Ajax fils d'Oïlée

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Ajax arrachant de force Cassandre du Palladion auprès duquel elle s'était réfugiée, intérieur d'une coupe à figures rouges du Peintre de Codros, v. 440-430 av. J.-C., musée du Louvre
Statère en argent de Locres Opontienne à l'effigie d'Ajax

Dans la mythologie grecque, Ajax (en grec ancien Αἴας Ὀϊλῆος / Aias Oïlễos), fils d'Oïlée (roi de Locride), est un héros de la guerre de Troie. Il est parfois appelé « Ajax le petit », en raison de sa différence de taille avec Ajax fils de Télamon avec lequel il ne doit pas être confondu.

Mythe[modifier | modifier le code]

Ajax est compté parmi les prétendants d'Hélène avant la guerre de Troie. Au chant II de l’Iliade, dans le Catalogue des vaisseaux, on lit[1] :

« Les Locriens obéissent au fils d'Oïlée, Ajax le rapide. Il n'a pas la taille du fils de Télamon ; il est moins grand que lui, beaucoup moins grand même. Mais en dépit de sa petite taille et de sa cuirasse de lin, pour lancer la javeline, il n'a pas de rival parmi les Panhellènes ou les Achéens. »

Dans le récit du Sac de Troie[2] d'Arctinos de Milet, pendant le sac de Troie, Ajax traîne Cassandre, prêtresse d'Apollon qui implorait la protection du dieu hors du temple d'Athéna et la viole ; les dieux envisagent de le châtier en le changeant en pierre, mais Ajax se réfugie dans le temple d'Athéna. Plus tard, lors des retours des Grecs chez eux, Athéna le fera périr en mer Égée. Rentrant en Locride, Ajax, lors d'une tempête déclenchée par Apollon, fait naufrage aux environs sur de hautes roches appelées « Gyrées ». Parvenu à se réfugier sur un rocher, il est sauf grâce à Poséidon, mais n'a plus aucun vaisseau. Depuis ce refuge, pris d’hybris, il maudit les dieux : Poséidon fend les Gyrées et le rocher d'Ajax d'un coup de trident, puis une vague l'engloutit pour le punir. Il est enterré à Mycènes par Thétis.

Comme Achille, il est représenté comme vivant après sa mort dans l'Île Blanche, aux bouches du Danube. Il faisait l'objet d'un culte héroïque chez les Locriens d'Oponte, qui laissaient toujours en son honneur une place vacante dans les rangs de leur armée - il apparaît sur certaines de leurs pièces. Sophocle lui a consacré une tragédie aujourd'hui perdue.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. v. 527-530
  2. en grec ancien Ἰλίου πέρσις

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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