Aimé Olivier de Sanderval

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Le vicomte de Sanderval (d'après E. Lagier, 1882)

Aimé Victor Olivier, vicomte de Sanderval (1840-1919) est un aventurier et explorateur français de l'Afrique de l'Ouest.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa vie en Europe[modifier | modifier le code]

Né à Lyon d'une grande famille locale, installée à Marseille[1], il se passionne dans son enfance pour les récits de voyages à Tombouctou de René Caillé[1]. Il sort en 1864 de l'École centrale des arts et manufactures (actuelle Centrale Paris, fondée entre autres par son oncle, Théodore Olivier).

À la sortie de ses études, il se voit confier par sa famille la création d'une usine à Marennes[2] (Charente-Maritime), ville dont il devient également maire[2]. Il participe brillamment à la guerre de 1870.

Inventeur de la roue à moyeux suspendus (la roue à rayons)[3], fondateur de la toute première usine de vélocipèdes, la Compagnie Parisienne des Vélocipèdes, il est le premier dans l'histoire de France à mettre les facteurs à vélo.[réf. nécessaire].

Il est l'ami de l'industriel marseillais Jules Charles-Roux[4].

Sa vie en Afrique[modifier | modifier le code]

Après avoir fait une carrière dans l'industrie chimique[1], il laisse femme et enfants pour monter une expédition de plusieurs dizaines d'hommes et partir à la découverte du pays des Peuls. Il fut l'un des premiers Européens à se rendre à la cour de l'Almamy du royaume théocratique peul du Fouta-Djalon (centre de la Guinée actuelle)[5].

Entre 1880 et 1919, il effectuera cinq séjours au Fouta-Djalon, décrivant dans ses carnets de voyages la splendeur de la civilisation Peul, carnets qui seront repris dans certains journaux français de l'époque.

Avec sa devise « les connaître plutôt que les combattre » et à l'opposé de la colonisation qui suivra (et qui cherchera en partie à le faire passer pour un « illuminé »), Olivier de Sanderval ouvrira un dialogue d'égal à égal avec l'élite Peul qui lui confèrera le titre de « roi » lui donnant l'autorisation de battre monnaie à son effigie)[5] et lui cédant des terres sur le plateau de Kahel qu'il va alors essayer de mettre en valeur.

Il rêve de faire traverser le pays peul par un chemin de fer. Il comprendra très vite l'ambivalence de la colonisation anglaise de la colonisation française. Il est appuyé par Faidherbe et par De Lesseps dans ses projets africains.

Olivier de Sanderval est à l'origine de la fondation de Conakry[1] où sa "case" est toujours visible et donnant son nom au quartier actuel de Sandervalia[1].

Son titre de noblesse[modifier | modifier le code]

Son titre de vicomte a été créé et accordé par le roi du Portugal[6], Louis Ier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e "Afrique me voici", Le Point n° 1863, p 130, 29 mai 2008.
  2. a et b Au service de l'Empire (1939-1945), p281.
  3. "La famille Olivier" sur Paris Vélocipedia [1]
  4. "Le Roi de Kahel" de Tierno Monénembo
  5. a et b "Tierno Monénembo revisite la colonisation", article de Jeune Afrique 1er juin 2008.
  6. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1951.