Airs relevés

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Airs relevés. Planche de Parrocel de l' École de cavalerie, François Robichon de La Guérinière (ed.1733)

Les airs relevés sont des figures de dressage de Haute école en équitation au cours desquelles le cheval quitte le sol, soit seulement au niveau de son avant-main (« levade » ou « pesade ») soit en totalité (« balotade », « cabriole »…). Particulièrement techniques, ils sont enseignés et codifiés depuis la Renaissance. De nos jours, les académies d'équitation comme le Cadre noir et l'école espagnole de Vienne les présentent en spectacle.

Les différents airs relevés[modifier | modifier le code]

La plupart des chevaux ne peuvent en général apprendre qu'un seul mouvement aérien lors de leur formation à cause de leur difficulté[1].

Courbette[modifier | modifier le code]

Courbette à la main par un écuyer du Cadre noir.

Au Cadre noir le cheval se dresse directement vers le ciel, antérieurs ployés et non en partant de la pesade comme elle l'était à l'École de Versailles. Le cavalier garde sa position et se retrouve en arrière de la verticale.

A l'école espagnole de Vienne Le cheval bondit par détente des jarrets, en partant de la pesade. Les postérieurs quittent le sol.

Levade et pesade[modifier | modifier le code]

Pesade interprétée par l'école lipizzane d'Afrique du Sud.

Pour la levade, le cheval se tient uniquement sur ses membres postérieurs en formant un angle de 35 degrés avec le sol. La pesade est plus facile (car le porte-à-faux est moindre), le cheval doit former un angle de 45 degrés avec le sol.

Croupade et cabriole[modifier | modifier le code]

Croupade à la main par un écuyer du Cadre noir.
Cabriole à la main par un écuyer du Cadre noir.

La « croupade » pratiquée Saumur, où le cheval rue de pied ferme, les antérieurs à l’appui, n’est pas classique. Elle n’est pas exécuté à Vienne.

La « croupade classique » ou «groupade » étaient pratiquées à l'École de Versailles et à Vienne. Dans ce mouvement le cheval bondit en l'air et lorsqu'il est à l'horizontale, regroupe ses postérieurs sous sa masse en les mettant à la même hauteur que les antérieurs.

Dans la « cabriole » pratiquée tant à Saumur qu'à l'École de Vienne, le cheval au terre-à-terre lève haut l'avant-main, quitte le sol par la détente de ses postérieurs et détache avec force une ruade, postérieurs tendus horizontalement imitant le saut du cabri. C'est le saut le plus classique conservé au Cadre noir.

Ballotade[modifier | modifier le code]

Figure intermédiaire entre croupade et cabriole ; à la la différence de la cabriole, le cheval ne rue pas au sommet de son élévation, mais montre ses fers arrières, comme s'il allait ruer.

Mézair[modifier | modifier le code]

Levade au cours de laquelle le cheval gagne du terrain, à chaque fois qu'il se relève ou s'abaisse[2].

Races prédisposes aux airs relevés[modifier | modifier le code]

Tous les chevaux baroques sont prédisposés aux airs relevés, et ces figures aériennes apprises à la Hohe Schule, ont rendu les lipizzans célèbres. Le Pure race espagnole et le lusitanien sont également très fréquents.

Représentations dans les arts[modifier | modifier le code]

Ludwig Koch a réalisé une série d’illustrations en couleur consacrées aux airs relevés en observant l'école espagnole de Vienne :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Janna Kysilko, « What Is Dressage? », Janna Kysilko Dressage (consulté le 17-05-2008)
  2. Lipizzan français - les airs de haute école

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]