Al-Adil II Sayf ad-Din

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Sayf ad-Dîn Al-Malik al-`Âdil Abû Bakr ben Nâsir ad-Dîn Muhammad[1] (1216 † 1248[2]), ou Al-Adîl II dit le Juste, Safadin II pour les croisés, est un sultan ayyoubide d'Égypte (1238-1240) et de Damas (1238-1239), fils et successeur d'Al-Kamil Nâsir ad-Dîn.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Al-Kamil meurt le 8 mars 1238, et il lui succède, sans avoir la poigne de son père. L’anarchie s’installe rapidement dans l’empire ayyoubide après son avènement. Shirkuh, émir de Homs attaque son voisin et rival Taq ad-Din, émir de Hama. À Damas, les luttes de pouvoir éclatent, et son demi-frère Malik al-Salih Ayyoub y prend le pouvoir au début de l’année 1239. Il en est chassé en septembre de la même année par un de ses oncles, Al-Salih Ismaël, et capturé par un de ses cousins, An-Nasir Dâ'ûd, ancien sultan de Damas et émir de Kerak[3].

Pendant ce temps, Al-Adel mécontente les mamelouks en les écartant des postes clés et en y plaçant ses favoris. À Kerak, peu après, les deux cousins se réconcilient, An-Nasir libère Ayyoub et les deux s’allient contre Al-Adil et Ismail. Ayyoub souhaite prendre le contrôle de l’Égypte, tandis qu’An-Nasir cherche à récupérer Damas. Il commencent par marcher sur l’Égypte, et Al-Adel se rend à Bilbéis avec son armée pour leur barrer la route. Le 31 mai 1240, les mamelouks cernent la tente d’Al-Adel, se saisissent de sa personne, le déposent et appellent Ayyub pour le mettre sur le trône[4].

Al-Adel est ensuite emprisonné pendant huit ans au Caire et meurt le 9 février 1248[5]. Il ne laisse qu’un fils Malik al-Moghith Feth ad-Din Omar[2].

Le coup d’État organisé par les Mamelouks en mai 1240 est le prélude à l’importance que ces derniers vont prendre en Égypte. Ayyoub, leur doit son trône et ne va cesser de les favoriser. Quand Touran-Shah, fils et successeur d’Ayyoub, tente de mettre un terme à leur importance, il est déposé et assassiné par les Mamelouks, qui mettent fin au sultanat ayyoubide en Égypte et remplacent par l’état mamelouk, gouvernés par des sultans issus de leur propre rang[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. arabe : sayf ad-dīn al-malik al-ʿādil abū bakr ben nāṣir ad-dīn muḥammad,
    سيف الدين "الملك العادل" أبو بكر بن ناصر الدين محمد
  2. a et b Foundation for Medieval Genealogy : Ayyoubides d'Égypte.
  3. Grousset 1936, p. 385.
  4. Grousset 1936, p. 385-7 et 400.
  5. E.J. Brill's First Encyclopaedia of Islam, 1913-1936, par Martijn Theodoor Houtsma, T W Arnold, A J Wensinck Publié par BRILL, 1993 ISBN 978-90-04-09796-4, 9789004097964
  6. Grousset 1936, p. 491.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]