Agnières-en-Dévoluy

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Agnières-en-Dévoluy
La Mairie
La Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Dévoluy
Intercommunalité Communauté de communes Buëch Dévoluy
Commune Dévoluy
Statut Commune déléguée
Code postal 05250
Code commune 05002
Démographie
Population 266 hab. (2007)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 42″ N 5° 52′ 56″ E / 44.695, 5.8822222222244° 41′ 42″ Nord 5° 52′ 56″ Est / 44.695, 5.88222222222  
Altitude Min. 1 114 m – Max. 2 597 m
Superficie 32,46 km2
Localisation

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Agnières-en-Dévoluy

Agnières-en-Dévoluy est une ancienne commune française, située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Agniérois.

Depuis le 1er janvier 2013, les quatre communes du canton de Saint-Étienne-en-Dévoluy[1],[2] (Saint-Étienne-en-Dévoluy, Agnières-en-Dévoluy, La Cluse et Saint-Disdier) ont fusionné pour devenir «Dévoluy».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Agnières est situé dans le massif du Dévoluy, à 20 kilomètres à vol d'oiseau (40 par la route) au nord-ouest de Gap. La commune occupe le sud-ouest du Dévoluy, entre la montagne d'Aurouze (Pic Ponsin, 2597 mètres) au sud-est et le Grand Ferrand (alt. 2761 m), deuxième sommet du Dévoluy, au nord-ouest. Elle est arrosée par la Ribière, qui descend de la crête des Aiguilles et se jette dans la Souloise à Saint-Disdier, quelques kilomètres plus au nord. Agnières est séparée de Saint-Étienne-en-Dévoluy par la crête des Baumes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le vallon d'Agnières est situé sur la partie occidentale d'un vaste synclinal (le synclinorium du Dévoluy) d'orientation nord-sud versant vers le nord, où se sont accumulées des roches sédimentaires : molasse rouge, marnes et calcaires oligocènes. Le flanc du Grand Ferrand est formé de calcaire blanc sénonien, modelé par des formations glaciaires d'époque wurmienne[3].

La commune est célèbre pour ses nombreuses cavités souterraines, les chourums, propices à la spéléologie.

Climat[modifier | modifier le code]

L'altitude élevée de la commune fait que le climat y est très marqué : un hiver rigoureux et long pouvant être tour à tour sec et froid ou parfois plus humide, ce qui peut entraîner de fortes chutes de neige. L'été y est particulièrement agréable, la fraîcheur du soir venant tempérer des journées parfois chaudes et orageuses en juillet-août. Le col du Festre est en effet une barrière climatique d'importance entre les influences alpines du nord et les influences méditerranéennes, tout comme le col de la Croix-Haute situé dans la vallée voisine à l'ouest. Ainsi on pourra avoir de magnifiques journées hivernales chaudes et ensoleillées alors que les vallées situées plus au nord seront dans la brume (phénomène d'inversion de température visualisé par un développement de la « mer de nuage » visible depuis les pentes enneigées de la station de la Joue du Loup).

Communications[modifier | modifier le code]

Comme tout le Dévoluy, Agnières est difficile d'accès, notamment en hiver. La route départementale 937, au nord, traverse les gorges de la Souloise et contourne le lac du Sautet pour rejoindre à Corps la route Napoléon, ce qui met Agnières à près de deux heures de Grenoble. Au sud, la même D 937 passe par le col du Festre (alt. 1441 m.) pour rejoindre à Montmaur la route de Gap à Veynes, ce qui met encore Agnières à près d'une heure de Gap, et trois de Marseille, du moins lorsque le col du Festre n'est pas pris par la neige et le blizzard (la « bise »). Enfin Agnières communique avec l'est par la D 17 qui, au-delà de Saint-Étienne, passe en Champsaur par le col du Noyer, col fermé en moyenne six mois par an. Aucun franchissement des montagnes situées à l'ouest n'est possible si ce n'est, à la belle saison, par les randonneurs aguerris[4],[5].

Hameaux et lieudits[modifier | modifier le code]

  • Le chef-lieu (mairie, église), dans une boucle de la route principale
  • La Combe, Maubourg, la Chaup, proches du chef-lieu
  • Le Forest, à la jonction de la route de Saint-Étienne
  • Les Courtières, isolé près du col du Festre
  • La Joue du Loup, station de sports d'hiver créée en 1976 sur les pentes de la montagne d'Aurouze, où se construisent de plus en plus de locations et de résidences secondaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 avril 2006 Jean-François Hahn    
avril 2006 mars 2008 Jean Patras    
mars 2008   Jacqueline Puget[6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune comptait 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
501 478 505 431 425 421 430 444 459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
432 428 382 383 426 439 454 436 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
392 418 384 359 332 336 315 285 266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
238 202 180 180 199 212 259 266 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux six besants d'or, ordonnés 3, 2 et 1, au chef du même chargé d'un agneau de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dévoluy & nous, n° 31, juin 2012; page 11
  2. Le Dauphiné libéré, 15 avril 2012
  3. Article « Grand Ferrand » sur le site Géo-Alp
  4. Col de Charnier, alt. 2104 m.
  5. Carte IGN au 1/25000 n°3337OT "Dévoluy"
  6. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007