestigieuse Berklee College of Music. À Boston, il joue dans les clubs de la région avec des musiciens, tels David Kikovsky, Tom Harrell, Sal Nistico, Frank Tiberi, Jerry Bergonzi et Bob Moses.

En 1977, il rencontre Michel Cusson, et, au début des années 1980, il devient un des membres fondateurs du groupe de jazz-fusion québécois UZEB avec Michel Cusson et Paul Brochu. UZEB fut reconnu par le magazine de jazz Down Beat comme étant le meilleur groupe jazz électrique de la décennie et a reçu plusieurs prix.

En 1992, il réalise et publie le premier de ses sept albums solo : Le Band. Puis il se lance rapidement en tournée aux États-Unis, en Europe et au Canada avec le Mike Stern Trio, et subséquemment avec le Leni Stern Band aux États-Unis, en Allemagne et en France.

Il fut invité à plusieurs reprises à donner ses classes de maître dans plusieurs villes comme Montréal, Toronto, Boston, Los Angeles, Paris, Tokyo, Londres, Rome, Amsterdam, Genève et Francfort. Il a également participé à de nombreux projets en studio, notamment avec Leni Stern et Michel Donato.

Style[modifier | modifier le code]

Ayant débuté sur basse électrique conventionnelle, Alain Caron a déclaré avoir vécu un véritable traumatisme lors de sa découverte de l'œuvre de Jaco Pastorius. De peur d'une influence trop directe, il cherche alors à développer son propre style.

Cette recherche l'amène dans un premier temps à se concentrer sur la contrebasse, instrument qui lui permet de développer une très grande technicité dans un répertoire centré sur le genre be-bop. Parallèlement, et suivant en cela la dynamique stylistique d'UZEB, il focalise son jeu de basse électrique sur la virtuosité et la technologie, jouant sur des basses à 6 cordes, aussi bien frettées que fretless. Le luthier Georges Furlanetto a développé un modèle de basse fretless semi-acoustique qui porte le nom d'Alain Caron.

Sur basses frettées, il développe une approche particulière du slap, donnant à cette technique de jeu un véritable contenu mélodique, et non plus seulement rythmique. Mais c'est peut-être sur basses fretless que son influence est aujourd'hui la plus palpable sur la scène jazz-fusion contemporaine.

Mis en valeur par ses propres compositions, son jeu révèle à la fois une grande sobriété d'effets et un lyrisme prononcé, la justesse n'étant jamais prise en défaut. Ces éléments lui confèrent un son immédiatement reconnaissable par les amateurs de jazz-fusion.

Au XXIe siècle, il est considéré comme l'un des plus grands bassistes actuels.

Discographie solo[modifier | modifier le code]

  • Le Band - 1993
  • Rhythm 'n Jazz - 1995
  • Play - 1997 (La revue Bass Player qualifie l’album comme l’un des dix meilleurs albums de basse de la décennie.)
  • Call Me Al - 2000
  • 5 - 2003 (D'après AllAboutJazz.com, l'album est «…une fouille dans l’univers de l’électronique alors qu’il incorpore les loops, ambiances et textures atmosphériques… »)
  • Live au cabaret de Montréal - 2006
  • Conversations - 2007, Album de duo aux sources du jazz, et expérimentation de la basse acoustique.
  • Sep7entrion - 2010
  • Multiples Faces - 2013

Hommages[modifier | modifier le code]

Le 12 avril 2011, l'École de musique de Rivière-du-Loup (région d'origine de Caron) est devenue l'École de musique Alain Caron (EMAC)[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.thecanadianencyclopedia.com/fr/article/alain-caron/ Encyclopédie canadienne
  2. Les 101 disques qui ont marqué le Québec (Éric Trudel)
  3. Quotidien Le Soleil, Québec, 13 avril 2011 "Alain Caron prête son nom à l'École de musique de Rivière-du-Loup", par Marc Larouche.

Liens externes[modifier | modifier le code]