Alagnon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Alagnon (rivière))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Allagnon.
Alagnon
(Allagnon)
L'Alagnon et le château de Léotoing à Lanau
L'Alagnon et le château de Léotoing à Lanau
Caractéristiques
Longueur 85 km [1]
Bassin 1 042 km2
Bassin collecteur la Loire
Débit moyen 12,0 m3/s (Lempdes-sur-Allagnon) [2]
Régime pluvio-nival
Cours
Source monts du Cantal
(Puy Bataillouse)
· Localisation Laveissière
· Altitude 1 600 m
· Coordonnées 45° 17′ 01″ N 3° 43′ 57″ E / 45.28361, 3.7325 (Source - Alagnon)  
Confluence l'Allier
· Localisation Auzat-la-Combelle
(Le Saut du Loup)
· Altitude 390 m
· Coordonnées 45° 27′ 08″ N 3° 18′ 15″ E / 45.45222, 3.30417 (Confluence - Alagnon)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Allanche, Sianne
· Rive droite Arcueil, Alagnonnette
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme
Régions traversées Auvergne

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

L'Alagnon est une rivière française qui coule dans les départements du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Elle prend sa source dans les Monts du Cantal au puy Bataillouze (près du Lioran) et se jette dans l'Allier au lieu-dit "Le Saut du Loup" (commune d'Auzat-la-Combelle). Elle participe au bassin versant de la Loire[3].
On écrit Alagnon dans la partie amont (département du Cantal) et Allagnon dans la partie aval [4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière prend sa source à 1 600 mètres d’altitude au Puy Bataillouse, dans les monts du Cantal[3]. Elle s'oriente d’abord dans la direction est, passe à proximité de la station de sports d’hiver du Super Lioran et chemine dans des gorges dans la forêt du Lioran, entre le Puy de Peyre Ourse et le Bec de l'Aigle.

À proximité de Murat elle prend place dans une ancienne vallée glaciaire qui garde ses larges proportions jusqu’à Neussargues-Moissac. À cet endroit la vallée glaciaire se termine et laisse place à de nouvelles gorges après sa confluence avec l'Allanche.

Le cours d’eau s’oriente Nord-Nord-est jusqu’à Massiac. La rivière s'installe dans une petite limagne où la rivière reçoit l’apport de l’Arcueil, de Alagnonnette puis, au niveau de Blesle, de la Sianne et de la Voireuze.

La rivière doit à nouveau frayer son passage dans de nouvelles et profondes gorges jusqu’à Lempdes-sur-Allagnon où elle retrouve la limagne de Brioude. Elle rejoint l’Allier au lieu-dit Le Saut du Loup à La Combelle

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Confluent de l'Alagnon et de l'Alagnonnette à Massiac.
Confluent de l'Alagnon et de l'Alagnonnette à Massiac.

L'Alagnon compte 63 affluents référencés[1]. Les plus importants sont les suivants :

Rive gauche Rive droite

Villes traversées[modifier | modifier le code]

D'amont en aval, la rivière traverse ou longe les communes suivantes[3] situées d'abord dans le Cantal puis dans la Haute-Loire et enfin dans le Puy-de-Dôme :

Dans le Cantal dans la Haute-Loire dans le Puy-de-Dôme

Nota : les communes indiquées entre parenthèses ont leur chef-lieu situé à l'écart de la rivière

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Débits de l'Alagnon à Lempdes[modifier | modifier le code]

Le débit moyen annuel de l'Alagnon, observé durant une période de 42 ans (de 1967 à 2008), à Lempdes-sur-Allagnon, localité toute proche de son confluent, est de 12,0 m3⋅/s pour une surface de bassin de 984 km2[2].

L'Alagnon présente des fluctuations saisonnières de débit relativement modérées, avec une période de hautes eaux d'hiver-printemps caractérisées par un débit mensuel moyen allant de 15,4 à 19,4 m3/s, de janvier à mai inclus (avec un maximum en février). Dès fin mai le débit diminue rapidement pour aboutir à la période des basses eaux qui se déroule de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 2,90 m3/s au mois d'août, ce qui est encore assez consistant, il est vrai. Cependant les fluctuations de débit peuvent être plus importantes d'après les années et sur des périodes plus courtes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Lempdes-sur-Allagnon
(Données calculées sur 42 ans)

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 0,32 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 320 litres par seconde, ce qui peut être considéré comme relativement sévère pour un cours d'eau de cette taille.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être importantes compte tenu de la taille déjà grande du bassin versant. Elles sont cependant moindres que celles qui affectent les affluents de la partie occidentale du bassin de la Loire, tels la Gartempe, la Sèvre nantaise ou encore certains affluents de la Mayenne comme l'Oudon. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 120 et 180 m3/s. Le QIX 10 est de 210 m3/s, le QIX 20 de 250 m3/s, tandis que le QIX 50 se monte à 300 m3/s.

Le débit instantané maximal enregistré à Lempdes-sur-Allagnon durant cette période, a été de 495 m3/s le 5 novembre 1994, tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 237 m3/s le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, cette crue était de très loin supérieure à une crue cinquantennale, certainement supérieure aussi au niveau d'une crue centennale, c'est-à-dire exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Au total, l'Alagnon est une rivière abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 393 millimètres annuellement, ce qui est nettement supérieur à la moyenne de la France, tous bassins confondus, et bien sûr aussi à la moyenne du bassin de la Loire (244 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) de la rivière atteint de ce fait le chiffre élevé de 12,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Vallée de l'Alagnon au niveau de Léotoing.
Vallée de l'Alagnon au niveau de Léotoing.

Hydrographie du bassin versant[modifier | modifier le code]

L'Alagnon à Torsiac.
L'Alagnon à Torsiac.

La ressource en eau du bassin est de type superficiel. Elle représente globalement un volume de 410 millions de mètres cubes par an. Ce sont les affluents de la rive gauche qui apportent la contribution la plus importante avec le haut du bassin versant de l’Alagnon. L’ouest du bassin versant (Monts du Cantal, Cézallier) présente un sous sol de type volcanique, la ressource en eau y est importante. L’Alagnon et l’Allanche maintiennent des débits élevés même en période sèche. Le secteur central est composé d’un sous sol volcanique reposant sur un socle granitique, la ressource en eau souterraine y est moins abondante et plus morcelée. Dans cette zone géographique, les cours d’eau (Sianne, Voireuse, Auze…) ont des débits plus faibles et des étiages plus forts en été. L'est du bassin versant (Margeride) est une zone de terrains granitiques. La ressource en eau est nettement plus faible et connait des étiages d'été sévères. Son apport compte pour une faible part dans le volume total[5].

Débits des cours d'eau du bassin de l'Alagnon[modifier | modifier le code]

Cours d'eau Localité Débits en m3/s Côte
max(m)
Max.
instant.
Max.
journ.
Lame
d'eau
(mm)
Surface
(km2)
Module VCN3
(étiage)
QIX 2 QIX 5 QIX 10 QIX 20 QIX 50
Lagnon Murat 0,76 0,020 8,8 12 15 17 - - - 13,6 1 154 21
Allanche Joursac 2,94 0,350 28 43 52 61 73 2,30 87,5 72,5 594 157
Alagnon Joursac 6,36 0,540 69 100 120 140 170 3,03 173 113 649 310
Arcueil Massiac 1,08 0,001 10 15 18 21 25 2,17 29,5 18,2 345 99
Alagnonnette Massiac 0,57 0,001 6 9,4 12 14 17 1,55 24,5 16,9 270 66
Alagnon Lempdes 12,00 0,320 110 150 180 210 250 2,63 342 236 385 984

Socio-économie du bassin versant[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Le bassin versant de l’Alagnon compte 86 communes réparties sur trois départements, il couvre une superficie de 18600 ha. Pour une population de 32400 habitants La densité de population s’élève à 18 ha/km² et de nombreuses communes présentent une densité inférieure à 5 ha/km². 90 % de ces communes ont moins de 1000 habitants, la population se concentre essentiellement sur 8 communes à l’aval du bassin et sur trois autre villes : Massiac, Neussargues et Murat. La population est plus âgée que la moyenne nationale et tend à décroitre. Entre 1990 et 2008 elle a baissé de 10%[5].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire représente 60% des emplois du bassin versant et le secteur secondaire 20%. Le secteur primaire ne représente plus qu’un emploi sur cinq ce qui reste malgré tout six fois plus que la moyenne nationale française. Les entreprises sont généralement de petite taille (57% de micro-entreprises) et 44% ont leur activité limitée à l’échelle locale. Les exploitations du secteur primaire sont nombreuses mais embauchent généralement moins de cinq salariés[5].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La surface agricole s’élève à 564 km² soit 54% du bassin versant. L’emploi agricole à diminué de 10% entre 2000 et 2010. Le taux de boisement du bassin est de 28%. La forêt se concentre sur les coteaux et vallées inaccessibles. 80% de la superficie agricole est consacrée à l’élevage bovin (production de viande ou de lait)[5].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Une part importante du bassin versant se trouve dans le Parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Le tourisme y est axé sur les loisirs, les sports et le patrimoine culturel. La station du Super Lioran est le pôle touristique majeur (296275 journées skieurs pour l’hiver 2011/2012). La pèche est un point fort pour cette région ainsi que la relative préservation des milieux aquatiques et des paysages[5].

Divers[modifier | modifier le code]

Suite a la construction du nouveau tunnel du Lioran le lit de la rivière Alagnon a dû être dévié.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Alagnon (K25-0300) » (consulté le 4 septembre 2013)
  2. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - (K2593010) » (consulté le 4 octobre 2013)
  3. a, b et c Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 11 juin 2010)
  4. cf. Guide vert Michelin
  5. a, b, c, d et e SAGE Alagnon - Étude de détermination des volumes maximums prélevables, étude complémentaire pour l’élaboration du SAGE 2013