Ajna

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Ajñā chakra a deux pétales, l'un se rapporte au soleil, l'autre à la lune

Ājñā (sanskrit selon IAST)[1] est le sixième des sept Chakra majeurs du tantrisme hindou et plus particulièrement du Haṭhayoga. La traduction du mot sanskrit au sens littéral est : centre de commandes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Ājñā chakra est localisée dans le cerveau au niveau de la glande pinéale. Pour le débutant, il vaut mieux chercher avec le kshetram qui, pour ce chakra, se situe entre les deux sourcils. Des exercices de kriya yoga tel trataka aident à trouver ce chakra qui se veut juste au-dessus de la moelle osseuse.

Représentation[modifier | modifier le code]

Sa représentation est composée de deux pétales horizontaux qui sont autour d'un cercle. Un lingam en pierre noire est un de ses attributs, entouré d'un triangle équilatéral rouge pointé vers le bas ; le Soleil et la Lune sont aussi associés chacun à un pétale. Le son, la mantra Om est l'attribut de ce chakra.

Canaux[modifier | modifier le code]

Les deux pétales de ājñā chakra sont censés représenter iḍā et Piṅgalā, deux des nāḍī, l'un masculin, l'autre féminin, d'où cette association avec le Soleil et la Lune. Le rond central de liaison entre les deux pétales est associé à suṣumṇā.

Bija mantra[modifier | modifier le code]

Les deux bija mantra des deux pétales sont pour le gauche Ham, pour le droit Ksham.

Fonction[modifier | modifier le code]

Ājñā chakra est considérée comme le troisième œil et le lieu du mental. L'action de ājñā chakra correspond au sixième sens, à l'intuition. Ājñā contrôle le mental[2](Manas (sanskrit)). Le lingam noir a un rapport avec le corps subtil et notamment son propre corps subtil.

Ajna dessinée[modifier | modifier le code]

Comparaisons avec les autres religions[modifier | modifier le code]

  • Dans le bouddhisme tibétain, ce chakra est souvent dénommé troisième œil[3].
  • Dans le Qigong, la localisation de ajna chakra est assimilable au plus haut point énergétique, au plus haut dantian de cette philosophie[4].
  • Dans la Kabbale, il y a un point de localisation entre les deux yeux physiques, qui est au sixième niveau. Ils sont appelés Chokmah et Binah[5].

Source[modifier | modifier le code]

  • Swami Satyananda Saraswati, Kundalini Tantra, publié en France chez éditions Swam, édition de 2005, pages 168 et suivantes, (ISBN 9782950338976).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  2. ibid
  3. Geshe Kelsang Gyatso. Tantric Grounds and Paths
  4. Andy James The Spiritual Legacy of Shaolin Temple
  5. Dion Fortune, The Mystical Qabalah