Agonges

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Agonges
Église Notre-Dame
Église Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Souvigny
Intercommunalité Communauté de communes en Bocage Bourbonnais
Maire
Mandat
Romain Juge
2014-2020
Code postal 03210
Code commune 03002
Démographie
Population
municipale
355 hab. (2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 25″ N 3° 09′ 33″ E / 46.6069444444, 3.1591666666746° 36′ 25″ Nord 3° 09′ 33″ Est / 46.6069444444, 3.15916666667  
Altitude Min. 204 m – Max. 266 m
Superficie 24,1 km2
Localisation

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Agonges

Agonges est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Agonges est située dans le Bocage bourbonnais. Le redécoupage des cantons du département n'a pas affecté la commune qui reste dans le canton de Souvigny[1].

Son chef-lieu est à 14 km à l'est[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe avec 6 communes, 7 en incluant une frontière de quelques mètres avec Franchesse[3],[4] :

Communes limitrophes d’Agonges
Couzon Aubigny Bagneux
Bourbon-l'Archambault,
Franchesse
Agonges Montilly
Saint-Menoux

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 54 (axe de Franchesse à Montilly), 58 (d'Aubigny à Saint-Menoux), 133 (de Villeneuve-sur-Allier et Bagneux à la RD 953 au nord-ouest de Saint-Menoux) et 139 (de Preslier, lieu-dit à l'ouest de la commune, à Bourbon-l'Archambault)[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Marcel Bonin mentionne le terme Agongiis en 1124 : ce mot est issu de la déformation des mots « à Gonge » et du francique ga, de wad, « gué »[5].

Ernest Nègre mentionne Anonges (XIIIe siècle) ou Agongia[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1807, l'ancienne commune du Breuil est réunie à Agonges.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ?  ? Eugène Juge    
mars 1977 mars 2014 Guy Juge PCF  
mars 2014 en cours Romain Juge[7]   Employé de banque à Moulins[8]
Conseiller communautaire[9]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 355 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 725 644 744 709 729 646 707 778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
747 775 816 844 880 881 852 851 831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
756 753 741 630 604 572 512 534 479
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
474 437 385 327 300 357 364 371 342
2012 - - - - - - - -
355 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Agonges en 2011 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,8 
7,8 
75 à 89 ans
10,4 
14,0 
60 à 74 ans
13,5 
27,9 
45 à 59 ans
22,7 
13,4 
30 à 44 ans
22,1 
14,0 
15 à 29 ans
11,7 
22,3 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de l'Allier en 2011 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,8 
9,5 
75 à 89 ans
14,1 
17,6 
60 à 74 ans
18 
21,9 
45 à 59 ans
20,8 
18,2 
30 à 44 ans
17 
15,3 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
14,9 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Agonges et son église
Vue sur Agonges et son église

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[14],[15] construite au XIIe siècle siècle. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 27 juin 1925.

Elle fait partie des nombreuses églises romanes du pays de Souvigny.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de l'Épine est un rare exemple en Bourbonnais de domaine fortifié datant du XIVe siècle et classé monument historique[16].

Le château de l'Augère, donjon médiéval coiffé d'un toit et agrandi d'un bâtiment néogothique au XIXe siècle a conservé ses douves en eau. Il a été inscrit monument historique le 10 août 2000[17].

Le château de la Pommeraye présente dans un parc une gentilhommière du XVIIIe siècle munie de tours rondes restant d'un manoir du XVe siècle, le tout a été inscrit monument historique le 3 décembre 2001[18].

Le château des Sacrots est un logis du XVIIe siècle inscrit monument historique (3 décembre 2001)[19].

Le château de Beaumont a été reconstruit en 1740 sur l'emplacement d'un château fort dont il ne reste qu'une tour et un pigeonnier. Il a été inscrit monument historique le 13 décembre 1978[20].

Le château des Échardons a été reconstruit en 1792 et il ne reste des bâtiments antérieurs que deux tours et un pigeonnier. L'ensemble a été inscrit monument historique le 4 mars 1977. Le parc centré sur une allée date du début du XXe siècle[21].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc de Laugère, le parc de la Pommeraie, la parc de la Tuilerie, le parc du château des Échardons et celui du château de Beaumont, le jardin de la Saulneraie sont inscrits au pré-inventaire des jardins remarquables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Dalphonse (1756-1821), homme politique, député de l'Allier, propriétaire du château de Beaumont, où il mourut.
  • Jean Bardin, animateur de radio.
  • Pierre Durye (1920-1996), né à Agonges et descendant de François Dalphonse, archiviste-paléographe et historien.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Germain (dir.), Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éditions De Borée,‎ 2004 (ISBN 2-84494-199-0, lire en ligne), « Canton de Souvigny », p. 219-223

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier
  2. « Orthodromie entre Agonges et Moulins », sur Lion 1906
  3. a et b Carte d'Agonges sur le Géoportail.
  4. « Agonges », sur Lion 1906.
  5. Marcel Bonin, Les noms de lieux en Bourbonnais, Éditions De Borée,‎ 2006 (ISBN 2-84494-400-0, lire en ligne), « Les thèmes toponymiques : l'eau », p. 35.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz,‎ 1990 (ISBN 2600028838), « Noms de personnes romans avec des suffixes romans », p. 617-618 (aperçu non disponible, consulté le 5 juin 2014).
  7. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 5 juin 2014).
  8. Leïla Aberkane, « Un nouveau Juge prend les rênes de la mairie d'Agonges », La Montagne,‎ 22 avril 2014 (supplément « Annuaire des maires 2014 » inclus dans les éditions de l'Allier).
  9. « Organigramme », sur le site de la communauté de communes (consulté le 27 mars 2015).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  12. Évolution et structure de la population d'Agonges en 2011, Insee (consulté le 28 juin 2014).
  13. Évolution et structure de la population de l'Allier en 2011, Insee (consulté le 28 juin 2014).
  14. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Jean Dupont, Nivernais Bourbonnais roman, La Pierre-qui-Vire, Éditions Zodiaque, coll. « La nuit des temps » (no 45),‎ 1976, p. 316
  16. « Château de Épine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Château de l'Augère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Château de La Pommeraye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Château des Sacrots », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Château de Beaumont », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Château des Échardons », base Mérimée, ministère français de la Culture