Aiguille du Goûter

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Aiguille du Goûter
L'aiguille du Goûter
L'aiguille du Goûter
Géographie
Altitude 3 863 m
Massif Massif du Mont-Blanc
Coordonnées 45° 51′ 02″ N 6° 49′ 52″ E / 45.85056, 6.8311145° 51′ 02″ Nord 6° 49′ 52″ Est / 45.85056, 6.83111  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ascension
Première François Cuidet et François Gervais, avant 1784[1]
Voie la plus facile versant Ouest

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Aiguille du Goûter

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Aiguille du Goûter

L'aiguille du Goûter est un sommet du versant français du massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie, culminant à 3 863 m d'altitude. À proximité du sommet se trouve le refuge du Goûter, point de départ de la voie normale du mont Blanc : l'arête des Bosses. L'aiguille du Goûter est accessible par son versant ouest, depuis la gare du Nid d'Aigle (TMB) (arrivée du Tramway du Mont-Blanc) après environ cinq heures de marche, en passant par la baraque des Rognes et le refuge de Tête Rousse. L'itinéraire est facile mais très exposé aux chutes de pierres lors de la traversée du Grand Couloir.

Le grand couloir a été descendu à ski par Jacky Bessat le 4 juin 1973.

Première ascension[modifier | modifier le code]

De gauche à droite : l'aiguille du Goûter, le dôme du Goûter et l'aiguille de Bionnassay.

En 1784, Marc-Théodore Bourrit, après plusieurs tentatives infructueuses pour atteindre le sommet du mont Blanc, cherchant un nouvel itinéraire, apprit que deux chasseurs de chamois, François Cuidet et François Gervais, de La Gruvaz (aujourd'hui hameau de Saint-Gervais-les-Bains), avaient atteint l'arête rocheuse du Goûter : « M. Bourrit, qui mettait encore plus d'intérêt que moi à la conquête du Mont-Blanc, crut devoir se retourner de quelque autre côté; il fit prendre de toutes parts des informations, et il apprit enfin que deux chasseurs, en poursuivant des chamois, étaient montés par des arêtes de rocher jusqu'à une très-grande hauteur, en sorte que, depuis le point où ils étaient parvenus jusqu'à la cime du Mont-Blanc, il ne restait que quatre à cinq cents toises à monter par des pentes de neige peu rapides, et si bien aérées, que l'on n'avait point à craindre l'espèce de suffocation que l'on éprouvait dans la vallée déneige qui aboutit à la montagne de la Côte. Charmé de cette découverte, M. Bourrit courut à la Grue, village où demeuraient ces chasseurs, et les engagea à faire sur le champ avec lui un nouvel essai de cette route. »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lucien Devies et Pierre Henry, Guide Vallot. La chaîne du Mont Blanc I : Mont Blanc-Trélatête, Grenoble et Paris, Arthaud, 4e édition, 1978
  2. Horace-Bénédict de Saussure Voyages dans les Alpes, précédés d'un essai sur l'histoire naturelle des environs de Genève, Barde Manget et compagnie, tome second, 1786, p. 553


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