Al Massae

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Al Massae
Image illustrative de l'article Al Massae

Pays Drapeau du Maroc Maroc
Langue Arabe
Périodicité Quotidien
Genre Information générale
Diffusion en diminution 108 509 ex. (2011[1])
Date de fondation 18 septembre 2006
Ville d’édition Casablanca

Directeur de la rédaction Rachid Niny
Rédacteur en chef Samir Chaouki
Site web (ar) Al Massae

Al Massae est un quotidien marocain arabophone, le plus diffusé dans le royaume.

Édité par le groupe Massae Media en septembre 2006 ; à l'initiative de Taoufik Bouachrine, Samir Chawki et Rachid Niny, il est depuis sous la direction de ce dernier connu pour ses articles satiriques écrits en arabe dialectal.

En 2011, le quotidien est tiré à une moyenne d'environ 140 000 exemplaires et lu par environ 110 000 lecteurs[1].

Procès en justice[modifier | modifier le code]

Le journal Al Massae a été sujet de certaines affaires en justice. On en cite notamment:

Affaire Mohamed Mounir Majidi[modifier | modifier le code]

Affaire Mohammed Ziane[modifier | modifier le code]

Après la condamnation par la justice, du quotidien Al Massae à 6 millions de dirhams suite à l'affaire Kser El Kbir, son directeur Rachid Niny s'aperçoit que c'est Mohammed Ziane (ancien ministre marocain des droits de l'homme, syndicaliste des avocats marocains et dirigeant du parti libéral) qui a conduit le réquisitoire des quatre procureurs du roi dans un article publié par ce dernier au quotidien arabophone Annahar Al Maghribia où il affirme que Niny est son ami ("je l'ai en effet conduit à sa maison une fois quand le temps était tard, c'est mon ami"). Rachid Niny a affirmé alors dans sa chronique Chouftchouf qu'il "ne possède pas d'amis semblables à Ziane". Depuis, les deux se sont uniformément échangé les injures (explicites dans les chroniques et les caricatures ou implicites dans les faits divers) respectivement dans les deux quotidiens cités précédemment.

L'affaire s'est déclenchée lorsqu'Almassae publia un fait divers sur une plainte déposée par une famille défendue judiciairement par Ziane contre lui, où elle l'accuse de l'avoir financement arnaqué, Ziane se décide de porter plainte contre le journal pour "avoir publié un article impertinent sans contacter tous les membres de l'affaire" (comme l'estime la transparence et l'objectivité de presse) demandant ainsi le paiement 1 million de dirhams comme remboursement aux dégâts moraux de chez le tribunal. Suivi par la loi de presse, la justice marocaine lui accorde environ 600 000 dirhams. Niny porte à son tour plainte contre Ziane suite à un article publié dans Annahar Al Maghribia, jugé attaquant à sa personne, et reçoit 60 000 dirhams.[Quoi ?]

Affaire Mouammar Kadhafi[modifier | modifier le code]

Suite à de nombreux articles et chroniques publiés à Al Massae, Al Jarida Al Oula, Al Ahdathe Almaghribia (quotidiens marocains arabophones) s'attaquant au chef de la révolution libyenne, représenté par le Bureau de Fraternité Arabe au Maroc, Mouammar Kadhafi décide de porter plainte contre les 3 journaux marocains[2]. Il réclame une réparation de dégâts moraux de 3 milliards de centimes chacun, soit de 9 milliards de centimes au total(90 000 000 dirhams). Le procès primaire ne dura pas plus de trois mois chez les tribunaux marocains qui finira par la condamnation à 110 millions de centimes chaque, soit de 330 millions de centimes au total. La presse marocaine a condamné le procès qui "vise à assassiner l'expérience de la presse marocaine libre pour le bien du système", Rachid Niny a même estimé que ce procès aurait eu lieu suite à l'intervention de l'ambassadeur de la Libye chez les pouvoirs marocains.

Péripéties[modifier | modifier le code]

  • En septembre 2007, al-Massae a signé un partenariat avec les éditions arabes du Monde Diplomatique et afin de mettre à la disposition de ses lecteurs une édition en langue arabe du mensuel français.
  • En février 2009, une dizaine de journalistes ont démissionné et ont rejoint un nouveau titre Akhbar Al Youm dirigé par Taoufik Bouachrine sous prétexte du "changement du style de publication vers le rapprochement avec les thèses du Makhzen" et les interventions du directeur dans les articles publiés et leur modération exagérée (atteinte à la liberté d'expression)[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chiffres de l'OJD
  2. Article de presse
  3. Challenge Hebdo n°224 p10