Afrique

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Afrique
Carte de localisation de l'Afrique.
Carte de localisation de l'Afrique.
Superficie 30 415 873 km2
Population 1 138 229 000 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Pays 54
Dépendances 17
Principales langues arabe, tigrinya, tamazight, swahili, anglais, français, portugais, afrikaans, haoussa, bambara yoruba, dioula, fang, lingala, bété, baoulé, peul, wolof, soninké, moré, malgache, kituba, somali, agni, fon
Fuseaux horaires UTC-1 (Cap-Vert)
UTC+4 (Maurice)
Plus grandes villes Le Caire, Lagos, Kinshasa, Khartoum, Alexandrie, Abidjan, Luanda, Johannesburg, Casablanca, Le Cap, Alger, Cotonou, Ouagadougou, Douala, Dakar, Nairobi, Addis-Abeba

[1] (2005)

L’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées[2]. Sa superficie est de 30 415 873 km2 avec les îles. Avec plus de 1,1 milliard d'habitants[3], l'Afrique représente 16 % de la population mondiale. Le continent est bordé par la mer Méditerranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien au sud-est et l’océan Atlantique à l’ouest. Depuis l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, l'Afrique compte 54 États souverains[4] (non inclus la RASD et le Somaliland).

L’Afrique chevauche l’équateur et englobe de nombreux climats : tempérés au nord et au sud, chauds et désertiques le long des tropiques, chauds et humides sur l'équateur. En raison du manque de précipitations régulières et d’irrigation, tout comme de glaciers ou de systèmes montagneux aquifères, il n’y existe pas de moyen de régulation naturel du climat à l’exception des côtes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de ce nom a fait l'objet de nombreuses hypothèses.

Selon Michèle Fruyt (Revue de Philologie 50, 1976: 221-238), le terme Africa est apparu dans les langues européennes par l'intermédiaire des Romains qui désignait la partie nord du continent car en Campanie, africus, qualifiait le vent pluvieux provenant de la région de Carthage[5].

Selon l'hypothèse de Daniel Don Nanjira (African Foreign Policy and Diplomacy: From Antiquity to the 21st Century, éd. ABC-CLIO, 2010, p. 17), le mot latin Africa pourrait provenir soit du nom Afridi, une tribu qui vivait en Afrique du Nord justement près de Carthage, soit du terme phénicien Afar signifiant « poussière »[6].
Une autre explication rapprocherait le mot Africa du berbère Taferka signifiant « terre », « propriété terrienne ».

Selon d'autres chercheurs, le mot Afrique provient de la tribu des Banou Ifren (tribu Amazigh)[7],[8],[9],[10], dont l'ancêtre est Ifren appelée aussi Iforen ou Ifuraces ou Afer[11] (terme signifiant également « grotte » ou « caverne » en langue berbère selon Ibn Khaldoun[12] books.google.fr). Ifri, la forme au singulier du mot Ifren désigne également une divinité amazigh[13],[14],[15]. D'autres chercheurs désignent les Banou Ifren comme étant les habitants de l'ancienne ifrīqīyā إفريقيا qui désignait jadis en arabe l'actuelle Tunisie et que le nom d'Afrique découle de la nomination de la tribu des Banou Ifren[16],[17]. De plus, les Banou Ifren seraient les Ifuraces, tribu qui rassemble les Afar. Les Ifuraces habitaient l'ancienne tripolitaine et sont des Zénètes Berbères, que Corripus a désigné dans son livre de Johanide par Ifuraces[18],[19].

Les étymologies antérieures au 20e siècle ne sont plus aujourd'hui que des curiosités historiques : Isidore de Séville tirait ce nom du latin aprica (« ensoleillée »); Léon l'Africain invoquait un mot grec fictif a-phrike (« sans froid »).

Longtemps, le terme Afrique n'a servi qu'à désigner l'Afrique du Nord à dominante arabo-berbère, le sud à majorité noire était appelé Éthiopie. Ainsi dans le livre V de son Histoire naturelle, Pline l'Ancien mentionne le fleuve Niger, qu'il nomme Nigris, comme délimitation[20] : « le fleuve Nigris sépare l'Afrique de l'Éthiopie » et mentionne également les « nations éthiopiennes » qui vivent à ses abords.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Afrique.
Afrique des reliefs

Avec une surface émergée de 30 millions de km², l’Afrique est le troisième continent[21] par sa superficie. Séparé de l'Europe par la mer Méditerranée, il est rattaché à l'Asie à son extrémité nord-est par l'isthme de Suez (traversé par le canal de Suez) sur 163 km[22]. Depuis son extrémité nord à Ras ben Sakka (37°21' N) en Tunisie à son extrémité sud au Cap des Aiguilles (34°51'15" S) en Afrique du Sud, le continent s'étend sur environ 8 000 km, et depuis le Cap-Vert (17°33'22" O), à son extrême ouest, à Ras Hafun (51°27'52" E) en Somalie, à l'extrême est, sur 7 400 km[23].

Ses côtes, rectilignes, sont longues de 26 000 km, et l'absence de profondes entailles de sa rive est remarquable par le fait que l'Europe, qui s'étend sur 10 400 000 km² – soit environ un tiers de la surface de l'Afrique – dispose d'un littoral, plus long, de 32 000 km[23]. Le plus grand pays d'Afrique, par sa superficie, le dixième au monde, est l'Algérie, tandis que l'archipel des Seychelles, au large de la côte est de l'Afrique, en est le plus petit[24].

Le désert du Sahara, à lui seul, couvre une superficie de 9 065 000 km2.

Climat[modifier | modifier le code]

Climats en Afrique

L'Afrique présente une grande variété de climats, d'équatorial au centre à tempéré chaud en Afrique du Nord et en Afrique australe. Les plaines du nord sont désertiques et très chaudes en raison de la grande distance qui les sépare de l'océan. Les différences de température entre l'été et l'hiver, ainsi qu'entre le jour et la nuit, y sont les plus importantes. Plus au sud, la chaleur est atténuée par l'humidité apportée par l'océan ainsi que par l'altitude, particulièrement sur les hauts plateaux d'Afrique de l'Est. La végétation y est également plus dense. Enfin, les extrêmes nord et sud connaissent tous deux un climat tempéré, quoique plus frais et plus humide au sud.

La température la plus haute relevée en Afrique était durant 90 ans de 58,20 °C à El Azizia, en Libye. Ce record mondial qui se produisit le 13 septembre 1922, fut invalidé le 13 septembre 2012 par l'Organisation météorologique mondiale[25]. Le record est maintenant de 55 °C mesuré le 7 juillet 1931 à Kébili, Tunisie[26]. Cependant, certaines sources donnent Marrakech, au Maroc, avec 56,90 °C enregistré le 20 août 2010, ce qui serait la 5e plus haute température mondiale après Koweït et Bassora en Irak.[réf. souhaitée]

Environnement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Afrotropique.

En ce qui concerne l'environnement, l'Afrique est confrontée à trois phénomènes majeurs qui sont la sécheresse dans les États du Sahel et de la Corne de l'Afrique (Éthiopie, Somalie, Érythrée, Kenya) occasionnant de nombreux épisodes de faim dans ces contrées, la désertification due à la surexploitation agricole ainsi qu'à la poussée démographique, enfin la déforestation causée par une agriculture extensive sur brûlis et de nombreux conflits armés notamment à l'est de la République démocratique du Congo.

Selon une étude de chercheurs du British Geological Survey et de l’University College de Londres, le continent africain dispose d'eau en abondance dans le sous-sol. Ces chercheurs estiment que les eaux gisant sous l’Afrique sont cent fois plus abondantes que l’eau de surface renouvelée chaque année, et vingt fois plus importantes que la réserve d’eau douce de l’ensemble des lacs du continent[27].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Afrique est le continent où aurait pris naissance l'espèce humaine selon la théorie dominante. Le continent africain est le seul continent ou l'on retrouve les six genres homo qui marquent l'évolution de l'humanité. On y retrouve les plus vieux fossiles existant du Nord au Sud du continent. Plusieurs recherches ont prouvé que les premiers genre homo partirent du continent africain et pleuplèrent les autres continents en passant par les différents canaux et détroits qui rattachent le nord du continent à l'Europe et le Proche-Orient. Originairement noir, la pigmentation accentuée est essentielle dans cette partie du monde au climat très chaud. Si l'Afrique est le « berceau de l'humanité », alors, selon Diop, les plus anciens phénomènes civilisationnels ont dû nécessairement avoir eu lieu sur ce continent. Selon Nathalie Michalon, né en Afrique, l'homme y expérimente les plus anciennes techniques culturelles avant d'aller conquérir la planète, précisément grâce à elles. C'est ainsi que l'Afrique est l'un des endroits au monde (avec la Mésopotamie et la Chine) où la fabrication d'outils (lithiques), la poterie, la sédentarisation, la domestication, l'agriculture, la cuisson, etc. sont attestées et notamment dans le site de Nabta Playa.

Au bout de plusieurs autres millénaires, des colonies humaines auraient émigré dans les régions limitrophes de l'Afrique, là où sont attestés les plus anciens fossiles humains après ceux de l'Afrique, c'est-à-dire en Asie méridionale et en Europe méridionale. La principale cause naturelle des premières migrations humaines résiderait dans les évolutions climatiques : en la succession de périodes pluvieuses et de sécheresses en Afrique, correspondant respectivement à des périodes de glaciation et/ou de précipitations dans ses contrées limitrophes, en Europe méridionale et au Proche-Orient. Selon Diop, Homo sapiens aurait suivi, dans les premiers temps, la disponibilité naturelle des ressources alimentaires (animales et végétales) au gré des conjonctures climatiques ; en empruntant toujours les voies naturelles de sortie de l'Afrique (Sicile, Italie du Sud, isthme de Suez,  détroit de Gibraltar). Selon le site internet Hominides.com, les catalyseurs culturels de cette migration consisteraient dans la maîtrise du feu, permettant de vivre dans des contrées tempérées, et, selon Diop, l'invention de la navigation, permettant de traverser de vastes étendues aquatiques.

Article détaillé : Histoire de l'Afrique.

Antiquité africaine[modifier | modifier le code]

Voir également :

Pyramides de Méroé au Soudan - Patrimoine mondial de l'UNESCO[28].

Afrique impériale[modifier | modifier le code]

En Afrique de l’ouest, depuis le VIe siècle au début du millénaire suivant, la grande activité commerciale et les terres fertiles y ont favorisé l’émergence de royaumes et d’empires puissants tels que le Royaume Mossi, la civilisation Nok, l’empire du Mali, l’Oba du Benin, le royaume du Kanem-Bornou, le Dahomey, le royaume d'Oyo, l’empire Ashanti, l'empire du Ghana, l’empire Songhai et l'empire Djolof, Empire Kongo, Empire peul du Macina, Royaume bambara de Segou, Empire Monomotapa.

La création de l'empire du Mali, appelé aussi Mandé ou Manden, est sans doute l'un des plus grands évènements de l'histoire de l'Afrique. Il eut lieu en 1235, lorsque Sundjata Keita ou Soundiata Keïta gagna avec son armée la bataille de Kirina[29]. Sundjata devint alors roi des rois ou empereur, et est considéré comme l'un des plus grands héros de toute l'Afrique, bien que la transmission orale de son histoire ait sans doute contribué à lui donner les caractéristiques d'un héros de conte. Il dota son empire d'une constitution, la charte de Kurukan Fuga ou charte du Manden, en 1236, qui s'apparente en certains points à une déclaration des droits de l'homme. Cette charte, transmise oralement de génération en génération, affirme notamment le droit à la vie, la préservation de l'intégrité physique, la tolérance, le respect des sages et marabouts, le principe d'éducation des enfants par tous, d'association des femmes à la politique, le bon traitement des esclaves… Il est même fait mention d'une suppression de l'esclavage, mais celui-ci a continué dans les faits. La charte donne également des règles économiques, et concernant la guerre[30],[31].

À l'est, le royaume éthiopien donne suite au royaume d'Axoum qui développe ses relations commerciales entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Inde[32].

Enfin en Afrique australe, occupée initialement par les peuples Khoïsan puis Bantous, le Grand Zimbabwe, centre de l'Empire Monomotapa, apparaît dès le IVe siècle av. J.-C.

Des fédérations plus lâches de cités-États telles que les Yoruba et les Haoussa virent également le jour, mais la plupart de ses royaumes virent leur puissance tomber avec l'installation de ports européens en Guinée[33].

L'islamisation[modifier | modifier le code]

La Grande Mosquée de Kairouan (Tunisie) initialement fondée en 670

À partir du VIIe siècle, les armées Arabes envahirent et convertirent l'Afrique du Nord à l'islam. Le commerce caravanier et l'expansion islamique nouèrent de nouvelles relations entre l'Afrique du nord et le reste du continent. L'islamisation se fit aussi bien de manière pacifique que militaire. En Afrique, ce sont souvent les ethnies initialement islamisées, qui propageront cette religion.

La traite des Noirs[modifier | modifier le code]

Médaillon officiel de la Société britannique anti-esclavage. L'inscription dit : « Ne suis-je pas un homme et un frère ? »
Carte de l'Afrique en 1853 d'après P. Rousset dans Atlas Achille Meissas et Michelot

L'Afrique Noire eut ses premiers contacts avec le monde arabe au VIIe siècle. Dès le début, les états musulmans du nord de l'Afrique développent un commerce des esclaves d'Afrique noire. Cette pratique (qui a duré jusque dans les années 1920) a contribué à la constitution des vastes états africains médiévaux (Empires du Ghana, de Gao, du Mali, du Kanem, du Bornou, etc.), enrichis par cette vente d'esclaves tantôt capturés, tantôt livrés en tribut par les peuples voisins, parfois même issus de leur propre peuple.

− Ce n'est qu'au XVe siècle que les européens, qui avaient établi des comptoirs de commerce sur la côte, attirés par les matières premières (or, ivoire etc.), ont commencé à concurrencer la traite orientale. L'Empereur Charles Quint ayant en effet interdit en 1526 l'esclavage des Indiens d'Amérique (décision fortement appuyée par le pape Paul III dans son bref apostolique "Pastorale Officium" en 1537), les Européens organisent la traite des Noirs à grande échelle à destination des colonies d'Amérique (pour le travail dans les plantations), esclaves soit razziés sur les côtes, soit surtout achetés aux potentats locaux. Ce trafic (commerce triangulaire) sera à l'origine de la diaspora africaine en Amérique.

L'Afrique du Nord en s'islamisant, a fait partie des empires omeyade et abbasside, puis a éclaté en différents états musulmans, avant de passer sous la domination ottomane, sauf le Maroc qui a pu stopper l'avancée ottomane au fleuve de la Moulouya (près d'Oujda) lors du règne des Wattassides et des Saadiens sur le pays.

La colonisation[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, après l'abolition de l'esclavage, les États européens se sont installés en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne grâce à leur avance technologique et malgré la résistance des peuples africains. Les puissances coloniales se partagent l'Afrique lors de la conférence de Berlin en 1884-1885[34]. L'exploitation des ressources naturelles et humaines africaines continua sous administration européenne jusqu'au XXe siècle. Deux pays échapperont néanmoins au partage de l'Afrique :

  • le Liberia, créé par une société de colonisation américaine en 1822 et ayant proclamé son indépendance le 26 juillet 1847[35] ;
  • l'Éthiopie, état souverain depuis l'Antiquité, elle parvient à repousser la tentative de colonisation des Italiens auxquels elle inflige une défaite à la bataille d'Adoua, le 1er mars 1896. Il s'agit de la première victoire décisive d'un pays africain sur les colonialistes[36].
Hôtel de Ville d'Annaba (ex Bône), Annaba, Algérie

La quête de l'autonomie politique et les indépendances[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Décolonisation de l'Afrique.

Les aspirations nationalistes africaines menèrent aux indépendances qui s'étalèrent de 1910 à 1975 suivant les pays. L'Afrique fut jusqu'aux années 1990 instrumentalisée par les puissances de la guerre froide.

Afrique contemporaine[modifier | modifier le code]

Carte des États d'Afrique en juillet 2011.

L'Afrique progresse peu dans la construction d'États de droit, issus d'élections libres et transparentes, et où les citoyens participent pacifiquement à la vie politique de leur pays. Alors que le nombre de régimes autoritaires reste stable, celui des régimes hybrides (ou semi-démocratiques) et des démocraties imparfaites augmente très légèrement[37].

Conflits[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Union africaine.

De nombreux conflits sont présents en Afrique :

  • conflits dits « ethniques » dont les causes de certains sont attribuées au tracé des frontières ne tenant que très peu compte de l'histoire et de l'organisation sociétale des diverses composantes culturelles du continent africain;
  • conflits dits « politiques » du fait de gouvernements irresponsables faisant passer les intérêts des dirigeants avant ceux des populations locales en dépit de leur pauvreté ;
  • conflits dits « socio-politiques » dus à cette extrême pauvreté;
  • des guerres civiles aux enjeux internationaux éclatent pour le contrôle des matières premières dont la commercialisation n'enrichit que rarement les populations locales.
  • L'Afrique est le continent le plus ravagé par les conflits. Selon l’Atlas stratégique 2008, sur 35 conflits graves répertoriés dans le monde, 13 sont situés en Afrique, où 15 pays sur 53 sont concernés par une « crise d’intensité moyenne à haute ». Le premier fournisseur d'armement en valeur à l'ensemble du continent étant entre 1998 et 2005 la France[38].

Par un cercle vicieux, ces conflits entraînent la pauvreté puis des conflits sociaux, ce qui favorise l'éclatement d'autres conflits.

Dans un souci de préserver la paix sur le continent, l'Organisation de l'unité africaine a été créée en 1963[39], puis remplacée en 2002 par l'Union africaine[40]. En 2008, sur 88 000 casques bleus de l’ONU déployés dans le monde, 61 000 sont engagés en Afrique dans huit conflits ouverts ou larvés. Pour les Nations unies, la facture militaire africaine atteint 5,5 milliards de dollars sur un total mondial de 7,2 milliards.

Article détaillé : Génocide rwandais.

En 1994, le gouvernement à Kigali encourage le massacre systématique de la minorité tutsie. En deux mois, les milices hutues tuent près d'un million de personnes[41].

Guerre civile au Darfour[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Guerre civile au Darfour.

Depuis 2003, au Darfour, une guerre civile pour obtenir le contrôle de certaines ressources (eau, terres…) et un nettoyage ethnique sont toujours en cours en 2014. On dénombre plus de 300 000 morts[42].

Génocide congolais et pillage des ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, l'est du Congo-Kinshasa est le théâtre des guerres civiles qui ont déjà fait plus de six millions de morts, selon l'ONU, plusieurs millions de déplacés internes et des centaines de milliers de femmes violées. Principalement localisées à l'est, ces guerres sont menées par des milices armées soutenues par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Ces guerres permettent le pillage des ressources naturelles au profit des économies et multinationales américaines et européennes.

Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

En Côte d'Ivoire se disputent les forces de l'État ivoirien et des forces rebelles pour obtenir des changements politiques, cette crise a duré 8 ans (2002-2010).

Guerre du Mali[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Guerre du Mali.

La guerre du Mali se déroule de 2012 à 2013 et débouche sur un accord de cessez-le-feu qui permet la tenue de l'élection présidentielle le .

Guerre civile de Centrafrique[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Guerre civile de Centrafrique.

La première guerre civile de Centrafrique se déroule de 2004 à 2007 et débouche sur un accord de paix, mais les rebelles accusent le président centrafricain François Bozizé d'avoir failli à respecter les accords de 2007. Les membres de la Seleka démarrent alors une offensive militaire le . Le , Bozizé s'enfuit au Cameroun, la Seleka annoncent la prise du palais présidentiel et son chef Michel Djotodia s'auto-proclame président de la République. Incapable de rétablir l'ordre, la situation s'enlise et la crise débouche sur la troisième guerre civile de Centrafrique.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Afrique.

États d'Afrique[modifier | modifier le code]

Il serait vain de vouloir dresser une nomenclature de tous les États existant en Afrique avant la pénétration européenne. En 1914, du fait de l'essor des empires coloniaux, le continent noir ne comptait plus que deux États souverains, l’Abyssinie (ou Éthiopie) et le Liberia, auxquels s'ajoutèrent par la suite l'Égypte (1922) et l’Union sud-africaine (1931), qui conservaient cependant des liens quasi-coloniaux avec la Grande-Bretagne. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre d'États africains indépendants n'a cessé d'augmenter, passant de 4 en 1945 à 27 en 1960, pour atteindre 53 en 1993 et 54 en 2011[43] (non inclus le Sahraouie et le Somaliland).

Les frontières des États africains sont en grande partie issues de la colonisation, ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des populations. De même le regroupement des différents pays en sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité historique. On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique noire (appelée aussi l’Afrique subsaharienne) et l'Afrique australe :

  • l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara, est habitée par des populations à majorité arabe et berbère
  • l'Afrique subsaharienne est elle-même subdivisée en trois sous régions : l’Afrique de l'Ouest, l’Afrique de l'Est, l’Afrique centrale
  • l'Afrique australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort niveau de développement économique.
Régions d'Afrique :
Carte physique de l'Afrique
Photo satellite de l'Afrique
Carte de l'Afrique avec les drapeaux des différents pays

États d'Afrique de l'Est[modifier | modifier le code]

Noms des pays et des territoires, avec drapeau Superficie
(km²)
Population[44]
(estimation 2010)
Densité de population
(par km²)
Capitale
Drapeau du Burundi Burundi 27 830 9 863 120 354,4 Bujumbura
Drapeau des Comores Comores 2 170 773 410 356,4 Moroni
Djibouti Djibouti 23 000 740 530 32,2 Djibouti
Érythrée Érythrée 121 320 6 233 682 47,7 Asmara
Drapeau d’Éthiopie Éthiopie 1 127 127 90 873 739 78,1 Addis-Abeba
Kenya Kenya 582 650 43 013 341 68,7 Nairobi
Madagascar Madagascar 587 040 21 281 840 36,3 Antananarivo
Malawi Malawi 118 480 15 447 500 130,4 Lilongwe
Maurice (pays) Maurice 2 040 1 294 100 634,4 Port Louis
Mozambique Mozambique 801 590 22 061 450 27,5 Maputo
Rwanda Rwanda 26 338 11 055 980 419,8 Kigali
Seychelles Seychelles 455 88 340 194,2 Victoria
Somalie Somalie 637 657 10 112 450 15,9 Mogadiscio
Drapeau du Somaliland Somaliland de facto 137 600 3 500 000 25 Hargeisa
Drapeau du Soudan du Sud Soudan du Sud 619 745 8 260 490 13 Djouba
Tanzanie Tanzanie 945 087 41 892 900 44,3 Dodoma
Ouganda Ouganda 236 040 33 398 680 141,5 Kampala
Zambie Zambie 752 614 13 460 310 17,9 Lusaka
Zimbabwe Zimbabwe 390 580 11 651 860 29,8 Harare

États d'Afrique centrale[modifier | modifier le code]

Noms des pays et des territoires, avec drapeau Superficie
(km²)
Population[44]
(estimation 2010)
Densité de population
(par km²)
Capitale
Drapeau de l’Angola Angola 1 246 700 20 901 811 16,5 Luanda
Drapeau du Cameroun Cameroun 475 440 20 549 211 43,2 Yaoundé
Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine 622 984 4 844 930 7,8 Bangui
Drapeau du Tchad Tchad 1 284 000 10 543 460 8,2 N'Djamena
République du Congo République du Congo 342 000 4 125 920 12,1 Brazzaville
Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo 2 345 410 75 507 308 30,1 Kinshasa
Guinée équatoriale Guinée équatoriale 28 051 650 700 23,2 Malabo
Gabon Gabon 267 667 1 545 260 5,8 Libreville
Sao Tomé-et-Principe Sao Tomé-et-Principe 1 001 175 810 175,6 São Tomé

États d'Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Noms des pays et des territoires, avec drapeau Superficie
(km²)
Population[44]
(estimation 2010)
Densité de population
(par km²)
Capitale
Drapeau de l'Algérie Algérie 2 381 741 37 100 000[45] 14,5 Alger
Drapeau de l'Égypte Égypte[46] 1 001 450 81 249 302[47] 80,4 Le Caire
Libyan protesters flag (observed 2011).svg Libye[48] 1 759 540 6 461 450 3,7 Tripoli
Maroc Maroc 710 850 32 245 000[49] 70,8 Rabat
Drapeau du Soudan Soudan 1 886 068 31 957 965 1 16,9 Khartoum
Tunisie Tunisie 163 610 10 673 000[50] 64,7 Tunis

États d'Afrique australe[modifier | modifier le code]

Noms des pays et des territoires, avec drapeau Superficie
(km²)
Population[44]
(estimation 2010)
Densité de population
(par km²)
Capitale
Drapeau du Botswana Botswana 600 370 2 029 310 3,4 Gaborone
Lesotho Lesotho 30 355 1 919 550 63,2 Maseru
Drapeau de la Namibie Namibie 825 418 2 128 470 2,6 Windhoek
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 1 219 912 49 109 110 40,3 Pretoria
Swaziland Swaziland 17 363 1 354 050 78 Mbabane

États d'Afrique de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Noms des pays et des territoires, avec drapeau Superficie
(km²)
Population[44]
(estimation 2010)
Densité de population
(par km²)
Capitale
Drapeau du Bénin Bénin 112 620 9 056 010 80,4 Porto-Novo
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 274 200 16 241 810 59,2 Ouagadougou
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert 4 033 508 660 126,1 Praia
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 322 460 21 058 800 65,3 Yamoussoukro (Politique)
Abidjan (Économique)
Gambie Gambie 11 300 1 824 160 161,4 Banjul
Drapeau du Ghana Ghana 239 460 24 339 840 101,6 Accra
Drapeau de la Guinée Guinée 245 857 10 324 030 42 Conakry
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau 36 120 1 565 130 43,3 Bissau
Drapeau du Libéria Liberia 111 370 3 685 080 33,1 Monrovia
Mali Mali 1 240 000 13 796 350 11,1 Bamako
Mauritanie Mauritanie 1 030 700 3 205 060 3,1 Nouakchott
Niger Niger 1 267 000 15 878 270 12,5 Niamey
Nigeria Nigeria 923 768 162 000 000 175 Abuja
Sénégal Sénégal 196 190 12 323 250 62,8 Dakar
Sierra Leone Sierra Leone 71 740 5 245 700 73,1 Freetown
Togo Togo 56 785 6 587 240 116 Lomé

Dépendances européennes en Afrique[modifier | modifier le code]

Noms des pays et des territoires, avec drapeau Superficie
(km²)
Population
Densité de population
(par km²)
Capitale
Canaries Îles Canaries (Espagne) 7 492 2 118 520 282,8 Las Palmas de Gran Canaria,
Santa Cruz de Tenerife
Ceuta Ceuta (Espagne) 20 80 570 4 028, 5
Drapeau : Îles Éparses de l'océan Indien Îles Éparses de l'océan Indien (France) 44 0 0 Saint-Denis
Drapeau de Madère Madère (Portugal) 797 247 400 310,4 Funchal
Mayotte Mayotte (France) Mamoudzou
Melilla Melilla (Espagne) 12 73 460 6 121, 7
Drapeau de la Réunion La Réunion (France) Saint-Denis
Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha (R.U) 410 7 670 18,7 Jamestown
Territoire britannique de l’océan Indien Territoire britannique de l'océan Indien (R.U)

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'Afrique est le continent dont la population en pourcentage a le plus augmenté depuis le début du XXe siècle et dont le taux d'accroissement naturel, avec 2,6 % en 2013 est le plus élevé[51]. Estimée à 133 millions d'habitants en 1900 soit 8,1 % de la population mondiale, la population de l'Afrique est passée en 1950 à 228 millions soit 9,1 % puis à 808 millions en 2000 soit 13,2 % et pourrait être de 2 431 millions en 2050 soit 25,0 % de la population mondiale[51].

Natalité et mortalité[modifier | modifier le code]

Le taux de fécondité en Afrique est le plus élevé au monde avec 4,8 enfants par femme en 2013, contre une moyenne mondiale de 2,5[51]. Si la majeure partie des pays africains ont un taux de natalité élevé, ils font également face à une mortalité infantile très élevée. En 2013, 2 pays africains avaient un taux de mortalité infantile supérieur à 100 ‰ (soit 10 %) et 34 un taux supérieur à 50 ‰ (soit 5 %)[52]. Par ailleurs, les 4 pays ayant l'espérance de vie la plus faible dans le monde en 2012 étaient tous africains[53].

Le sida est devenu la première cause de mortalité en Afrique à la fin du XXe siècle[54]. C'était encore le cas en 2007, où ONUSIDA estimait à 22 millions le nombre de personnes infectées en Afrique[55]. Le VIH a fait 1,3 millions de morts sur le continent en 2009, mais il en faisait 1,4 millions en 2001. Durant la même période (2001-2009), les cas de nouvelles contaminations, eux, ont baissé de 25 % dans 22 pays d'Afrique subsaharienne[56]. La malnutrition (carence en vitamines ou calorique), la famine, le manque d'eau ou la mauvaise qualité de l'eau, les épidémies sont autant d'autres causes importantes.

La mortalité infantile a chuté de 30 % en 20 ans et l'espérance de vie s'est accrue de 15,4 ans depuis 1950. Mais, en Afrique subsaharienne, 1 enfant sur 8 meurt avant ses 5 ans contre 1 pour 143 dans les pays développés[56].

Cultures et religions[modifier | modifier le code]

Culture traditionnelle[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Art africain et Théâtre africain.

La culture africaine n'est pas un bloc monolithique, il existe plusieurs cultures africaines. La culture africaine subsaharienne traditionnelle est basée sur la transmission orale, souvent accompagnée de musique. Le griot, messager et chanteur de la communauté, chargé de conserver la mémoire et la tradition du peuple, fut longtemps la clé de voûte de la société africaine. Ses paroles étaient souvent accompagnées d'instruments, et il était chargé de gérer les conflits dans la communauté[57].

Culture contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis l'époque dite « des indépendances » les intellectuels et artistes africains se sont engagés dans une large réflexion autour de l'identité et de la modernité. L'équation entre authenticité et modernité se résout différemment selon les directions choisies. Il y a eu bien sûr le mouvement de Négritude, fondé entre autres par Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, axé sur la négation de l'assimilationnisme colonial et l'union des cultures noires à travers le monde. Ce mouvement à trouvé son expression dans le Festival mondial des Arts nègres organisé par le président sénégalais Léopold Sédar Senghor en 1966[58]. Il fut suivi en 1969 par le Festival Panafricain d’Alger qui proposa une nouvelle vision de la culture africaine, tentant de dépasser les conceptions raciales ou ethnocentristes au profit d’une culture africaine unie sous le signe de la révolution ou rejet du néocolonialisme.

Aujourd’hui, malgré les difficultés politiques ou économiques qui forcent certains d’entre-eux à émigrer en Europe ou aux États-Unis, beaucoup d’artistes et de penseurs africains ont acquis une renommée internationale. On citera par exemple Fela Anikulapo Kuti, Dele Sosimi, Patience Dabany, Oliver N'Goma, Manu Dibango, Ray Lema, JB Mpiana, Koffi Olomidé, Lokua Kanza, Papa Wemba, Werra Son, Alpha Blondy, King Kester Emeneya Youssou N’Dour, Cesária Évora, Cheb Khaled, Ali Farka Touré, Toumani Diabaté ou encore Tinariwen dans le domaine de la musique ; mais aussi quatre prix Nobel de littérature avec John Maxwell Coetzee, Nadine Gordimer, Naguib Mahfouz et Wole Soyinka ; pour les plasticiens Kudjoe Affutu, Eric Adjetey Anang et l'atelier Kane Kwei, Ataa Oko au Ghana, Frédéric Bruly Bouabré en Côte d'Ivoire ou Ousmane Sow au Sénégal ; pour le cinéma Ousmane Sembène, Youssef Chahine (grand prix du jury au festival de Berlin) ou Mohammed Lakhdar-Hamina (palme d’or à Cannes)…

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature africaine.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma africain.
Le succès des vidéo-clubs (Dakar)

Vu la faible quantité de la production, il est souvent considéré comme un ensemble, même s'il existe bien évidemment une multitude de "cinémas africains". Il faut également noter que pendant longtemps il s'est agi d'un cinéma de l'extérieur puisque les conditions économiques étant rarement réunies pour qu'une vraie industrie puisse exister, beaucoup de réalisateurs étaient des expatriés, en France, en Belgique ou ailleurs. Ces dernières années, avec la démocratisation de la vidéo (et donc des tournages plus légers et économiques), on assiste dans un certain nombre de pays à l'émergence de cinéastes de l'intérieur.

C'est notamment le cas au Nigeria. Le cinéma nigérian est considéré comme le troisième mondial selon la quantité de films produits selon The Sunday Telegraph[59]. Les films produits par l'industrie cinématographique nationale (connue sous le nom de Nollywood) sont tournés en quinze jours et coûtent en moyenne 11 000 euros. En l'absence d'un réseau de salles de cinéma, les films sont ensuite distribués directement en vidéo (3 euros le DVD).

Parallèlement à cette production ciblant les spectateurs de leurs pays, certains réalisateurs africains sont plus connus (et reconnus) à l'international. On citera notamment le Mauritanien Abderrahmane Sissako, les Maliens Souleymane Cissé et Cheick Oumar Sissoko, le Burkinabé Idrissa Ouedraogo et le Sénégalais Ousmane Sembène.

Tout en rendant hommage à Sembène décédé au cours de l'année, la vingtième édition du FESPACO, qui s'est tenu en février-mars 2007 à Ouagadougou, témoigne[60] cependant de la montée d'une nouvelle génération de cinéastes, à laquelle se rattachent notamment les trois lauréats du festival, le Nigérian Newton Aduaka pour Ezra, le Camerounais Jean-Pierre Bekolo avec Les Saignantes et le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, réalisateur de Daratt. Les protagonistes des films récents sont souvent des adolescents ou de jeunes adultes, ce qui correspond à la moyenne d'âge du continent africain. La guerre, la violence et leurs conséquences font partie des thèmes fréquemment abordés, de même que l'immigration et la diaspora.

Langues[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée des familles linguistiques en Afrique
Article détaillé : Langues africaines.

Les linguistes recensent environ 2 000 langues vivantes sur le continent africain (soit environ le tiers des langues du monde), regroupées en quatre grandes familles, exclusion faite des langues de souche non africaine.

La famille afro-asiatique (ou chamito-sémitique, composée de 353 langues vivantes dont 299 parlées en Afrique, totalisant 340 millions de locuteurs) n’est pas exclusivement africaine. Elle s’étend également sur la péninsule Arabique et ne couvre que la partie nord de l’Afrique de l'Ouest. Elle inclut notamment le Berbere, la langue originelle des habitants de l'Afrique du nord, ainsi que l’arabe qui est la première langue d'Afrique en nombre de locuteurs.

La famille nilo-saharienne (197 langues vivantes et 35 millions de locuteurs) couvre une partie du Sahara, le haut bassin du Nil et certains hauts plateaux de l’Afrique orientale. Elle est composée de douze groupes de langues dont seulement deux sont localisés en Afrique de l'Ouest : le songhaï (Mali, Niger, Burkina, Bénin) et le Kanuri (Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad autour du lac du même nom).

La famille khoisan (22 langues vivantes et 360 000 locuteurs) est la plus petite famille linguistique africaine. Elle est centrée sur la Namibie et rayonne sur l’Angola, le Botswana et l’Afrique du Sud. « Dans le passé, les langues khoisan étaient parlées dans la majeure partie de l’Afrique australe et orientale. Elles ont été progressivement évincées de maints endroits par les langues bantou puis européennes ».

La famille Niger Congo compte près de 1 500 langues vivantes, ce qui fait d’elle la plus grande famille linguistique du monde (22 % des langues de la planète et 71 % des langues africaines). Elle couvre la plus grande partie du territoire ouest-africain et concerne l’immense majorité de la population de la région. Elle compte en son sein un groupe - le bantou – qui couvre à lui seul la quasi-totalité de l’Afrique sub-équatoriale à l’exception de l’aire khoisan. On retrouve dans cette famille la langue swahili (parfois appelée kiswahili).

Beaucoup de spécialistes estiment que le foyer originel des Bantou se situe au sud de la Bénoué (à la frontière du Cameroun et du Nigeria). Il y a de cela 4 000 ans, les Bantou entament une longue migration vers l’Afrique centrale, sans doute poussés par l’aridification du climat et le développement de l’agriculture et de l’élevage qu’ils rejettent. Cette colonisation prend près de trois millénaires. Les Bantou n’atteignent le Sud du continent qu’aux XVIe siècle, XVIIe siècle fuyant les Massaï venus de la haute vallée du Nil. Les nombreuses similitudes entre les langues bantoues ainsi que leur remarquable extension géographique en font une zone linguistique spécifique très souvent distinguée du reste de la famille nigéro-congolaise.

autres familles linguistiques présentes sur le continent :

Le français joue actuellement un rôle important en Afrique, servant de plus en plus de langue véhiculaire voire de langue maternelle (au Gabon, Côte d'Ivoire, République du Congo, République démocratique du Congo, Cameroun et Bénin notamment) dans un grand nombre de pays, et son utilisation s'intensifie.

Entre 1992 et 2002, le nombre d'apprenants du et en français en Afrique Subsaharienne et océan Indien a augmenté de 60,37 %, passant de 22,337 millions à 34,563 millions de personnes. On peut observer une tendance similaire au Maghreb. Cependant, les chiffres fournis par l'Organisation internationale de la francophonie pour le Maghreb ont été réunis avec ceux du Moyen-Orient, le décompte exact pour les pays du Maghreb n'est donc pas possible mais on observe une augmentation de 10,47 millions à 18 millions d'apprenants pour cet ensemble, quand bien même le français n'est pas langue officielle (Algérie). Il faut aussi considérer le nombre de locuteurs du français dans chaque pays pour se faire une idée de l'importance que joue le français en Afrique. D'ores et déjà, il y a plus de francophones en Afrique qu'en Europe[61].

L'Académie africaine des langues a été créée en 2001 afin de gérer ce patrimoine linguistique[62].

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion en Afrique.
Carte des principales religions en Afrique (christianisme en violet, islam en vert et hindouisme en rouge).

Historiquement, les religions tribales africaines dominaient les régions d'Afrique de l'Est, Afrique centrale, Afrique australe, et la région côtière d'Afrique de l'Ouest.

L'animisme a moins de pratiquants aujourd'hui qu'avant l'arrivée des Européens, mais il reste important dans certains pays, notamment le Bénin et le Togo. Il y a beaucoup d'Africains qui incorporent quelques éléments d'animisme dans leur foi chrétienne ou musulmane.

L'Afrique est très marquée par l'arrivée de l'islam qui s'est installé en Afrique du Nord à partir du VIIe siècle[63] (la Grande Mosquée de Kairouan en Tunisie est la plus ancienne mosquée en Afrique [64] ; fondée en 670 par le général arabe Oqba Ibn Nafi, elle date dans son état actuel du IXe siècle[65]), et plus tard dans l'intérieur de Afrique de l'Ouest et la côte d'Afrique de l'Est.

Un christianisme orthodoxe existe en Éthiopie, Érythrée et Égypte depuis l'Antiquité tardive. L'Éthiopie étant la seconde plus ancienne nation chrétienne au monde, après l'Arménie, faisant remonter cette tradition depuis 330. Dans le reste de l'Afrique, le christianisme est représenté via ses traditions catholiques et protestantes établies par des missionnaires européens pendant l'époque coloniale.

On compte aussi une minorité juive présente essentiellement sur la partie nord du continent. La présence des séfarades dits « Mekomim » ou « Tochavim » remonte à l'ère phénicienne. Les séfarades dits « Megorashim », contraints à l'exil à la suite du décret de l’Alhambra, arrivent quant à eux après 1492. Les falashas, dont la présence remonte à l'ère du roi Salomon et de la reine de Saba, sont présents en Éthiopie. En Afrique du Sud, on compte plus de 70000 juifs, pour la plupart des ashkénazes d'origine européenne. Certains peuples, comme les Lemba et les Abayudaya (en), se revendiquent aussi du judaïsme.

On note également qu'il n'existe qu'un seul pays africain où l'hindouisme est la religion majoritaire : il s'agit de Maurice.

Sports[modifier | modifier le code]

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Beaucoup de sportifs de niveau international sont d'origine africaine : des footballeurs tels que Rabah Madjer premier africain vainqueur de la coupe d'Europe avec Porto en 1987, George Weah (Ballon d'or France Football 1995), Samuel Eto'o triple vainqueur de la Ligue des Champions, Salif Keita (premier Ballon d'or africain), Sana Cassamà, Noureddine Naybet, Roger Milla, El-Hadji Diouf, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Michael Essien, Claude Makélélé, Abedi Pelé, Shabani Nonda, Lomana LuaLua ont tous évolué ou évoluent dans l'élite du football international. Noureddine Morceli, Kenenisa Bekele, Hicham El Guerrouj, Haile Gebreselassie et Said Aouita ont quant à eux brillé en athlétisme. Le football et l'athlétisme sont les sports les plus répandus. Les pays qui sont d'anciennes colonies britanniques pratiquent également le cricket ; quant au rugby, il est surtout pratiqué en Afrique du Sud. La Coupe du monde de football de 2010 s'est tenue en Afrique du Sud, devenant ainsi le premier pays africain à organiser cette manifestation mondiale.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Afrique.
Circulation sur le boulevard De Gaulle (Abidjan, Côte d'Ivoire).

L'exploitation des matières premières est de loin la première exportation de l'Afrique mais la part de l'Afrique dans les exportations mondiales a chuté de 4,5 % en 1990 à 1,1 % en 2008 et celle des investissements étrangers directs de 5,8 % en 1990 à 1 % en 2008, selon un communiqué de la FAO[66].

Malgré des situations contrastées, notamment entre l'Afrique de l'Est pénalisée par la sécheresse de 2011 et l'Afrique australe, le continent devrait voir son taux de croissance passer de 2,7 % en 2011 à 5 % en 2012. Une tendance à la hausse soutenue par le cours élevé des matières premières et l'augmentation des flux de capitaux en provenance de l'étranger[67].

Les exportations de l'Afrique sont constituées à 80 % de pétrole, de minerais et de produits agricoles[68].

La dette africaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dette du tiers monde.

La dette constitue une part essentielle du budget de l'économie de la majeure partie des pays africains. Le service de la dette constitue par exemple sur les années 1992-1997, 35 % du budget du Cameroun et de la Côté d’Ivoire, 40 % de celui du Kenya et de la Zambie, 46 % de celui de la Tanzanie (dans le même temps la part des services sociaux constitue moins de 15 % du budget, 4 % au Cameroun)[69]. Une partie essentielle de cette dette extérieure est constituée de la dette dite multilatérale, c’est-à-dire envers les institutions financières internationales où la représentation de ces pays n’a pratiquement aucun poids.

Selon le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde, la dette « est la conséquence de choix géopolitiques bien précis. Surtout elle est un puissant mécanisme de subordination des pays du Sud »[70]

On peut distinguer trois grandes phases dans le développement de cette dette :

  • Tout d’abord dans les années 1960-70, « la Banque mondiale incite les pays du Sud à emprunter dans l’espoir affiché de financer la modernisation de leur appareil d’exportation et les connecter au marché mondial. l’endettement est encore supportable pour les pays du Sud car ces prêts leur permettent malgré tout de produire davantage, donc d’exporter plus et de récupérer des devises pour les remboursements et de nouveaux investissements. »
  • À la fin de l’année 1979, les États-Unis amorcent un virage libéral, Paul Volcker, le directeur de la Réserve fédérale américaine, décide une forte augmentation des taux d’intérêt américains dans le but d’attirer les capitaux. De l’ordre de 4-5 % dans les années 1970, ils passent à 16-18 % au moins, voire davantage au plus fort de la crise, car la prime de risque devient énorme. Par conséquent, le Sud doit rembourser trois fois plus d’intérêts. C’est la crise de la dette.
  • Dès qu’un pays est contraint de stopper ses remboursements, le Fonds monétaire international (FMI) accepte de prêter l’argent nécessaire au taux fort à condition que le pays concerné accepte de mener la politique décidée par ses experts : la politique économique de l’État endetté passe sous contrôle du FMI. Les mesures préconisées sont inscrites dans un Plan d'ajustement structurel (PAS), qui correspond au même schéma libéral : abandon des subventions aux produits et services de première nécessité : pain, riz, lait, sucre, combustible… ; austérité budgétaire et réduction des dépenses, en général baisse drastique des budgets sociaux « non-productifs » (santé, éducation, subventions aux produits de base) ; dévaluation de la monnaie locale ; taux d’intérêt élevés, pour attirer les capitaux étrangers avec une rémunération élevée ; production agricole tout entière tournée vers l’exportation (café, coton, cacao, arachide, thé etc.) pour faire rentrer des devises, donc réduction des cultures vivrières et déforestation pour gagner de nouvelles surfaces ; ouverture totale des marchés par la suppression des barrières douanières ; libéralisation de l’économie, notamment abandon du contrôle des mouvements de capitaux et la suppression du contrôle des changes ; fiscalité aggravant encore les inégalités avec le principe d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la préservation des revenus du capital ; privatisations massives des entreprises publiques, donc un désengagement de l’État des secteurs de production concurrentiels.

Selon les chiffres du CADTM en 2009, le bilan des flux financiers montrent que, à la suite de la crise de la dette, les pays en voie de développements ont remboursé jusqu’en 2009 l’équivalent de 102 fois ce qu’ils devaient en 1970, dans le même temps leur dette a été multipliée par 48.

Le remboursement de la dette extérieure entre 1986 et 2007 correspond ainsi à l’équivalent de 7,5 plans Marshall injectés vers les pays du Nord[71]. Ainsi selon le CADTM, « par l'intermédiaire de la dette, le transfert des richesses des peuples du Sud vers les classes dominantes du Nord avec la complicité de celles du Sud est à l'œuvre sous nos yeux »[71].

La dette extérieure publique de l’Afrique se chiffre à 130 milliards de dollars en 2009[69].

Le 10 juin 2009, deux collectifs d’associations françaises et belges réclament dans un rapport sur les « fonds vautours » la mise en place d’un véritable tribunal international de la dette. Ces associations soulignent que ces fonds spéculatifs «rachètent les dettes de pays pauvres à un prix extrêmement bas en vue de les contraindre par voie judiciaire à les rembourser au prix fort, engrangent des plus values colossales sur le dos des populations du Congo[Lequel ?], de Zambie, du Pérou, d'Argentine ou du Nicaragua»[72].

Elles pointent du doigt les responsabilités des pays riches, estimant notamment que « les justices française, anglaise ou américaine donnent systématiquement raison aux fonds vautours contre les pays pauvres » et que « l'argent que la France et les pays riches ont consacré aux allègements de dette se voit confisqué par des fonds privés au lieu de financer les dépenses sociales, comme annoncé »[73].

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

L'Afrique possède des gisements de minéraux (métaux), de pierres précieuses, de reserves d'or et de zinc. Les ressources (pétrole, gaz naturel, charbon) sont exploitées majoritairement par des grandes multinationales. Elles sont souvent dénoncées comme contribuant à la paupérisation des populations autochtones. Depuis quelques années, on assiste à l'exploitation de nouvelles ressources naturelles, notamment par les pays asiatiques (dont la Chine et l'Inde, notamment grâce à l'engagement chinois en Afrique (en) et la diaspora indienne en Afrique de l'Est (en) : notion de Chinafrique et Indafrique[74]) ou pétroliers en manque de place : les terres agricoles sont achetées, et les surfaces concernées sont très importantes pour un continent qui subit la malnutrition et des famines régulières. Certains parlent de recolonisation de l'Afrique à ce sujet[75].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments célèbres :

Le tourisme de masse concerne davantage l'Afrique du Nord que l'Afrique subsaharienne[réf. souhaitée].

Société[modifier | modifier le code]

L'Afrique est particulièrement défavorisée par rapport au reste du monde sur le plan social : en janvier 2011, ce continent comptait en effet 33 pays parmi les 48 pays les moins avancés[77].

Éducation[modifier | modifier le code]

Selon l'Unesco, il y a, en 2012, 4,8 millions d'étudiants inscrits dans des établissements d'enseignement supérieur dans les pays subsahariens, soit près de vingt-cinq fois le chiffre de 1970. La poussée démographique et les moyens déployés par les États pour améliorer l'accès à l'enseignement primaire et secondaire expliquent la hausse de fréquentation des campus africains. Le continent reste en retard sur le reste du monde, avec un taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur de 6 % selon l'Unesco, contre 13 % dans le sud et l'ouest de l'Asie et 72 % en Amérique du Nord et en Europe occidentale[78].

Situation sanitaire[modifier | modifier le code]

Pauvreté[modifier | modifier le code]

En 2003, près d'un pauvre sur trois vivait en Afrique.[réf. nécessaire]

Corruption[modifier | modifier le code]

L'Afrique est l'un des continents où la corruption est la plus répandue. Le tableau suivant dresse la liste des dix pays africains ayant les plus mauvais indices de perception de la corruption, et leur rang dans le monde, selon l'enquête de Transparency International de 2010 :

Pays Indice de Perception de la Corruption 2010 Rang dans le monde
République du Congo République du Congo 2,1 154
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau 2,1 154
Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo 2,0 164
Drapeau de la Guinée Guinée 2,0 164
Drapeau de l’Angola Angola 1,9 168
Guinée équatoriale Guinée équatoriale 1,9 168
Drapeau du Burundi Burundi 1,8 170
Drapeau du Tchad Tchad 1,7 171
Drapeau du Soudan Soudan 1,6 172
Somalie Somalie 1,1 178

La presse, en liberté étroitement surveillée[modifier | modifier le code]

Malgré les progrès sensibles enregistrés récemment dans des pays comme le Niger, le Botswana, le Ghana ou la Tanzanie, l'Afrique se caractérise toujours par de nombreuses entraves à la liberté de la presse, allant de la violence à l'encontre des journalistes aux phénomènes de censure et d'autocensure[37].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, l'indice mis en place par la fondation Mo Ibrahim évalue l'efficacité de l'action publique des États africains et, avec les notes obtenues (de 1 à 100), établit un classement. La note moyenne du continent a faiblement évolué, passant de 49,9 en 2007 à 50,4 en 2011. La meilleure moyenne régionale se situe en Afrique australe : 58 ; et la plus faible en Afrique centrale : 39[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’état des villes africaines 2010 : Gouvernance, inégalité et marchés fonciers urbains, ONU-HABITAT,‎ 2010, 250 p. (ISBN 978-92-1-132292-7, lire en ligne), p. 244-247
  2. Sayre, April Pulley. (1999) Africa, Twenty-First Century Books.
  3. (en)World Population Prospects, the 2012 Revision
  4. France-Diplomatie
  5. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  6. (en) Daniel Don Nanjira, African Foreign Policy and Diplomacy: From Antiquity to the 21st Century, éd. ABC-CLIO, 2010, p. 17
  7. Archives des missions scientifiques et littéraires De France Commission des missions scientifiques et littéraires, France books.google.fr
  8. Mots De Edmond Rostand
  9. The Berbers, Geo. Babington Michell, Journal of the Royal African Society, Vol. 2, No. 6 (Jan., 1903), p. 161.
  10. The Golden Age of the Moor, Ivan Van Sertima, 1991.
  11. Description de l'Afrique et de l'Espagne, texte arabe avec une traduction de Moḥammed b. Muḥammad Idrîsî, 1866, page 102.
  12. histoire des berberes et des dynasties musulmanes de l'afrque De m. le baron de slane
  13. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique du département de Constantine, Arnolet, 1878.
  14. L'Afrique du Nord dans l'Antiquité, par François Decret; M. Fantar.
  15. Idrīsī (trad. Reinhart Pieter Anne Dozy, Michael Jan de Goeje), Description de l'Afrique et de l'Espagne, Leyde, Brill,‎ 1866 (lire en ligne), p. 102, note 4
  16. Itineraria Phoenicia de Edward Lipiński, 2004.
  17. Oases of the Libyan Desert, H. R. Palmer, The Geographical Journal, Vol. 73, No. 3 (Mar., 1929), p. 302-303
  18. Corripus, La Johanide
  19. Mémoire de la société géographique de Genève, p. 49, par société géographique Genève books.google.fr
  20. référence pour la traduction
  21. Après l'Asie (43,8 millions de km²) et l'Amérique (42,2 millions de km²).
  22. Drysdale, Alasdair et Gerald H. Blake, The Middle East and North Africa, Oxford University Press US., 1985.
  23. a et b Merriam-Webster, Merriam-Webster's Geographical Dictionary (Index), 1998, p. 10–11.
  24. Hoare, Ben. (2002) The Kingfisher A-Z Encyclopedia, Kingfisher Publications. p. 11. ISBN 978-0-7534-5569-2.
  25. Commission de climatologie, « Communiqué de presse N° 956 », Organisation météorologique mondiale,‎ 13 septembre 2012
  26. (en) Organisation météorologique mondiale, « Global Weather & Climate Extremes », sur Arizona State University (consulté le 26 septembre 2012)
  27. Revue Environmental Research Letters, 21 avril
  28. Sur le site de L'UNESCO
  29. (fr) Abdoulaye Diarra, Démocratie et droit constitutionnel dans les pays francophones d'Afrique noire : le cas du Mali depuis 1960, éd. KARTHALA, 2010, p. 18
  30. http://www.histoire-afrique.org/article163.html DIALLO Boubacar Séga, l'empire du Mali, université de Bamako
  31. Tiken Jah Fakoly - L'Afrique ne pleure plus, elle parle., Les arènes, 2008, p. 12, 16-19
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  33. MSN Encarta
  34. Moïse Léonard Jamfa Chiadjeu, Comment comprendre la "crise" de l'État postcolonial en Afrique?: un essai d'explication structurelle à partir des cas de l'Angola, du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, du Liberia et du Rwanda, éd. Peter Lang, 2005, p. 106
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  70. Damien Millet, « La dette du Tiers Monde ? », CADTM
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  72. Un vautour peut en cacher un autre, ATTAC France, 20 juin 2009 [lire en ligne]
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Revue trimestrielle internationale bilingue ((en) (fr)): Cahiers d'Études africaines (164 numéros en ligne en 2012 avec persée, soit 3099 contributions, 1960-2010) relatifs aux sciences sociales sur l’Afrique, les Antilles et les Amériques noires, avec certains numéros thématiques. Depuis 2000, les numéros sont disponibles sur revues.org.

  • Collectif (Alain Dubresson, Jean-Yves Marchal, Jean-Pierre Raison), Les Afriques au sud du Sahara, Ed. Belin-Reclus, coll Géographie Universelle, 1994
  • « L’État de l’Afrique 2012 », Jeune Afrique, Hors Série no 30, 2012, 178 pages (publication annuelle)
  • Guy Ankerl, Urbanisation rapide en Afrique Tropicale, Berger-Levrault, Paris-Abidjan, 1987, (ISBN 978-2-7013-0673-5)
  • Georges Balandier, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, PUF, Paris, 1984 (1re éd. 1955)
  • Frédérique Briard, Tiken Jah Fakoly - L'Afrique ne pleure plus, elle parle., Les arènes, 2008
  • Sylvie Brunel :
    • Asie, Afrique : grenier vides, greniers pleins, Economica, « Économie agricole », 1986
    • L'Afrique. Un continent en réserve de développement, Bréal, 2004, (ISBN 978-2-84291-866-8)
    • L'Afrique dans la mondialisation, La documentation photographique, no 8048, La documentation française, 2005
  • Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation, La Découverte, 2003 (1re éd. 1972)
  • Catherine Coquery-Vidrovitch, Les Africaines : histoire des femmes d'Afrique noire du XIXe au XXe siècle, Desjonquères, 1994
  • Cheikh Anta Diop :
    • Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1954
    • L'unité culturelle de l'Afrique noire, Présence Africaine, 1960
    • L'Afrique noire précoloniale, Présence Africaine, 1960
    • Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, 1981
  • Georges Courade (dir.), L'Afrique des idées reçues, Belin, Paris, 2006, 399 pages, (ISBN 978-2-7011-4321-7)
  • René Dumont :
  • Histoire générale de l'Afrique : Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique, Présence Africaine, EDICEF, UNESCO, 1997
  • Marc Ferro :
    • Histoire des colonisations, des conquêtes aux indépendances (XIIIe-XXe siècle), Le Seuil, Paris, 1994
    • Le livre noir du colonialisme, Robert Laffont, Paris, 2003
  • Antoine Glaser et Stephen Smith, Comment la France a perdu l'Afrique, Calmann-Lévy, Paris, 2005, 278 pages, (ISBN 978-2-7021-3596-9)
  • Philippe Hugon, Géopolitique de l'Afrique, Sedes, Paris, 2007, 239 pages, (ISBN 978-2-7166-5008-3)
  • John Iliffe, Les Africains : Histoire d'un continent, Poche, Flammarion, 2002
  • Jean I. N. Kanyarwunga, Dictionnaire biographique des Africains. Pour comprendre l'évolution et l'Histoire africaines, Le Cri, Buku, Bruxelles, Kinshasa, 2012, 832 p. (ISBN 9782871065678)
  • Joseph Ki-Zerbo, Histoire de l'Afrique noire, Hatier, 1978
  • Camara Laye, L'enfant noir, 1953
  • Philippe Leymarie et Thierry Perret, Les 100 clés de l'Afrique (postface d'Elikia M'Bokolo), Hachette, Paris, 2006, 691 pages, (ISBN 978-2-01-279270-8)
  • Matteudi (E), Les enjeux du développement local en Afrique, ou comment repenser la lutte contre la pauvreté,

Préface de Jean-Michel Severino, La Librairie des Humanités, Éditions l'Harmattan, Paris, 2012, 200p. (ISBN 9782336004471)

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Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L' Afrique et ses avenirs, conférence filmée de Pierre Kipré à l'Université de tous les savoirs en 2000, Service du Film de Recherche Scientifique, Glen roudaut, Vanves, 2001, 1 h 8 min
  • Continent Afriques : le dessous des cartes, documentaire réalisé par Alain Jomier, Frédéric Lernoud et Natacha Nisic, Arte France, 2008, 2 h 40 min

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]