Agence d'exploration aérospatiale japonaise

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Japan Aerospace eXploration Agency
Japan Aerospace eXploration Agency
Nom officiel 宇宙航空研究開発機構 — uchū kōkū kenkyū kaihatsu kikō
Nom en français Agence d'exploration spatiale du Japon
Siège social Chōfu
Création 1er octobre 2003
Budget annuel ~ 3 Mds €

L'agence d'exploration aérospatiale japonaise (en japonais 宇宙航空研究開発機構 — uchū kōkū kenkyū kaihatsu kikō —, souvent dénommée par sa traduction anglaise Japan Aerospace eXploration Agency, abrégée en JAXA) est l'agence spatiale nationale du Japon. Elle a été fondée le 1er octobre 2003 par la fusion, en période de crise, de trois organismes alors indépendants. JAXA est responsable de la recherche, du développement et de la mise en orbite de satellites. JAXA est notamment très impliquée dans de nombreuses missions telles que l’exploration d’astéroïdes.

Historique[modifier | modifier le code]

H-IIA et H-IIB

Le 1er octobre 2003, les trois organismes de recherche japonais travaillant dans le domaine de l'aérospatiale fusionnent pour former la JAXA :

Les anciens locaux de la NASDA se trouvent sur le site de l’actuel Tanegashima Space Center, sur l’ile de Tanegashima, à 115 kilomètres au sud de Kyushu. La NASDA a aussi formé les astronautes japonais qui ont voyagé à bort de la navette spatiale américaine.

En novembre 2004, l'ancien PDG de l'entreprise de télécommunications NTT DoCoMo, Keiji Tachikawa, est placé à la tête de l'agence spatiale. Son objectif est de donner une véritable impulsion au programme spatial japonais ainsi qu'une meilleure visibilité des missions spatiales auprès du public. Cette meilleure promotion des missions a pour principal objectif de pousser le gouvernement à mieux financer la JAXA, car de 1999 à 2004, son budget a baissé de 30 %, soit 1,8 milliard de dollars. C'est ainsi que JAXA Vision 2025 a vu le jour. Ce plan prévoit de lancer un programme spatial habité et autonome, analogue à celui de la Chine.

Fusées spatiales[modifier | modifier le code]

La JAXA utilise les fusées de l'ex-NASDA pour la mise en orbite de satellites météorologique. Pour des missions scientifiques du type astronomie des rayons X, la JAXA s’est servie de fusées à ergols solides de l’ex-ISAS. Pour les expériences dans les couches atmosphériques supérieures, la JAXA utilise les fusée-sondes SS-520, S-520 et S-310. De plus, la JAXA, Lockheed Martin et Galaxy Express Corporation (GALEX) développent actuellement la fusée spatiale GX, elle sera la première fusée au monde à utiliser du gaz naturel liquéfié comme carburant.

Réalisations récentes[modifier | modifier le code]

Avant la fondation de la JAXA, ISAS était à la pointe de l’astronomie des rayons X grâce à son programme spatial des années 1980 et 1990. L’autre grand succès du Japon se situe dans le domaine de l’interférométrie à très longue base durant la mission HALCA. Les autres prouesses de la JAXA furent accomplies dans des domaines tels que l’observation du soleil, l’étude de la magnétosphère et bien d’autres encore.

Quant à la NASDA, elle fut très active dans le domaine de la télécommunication par satellite. Cependant, le premier contrat remporté par une compagnie japonaise pour un satellite de télécommunication « civil » depuis l’ouverture du marché des télécommunications par satellite, ne fut signé qu’en 2005. L’autre domaine de prédilection de la NASDA réside dans l’étude du climat terrestre.

Programmes[modifier | modifier le code]

La JAXA poursuit des programmes spatiaux scientifiques ambitieux :

Avec les H-IIA/H-IIB la JAXA dispose de lanceurs moyen/lourd à la pointe de la technique et développe un petit lanceur à propergol solide Epsilon successeur de la famille des fusées Mu.

L'agence spatiale japonaise développe également un projet d'avion supersonique commercial, Supersonic Transport (SST). Il relierait Tōkyō à Los Angeles en environ 4 heures. Considéré comme le successeur du Concorde, il a notamment pour objectifs de corriger ses défauts, comme sa forte consommation de carburant et son bruit important.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]