Agnieszka Osiecka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Agnieszka Osiecka (1965)

Agnieszka Osiecka (1936-1997) est une poétesse polonaise, auteur des paroles de plus de deux mille chansons, écrivaine, metteur en scène de pièces de théâtre et de télévision, journaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît le à Varsovie. Elle étudie le journalisme à l'Université de Varsovie (1952 – 1956) et la mise en scène à l'École supérieure de théâtre et de film de Łódź. Depuis 1954, elle collabore avec le STS (« Théâtre étudiant des humoristes ») dans le conseil duquel elle siège jusqu'en 1972. C'est justement au STS où elle débute en tant qu'auteur des paroles ; elle y écrit 166 chansons.

Dans les années 1954 – 1957, elle publie ses textes, essais et reportages dans Głos Wybrzeża, Nowa Kultura, Sztandar Młodych, Po prostu. Puis elle écrit pour Literatura, Kultura, et Polska. Elle est membre de l'Association des écrivains polonais.

Pendant sept ans elle est animatrice du « Studio de la chanson » à la Radio polonaise, qui publie plus de 500 chansons et qui permet de promouvoir de nombreuses vedettes de la scène musicale polonaise. Agnieszka Osiecka écrit les paroles pour de véritables stars de la scène polonaise comme Maryla Rodowicz, Kalina Jędrusik (en) ou Krystyna Janda.

Depuis 1994, elle collabore avec le Théâtre Atelier de Sopot pour lequel elle a écrit ses dernières pièces jugées par la critique les meilleures dans sa carrière. Aujourd'hui elle est patronne de ce théâtre. Chaque année y a lieu la demi-finale des concerts du concours Pamiętajmy o Osieckiej (« Souvenons-nous d'Osiecka ») pour la meilleure interprétation de ses chansons. De plus, le studio du troisième programme de la Radio polonaise, dans lequel ont lieu des concerts prestigieux des vedettes nationales, porte le nom d'Agnieszka Osiecka.

Agnieszka Osiecka meurt le à Varsovie suite à un cancer du côlon. Elle est enterrée au cimetière de Powązki. Sur l'héritage d'Agnieszka Osiecka veille la fille de la poétesse Agata Passent (en) et sa fondation nommée Okularnicy (« Porteurs de lunettes »). La fondation a publié entre autres le recueil de chansons intitulé Wielki Śpiewnik Agnieszki Osieckiej (« Grand recueil de chansons d'Agnieszka Osiecka »), composé de quatorze volumes.

Agnieszka Osiecka et Marek Hłasko[modifier | modifier le code]

Article connexe : Marek Hłasko.

Leur amour se développe entre 1956 et 1957. Osiecka est alors une étudiante de vingt et un ans, en revanche Marek Hłasko est connu dans tout le pays grâce au succès de son premier conte Pierwszy krok w chmurach (« Premier pas dans les nuages »). Leur relation est assez houleuse principalement du fait que Hłasko ne peut revenir en Pologne après l'avoir quittée. Agnieszka Osiecka fait tout pour qu'il reçoive l'accord de la part des autorités communistes pour son retour. En vain. Elle rencontre Hłasko pour la dernière fois en avril 1968 à Los Angeles. Elle effectue alors le voyage aux États-Unis grâce à une bourse. Tout ce que lui reste après la mort de son grand amour, c'est la correspondance privée qu'il entretient avec elle, ainsi qu'une machine à écrire. Elle la garde sur son bureau jusqu'à la mort.

En septembre 2010, la maison d'édition Agora publie le volume de la correspondance privée entre Agnieszka Osiecka et Jeremi Przybora datant des années 1964 – 1966 intitulé Agnieszki Osieckiej i Jeremiego Przybory listy na wyczerpanym papierze (« Lettres d'Agnieszka Osiecka et de Jeremi Przybora sur papier à la main épuisée »).

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]