Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud

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Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud

Titre

PDG de Kingdom Holding Company

Biographie
Titulature Prince
Dynastie Famille princière Al Saoud
Distinctions Ordine del Re Abd al-Aziz.png Médaille de l'ordre du roi Abdulaziz Al Saoud[1] d'Arabie saoudite au rang de Première classe (2002)
Order of the Cedar - Commander (Lebanon) Ribbon.png Commandeur de l'Ordre national du Cèdre du Liban
Surnom Al-Walid
Naissance 7 mars 1955 (59 ans)
Djeddah (Arabie saoudite Drapeau : Arabie saoudite)
Père Talal ben Abdelaziz Al Saoud
Mère Muna es-Solh
Enfants trois
Résidence Riyad
Religion Islam sunnite

Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud (الوليد بن طلال بن عبد العزيز آل سعود), ou plus simplement le prince Al-Walid (en anglais Al-Waleed) est un prince et homme d'affaires saoudien né le 7 mars 1955 à Djeddah.

Il est diplômé d'une maîtrise en sciences sociales avec distinction de l'université de Syracuse en 1985[2].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre de la famille princière Al Saoud, fils du prince Talal bin Abdul-Aziz Al Saud et petit-fils du roi Ibn Saoud, fondateur de l'Arabie saoudite.

Sa mère est Muna es-Solh, fille du Premier ministre libanais Riyad es-Solh, il est aussi cousin des princes Moulay Hicham ben Abdellah el-Alaoui, Moulay Ismaïl ben Abdellah el-Alaoui et Lalla Zineb du Maroc, leur mère Lalla Lamia es-Solh est la tante maternelle du prince.

Il a été marié et divorcé trois fois, de sa première union sont nés sa fille Reem et son fils Khaled. Il s'est à nouveau marié et a deux autres enfants.

Ses affaires[modifier | modifier le code]

En 2013, sa fortune est évaluée par Bloomberg LP à 26 milliards de dollars, au 20e rang mondial, c'est donc un homme d'affaires important qui via la Kingdom Holding Company, détient des parts dans de nombreuses multinationales :

Sa fortune personnelle[modifier | modifier le code]

Biens immobiliers[modifier | modifier le code]

  • Le Promotion Palace, un luxueux palais de 317 pièces sur 250 000 m2 à Hay al Huda, disposant de trois piscines et d'une mosquée personnelle. Le tout est orné de 1 500 tonnes de marbre italien, de tapis orientaux en soie, de robinets plaqués or, et comprend 250 ensembles TV. Quatre cuisines : « arabe », « occidentale », « asiatique » (la quatrième ne sert qu'aux desserts) dirigées par des chefs qui peuvent nourrir 2 000 personnes avec un préavis d'une heure. On compte aussi un étang en forme de lagon et un cinéma privé de 45 places[3].
  • Le Kingdom Oasis dans la province de Janadriyah, est un site en construction de 4 000 000 m2. Il sera le complexe privé le plus luxueux du pays, mais également le « lieu de vacances » et l'endroit dans lequel le prince hébergera ses invités de marque. Un lac de 70 000 m2 et un zoo privé sont à prévoir.

Véhicules[modifier | modifier le code]

  • Propriétaire d'environ 200 modèles de voiture différents (dont plus de la moitié sont de haut luxe), il en possède deux exemplaires de chaque, une pour lui et une pour ses gardes du corps.
  • deux yachts : le Kingdom 5KR, 86 m de long, et celui qui sera sûrement le New Kingdom 5KR, environ 170 m de long, le plus grand et le plus luxueux yacht privé du monde.

En 2008, il a passé commande d'un Airbus A380 Prestige aménagé sur trois ponts pour son usage personnel comme jet privé[4],[5] et un yacht de 180 m pour un total d'environ 750 M$[6]. En février 2013, il revend son A380 alors qu'il n'a pas encore eu les clés[7] afin d'investir dans des entreprises en Arabie saoudite et au Moyen-Orient.

Tous ses véhicules sont équipés d'un système ultra perfectionné unique au monde de communication par satellite, ainsi le prince peut en permanence regarder les chaînes de télé qu'il possède ou garder un œil sur la bourse.[réf. nécessaire]

Donations[modifier | modifier le code]

Une grande partie des activités de bienfaisance du prince sont dans le domaine de l'éducation. Combler les écarts entre les communautés occidentales et islamiques est une tache importante à ses yeux. Au fil des ans, il a financé un certain nombre de centres d'études de l'Amérique dans des universités du Moyen-Orient et des centres d'études islamiques dans les universités occidentales[8].

  • Immédiatement après les attentats du 11 septembre, Al Waleed a fait parvenir un chèque de 10 millions de dollars au maire de New York Rudy Giuliani. Il a rendu public la lettre qu'il avait envoyé avec le chèque, déclarant : « Dans des moments comme cela, nous devons répondre à certaines des questions qui ont conduit à une telle attaque criminelle. Je crois que le gouvernement des États-Unis d'Amérique devrait réexaminer ses politiques au Moyen-Orient et d'adopter une position plus équilibrée à l'égard de la cause palestinienne ». À la suite de sa déclaration, Giuliani a renvoyé le chèque[9],[10]. Dans une interview accordée à un magazine hebdomadaire saoudien, le prince parle du rejet de sa donation par le maire : « Tout le problème vient du fait que j'ai parlé de leur position sur le conflit du Moyen-Orient, et ils n'aiment pas cela car il y a des pressions juives et ils ont peur d'eux »[11].
  • En 2002, il fait don, lors d'un téléthon à la télévision saoudienne, de 18,5 M£ aux familles des victimes palestiniennes après les opérations israéliennes dans la ville de Jénine en Cisjordanie. Le téléthon avait été organisé par le roi Fahd pour aider les familles des martyrs palestiniens. Le gouvernement saoudien ayant précisé que le terme « martyrs » était attribué aux « Palestiniens victimes de la terreur et de la violence israélienne », non aux kamikazes.

Son positionnement dans l'islam[modifier | modifier le code]

C'est un musulman attaché à sa religion qui accomplit de manière assidue les cinq prières quotidiennes obligatoires, cependant, c'est une personnalité plutôt progressiste de son pays ; en témoigne sa décision de payer à une femme, Hanadi Zakaria al-Hindi, ses frais de formation de pilote aérien avant de l'embaucher, ou le fait d'offrir à des femmes des postes importants dans son entreprise.

Il compte créer une chaîne de télévision arabe pour promouvoir le dialogue interreligieux. Ainsi, il finance le Centre pour la compréhension entre musulmans et chrétiens à l'université de Georgetown (États-Unis), où travaille par exemple Margot Badran, une féministe musulmane[12].

Il souhaite améliorer la perception de son pays et renforcer ses relations avec l'occident en gardant toujours ses traditions. Ainsi il utilise la technologie moderne mais reste entouré de bédouins du désert.

Dans l'interview donnée à l'émission de télévision française Zone interdite, il explique que les chrétiens, les musulmans et les Juifs, doivent être mis sur un pied d'égalité, et que Ben Laden est un personnage qu'il ne souhaite pas rencontrer. Il se dit révolté par ce « petit groupe d'hommes qui a kidnappé notre religion ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Medals Received by Al waleed bin Talal », Al Waleed official website,‎ 2002 (consulté en 10 août 2013)
  2. « Prince Alwaleed bin Talal Al Saud », Forbes,‎ mars 2011 (lire en ligne)
  3. « Prince Alwaleed: The Prince And The Portfolio », Time,‎ 1 décembre 1997 (lire en ligne)
  4. Airbus and Boeing win giant order, BBC News, 12 novembre 2007
  5. (en) « Airbus A380 gets first VIP client », Flight Global.com,‎ 12 novembre 2007
  6. Agent4Stars.com - Project New Kingdom 5KR
  7. « Pas d’Airbus A380 pour le prince saoudien », Air Journal,‎ 19 février 2013
  8. CJP : Jewish Groups Keep Watchful Eye as Schools Receive Saudi Donations (consulté le 3 octobre 2012)
  9. « $10 Million? NYC Says No Thanks », CBS,‎ 18 septembre 2001 (lire en ligne)
  10. « New York Rejects Saudi Millions, », BBC News,‎ 12 octobre 2001 (lire en ligne)
  11. « Big Bad Apple », Al Ahram Weekly,‎ 18–24 octobre 2001 (lire en ligne)
  12. « Les tenantes d'un 'féminisme musulman' défendent leurs thèses à Paris », sur emarrakech.info