Agony

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Agony
Éditeur Psygnosis
Développeur Art & Magic

Date de sortie 1992
Genre Shoot them up
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Amiga
Média 3 disquettes
Contrôle Joystick, clavier

Agony est un jeu vidéo de type shoot them up développé par Art & Magic et édité par Psygnosis en 1992 sur Amiga.

L'histoire[modifier | modifier le code]

L'esprit d'Acanthopsis est apparu à Alestes et l'a chargé de rétablir la paix dans le monde en détruisant Mentor, ennemi juré de l'humanité. Mentor a pour ambition de s'approprier le parchemin d'Acanthopsis, qui renferme le secret de la création du monde. Pour voler vers les forces maléfiques qui sème le chaos sur Terre, Alestes se voit transformer en hibou aux puissants pouvoirs magiques...

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Agony est un shoot them up à défilement horizontal. Le joueur contrôle une chouette et doit détruire des hordes d'incarnations démoniaques. Contrairement aux autres jeux du genre, les power-ups sont peu nombreux : des fioles permettent d'augmenter la puissance de feu du volatile tandis que des parchemins offrent des pouvoirs spéciaux que le joueur peut déclencher en temps voulu. Deux épées magiques peuvent également servir de protections latérales.

La progression est découpée en cinq étapes au terme desquels le joueur rencontre un boss. La durée de vie du jeu est courte, moins d'une heure, et le jeu ne propose qu’un seul niveau de difficulté.

Réalisation[modifier | modifier le code]

La réputation du titre tient beaucoup au charme de sa réalisation, jugée « grandiose et poétique »[1]. Le hibou, qui rappelle fortement la mascotte de Psygnosis, bénéficie d'une animation détaillée. Comme souvent chez l'éditeur britannique, Agony dépeint un monde médiéval-fantastique, essentiellement constitués d'environnements naturels. Dans une atmosphère de fin du monde, le hibou survole une mer agitée, s'engage dans une forêt luxuriante, s'enfonce en pleine nuit dans des marais lugubres, traverse une vallée maudite... Le style des décors contraste fortement avec les canons SF du genre, que l'on retrouve par exemple dans R-Type ou Gradius. Les graphismes se distinguent par la finesse du trait (voir pixel art) ainsi que par l'emploi de couleurs harmonieuses. Pour atteindre cette qualité visuelle, le programmeur du jeu, Yves Grolet, a eu recours au mode Halfbrite de l'Amiga pour les images d'intro et entre les niveaux, lequel permettait de doubler le nombre de teintes[2]. Le jeu lui-même utilise le mode Dual Playfield, des Bobs et des sprites 16 couleurs, avec en bonus un "3e playfield" pour le fond. Par ailleurs, la beauté des paysages est mise en valeur par un scrolling différentiel à quatre plans tandis que des animations apportent un semblant de vie à ces tableaux (mer agitée, arbres qui vacillent, apparition de créatures, etc. ).

Pas moins de sept artistes ont apporté leur contribution à la bande-son du jeu. Le long solo de piano du générique d'introduction a été composé par Tim Wright tandis que Jeroen Tel (du groupe Maniac of Noise) s'est chargé des musiques du jeu. Les thèmes retenus renforcent la dimension épique de l'aventure. Le soin apporté à la réalisation du jeu se retrouve jusque dans les intermèdes des missions, qui présentent une musique et une illustration dédiée.

À noter[modifier | modifier le code]

  • Le studio belge Art & Magic avait auparavant développé le jeu d'action Unreal (1990). Certains membres ont plus tard intégré le studio Appeal Software, qui a développé le jeu Outcast (1999).
  • La musique d'introduction au clavier de Tim Wright a été tronquée lors de son implémentation dans le jeu, une 'note' présentant un mauvais octave (la bonne version est disponible sur son site internet). Par ailleurs, ce morceau a été plagié par le groupe de black metal symphonique norvégien Dimmu Borgir dans le titre Sorgens Kammer, présent sur l'album Stormblåst (1996)[3].

Équipe de développement[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Agony sur le site Grospixels, consulté le 21 novembre 2007.
  2. Les jeux Amiga 500 présentaient généralement une palette de 32 couleurs indexées. Avec le mode Halfbrite, jusqu'à 64 couleurs peuvent être affichées.
  3. Agony sur Exotica.org, consulté le 27 novembre 2007.
  4. Franck Sauer, « From fat pixels to tiny triangles », francksauer.com (consulté le 2013-09-03)
  5. Allister Brimble est crédité mais sa composition n'a pas été utilisée dans la version finale du jeu.