Aile en mouette

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Article principal : Configuration d'aile.
Mouette montrant la forme d'aile reproduite sur certains avions.

L'aile en mouette est une aile d'avion qui au lieu d'être droite comporte une « brisure » : l'aile est montante entre le fuselage et la brisure. Elle est parallèle au sol ou légèrement descendante après la brisure.

Le nom lui a été donné en raison de sa ressemblance avec celles des oiseaux du même nom.

Planeurs[modifier | modifier le code]

Planeur DFS Habicht.

La première apparition d'aile en mouette date de 1921 sur le planeur Weltensegler. Mais après l'accident d'avion qui a tué le pilote, le concept a été abandonné.

Elle est réapparu en 1930 sur le planeur de record Fafnir d'Alexander Lippisch. Ce profil devait apporter une meilleure portance et une amélioration de la stabilité en virage.

Mais son succès a été surtout esthétique. L'aile en mouette a été utilisée pour tous les planeurs de hautes performances jusque dans les années 1950.

Planeurs avec ailes en mouette :

Hydravions[modifier | modifier le code]

Hydravion Beriev Be-12 avec ailes en profil d'aile en mouette
Martin PSM-5 Marlin
Martin PBM-3 Mariner

L'aile en mouette a été développée sur les hydravions au début des années 1930 avec l'augmentation de la puissance des moteurs et celle du diamètre des hélices. En effet, Elle permettait d'installer les moteurs plus haut, à plus grande distance de l'eau et donc avec la possibilité d'installer des hélices de grand diamètre. L'alternative étant de placer le moteur sur un pylône.

Le premier hydravion avec aile en mouette a été le Short Knuckleduster qui a volé en 1933.

On trouve cette configuration sur le Dornier Do 26, un avion de transport rapide qui a volé en 1938 et dont 6 exemplaires ont été construits.

Ainsi que sur les PBM Mariner et P5M Marlin, des avions de patrouille maritime de l'US Navy.

L'apparition d'avions à long rayon d'actions a rendu obsolète les hydravions dans les années 1950.

On trouve encore l'aile en mouette sur certains modèles d'après-guerre, comme le Beriev Be-12 Chaika (dont le nom signifie « mouette » en russe).

Hydravions avec ailes en mouette :

Avions classiques[modifier | modifier le code]

L'aile en mouette est apparue à la fin des années 1920, avec le PZL P.1 conçu par avec l'inventeur polonais Zygmunt Pulawski en 1928. La configuration a été d'ailleurs été appelée « Aile Pulawsky » ou « Aile polonaise ». Elle a été choisie pour essayer d'améliorer la visibilité axiale. Elle a été utilisée sur les chasseurs tels que le polonais PZL P.11 et le russe Polikarpov I-15 ainsi que sur d'autres avions comme l'avion d'observation britannique Westland Lysander.

Avions terrestres avec ailes en mouette :

Aile en mouette inversée[modifier | modifier le code]

Junkers Ju 87B Stuka
F4U-1 appontant sur le USS Bunker Hill

De façon paradoxale, cette configuration a le même objectif que l'aile en mouette, à savoir l'installation d'hélice de grand diamètre sur des moteurs très puissants.

L'aile en mouette était adaptée aux avions bimoteurs avec des moteurs à grandes hélices installés sur chacune des ailes en un point élevé.
L'aile en mouette inversée permettait d'installer des moteurs avec de grandes hélices sur des monomoteurs où le moteur est installé à l'avant du fuselage. En surhaussant le moteur, elle évitait des trains d'atterrissage hauts sur pattes donc lourds, complexes et fragiles.

Cette configuration fut installée sur deux avions majeurs de la Seconde Guerre Mondiale :

  • L'avion allemand d'attaque en piqué Junkers Ju-87 Stuka. La situation surhaussée de l'hélice facilitait aussi le largage de la bombe lors du piqué où un bras mobile évitait à la bombe de heurter l'hélice.
Cette configuration procurait aussi un avantage aérodynamique après un piqué au moment de la ressource.
  • Le chasseur américain Chance Vought F4U Corsair prévu dès sa conception comme chasseur embarqué sur porte avions (où l'appontage met le train d'atterrissage à rude épreuve) et qui fut équipé du moteur à hélices le plus puissant de tous les chasseurs américains de la Seconde Guerre Mondiale.
Cette configuration permettait aussi au train d'atterrissage de se rétracter vers l'arrière et non sur le côté dans l'aile. Cela libérait donc de la place pour l'emport d'armes supplémentaires.
  • Ainsi que sur le bombardier embarqué japonais Aichi B7A Ryusei (Étoile Filante).

Liens externes[modifier | modifier le code]