Agnes Dürer

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Agnès Dürer, modèle de Sainte-Anne, 1519, Metropolitan Museum of Art, New York

Agnes Dürer, née Agnes Frey, née en 1475 à Nuremberg et morte le 28 décembre 1539 à Nuremberg, est l'épouse d'Albrecht Dürer.

Mein Agnes, dessin d'Albrecht Dürer en 1494
Agnès, en costume hollandais en 1521

Agnes Frey est la fille du fondeur Hans Frey, harpiste réputé, et semble-t-il constructeur de fontaines, et de son épouse Anna.

Le 7 juillet 1494, elle devient l'épouse d'Albrecht Dürer. Dans la Chronique familiale, Dürer décrit des fiançailles conformes aux coutumes d'alors : « Lorsque je fus revenu à la maison, Hans Frey traita avec mon père et me donna sa fille Agnes, et avec elle deux cent florins. »[1]. Ce mariage reste sans enfant.

Il semble que leur couple ne s'accordait pas fort. Albrecht la laisse déjà seule, à 19 ans, après quatre mois de mariage, pour partir en Italie. Elle ne l'accompagne pas non plus lors de son second voyage. Elle a la charge, avec la mère de Dürer de vendre ses gravures.

En juillet 1512, elle l'accompagne dans son voyage en Hollande avec une domestique. Pendant ce voyage, Dürer signale souvent qu'ils ne mangent jamais ensemble et qu'elle détestait particulièrement ses amis.

Elle a été maintes fois peinte et dessinée par Dürer. Un dessin datant de 1494 est son premier portrait connu. Elle apparaît aussi dans la peinture de Sainte-Anne et dans un autre dessin, en costume de Hollandaise. Dans la plupart des portraits, Agnes est d'aspect plutôt sec ; elle apparaît très tôt sous les traits de d'une corpulente matrone[2].

Elle vend les estampes de Dürer dans plusieurs foires, et notamment celles de Leipzig et Francfort.

Au décès de son époux, elle hérite d'une fortune considérable : elle se partage avec les deux frères encore en vie de Dürer, Endres et Hans Dürer, 7000 florins d'argent, des œuvres et des écrits. C'est elle qui disperse ses aquarelles[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On exécutait un portrait à l'huile alors pour 8 florins, 200 florins était le prix du retable Heller, mais Dürer se plaignait d'avoir été mal payé !
  2. a et b Strieder 1982, p. 20-22

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hans Rupprich (Hrsg.) : Dürer. Schriftlicher Nachlaß. Band 1, Autobiographische Schriften, Briefwechsel, Dichtungen, Beischriften, Notizen und Gutachten, Zeugnisse zum persönlichen Leben. Deutscher Verein für Kunstwissenschaften, Berlin 1956
  • Albrecht Dürer : Das Gesamtwerk. Sämtliche Gemälde, Handzeichnungen, Kupferstiche und Holzschnitte. Mit der Monographie „Albrecht Dürer, Werk und Wirkung“ von Fedja Anzelewsky. Veränderte Neuauflage, Directmedia Publ., Berlin 2000, 1 CD-ROM, (Digitale Bibliothek; 28) (ISBN 978-3-89853-128-3).
  • Peter Strieder, Dürer, Paris, Albin Michel, Fonds Mercator,‎ 1982, 398 p.