Akélés

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Akélés

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kélé

Les Akèlès (ou Nkèlè, Bakèlè, Bongom, Bougom) forment un groupe ethnique originaire de Mimongo, une région montagneuse située au sud du Gabon. Il est composé des trois sous-groupes suivants :

Il existe un autre sous-groupe le Komon, qui tend à disparaître. Cette disparition est due à deux facteurs, l'exode rural et les différents mariages entre sous-groupes. Les Métombolés sont patrilinéaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après une première migration dans la Ngounié, à Fougamou où ils occupent les territoires du peuple Échira pendant près de 10 ans, un conflit éclate entre les deux groupes (envahir en éshira se dit Fougouminane, terme d'où trouve son origine Fougamou, le nom de la ville qui avait été envahie par les Akélés). Les Akélés quittent Fougamou et partent s'installer à Lambaréné, territoire dominé par les Galwas. À l'issue d'une nouvelle bataille, les Akélés se dispersent autour de Lambaréné tandis que d'autres continuent à migrer vers Port-Gentil et Libreville en passant par l'Ogooué. À Libreville, on les retrouve essentiellement à Nombakélé qui signifie la « montagne des Akélés ». La légende raconte que ce groupe était allié au groupe Punu, ils combattaient d'autres groupes d'où le slogan Mupunu dingue, Mukéli dingue.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un peuple qui vit près des fleuves ou des lacs. On le retrouve dans les villages le long de la Ngounié notamment à Bellevue, près des lacs Zilé, Atondasimba, Méyeng, Massassiké, Béboté, Diala, Louvain, Lekita, Lebamba, Sindara, Lésinda… ainsi que dans le Moyen-Ogooué, autour des lacs Anengué, Onangué, Ezanga (appelé en akélé Lédjangué) et le long de l'Ogooué à Makouké et sur la route de Fougamou, à Nombakèlé au PK 33.

Culture[modifier | modifier le code]

Leur alimentation : le poisson, la banane plantain, l'odika, le bouillon au poisson, le tubercule préparé et trempé appelé en akélé maloté ou « casse à dent », appelé encore, abusivement, « pomme de terre ».

Leurs danses : maringa (danse à l'accordéon), ilombon, mamboumba, ondokoué, ongondo, léchembé, etc.

Quelques mot en Akele[modifier | modifier le code]

  • Odiémiamey : bonjour (le matin)
  • Mbolo : bonjour (le reste de la journée)
  • Mitchang : comment vas-tu ?
  • Mbian-Mbien : bien
  • Me naka gouené : je t'aime
  • Agombé : le temps
  • N'tché : le pays
  • Alinga : la robe
  • Ipoti : le manioc
  • Owondo: le manioc
  • Malote : les casse-à-dents
  • Akondo : la carpe
  • N'tchin guè : la cuvette
  • N'tchono : le vélo
  • N'tchouwa : la mer, la plage
  • Mi tchozo : les chaussures
  • O'pamè : tu es bien arrivé ?
  • Unwo'nto : un
  • Babà : deux
  • Balalè : trois
  • Banayi : quatre
  • Batanè : cinq
  • Tanè na unwo'nto : six
  • Diomo : dix
  • Mabomaba : vingt
  • O'ssadia : as-tu déjà mangé ?
  • O'ssadiokô : t'es-tu déjà lavé ?
  • Bana Ba y ngé yo : ces enfants là sont bizarres.
  • Me Kemè : je suis parti (au revoir)
  • Lakike : la vie
  • Lakié la délé  : la vie est difficile
  • Akolo : le marché

La marque de la négation dans la langue est très simple. A kona : il a dit. A (sa) kona : il (n')a pas dit.

Cette langue est très différente du Omyéné mais possède beaucoup de mots qui se rapprochent de ceux utilisés en omyéné. D'autres mots se rapprochent du Kota. L'Akélé est très semblable aux langues Séké, N'koma et Saké.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David E. Gardinier, Historical dictionary of Gabon, Metuchen (N.J.) - Londres, Scarecrow Press,‎ 1981 (ISBN 9780810814356), p. 35-36
  • (en) James Stuart Olson, « Bakèlè », dans The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group,‎ 1996 (ISBN 9780313279188), p. 57
  • Anges F. Fatanga-Atoz, Les peuples du Gabon occidental : Ng'omyènè, Shekiani, Bakèlè, Benga, Ngubi, Gisire, Varama, Lumbu, Vili et Fang pendant la première période coloniale (1839-1914), t. I : Le cadre institutionnel, Libreville, Éditions Raponda Walker,‎ 1999, 359 p. (ISBN 9782912776174)
  • Roselyne Mendoume, Unilinéarité ou bilinéarité dans le rattachement juridique de l'enfant chez les patrilinéaires (Fang, M'Pongwé, Akélé), Paris, Université Paris 1,‎ 1991, Mémoire de DEA, 78 p.
  • Élikia M'Bokolo, Noirs et blancs en Afrique équatoriale : les sociétés côtières et la pénétration française, vers 1820-1874, Paris, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales,‎ 1981, 302 p. (ISBN 9782713207761)
  • François Ngolet, La dispersion Ongom-Bakele en Afrique centrale : Esquisse d'anthropologie historique (origines - vers 1930), Montpellier, Université Paul Valéry Montpellier III,‎ 1994, 3 vol. (thèse)
  • Hubert Deschamps, « Bongom (Akélé) et assimilés », dans Traditions orales et archives au Gabon, Paris, Berger-Levrault,‎ 1962, pddf (lire en ligne), p. 128-133