Ainsi soient-ils

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Ainsi soient-ils

Genre Série dramatique
Création David Elkaïm
Bruno Nahon
Vincent Poymiro
Rodolphe Tissot
Production Arte France
Zadig Productions
Acteurs principaux Jean-Luc Bideau
Thierry Gimenez
Michel Duchaussoy
Julien Bouanich
David Baiot
Clément Manuel
Clément Roussier
Samuel Jouy
Musique Jean-Pierre Taïeb
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Arte
Nb. de saisons 1 (2e en post-production,
3e commandée)
Nb. d'épisodes 8
Durée 52 minutes
Diff. originale 11 octobre 2012 – en production
Site web http://www.arte.tv/fr/Ainsi-soient-ils/6807718.html

Ainsi soient-ils (titre de travail : Ministères[1], titre allemand : Dein Wille geschehe[2], c’est-à-dire « Que ta volonté soit faite ») est une série télévisée dramatique française créée par David Elkaïm, Bruno Nahon, Vincent Poymiro et Rodolphe Tissot, produite par Zadig productions et Arte France. Elle est diffusée à partir du 11 octobre 2012 sur Arte[3]. La première saison a été diffusée à partir du 11 juillet 2013 sur TV5 Québec Canada[4] et à partir du 7 novembre 2013 sur la chaîne La Une de la RTBF (Belgique)[5].

Elle raconte l'histoire de cinq jeunes hommes, aux parcours et aux motivations diverses, qui entrent au séminaire à Paris en vue de devenir prêtres, dans le contexte du XXIe siècle en France.

La première saison a obtenu le prix de la meilleure série française au festival Séries Mania 2012[6]. La deuxième saison a été couronnée du même prix en avril 2014, quelques mois avant sa diffusion publique[7].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

L’Hôtel Libéral Bruant à Paris, décor de l’entrée du séminaire.

La série a été tournée à :

Épisodes[modifier | modifier le code]

Saison 1[modifier | modifier le code]

Épisode 1[modifier | modifier le code]

Le séminaire des Capucins, à Paris, accueille quatre apprentis prêtres : Yann, scout breton naïf et guitariste, Emmanuel, étudiant en archéologie lyonnais sortant de dépression, Guillaume, soutien d’une mère immature et d’une sœur adolescente, et Raphaël, fils d’un riche entrepreneur. Le père Fromenger, directeur et ancien prêtre ouvrier, lors de son discours d’accueil, insiste sur la motivation et le discernement nécessaires pour envisager ce métier difficile. Son bras droit, le père Bosco, entame les chants de la messe. Un élève plus âgé, Christian, fait visiter les bâtiments aux nouveaux.

Un autre séminariste attendu a fait défection pour l’École polytechnique ; à ce moment, José, qui a tué un malfrat russe, est libéré de la prison de Toulouse, où il a « rencontré le Christ », et cherche à rentrer dans un séminaire.

Le toit de l’église fuit et doit être réparé sans tarder, ainsi que l'indique Alvez, l'entrepreneur des travaux du séminaire, avant la journée des vocations organisée en automne par le père Fromenger, mais les caisses du séminaire sont vides.

Le soir, les nouveaux séminaristes sont appelés par les anciens Baptiste et Aulien pour une messe du soir, qui s’avère être un pot d’accueil ; il est décidé que les nouveaux serviront la messe le lendemain. Au petit déjeuner, Christian recrute Emmanuel pour un travail dans un foyer d’accueil. Avant la messe, Yann se fait chambrer par ses collègues parce qu’il a amené sa guitare ; dépité, il part en promenade mais revient à temps pour la messe.

Monseigneur Roman, président de la Conférence des évêques de France, aux relations difficiles avec le père Fromenger, est en réunion avec des prêtres spécialistes en communication pour assurer sa réélection. Ils décident de lancer une journée d’action contre la pauvreté, le 7 novembre. Le père Bosco était venu peu avant solliciter sans succès Mgr Roman pour la réparation du toit de l’église et lui porter l’invitation pour la journée des vocations, qui se trouve être aussi le 7 novembre. Mgr Roman vient au séminaire promettre la réparation, mais en demandant le report des la journée des vocations, ce que le père Fromenger refuse. Ils échangent des mots très durs sur leur orgueil respectif et les ambitions démesurées de Mgr Roman, déclenchant une crise d’angoisse chez le père Bosco, qui est secouru par Sœur Antonietta, la jeune assistante du père Fromenger.

José apprend qu’il a été refusé au séminaire Saint-Cyprien de Toulouse, part pour Paris et convainc le père Fromenger de sa motivation. Après quelques hésitations, le conseil de direction accepte sa candidature à l’unanimité, et l’épisode se termine sur l’arrivée de José au séminaire.

Épisode 2[modifier | modifier le code]

Au foyer d’accueil, entre le départ de la directrice et l’arrivée de l’équipe de nuit, Christian se fait agresser par une jeune femme qui exige de sortir et lui prend la clé, tandis qu’Emmanuel, prostré, se réfugie dans la prière. Une nuit suivante, très perturbé, Christian revit en pensée l’agression et décapite la statue de Sainte Claire, patronne du séminaire, devant Emmanuel à qui il demande par la suite de ne rien dire.

Le lendemain, tous découvrent, abasourdis, la statue décapitée. Le père Fromenger refuse de faire appel à la police, d’autant que le coupable se trouve nécessairement dans les murs, les portes fermant à 20 h. Les anciens soupçonnent José et finissent par s’en prendre à lui, mais le père Fromenger arrive et leur rappelle que la statue n’est que du plâtre et qu’il convient d’avoir de la compassion pour le coupable, qui s’est fait d’abord du tort à lui-même.

Emmanuel finit par se confier au père Fromenger ; Christian, qui a laissé accuser un innocent, demande pardon à ses camarades et quitte le séminaire.

Peu avant, José avait rendu visite au père Fromenger, qui l’incite à cesser de culpabiliser. José raconte alors son histoire devant la caméra de Baptiste, qui prépare avec Aulien des interviews filmées pour la journée des vocations, et devant ses amis abasourdis.

La mère de Guillaume veut partir 3 mois en Inde avec son dernier amant, rencontré il y a peu. Guillaume refuse puis, devant le désespoir de sa mère, accepte. Avec ses amis et au son de la guitare de Yann, il fête les 17 ans de sa sœur, Odile.

Raphaël invite ses amis à une grande réception chez ses parents. Son père lui demande de rendre ses parts dans leur société s’il reste au séminaire, ce que Raphaël confirme. Il retrouve un ancien ami d’études, Luc, et sa femme, Claire, à laquelle il n’était pas indifférent. Le père annonce que Guilhem, le frère aîné de Raphaël, devient directeur de leur société d'investissement. Peu après, dans une ambiance glaciale, Raphaël vient signer les documents nécessaires devant son père et son frère.

Mgr Roman, déprimé par sa dispute avec le père Fromenger, n’a pas signé le bon à tirer pour la journée d’action contre la pauvreté ; le père Soubiran, le spécialiste en communication, arrive à le convaincre. Le père Bosco presse le père Fromenger de se réconcilier avec Mgr Roman, ce que Fromenger refuse. Mgr Roman décide soudain de partir pour le Vatican, où il rencontre son ami Mgr Bergoglio et lui demande de lancer une enquête sur la gestion du séminaire par Fromenger, dont on apprend qu'il lit et écrit le chinois. Quand ce dernier écrit une lettre d’excuses à Mgr Roman, il est trop tard : les émissaires du Vatican arrivent pour leur enquête et la journée des vocations doit être annulée.

Épisode 3[modifier | modifier le code]

Interrogés séparément par l’enquêteur du Vatican, Mgr De Garch, les prêtres du séminaire font bloc autour du père Fromenger mais le doute s’insinue dans les esprits. Lorsque le doyen, le père Cheminade, est convoqué une seconde fois, il confie ses doutes au père Bosco, qui le traite de Judas. Cheminade fait un malaise et doit être hospitalisé, accompagné par Bosco.

Les séminaristes vont à l’université suivre un cours de philosophie, et déclenchent l’hostilité des libertaires, menés par Jocelyn (que Guillaume connaît par des actions sociales laïques antérieures). Au deuxième cours, Jocelyn veut organiser le boycott par les libertaires, mais José intervient en parlant de sa cité, de la prison et de sa quête simultanée de la foi et de la rencontre avec le monde réel, et il est très applaudi.

Yann sympathise avec sa voisine de cours, Camille, chanteuse de rock séparée d’un autre guitariste ; ils répètent en vue d’une audition et sont sélectionnés pour participer à une soirée en mars de l’année suivante.

Raphaël est alerté par sa belle-sœur sur le comportement de son frère, très soucieux pour l’entreprise familiale. Guilhem lui apprend qu’ils ont un dossier au Pôle financier, et Raphaël soupçonne que leur père n’a nommé Guilhem directeur financier que pour l’exposer et se protéger de ses propres malversations financières. Le juge chargé du dossier connaît Luc Boddet, l’ami d’études de Raphaël, mais celui-ci refuse de les aider. Venu demander l’aide de Claire, la femme de Luc, Raphaël et elle s’embrassent avec passion.

Emmanuel est très contrarié par la visite-surprise de ses parents et de sa sœur adoptifs, qui restent jusqu’à la messe du dimanche. Dans le secret de la confession, il révèle que, lors de fouilles archéologiques en Tunisie, il a visité un bordel masculin et traîne depuis un lourd sentiment de culpabilité. Un peu apaisé, il prend congé de sa famille.

L’enquête du Vatican se termine et le père Fromenger, qui avait failli accepter la charge d’une communauté à Shanghai (ce qui aurait classé son dossier), décide de rester aux Capucins.

Le père Cheminade revient de l’hôpital, accueilli chaleureusement par tous ses confrères. Le résultat de l’enquête est remis à Mgr Roman , qui va certainement l’envoyer au Vatican.

Épisode 4[modifier | modifier le code]

Les séminaristes partent pour Noël dans la petite ville (fictive) de Saint-Palay pour assister le père Galzun, qui est en froid avec ses paroissiens : alors qu’ils auraient dû loger dans une grande maison, toutes les portes se ferment et ils aboutissent au presbytère, non chauffé ; le père Galzun est aigri et boit pour oublier le manque de communication avec ses ouailles, toujours là pour raconter leurs problèmes mais jamais pour partager un repas, et qui sont cependant très attachées à la messe de minuit.

Au petit déjeuner, alors que José apprécie son premier Noël en liberté, Yann, chahuté par ses collègues, décide de repartir pour Paris. Peu après, Galzun, qui s’était enfermé dans sa chambre, y retourne avec l’idée de boycotter la messe de minuit. Les quatre séminaristes improvisent la bénédiction d’un coq de la coopérative agricole conformément aux traditions locales. Yann étant finalement revenu décide qu’ils organiseront tous les cinq la messe de minuit, au grand bonheur des paroissiens, qui cependant quittent l’église dès la fin de la cérémonie. Le père Galzun, revenu vers la fin de la messe, les invite à réveillonner avec lui.

Juste avant le voyage, Odile avait annoncé à Guillaume sa grossesse et son souhait d’avorter. Guillaume refuse, heurté dans ses convictions mais, confronté à la solitude et à la détresse d’Odile qui l’appelle à Saint-Palay, accepte de l’accompagner à l’hôpital pour l’IVG à son retour, non sans culpabilité.

Le père Bosco, n’ayant pu parler avec Mgr Roman, prétexte un problème familial pour partir à Rome afin de rencontrer Mgr Gandz, destinataire du rapport d’enquête sur Fromenger. Rembarré par l’assistante de Mgr Gandz, le premier jour puis le matin suivant à la première heure, Bosco fait un malaise dans l’escalier, secouru par un ancien élève qui connaît également celui-ci. Bosco force la porte de Mgr Gandz, qui est en train de se préparer, et commence à lire le rapport d’enquête quand Mgr Gandz arrive. Bosco plaide la cause de Fromenger ; Mgr Gandz l’écoute, puis le renvoie en disant qu’il ne veut plus jamais entendre parler de lui.

Le père Fromenger, ne pouvant obtenir un nouveau découvert bancaire, va voir son comptable, Veillard, qui lui apporte un grosse somme d’argent liquide dans une enveloppe, afin de régler Alvez, l'entrepreneur, pour la réparation du toit. On apprend que, depuis 20 ans, Veillard pratique le détournement de fonds issus du patrimoine immobilier du séminaire, la falsification des livres de comptes et l’engrangement de sommes en liquide.

Un peu après Noël, Raphaël rencontre sa famille, son père lui demande de se tenir en dehors des affaires de l’entreprise.

Le père Bosco revient au séminaire pendant une messe du soir (où Emmanuel tâche de rassérener Guillaume, toujours perturbé par l’IVG d'Odile), et se rend dans le bureau du père Fromenger, où il découvre l’enveloppe avec les liasses de billets, et est victime d’un nouveau malaise.

Épisode 5[modifier | modifier le code]

Le Vatican est en crise avec la Chine, car le pape refuse de valider la nomination par le gouvernement chinois de l’évêque Xiangdong, membre de l’Église officielle de Chine proche du Parti communiste chinois.

Mgr Bergoglio et Mgr Gandz s’affrontent sur le dossier du père Fromenger ; le premier veut accélérer sa mise à la retraite ; le second, qui lui est plutôt favorable, n’a pas encore transmis le dossier au pape.

Guillaume entraîne ses amis auprès de squatteurs africains dont s’occupe Jocelyn, qui n'est autre que son ancien amoureux. Alors que ceux-ci ont reçu un arrêté d’expulsion, Jocelyn et Guillaume emmènent aux urgences une mère et son bébé malade, tandis que Raphaël et José sont arrêtés par la police pour s’être opposés à un contrôle d'identité du porte-parole des squatteurs, puis relâchés. Emmanuel et Guillaume vont rechercher la mère et son bébé une fois celui-ci guéri.

Convoqués par le père Fromenger, les cinq garçons affichent leur solidarité dans cette action. Fromenger les incite à suivre la voix de leur conscience mais les avertit qu’il ne sera pas toujours là pour les soutenir.

Le conseil de direction du séminaire prépare une rencontre de dialogue interreligieux avec un rabbin et un imam, mais Fromenger a l’esprit ailleurs.

Le père Bosco va voir Veillard, après avoir aperçu Fromenger qui remettait l'enveloppe avec l'argent liquide à Alvez, l'entrepreneur des travaux du séminaire. Il apprend que, depuis 20 ans, le comptable émet des fausses factures sur les loyers du patrimoine immobilier du séminaire et reverse le surplus en liquide à Fromenger ; il fait un nouveau malaise et doit être hospitalisé pour subir une série d’examens.

Le concert de Yann et Camille, terminé par un gospel sur l'idée de Yann, est un succès. Guillaume et Emmanuel sont venus en spectateurs et, à la sortie, Emmanuel étreint Guillaume qui l'a amené à prendre un bébé dans les bras pour la première fois de sa vie. Après leur départ, Yann prend au bar un cocktail au goût étrange qui s’avère contenir de la drogue… et se réveille le lendemain dans le lit de Camille.

Raphaël passe avec José à la société de son père pour récupérer discrètement des documents ; pressé, il tombe sur Guilhem, sonné, qui lui dit qu’il avait bien vu dans le jeu trouble de leur père, sans avoir le temps de préciser que celui-ci a demandé à Guilhem de partir à Los Angeles pour se soustraire au juge du Pôle financier. Le lendemain, Raphaël emmène José et Jocelyn dans un hôtel particulier appartenant à sa famille, dont il a récupéré les clés et les coordonnées, et qu’il veut mettre à la disposition des squatteurs. C’est là qu’il reçoit un appel lui annonçant la mort de Guilhem ; il s’effondre, soutenu par José.

Au Vatican, Mgr Gandz rencontre le pape, un homme âgé et d’aspect fragile, en présence de Mgr Bergoglio, et lui apporte la lettre de mise en disponibilité du père Fromenger. Le pape a rédigé une lettre de condamnation de la nomination de l’évêque Xiangdong, qu’il s’apprête à remettre à la presse ; Mgr Gandz le prie d’attendre, car un diplomate chinois arrive pour discuter de cette affaire.

Épisode 6[modifier | modifier le code]

À la morgue, Raphaël apprend que Guilhem s’est défenestré. Il rentre dans sa famille pour organiser les obsèques, mais se heurte au refus du prêtre soi-disant ami de la famille de dire la messe pour un suicidé. Le père Fromenger, en revanche, accepte sans aucune condition de conduire la messe dans la chapelle familiale.

Yann confie sa « faute » et ses doutes sur sa vocation au père Cheminade, dont il attend des recommandations ; celui-ci, qui cherche à le rassurer, lui conseille de rompre avec Camille. Camille ironise sur le vœu de chasteté de Yann et sa virginité avant leur nuit ensemble, et l’amène à parler de Fabienne, la cheftaine scoute qui était amoureuse de lui.

Le père Bosco apprend qu’il a une tumeur du cerveau et doit suivre un traitement lourd (une chimiothérapie combinée avec une radiothérapie, et probablement une opération). Effondré, il ne peut se résoudre à rentrer au séminaire et passe la nuit à marcher dans Paris.

Au Vatican, les négociations avec le diplomate chinois, Lao-Tsan, se passent mal. Celui-ci, un chrétien, révèle à son interprète qu’il parle français, ayant séjourné à Paris où il a connu le père Fromenger. Du coup, Mgr Gandz fait convoquer Fromenger pour continuer les négociations, demandant à Mgr Bergoglio d’appeler Mgr Roman, qui s’apprêtait à porter lui-même la lettre de mise à pied à Fromenger, pour suspendre cette procédure.

Chez les Chanseaulme, le père Fromenger accompagné par les séminaristes vient dire la messe pour Guilhem ; M. Chanseaulme, rongé par le remords, s’effondre pendant la cérémonie en criant qu’il a tué son fils, Raphaël sort de la chapelle avec lui. Raphaël, très touché, remercie le père Fromenger et ses amis de leur présence et de leur soutien, et ne peut dire quand il reviendra au séminaire, mais il n’est plus disposé à laisser l’hôtel particulier aux sans-logis. Claire Boddet est venue, sans Luc, et ils s’embrassent à nouveau. Peu après, il convoque le conseil d'administration de l’entreprise familiale.

Emmanuel et Guillaume éprouvent une attirance mutuelle, mais avec des états d’esprit différents qui sont cause de fâcheries. Peu après le retour de sa mère, enthousiasmée de son voyage en Inde, Guillaume, morose, voit arriver dans sa chambre Emmanuel, bouleversé, qui lui demande pardon pour un geste brutal qu'il a eu la veille et lui déclare son amour ; ils s’embrassent et passent au lit.

Yann et Emmanuel se désolidarisent de l’action pour les sans-logis ; le premier confie ses doutes au second par rapport à sa « voie toute tracée » et décide de retourner quelques jours dans sa famille en Bretagne.

À l’approche de l’expulsion, la tension monte chez les squatteurs, d’autant que des familles maliennes les ont rejoints, en présence de Jocelyn et José. José leur parle de la Tour de Babel et les incite à rester unis.

Le père Fromenger reçoit la lettre du Vatican lui demandant de venir au plus vite reprendre les négociations avec Lao-Tsan ; avant de partir, il rencontre le père Bosco, revenu au séminaire, qui l’accuse de démagogie et d’attrait pour l’argent et le pouvoir, et annonce que Dieu le punira.

Épisode 7[modifier | modifier le code]

Le père Bosco vient voir Mgr Roman pour dénoncer la gestion du père Fromenger mais se fait éconduire par son assistant, le père Valéry, qui lui rappelle que le Vatican a une opinion plutôt favorable de Fromenger.

Raphaël organise le CA de Chanseaulme Investissement en l’absence de son père malade. Il apprend que tous les membres du CA ont été convoqués par le juge du Pôle financier mais, n’ayant plus de parts dans l’entreprise, il ne peut influencer le cours des choses ; il décide cependant d’envoyer des vigiles surveiller l’hôtel particulier. Sa belle-sœur refusant de lui faire une procuration sur les parts de Guilhem (leurs filles croient encore que celui-ci est en voyage), Raphaël obtient que son père lui donne 35 % des voix.

Au Vatican, le père Fromenger, informé par Mgr Bergoglio et Mgr Gandz, rencontre Lao-Tsan qui lui dit que le gouvernement chinois ne changera pas de position. Fromenger trouve une solution qui ménage les susceptibilités de chacun : le pape acceptera la nomination de l’évêque Xiangdong, mais lui donnera un poste au Vatican, ce qui permettra de surveiller ses activités.

Yann, de retour en Bretagne, revoit Fabienne et apprend qu’elle est fiancée et va se marier prochainement ; très perturbé, il se saoule, jette ses revues de scoutisme et avoue à sa mère sa détresse de savoir que Fabienne aura des enfants qui ne seront pas les siens. Il refuse de retourner au séminaire.

C’est la traditionnelle soirée de Carnaval des séminaristes, avec la complicité de sœur Antonietta et du père Cheminade, mais sans les étudiants de 1re année. Contre la parole donnée à Raphaël et avec l’aide de Jocelyn, Emmanuel et Guillaume, José se dispose à envahir l’hôtel particulier avec les sans-logis la nuit précédant leur expulsion, mais il se heurte aux vigiles qui le frappent au visage.

Emmanuel et Guillaume continuent à vivre leur amour en cachette, mais ce dernier regrette d’avoir cédé à la tentation. Ils envisagent de partir ensemble et de s’installer à Lyon.

Avec José, Emmanuel et Guillaume, le père Cheminade brûle du buis qui a été béni à Pâques[11] pour la messe des Cendres. Raphaël revient au séminaire pour la messe des Cendres, il s’attend à une explication musclée avec José, mais ce dernier se contente d’une tape amicale.

José décide alors d’amener tous les sans-logis au séminaire et les installe au réfectoire, à la grande indignation du conseil de direction ; cependant, le père Bosco joue l’indifférence, estimant que le chaos n’est que le résultat des agissements passés du père Fromenger. Yann, apprenant par la radio la situation au séminaire, décide d’y retourner.

Alors que Mgr Roman remercie les évêques de France de l’avoir reconduit à leur tête, le père Valéry vient lui apprendre la situation au séminaire. Dans le bureau du père Fromenger, le père Bosco dit « Merci, mon Dieu, merci pour le chaos ! ».

Épisode 8[modifier | modifier le code]

Raphaël, en visite chez le juge, essaie de charger Guilhem pour épargner les administrateurs, mais le juge lui signifie que tous sont visés et s’étonne d’une telle attitude chez un homme d’Église. En sortant, Raphaël fond en larmes.

Guillaume veut quitter le séminaire, à la surprise du père Cheminade, qui a toujours senti un prêtre en lui.

José reçoit la visite d’un représentant de la mairie qui va examiner les possibilités de relogement des sans-logis, tandis qu’un journaliste de Libération doit passer prochainement.

Convoqué en urgence par Mgr Roman, le père Fromenger demande quelques jours pour négocier la sortie des sans-logis, refusant de faire appel à la police ; Mgr Roman, qui exige que l’affaire soit traitée sans délai, lui demande de rédiger sa lettre de démission. Il convoque alors le père Bosco, qui aurait dû rentrer le lendemain à l’hôpital pour commencer son traitement, pour lui confier la direction du séminaire ; Bosco accepte et remet à plus tard son hospitalisation.

Le père Fromenger retourne au séminaire faire ses bagages et, appelé par sœur Antonietta, fait ses adieux au conseil de direction. Le père Bosco arrive et lui demande sans ménagement de sortir. Il rencontre les séminaristes et les sans-logis, leur souhaite que « le Christ [les] soutienne de sa force », et s’en va.

José (qui, dans l'intervalle, est allé chercher une livraison de poisson au marché de Rungis) entre dans le bureau du père Fromenger en cherchant celui-ci, et trouve le père Bosco en train d’appeler la préfecture de police pour faire expulser les sans-logis. Il l’étrangle presque et, réfugié dans l’église, a une vision du Russe qu’il a tué habillé en prêtre.

Sœur Antonietta quitte elle aussi le séminaire au moment où la police l’investit. Emmanuel demande à Guillaume de rester au séminaire, ne voulant pas être un obstacle à sa vocation. Yann, tout juste revenu, a la surprise de les découvrir joue contre joue mais, comme la police lance des gaz lacrymogènes, ils courent se réfugier dans le réfectoire avec les sans-logis. Tous barricadent les portes, mais les policiers finissent par enfoncer celles-ci et expulsent les sans-logis.

Raphaël s’est fait « pincer » par Luc lors d’une visite à Claire ; Luc lui demande de ne plus voir Claire, moyennant quoi il parlera en sa faveur au juge. Après avoir retrouvé dans le bureau de Guilhem une carte qu’il lui avait envoyée et qui parlait de spiritualité, Raphaël va faire ses adieux à Claire et, soutenu par sa mère, décide qu’il est temps pour lui de retourner au séminaire.

Emmanuel, ayant dit clairement au père Bosco que l’amour divin ne lui suffit pas, quitte le séminaire et retourne dans sa famille à Lyon. Lors des adieux, Yann l’étreint tandis que Guillaume lui dit au revoir sans le toucher. Plus tard, lors d’un dîner dans sa famille, Guillaume confie à Yann sa tristesse de n’avoir aucune nouvelle de lui.

José retourne à Toulouse faire ses adieux à son ancienne amoureuse, sœur d’un ancien complice, en leur laissant les Confessions de Saint Augustin. Il va ensuite voir la femme du Russe pour lui demander pardon ; celle-ci se tourne vers son jeune fils qui refuse son pardon, et leurs sbires emmènent José en forêt où ils le laissent pour mort, avec deux balles dans le dos.

Le père Bosco, lors du conseil de direction, avertit les prêtres de l’ouverture d’une nouvelle ère, où aucune dérive ne sera tolérée et où les recrutements des nouveaux séminaristes s’effectueront dans la plus grande rigueur. En arrivant dans son bureau, il s’effondre, secouru par Raphaël. Ce dernier lui promet de ne rien dire et de l’aider dans la gestion du séminaire. Lors de sa première messe en tant que directeur des Capucins, Bosco insiste sur la nécessité de faire pénitence et de se recentrer sur trois disciplines : veiller, faire silence et prier.

À la dernière scène, José est découvert par des randonneurs, il respire encore.

Saison 2[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé de fin avril à août 2013, la distribution accueillant Corinne Masiero[12], Yannick Renier (dans le rôle du père Abel, un jeune prêtre)[12],[13] et Jacques Bonnaffé (qui incarnera le successeur de Mgr Roman, décédé)[12],[14].

Saison 3[modifier | modifier le code]

Une troisième saison a été envisagée dès novembre 2012[15]. À la date de septembre 2013, Véronique Cayla a annoncé qu'elle était déjà commandée[16].

Audience[modifier | modifier le code]

Épisodes Date de diffusion Nombre de téléspectateurs
1 et 2 Jeudi 11 octobre 2012
1,5 et 1,4 million[17]
3 et 4 Jeudi 18 octobre 2012
1,4 et 1,3 million[18]
5 et 6 Jeudi 25 octobre 2012
1,25 et 1,2 million[19],[20]
7 et 8 Jeudi 1er novembre 2012
1,1 et 1,1 million[21]

En outre, au 5 novembre 2012, on relevait précisément 686 863 consultations en différé (catch-up) sur le service ARTE+7 et d'autres sites web pour l'ensemble des épisodes[22].

Réactions et polémiques[modifier | modifier le code]

La série connaît un accueil critique globalement positif. Pour Les Inrocks, qui lui consacre plusieurs articles, la série est « une révélation »[23] et « le miracle a eu lieu »[24]. Le Point souligne la mise en scène des rapports humains et des inévitables tensions dans une petite communauté humaine, sans angélisme[25]. Pour Télérama, les tourments d'aspirants prêtres peuvent se révéler aussi palpitants que les tribulations de Jack Bauer ou les vicissitudes de la famille Soprano : « En restituant toute la complexité de leur engagement radical, la série frappe fort »[26]. Pour Le Nouvel Observateur, plus réservé, la série propose un « décryptage des rouages de l'Église », malgré le scénario jugé peu subtil[27]. Enfin, Le Monde, qui lui consacre sa une quelques jours avant la diffusion, explique cette réussite par le potentiel romanesque et le quasi anachronisme du sujet dans la société du XXIe siècle : « Les huit épisodes montrent des hommes de foi ordinaires et contemporains, d'impeccables héros d'une série qui ne manque pas de grâce »[28].

En revanche, dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois, chroniqueur Religions, critique vivement la série : « Non seulement cette série travestit une réalité mais elle est une antithèse du christianisme puisque son ressort n'est pas l'amour pour le Christ mais la volonté humaine. Ces jeunes hommes ne sont pas des apprentis chrétiens mais des apprentis stoïciens qui, par leur propre volonté, vont tenter d'atteindre un idéal. Pas étonnant donc que la plupart échouent face aux tentations de la vie. ». Dans la suite de l'article, Jean-Marie Guénois dévoile le dénouement du parcours des personnages principaux. Selon lui, le moteur de la série reste le « scandale » et la « caricature à l’extrême », qu’il reconnaît comme « l’ingrédient de toute fiction », causée selon lui par « une imposture : mettre à la place du christianisme ce qui n’est pas le christianisme »[29].

Sur internet, l’abbé Amar, prêtre catholique, juge sur le blog Padreblog la série peu crédible : « on n’y retrouve rien ou pas grand chose de la vraie vie du séminaire. » Il relève quelques scènes caricaturales, une réalisation soignée mais au scénario ennuyeux et pesant. Il critique également la campagne de promotion jugée provocante[30]. Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, critique également la série sur le site de l’Église catholique de France : « Est-ce parce que c’est une fiction que le scénario cède, hélas, le pas à la caricature outrancière ? Oui, les candidats au sacerdoce rencontrent le défi d’unifier leur vie sur une ligne de crête existentielle. Mais pas dans cette ambiance psychotisante. Pas dans cette relation primaire avec l’absolu »[31]. Pierre Sérisier, en revanche, évoque sur son blog Le Monde des Séries « une réelle exigence de qualité dans la production, la narration, le suspense et les dialogues : cela est suffisamment rare dans les œuvres télévisuelles françaises pour que l’on s’en réjouisse »[32].

Enfin, un petit groupe de jeunes[33] a profité de ce que les réalisateurs de la série n'avaient pas réservé le nom de domaine pour ouvrir le site www.ainsisoientils.com. Ce site analyse la série selon une vision catholique[34] et ajoute du contenu sur les questions qui se posent à propos des séminaristes (l'engagement, la sexualité, etc.) en vidéo ou en textes[35]. Le créateur de la série Bruno Nahon reproche à ce site d'avoir dévoilé l'intrigue[36].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix de la meilleure série française - Séries Mania 2012[37]
  • Sélectionné au Roma Fiction Festival 2012[38]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Article de La Nouvelle République sur la fin du tournage, donnant le titre provisoire « Ministères » » (consulté le 6 novembre 2012)
  2. (de)« Page d’accueil d’Arte en allemand sur la série » (consulté le 6 novembre 2012)
  3. LeMonde.fr diffuse le premier épisode de « Ainsi soient-ils » la nouvelle série d’Arte.
  4. « Page Télévision du site journalmetro.com (Québec) » (consulté le 17 juillet 2013)
  5. « Page de programmes de La Une (RTBF, Belgique) » (consulté le 13 novembre 2012)
  6. Forum des images Séries Mania 2012.
  7. « Article de newstele.com sur Séries Mania 2014 » (consulté le 3 mai 2014)
  8. voir le générique de la série
  9. Télérama.fr, 13 octobre 2012.
  10. a et b « Ministère » en avant-première jeudi, La Nouvelle République du Centre, 19 septembre 2012
  11. En fait le dimanche des Rameaux, une semaine avant Pâques
  12. a, b et c « Page d'Allociné indiquant le début du tournage de la saison 2 » (consulté le 2 mai 2013)
  13. « Article de Sud-Ouest précisant le rôle de Yannick Renier » (consulté le 26 mai 2013)
  14. « Article de toutelatele.com précisant le rôle de Jacques Bonnaffé » (consulté le 26 mai 2013)
  15. « Article sur la saison 3 envisagée » (consulté le 14 novembre 2012)
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  22. « Page du site pro.arte.tv sur les consultations en différé » (consulté le 10 novembre 2012)
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  27. Ursula Michel, « Ainsi soient-ils sur Arte : pas très subtil mais du potentiel », Le Nouvel Observateur, 9 octobre 2012 [lire en ligne]
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  29. Jean-Marie Guénois, « Ainsi soient-ils : une imposture », in Le Figaro, jeudi 11 octobre 2012, page 41.
  30. Abbé Amar, Ainsi soient-ils : la provoc d’Arte fait pschitt (V3), padreblog.fr, mercredi 11 octobre 2012]
  31. In www.eglise.catholique.fr, mercredi 11 octobre 2012.
  32. Pierre Sérisier, « Ainsi soient-ils : L’aveu de tolérance », Le Monde des Séries, 8 octobre 2012 [lire en ligne]
  33. http://www.ainsisoientils.com/qui-sommes-nous/
  34. voir les encouragements et les soutiens de ce site : http://www.ainsisoientils.com/qui-sommes-nous/
  35. http://www.lavie.fr/chroniques/chretiens-en-debats/ainsi-soient-ils-faut-il-s-offusquer-19-10-2012-32324_290.php?fb_action_ids=10151285148721563&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=246965925417366 Chronique du journal La vie mentionnant Ainsi sont ils
  36. « "Ainsi soient-ils" : un site internet tue le suspense de la série d'Arte, article du Nouvel Obsevateur » (consulté le 25 octobre 2012)
  37. Pierre Sérisier, Séries Mania, saison 3 sur lemonde.fr 14 avril 2012.
  38. Site du Roma Fiction Festival 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]