Alain-Philippe Malagnac d'Argens de Villèle

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Alain-Philippe Malagnac d'Argens de Villèle, né le 16 juillet 1951[1] à Paris 14e et mort le 16 décembre 2000 à Saint-Étienne-du-Grès (Bouches-du-Rhône), était connu comme l'amant et le fils adoptif de l'écrivain Roger Peyrefitte, cette relation constitua le sujet de plusieurs romans de ce dernier. Malagnac était aussi un homme d'affaires[2], collectionneur d'art et mari de la chanteuse Amanda Lear.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain-Philippe Malagnac d'Argens de Villèle est né Alain-Philippe Malagnac. Sa rencontre avec Roger Peyrefitte eut lieu en 1964, alors qu'âgé de douze ans et demi, il était figurant lors du tournage du film Les Amitiés particulières tiré du roman de Peyrefitte. Ils tombèrent mutuellement en admiration l'un de l'autre, cet épisode a été relaté par Peyrefitte dans son roman Notre amour (Flammarion, 1967).

Commença alors une longue relation professionnelle et amoureuse entre eux. À dix-huit ans, Malagnac occupa la fonction de secrétaire particulier de Peyrefitte et deviendrait, selon l'auteur, son légataire universel[3].

À l'âge adulte, soutenu financièrement par Peyrefitte, commença pour lui une carrière d'homme d'affaires dans le domaine du spectacle et de la nuit. Par l'intermédiaire de Roger Peyrefitte, il obtient les noms "d'Argens de Villèle" en étant adopté par une aristocrate française vivant en Belgique et demeurée sans descendance[4]. Il fut propriétaire de la boîte de nuit Le Bronx, rue Sainte-Anne, un des premiers night clubs ouvertement homosexuels à Paris et brièvement agent de la chanteuse Sylvie Vartan. Mais ces activités se soldèrent finalement par un désastre financier dont Roger Peyrefitte subira les conséquences. Pour payer les dettes de son ami, l'écrivain sera obligé de vendre ses collections de monnaies et marbres antiques, sa bibliothèque érotique et son musée secret d'objets érotiques (ventes à Paris de 1974 à 1977). Cet épisode sera relaté dans son roman L'Enfant de cœur (Albin Michel, 1978).

En 1978, Malagnac rencontre la chanteuse Amanda Lear et, lors d'un voyage aux États-Unis, ils se marient à Las Vegas le 13 mars 1979. Cette union durera jusqu'à la mort d'Alain-Philippe Malagnac, survenue le 16 décembre 2000 dans l'incendie du mas dans lequel le couple vivait à Saint-Étienne-du-Grès[5]. Cette mort brutale, à l'âge de quarante-neuf ans, six semaines après celle de Peyrefitte, posa quelques questions. La thèse de l'accident est celle qui a été retenue par les enquêteurs, même si Peyrefitte, dans ses romans, avait évoqué un « pacte de suicide » entre eux, c'est-à-dire l'intention de se tuer à la mort de l'autre. Un ami de Malagnac a péri également dans l'incendie et une quinzaine de toiles de Salvador Dalí ont été détruites dans le sinistre.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Registre des naissances du 14e arrondissement de Paris, 1951. Indication identique dans l’acte de décès, également consultable en mairie.
    Dans Notre amour (Paris, Flammarion, 1967), sans doute pour égarer d’éventuelles recherches policières, Peyrefitte place début juin l’anniversaire d’Alain-Philippe (p. 80), et il lui attribue plus loin le signe des Gémeaux, qui correspond à cette période (p. 121).
  2. Il fut agent en France d'une usine de crabe à Baton-Rouge en Louisiane L'Express Issues 1265-1277 1975books.google.fr
  3. GLBTQ.com (anglais)
  4. Suivant ce que dit Roger Peyrefitte dans Propos secrets tome II - Albin Michel 1980
  5. Le mari d'Amanda Lear mort dans l'incendie de leur maison - ActuStar.com