Agris
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| Agris | ||
Mairie d'Agris |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Charente | |
| Arrondissement | Angoulême | |
| Canton | La Rochefoucauld | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Bandiat-Tardoire | |
| Maire Mandat |
Christian Vimpère 2008-2014 |
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| Code postal | 16110 | |
| Code commune | 16003 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Agritois | |
| Population municipale |
828 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 44 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 70 m — Max. 134 m | |
| Superficie | 18,74 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.agris.fr | |
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Agris (prononcer [agʀi]) (Agris en marchois, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).
Ses habitants sont appelés les Agritois et Agritoises ou les Agritauds et Agritaudes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation et accès [modifier]
Agris est une commune située à 19 km au nord-est d'Angoulême. Elle est aussi à 5 km au nord-ouest de La Rochefoucauld par la D 390 qui passe au bourg ou la D 6 qui passe au Pont-d'Agris.
La commune est aussi traversée par la D 11 de Vars à Chasseneuil et la D 12 vers Angoulême, ainsi que par des routes départementales de moindre importance : la D 175 de Pont-d'Agris à Saint-Claud par le Bois de Bel-Air, la D 40 vers la commune voisine de La Rochette, et la D 88 (route dite de la Duchesse) de La Rochefoucauld à Jauldes et Tourriers[2].
Agris est aussi à 10 km de Chasseneuil, 16 km de Mansle.
La gare la plus proche est celle de La Rochefoucauld desservie par les TER entre Angoulême et Limoges. L'aéroport d'Angoulême est à 10 km.
Hameaux et lieux-dits [modifier]
Le bourg est entouré de nombreux hameaux, et l'habitat se regroupe autour de la vallée de la Tardoire. Les principaux sont le Pont d'Agris, situé sur la rive droite et au carrefour de la D.6 et de la D.11, la Grange situé sur la rive gauche et la D.11 à la hauteur du bourg. Sur la rive droite, il y a aussi les Camus, les Fougères, la Côte, la Brousse, les Garrauds, et sur la rive gauche le Monac, chez Goby, les Martonnauds, les Chevilloux, qui font quasiment partie du bourg, les Vieilles Vaures au sud et les Treize Vents au nord[2].
Il y a aussi de nombreuses fermes. La partie forestière à l'ouest de la commune n'est pas habitée.
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
Le sol est constitué de calcaire datant du Jurassique moyen et supérieur (Callovien à Kimméridgien d'est en ouest). Le plateau à l'est de la vallée de la Tardoire est recouverte d'altérite et d'argile à silex provenant du Massif central tout proche (10 km à l'est) et déposé pendant l'ère tertiaire. La vallée est occupée par des alluvions et sur les bords par des terrasses de sable et graviers datant du quaternaire[3],[4],[5].
Dans la forêt domaniale de la Braconne existent des excavations dont la Fosse Limousine, la Fosse Mobile et la Fosse Rode[Note 1], qui s'ouvrent sous forme de galerie tortueuses, dans les bancs du corallien supérieur. Ces effondrements, gouffres, galeries et concrétions, forment des sites spéléologiques, partie du karst de La Rochefoucauld[6].
Le relief de la commune est celui d'un plateau bas descendant en pente douce vers la vallée de la Tardoire, d'une altitude moyenne de 110 m. Le point culminant est à une altitude de 134 m, situé au sud-ouest dans la forêt de la Braconne près du Gros Fayant. Le point le plus bas est à 70 m, situé sur la Tardoire en face du bourg de La Rochette. Le bourg est à 80 m d'altitude[2].
Hydrographie [modifier]
La commune est traversé par les vallées de la Tardoire et du Bandiat.
Le Bandiat, presque toujours à sec en été car ses eaux sont absorbées par les gouffres successifs du karst de La Rochefoucauld, ne rejoint jamais la Tardoire. Son lit n'est plus qu'un fossé bordant un chemin entre les Vieilles Vaures et le bourg. En hiver, il atteint quand même les Vieilles Vaures, mais s'enfonce rapidement sous terre.
La Tardoire est, elle aussi, souvent à sec en été pour les mêmes raisons.
Climat [modifier]
Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.
Limite dialectale [modifier]
La commune est dans le domaine occitan, et marque la limite avec la langue d'oïl (à l'ouest)[7].
Toponymie [modifier]
Il y a deux hypothèses pour l'origine du nom d'Agris :
- Agris viendrait du latin Acrisium fundum ou villa Acrisii ce qui signifie que le village a été construit autour de la propriété d'un riche gallo-romain nommé Acrisius.
- Agris viendrait du latin ager qui signifie le champ.
Au moyen-âge, Agris se nommait Agresio[8].
Histoire [modifier]
On a exhumé les restes de huit individus (cinq adultes et trois enfants), des chasseurs-cueilleurs du mésolithique, vers 7000 av. J.-C.[9].
Des photos aériennes montrent les traces d'une occupation antique d'époque indéterminée.
Il est certain que l'occupation du site est très ancienne comme l'atteste la découverte du casque d'Agris, un casque d'apparat celte datant du IVe siècle av. J.-C., trouvé en 1981 lors de fouilles archéologiques dans la grotte des Perrats, site dont la première occupation date du Mésolithique, vers 7000 av. J.-C., et fut réutilisée au Néolithique, à l'âge du Bronze, au second âge du Fer, à la période romaine et pendant le Haut Moyen Âge[10].
Dans ce même site de la grotte des Perrats ont été trouvées des poteries du second âge du Fer[11].
Administration [modifier]
Agris a été créée en 1793 dans le canton de Jandes et le district de La Rochefoucauld pour passer en 1801 dans le canton de La Rochefoucauld et l'arrondissement d'Angoulême[12],[Note 2].
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Agris depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Agris a connu son pic démographique en 1851 pour perdre 43 % de sa population de 1851 à 1921 et depuis la population s'est stabilisée autour de 700-800 habitants.
Économie [modifier]
Au XIXe siècle trois carrières de pierre de taille étaient exploitées sur la commune, chez les Foucauds, à la Moussière, et chez les Fouilloux[6].
Commerces [modifier]
Deux épiceries, un bar-tabac, un restaurant, une boulangerie-pâtisserie et un coiffeur[17].
Artisans [modifier]
Un grand nombre d'artisans et d'entrepreneurs sont installés sur la commune : électricité, garage automobile, menuiserie, maçonnerie, peintre en bâtiment, plâtrier-carreleur, plomberie et travaux agricoles[17].
Tourisme [modifier]
On trouve 3 gîtes ruraux dont 2 sont ouverts toute l'année[17].
Équipements, services et vie locale [modifier]
Agris a une agence postale[17].
Enseignement [modifier]
L'école est un RPI entre Agris et La Rochette. Agris accueille l'école primaire et La Rochette seulement l'école élémentaire[18].
Sport et activités [modifier]
Le club de foot de l'US Agris joue au Stade Marc Labrousse.
Il existe aussi une association pour la pratique du tennis et de la pétanque, un centre équestre qui se trouve au lieu-dit chez Pelet, un club de quad, de balades en motos, ainsi qu'une société de chasse, un club des aînés et une association de parents d'élèves.
La commune est équipée d'un centre de loisirs et d'une bibliothèque[17].
Il y a aussi un circuit d'autocross qui a accueilli le championnat de France plusieurs années[Quand ?], mais qui est fermé depuis 2010[19].
Santé [modifier]
On compte 2 médecins généralistes et un service d'aide à domicile[17].
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
L'église paroissiale Saint-Caprais date des XIIe, XIIIe et XIVe siècles et a été inscrite monument historique en 1925[20]. Elle dépendait du prieuré de Saint-Florent de La Rochefoucauld. Il s'y trouve une pièce d'orfèvrerie en cuivre argenté, classé au titre d'objet en 1913. C'est un bénitier portatif et son goupillon encore nommé seau à eau bénite et son aspersoir datant de la fin du XVIIIe siècle[21].
La croix de la Tuilière est une croix de chemin située au croisement du chemin vicinal des Granges vers Le Bourg et du chemin vicinal des Granges vers Le Chevilloux. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 19 décembre 1986[22].
Patrimoine civil [modifier]
Le casque d'Agris, un casque d'apparat celte datant du IVe siècle av. J.-C., a été trouvé en 1981 lors de fouilles archéologiques dans la grotte des Perrats, site du Bronze final. Ce casque a été réalisé avec une coque de fer au couvre nuque riveté et un placage de feuilles d’or sur le bronze ornées de motifs végétaux[10]. Il est exposé au musée d'Angoulême.
Le site du Fouilloux comporte une structure fossoyée, datée du Bronze moyen, largement ouverte vers l'ouest, où un empierrement remplace le fossé[23].
La statue du dieu assis d'Agris montre l'existence des « dieux gauchers » gallo-romains[24].
Le château du Fouilloux, le portail et la clôture du Puyssaguet sont à signaler.
Patrimoine environnemental [modifier]
La forêt domaniale de la Braconne, la vallée de la Tardoire et celle du Bandiat sont d'un grand intérêt floristique et faunistique. Ils sont en zone Natura 2000.
Légende [modifier]
Légende de la Fosse mobile : un homme ayant tué son père et voulant dissimuler son cadavre a erré toute une nuit pour trouver cette fosse, qui se dérobait et bougeait sans cesse pour ne pas être complice de ce parricide. Épuisé, l'homme s'est livré aux gendarmes de la Rochefoucauld au petit matin[25].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- La Fosse Dufay ou Trou des Duffaits est situé sur La Rochette, à 100 m au nord de la limite de commune
- Il s'agit probablement d'une faute de frappe : canton de Jaudes.
Références [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Agris sur le site de l'Insee
- Carte IGN sous Géoportail
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- Carte du BRGM sous Géoportail
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, 1984. Consulté le 13 novembre 2011
- H. Coquand, 1858
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 55
- Jean-Marie Cassagne et Stéphane Seguin, Origine des noms de villes et villages de Charente, Jean-Michel Bordessoules, 1998, 311 p. (ISBN 2-913471-06-4), p. 10
- François Dufay, « La vraie vie de nos ancêtres », Express, 2008. Consulté le 20 mars 2010
- Casque d'Agris, Arbre celtique. Consulté le 20 mars 2010
- Thèse de S.Ducongé, Tome 19, revue Aquitania
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 27 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 27 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 27 juillet 2010
- Evolution et structure de la population à Agris en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 27 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 27 juillet 2010
- Agris sur le site de la communauté de communes Bandiat-Tardoire
- Site de l'inspection d'académie
- Autocross-France.net, « Circuit d'autocross d'Agris », 2010. Consulté le 5 Février 2012
- Église d'Agris, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Aspersoir, base Palissy, ministère français de la Culture
- Croix de la Tuilière, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 93, no.4, p.566-578, « Site du Fouilloux », RefDoc, 1996. Consulté le 20 mars 2010
- Jean-Francois Buisson, José Gomez de Soto in Bulletin de liaison et d'information - Association des archéologues ; Direction des antiquités Poitou-Charentes, (ISSN 0295-3072), 2006, no.35, p.57-59, « Statue du dieu assis », RefDoc. Consulté le 20 mars 2010
- Promenades et randonnées en Charente, éditions du Soleil de Minuit, 2002, (ISBN 978-2-911050-26-8)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Agris sur le site de l'Institut géographique national (archive)
- Agris sur le site de la Communauté de communes de Bandiat-Tardoire
- Catillus Carol, « Agris », 1999. Consulté le 4 janvier 2013