Ahbach
|
|
Cette page contient des caractères arabes.
Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation, etc.), consultez la page d’aide Unicode. De plus, votre système et votre navigateur doivent supporter l’écriture de droite à gauche et les ligatures (testez votre navigateur). Notez que les mots sont transcrits dans la transcription Arabica (DIN-31635).
|
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2007).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
L'A.P.B.I.F.[1], surnommée Ahbach, est une organisation religieuse musulmane sunnite fondée en 1930 au Liban par le cheikh Ahmad al-'Ajuz (arabe : أحمد بن محي الدين العجوز) dont le siège principal se trouve à Beyrouth, au Liban. Elle est très controversée au sein de l'islam notamment pour ses positions anti-salafistes, son pluralisme religieux en opposition à tout activisme politique et ses croyances jugées dérivées du soufisme[2].
Sommaire |
[modifier] Le domaine religieux
L'A.P.B.I.F. suit les pas du cheikh Abdullah al-Harari (en) connu sous le nom de al-Habachi (« l'abyssinien »). Son objectif est de promouvoir l'enseignement traditionnel sunnite du Coran et des textes religieux musulmans selon la doctrine acharite. L'association investit pour l'éducation dans les sciences religieuses. Elle transmet des cours de religion aux hommes, femmes et enfants et organise de nombreuses activités (tournois de football, fêtes religieuses...). Elle a récemment construit une grande Université au Liban [3] agréée par le Ministère de l'Education Nationale libanais. Elle soutient également des clubs sportifs et des activités culturelles. Elle gère des instituts, des centres islamiques et des mosquées dans plus de 50 pays à travers le monde, présente dans les pays arabes et asiatiques mais également établie en Amérique du Nord, en Australie et en Europe et dispose de plusieurs médias et publications[4]. L'organisation bénéficie de l'appuie des autorités libanaises.
L'association a reçu le soutien des plus grandes institutions religieuses comme Al-Azhar en Égypte, mais aussi de Tunisie, du Maroc, de Turquie et également de pays asiatiques comme l'Indonésie[réf. nécessaire]. Ses livres sont estampillés et approuvés par les Universités Islamiques et les Muftis de différents pays musulmans[réf. nécessaire][5]. Antoine Sfeir, journaliste, professeur en relations internationales et directeur de Cahier de l'Orient fait un commentaire assez élogieux sur l'association : « Le ahbachite a une connaissance quasi parfaite de l’islam, ce qui n’est en général pas le cas des prédicateurs des autres courants[6][réf. incomplète]. »
[modifier] Position à l'égard des takfiri et des khawarij
L'APBIF tente aussi de se démarquer des « takfiri », accusés de rendre mécréant une partie des musulmans : « Nous ne rendons pas licite l’assassinat des gens qui travaillent au service des gouvernements pour le simple fait qu’ils gouvernent avec des lois non tirées du Coran et nous ne déclarons pas permis de faire couler le sang des personnes âgées, des femmes et des enfants pour le simple fait qu’ils vivent dans ces pays. Nous condamnons ces groupuscules » proclament-ils[réf. nécessaire].
Ils considèrent que les événements qui ont eu lieu durant ces dernières décennies à travers le monde sont la conséquence d’idées propagées par Sayyid Qutb, qu'ils considèrent comme l’une des têtes pensantes de l’extrémisme et de la déviation car il déclara apostats la plupart des gouverneurs des pays musulmans, ce qui rappellerait la pensée des khawarij[7].
[modifier] Situation actuelle au Liban et relations extérieures
Certains politologues prétendent[réf. nécessaire] que l'association serait au service de la Syrie, d'autres qu'elle serait appuyée par les autorités libanaises. L'association défend cependant son indépendance[8] tout en ayant de bonnes relations avec la Syrie qu'elle considère comme élément stabilisateur pour le Liban multi-communautaire. Le financement de l’APBIF reposerait sur les dons de membres ou de sympathisants[réf. nécessaire].
[modifier] Historique de l'implication politique au Liban
Le mouvement politique a été fondé en 1983 et dirigé jusqu'en 1995 par Nizar Halabi, mort assassiné à Beyrouth par des membres du groupe Usbat al-Ansar[réf. souhaitée]. Houssam Qaraqirah est président de l'association depuis 1995.
Deux des membres de l'Association, Dr. Adnan Trabulsi et Hadj Taha Naji, furent élus aux élections parlementaires en 1992. Lors des élections législatives de 2005, leurs candidats ont réalisé autour de 17,5% des suffrages, mais ont été battus par ceux du Courant du Futur de Hariri.
[modifier] Notes et références
- Association des Projets de Bienfaisance Islamiques
- A. Nizar Hamzeh, « A Sufi Response to Political Islamism: Al-Ahbash of Lebanon », dans International Journal of Middle East Studies, Beirut, Lebanon, American University of Beirut, vol. 28, 1996, p. 217–229 [texte intégral, lien DOI (pages consultées le 2009-04-10)]
- http://www.gu.edu.lb
- Par exemple son magazine Manar Al-Houda ou encore namradio.com
- Plusieurs de ces approbations (documents originaux) sont consultables en arabe Liste des approbations
- Voir la publication d'Antoine Sfeir : "Radiographie des courants et des mouvements islamistes[réf. incomplète]"
- Les kharijites sont un courant apparu, peu après la mort de Mahomet, consistant à déclarer mécréants ceux qui jugent et qui gouvernent avec d'autres lois que la loi coranique, ainsi que ceux pratiquant les grands péchés. Ceci a impliqué dès cette époque de rendre mécréants certains compagnons du Prophète (voir bataille de Siffin)
- Voir sur apbif.org : « Nous ne sommes au service d'aucun Etat, quand bien même nous proposerait-on un financement. », déclaration qui suivrait les paroles d'Abdullah al-Harari (en) a déclaré : « Nous ne sommes au service d'aucun Etat qui nous financerait, Dieu le sait plus que tout autre, et celui qui nous attribue le contraire, Dieu le jugera[réf. souhaitée]. »
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Site officiel
- Les Ahbaches. Un mouvement libanais sunnite contesté dans un monde globalisé. Dominique Avon (CIER). Publié le mardi 25 mars 2008