Africa Eco Race

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Africa Eco Race

alt=Description de l'image Logo AER 2012.png.
Généralités
Catégorie International
Site web officiel
Passage du camion "De Rooy", zone de Tijirit en Mauritanie lors de l'Africa Race 2008.

L'Africa Eco Race est un rallye-raid international créé par la volonté des pays africains[1].

Outre l'aspect sportif, le rallye a pour ambition de reprendre les valeurs des rallyes raids[2] et de prendre en compte des nouveaux aspects sécuritaires et environnementaux. Les bivouacs sont choisis loin des villes et des tarmacs d'aéroport, les concurrents se retrouvent en plein désert, loin de tout, livrés à eux-mêmes. Entraide, solidarité, convivialité sont les mots qui reviennent souvent dans la bouche de ceux qui ont vécu cette aventure[3].

Descriptif[modifier | modifier le code]

Parcours 2012

Le rallye Africa Eco Race, accueillant amateurs et professionnels, se déroule sur plus de 6 500 km, avec onze ou douze étapes[4]. Il traverse les territoires du Maroc, de la Mauritanie puis du Sénégal.

2009- La première édition de l'Africa Race est partie de Marseille le 26 décembre 2008. Les vérifications techniques et administratives se sont déroulées les 26 et 27 décembre, le prologue a eu lieu le 28 décembre, suivi de l'embarquement pour une arrivée à Nador au Maroc le 30 décembre.

2010- La seconde édition Africa Eco Race est partie de Portimao au Portugal où ont eu lieu les vérifications administratives et techniques les 27 et 28 décembre 2009, précédées d'un shakedown au cours duquel les concurrents ont pu présenter leurs véhicules.

2011- La troisième édition eu lieu du 27 décembre 2010 au 9 janvier 2011. Le départ fut donné à Château Lastour (Aude) et l’arrivée, comme de coutume, à Dakar, la capitale du Sénégal. Elle consacra la troisième victoire en trois édition de Jean-Louis Schlesser dans la catégorie Autos, de Willy Jobard sur KTM hybride en catégorie Motos et du tchèque Tomáš Tomeček sur Man pour le titre Camions.

2012- La quatrième édition a pris son départ le 27 décembre 2011 de Saint-Cyprien avec une arrivée à Dakar le 8 janvier 2012

Quatrième victoire pour Jean Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser. Titre moto pour Oscar Polli sur KTM et titre camions pour Tomáš Tomeček avec son camion Man qui obtient une seconde place au général10.

2013 - La cinquième édition  a pris son départ le 28 décembre 2012 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 9 janvier 2013.

Cinquième victoire pour Jean Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser. Titre moto pour Martin Fontyn sur KTM et titre camion et seconde place au général pour Anton Shibalov avec son camion Kamaz devant Tomáš Tomeček et son camion Tatra.

2014 - La sixième L'édition  a pris son départ le 29 décembre 2013 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 11 janvier 2014.

Sixième victoire consécutive pour Jean Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser, copiloté par Thierry Magnaldi. Titre moto pour Mika Pisano sur Honda 450cc et titre camion pour TOMECEK Tomas avec son Tatra.

Valeurs du rallye raid[modifier | modifier le code]

Le rallye Africa Eco Race souhaite mettre en avant les valeurs premières des rallyes raids où chaque participant avait la possibilité d’aller au bout de son projet sportif en participant à une aventure.

Par ailleurs, le règlement du rallye permet l’équité des chances avec notamment la mise en place d’un rééquilibrage des performances entre les 450 cm³ et les cylindrées supérieures. Ainsi, les moteurs des motos les plus puissantes pourraient être limitées, leur temps de ravitaillement rallongé[5].

Dans la catégorie Autos, les règlements brident les grosses cylindrées et les moteurs Diesel afin de limiter les écarts entre amateurs ou privés et les usines.

Environnement et développement durable[modifier | modifier le code]

Le nouveau rallye raid Africa Eco Race se fixe des objectifs non seulement sportifs mais aussi sécuritaires et environnementaux.

Concernant le respect de l’environnement et des populations locales, le rallye Africa Eco Race s’engage notamment à ne laisser aucune trace nuisible de son séjour en Afrique et à promouvoir l’économie locale en faisant appel à des prestataires locaux.

L'organisation montre la voie en distribuant à tous les participants des kits couverts réutilisables pour l'ensemble de l'épreuve. Certains véhicules de l'organisation sont équipés de panneaux photovoltaïques afin d'utiliser l'énergie emmagasinée toute la journée pour mener à bien leurs missions.

L'organisation de l'Africa Eco Race a également mis en place deux projets d'alimentation électrique par panneaux photovoltaîques en Mauritanie afin d'alimenter une école à Nouakchott ainsi qu'une bibliothèque à Chinguetti[6]. [1]

Pour l'environnement, une catégorie expérimentale composée de véhicules à énergie propre est envisagée pour tester en grandeur nature et dans des conditions extrêmes, la fiabilité, la puissance, la résistance et l'endurance de ces véhicules[7].

En 2011 Africa Eco Race finance la plantation de 3000 eucalyptus autour de Nouakchott en Mauritanie [8],[9]

2012 et 2014 : André LENOBLE a participé à l'épreuve en 2012 et 2014. Il a démontré la faisabilité d'une alimentation électrique avec des panneaux solaires et arrive 9ème au classement général en 2014.[2]

2013 : Voiture Hybride Oscar EO avec le Team LATVIA est arrivée à Dakar après plus de 5000 km sans aucun soucis.[3]

2014 : Willy JOBARD, sur sa machine hybride alimentée en eau, de marque ZONGSHEN 450 HYBRID2, est arrivé en 15ème position à Dakar , En fait, de la vapeur d’eau générée par un mini réacteur est injectée dans l’admission d’air au niveau du carburateur. Ce système permet d’une part d’augmenter sensiblement le rendement moteur, d’autre part de diminuer de façon significative la consommation et enfin de limiter les rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère.. [4] [5] [6][7] [8]

2015 : Le team russe KAMAZ Master engage deux camions de course dont un hybride au gaz [9] [10] [11]

Véhicules et catégories[modifier | modifier le code]

Passage d'un Buggy, zone de Tijirit en Mauritanie lors de l'Africa Race 2008.

Les trois catégories principales sont les motos, les autos et les camions.

  • les motos : classe 450 cm³ (jusqu’à 450 cm³), classe Open (au-dessus de 450 cm³) et quads ;
  • les autos et camions : les T1 (tout terrain modifié), les T2 (tout terrain de série), les SSV, le Groupe Open et les T4 (camion tout terrain) ;
  • le groupe « expérimental » : véhicules à énergie propre créés spécialement pour la course, avec un classement spécifique aux kilomètres parcourus.

Éditions[modifier | modifier le code]

  • La première édition de l' Africa Race (qui allait devenir l' Africa Eco Race) s'est déroulée du 26 décembre 2008 au 11 janvier 2009. Le départ s'est fait de Marseille en France et l’arrivée à Dakar, la capitale du Sénégal. Le rallye comptait 12 étapes pour un total de 4 089 km de spéciales et 3 401 km de liaisons.
  • La seconde édition, rebaptisée Africa Eco Race, a eu lieu du 27 décembre 2009 au 10 janvier 2010.
    • Elle fut remportée à nouveau par Jean-Louis Schlesser en catégorie Autos. L'italien Marco Capodacqua gagne en moto et le hongrois Miklos Kovacs en camion.
  • L'édition 2011 eu lieu du 27 décembre 2010 au 9 janvier 2011. Le départ fut donné à Château Lastour (Aude) et l’arrivée, comme de coutume, à Dakar, la capitale du Sénégal.
    • Troisième victoire en 3 édition pour Schlesser en auto. Titre moto pour Willy Jobard (KTM hybride) et titre camions pour le tchèque Tomáš Tomeček (Man).
  • L'édition 2012 Sonangol-Africa Eco Race a pris son départ le 27 décembre 2011 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 8 janvier 2012.
    • Quatrième victoire pour Jean Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser. Titre moto pour Oscar Polli sur KTM et titre camions pour Tomáš Tomeček avec son camion Man qui obtient une seconde place au général[10].
  • L'édition 2013 Sonangol-Africa Eco Race a pris son départ le 28 décembre 2012 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 9 janvier 2013.
    • Cinquième victoire pour Jean Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser. Titre moto pour Martin Fontyn sur KTM et titre camion et seconde place au général pour Anton Shibalov avec son camion Kamaz devant Tomáš Tomeček et son camion Tatra.
  • L'édition 2014 Sonangol-Africa Eco Race a pris son départ le 29 décembre 2013 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 11 janvier 2014.
  • Sixième victoire pour Jean Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser, copiloté par Thierry Magnaldi. Titre moto pour Mika Pisano sur Honda 450cc et titre camion pour TOMECEK Tomas avec son Tatra.

Controverses[modifier | modifier le code]

Bien que l'Africa Eco Race n'ait eu à déplorer aucun incident depuis ses débuts, le sport automobile en général, et le rallye Paris-Dakar en particulier, suscitent des mouvements d'opposition. Ces critiques sont de plusieurs ordres :

  • Le manque de sécurité sur le parcours du rallye Paris-Dakar est mise en avant, avec des accidents mortels de spectateurs africains dont ceux de Boubacar Diallo (Guinéen de 10 ans, tué le 13 janvier 2006) et Mohamed Ndaw (Sénégalais de 12 ans, tué le 14 janvier 2006) lors du Paris-Dakar de 2006. Un collectif (le Cavad) initialement créé par opposition au Paris-Dakar, a également pris officiellement position contre l'Africa Eco Race [11]. Dans une interview[12], questionné sur ce sujet, l'organisateur affirme que « toutes les dispositions seront prises afin que les conditions de sécurité soient réunies sur le parcours du rallye. »
  • La problématique de la sécurité des participants du rallye Paris-Dakar a été soulevée à la suite de l'assassinat de 4 touristes en Mauritanie le 24 décembre 2008, ASO avait annulé le rallye 2008 et entraîné le rallye vers l'Amérique du Sud. Certains se posent la question des "vraies fausses menaces" [12]
  • L'organisateur du rallye indique néanmoins bénéficier du soutien des autorités mauritaniennes[12] : « Le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal m’ont sollicité en mars 2008, à la suite de ces événements pour réfléchir à l’organisation d’une autre épreuve. ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]