Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail

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Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail
Image illustrative de l'article Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail

Création
Type Établissement public administratif
Siège Maisons-Alfort (Val-de-Marne)
Langue(s) Français
Budget 130 millions d'€ en 2010
Dirigeant(s) Philippe Bas[1], président
Marc Mortureux, directeur général
Site web www.anses.fr

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) est l'agence nationale française chargée de la sécurité sanitaire. Elle résulte de la fusion des précédentes agences.

Historique[modifier | modifier le code]

La fusion est réalisée par l'ordonnance n° 2010-18 du 7 janvier 2010[2], prise en application de l'article 115 de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 « portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires », en raison d'« outils et moyens d'expertise [...] complémentaires » et de « thématiques communes » (par exemple la qualité de l'eau, qui concerne la santé publique mais aussi l'environnement ; ou encore les substances chimiques, tels que les biocides, qui étaient jusqu'alors du ressort de l'Afsset, et les pesticides, du ressort de l'Afssa, alors qu'il s'agit souvent des mêmes molécules ; ou encore les nanomatériaux, qui « sont quant à eux présents aussi bien dans le milieu que dans l'alimentation »)[3].

L'Anses a été créée le 1er juillet 2010, par la fusion :

L'Anses est actuellement présidée par Philippe Bas[1], ancien ministre de la santé. Elle est dirigée par Marc Mortureux, ancien directeur de cabinet du secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation.

Organisation[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil est composé de cinq collèges[5].

Conseil scientifique[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions de la nouvelle agence de sécurité sanitaire sont déterminées dans le code de la santé publique, et l'ordonnance créant l'Agence est devenue effective par décret le 2 juillet 2010.

Elle est participante de droit du Conseil national de la consommation.

nutrivigilance[modifier | modifier le code]

En 2009, un dispositif-pilote a porté sur le suivi des compléments alimentaires, dans le cadre de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires de juillet 2009. Il a permis de faire remonter plus d'une dizaine de signalements, dont « 10 cas d'effets indésirables (parfois sévères) avec une gamme de produits contenant des extraits alcooliques d'igname »[6], huit cas de confusion entre un médicament (le Previscan®, et un complément alimentaire (Preservision®), et d'autres problèmes de sécurité.

Fin 2010, suite au bilan de la phase-pilote, un dispositif de nutrivigilance a été lancé fin 2010 pour mieux suivre les « nouveaux aliments, les aliments enrichis, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière. Ce système permet d'identifier d'éventuels effets indésirables liés à leur consommation et de lancer des expertises ciblées [...], produits importés ou achetés sur internet »[6]. Ce dispositif repose sur la vigilance des professionnels de santé supposés être les premiers à pouvoir diagnostiquer de potentiels effets indésirables liés à la consommation de ces nouveaux produits. Un comité technique discutera avec les industriels concernés et les autorités de tutelles des moyens d'identifier des situations à risque, pouvant faire l'objet d'expertises collectives et d'un avis validé rendu public. Des relations sont prévus avec des dispositifs proches au Canada et États-Unis.

Priorités récentes, projets de recherche[modifier | modifier le code]

En 2013, le nouveau programme de l'Agence cible en priorité la pollution de l'air urbain (particules fines / diesel en s'appuyant sur le projet européen Aphekom et les études précédentes, sans oublier les particules émises dans les tunnels ferroviaires et de métros)[7]. De nouvelles valeurs guides sont annoncées pour 2013 pour le dioxyde d’azote, acroléine, acétaldéhyde[7]. Un travail de hiérarchisation des polluants issus de d'ameublements et affectant l'air intérieur est engagé, ainsi que sur les allergies polliniques et les interactions pollens-polluants de l'air[7].

Des guides européens sont attendus sur la santé des abeilles, les médicaments vétérinaires, les risques d’exposition aux phytosanitaires (dont pour les travailleurs agricoles) et sur les « risques cumulés des mélanges de substances ».

L'Agence doit aussi travailler sur les risques d’émergence d’antibiorésistance et les risques induits par l'exposition aux radiofréquences, nanomatériaux (nano-argent) et bitumes [7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]