Agent X 27

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir AgentX.

Agent X 27

Titre original Dishonored
Réalisation Josef von Sternberg
Scénario Daniel Nathan Rubin
Josef von Sternberg
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Mélodrame
Sortie 1931
Durée 91 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Agent X 27 (Dishonored) est un film américain réalisé par Josef von Sternberg, sorti en 1931. Troisième film pour le couple Marlene Dietrich / Josef von Sternberg après l'Ange Bleu et Cœurs brûlés.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Chronique de la vie et de l'action d'une jeune femme agent secret pendant la Première Guerre mondiale.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

A la sortie du film[modifier | modifier le code]

Richard Watts Jr. : « De Miss Dietrich, la seule chose qu'on puisse dire est qu'une fois de plus elle apporte la preuve que son accession rapide au vedettariat n'est due ni à la chance, ni à un concours de circonstances, ni à la publicité. Même si certains doutent encore de ce savoir-faire auxquels tant de critiques attachent un si grand prix, il est incontestable que son indifférence entachée d'ironie, sa nonchalance apparente et, disons-le carrément, son sex-appeal, font d'elle une des grandes figures du cinéma. »[1]

Depuis[modifier | modifier le code]

Jean Tulard : « Marlene prostituée, costumée pour un bal masqué, déguisée en servante ou se préparant à la mort, est fascinante de bout en bout, même si cette histoire d'espionnage paraît tout aussi invraisemblable que les exploits de Marthe Richard. » [2]

Homer Dickens : « Le goût et le talent de Sternberg qui parvient à transcender une histoire banale et la transformer en œuvre d'art sont admirables. L'usage qu'il fait des transitions pour raccorder les séquences est une remarquable réussite ; il en abuse, malheureusement. Son optique symbolique - lui-même en nie l'existence - est aussi fascinante maintenant qu'elle l'était à l'époque, en dépit de ce qu'elle peut avoir de désordonné et d'artificiel. Dietrich, en paysanne russe, est une réussite. Marlène s'efface derrière un personnage aux joues rondes, un peu épais, qui rit à tout propos. Ce rôle offrait à Marlène une gamme de possibilités beaucoup plus vaste que celles que lui avait proposées jusque là Sternberg. Elle ne créait pas seulement des états d'âme, elle se laissait modeler par eux. Dans ce film, Marlène est un personnage "à facettes". »[1]

Thierry de Navacelle : « Sternberg utilise cette histoire rocambolesque pour nous montrer Dietrich dans des accoutrements toujours surprenants et provocants. (...) C'est une sorte de festival Dietrich, magnifiquement photographié par Sternberg. Il y a de la fin d'une scène au début de la suivante des surimpressions d'une longueur et d'une beauté à couper le souffle. L'histoire est complètement oubliée ; on demeure abasourdi par la performance de Dietrich en ce qui concerne le jeu et de Sternberg pour ce qui est de la mise en scène. »[3]

Autour du film[modifier | modifier le code]

« Pour avoir une idée de ce que pouvait être la direction d'acteur de Sternberg, que l'on se souvienne de Victor McLaglen, soudard braillard dans tant de films de John Ford, devenu dans X 27, officier russe à l'impeccable maintien aristocratique... »[4]

Dietrich ne chante pas dans ce film, contrairement aux deux précédents de Von Sternberg.

Les dernières images du film sont une référence :

  • « Les images finales de l'exécution sont parmi les plus belles des films de Sternberg. »[2]
  • « La scène la plus étonnante de ce film est peut-être la scène finale. »[5]


Le tournage et la sortie de ce film incitèrent les studios de la MGM à mettre en production le film Mata Hari, avec Greta Garbo, prétendue rivale de Dietrich[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Homer Dickens, Marlene Dietrich, éditions Henri Veyrier, 1974, p. 99.
  2. a et b Jean Tulard, Guide des films, collection Bouquins, éditions Robert Laffont, 2002, tome 3, p. 3276.
  3. Thierry de Navacelle, Sublime Marlene, éditions Ramsay, 1982, p. 42.
  4. Eric Rémy, Livret du CD Marlene Dietrich, la Blonde Vénus 1928-1948, éditions Frémaux et Associés, 2000.
  5. Thierry de Navacelle, Sublime Marlene, éditions Ramsay, 1982, p. 46.
  6. Maria Riva, Marlène Dietrich par sa fille, éditions Flammarion 1992, p. 100.

Liens externes[modifier | modifier le code]