Ahmed Dlimi

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Ahmed Dlimi
Surnom Général Dlimi
Naissance 1931
Sidi Kacem
Décès 22 janvier 1983 (à 52 ans)
Marrakech
Origine Marocain
Allégeance Drapeau du Maroc Maroc
Arme Armée royale marocaine
Grade Général de division
Années de service 195522 janvier 1983
Conflits Guerre des sables, Affaire Ben Barka, Guerre du Kippour, Conflit du Sahara occidental

Ahmed Dlimi (1931 - 22 janvier 1983) né à Sidi Kacem, était un général des Forces armées royales marocaines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Dlimi était en tête des services de sécurité marocains et joua un important rôle comme support militaire du roi Hassan II. Pendant son service (marqué par les années de plomb), il fut accusé de nombreuses violations des droits de l'Homme. Il était censé être lié à la disparition étrange en 1965 à Paris du leader d'opposition marocaine de l'époque, Mehdi Ben Barka[1],[2].

Pendant les coups d'État de 1971 et 1972[modifier | modifier le code]

Pendant les années 1970, Dlimi, de plus en plus important, s'est vu confié d'importantes tâches et a été promu au rang du général, après être resté fidèle à Hassan II lors des deux tentatives de coups d'État de 1971 et 1972. Quelques sources soutiennent qu'il a personnellement exécuté son supérieur, le général Mohamed Oufkir, sur les ordres du roi, après qu'Oufkir a été reconnu comme responsable du coup d'État des aviateurs de 1972[3].

L'affaire du Sahara et le décès mystérieux[modifier | modifier le code]

Après la Marche Verte en 1975, il a été chargé de commander les Forces armées royales dans la guerre contre le front du Polisario. Il a été de plus en plus considéré en tant que principal homme fort du régime. En 1983, Dlimi meurt dans ce qui a été officiellement rapporté par les sources marocaines comme un accident de voiture. Cependant, certaines sources insinuent qu'il a été tué après avoir essayé d'organiser un coup d'État contre le roi Hassan II[4], ou parce qu'il était devenu trop puissant, ayant été de ce fait une menace pour la monarchie marocaine[5]. Certaines hypothèses affirment qu'il aurait été victime d'une lutte d'influence entre la France et les États-Unis: s'étant prononcé pour la première, il aurait été « donné » par les seconds. On dit aussi qu'il était proche de l'Algérie et de la Libye ou encore qu'il aurait pris contact avec l'opposition et notamment Mohamed Basri (Fqih Basri). Quelques-uns de ses proches meurent tout aussi bizarrement au même moment[6].

Carrière civile[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]