Affaire des frères Jourdain

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L’affaire des frères Jourdain ou affaire Jourdain est une affaire criminelle française qui a défrayé la chronique en 1997, à la suite de la disparition de quatre jeunes filles de 16 à 20 ans[1] : les sœurs Merlin (Peggy et Amélie), ainsi que les sœurs Ruffin (Audrey et Isabelle)[2], se rendant déguisées au carnaval du Portel[1] dans le Pas-de-Calais dans la nuit du 11 février au 12 février 1997[1].

Enquête[modifier | modifier le code]

Les familles, n'ayant plus de nouvelles des filles après la fête qui se poursuivait à Équihen-Plage, contactent la police de Boulogne-sur-Mer qui ouvre une enquête pour « disparitions inquiétantes »[3], même si cette dernière et le procureur de la République privilégient la thèse de la fugue[3].

Les familles entament des recherches de leur côté et cela permet d'avoir des témoignages, notamment sur une camionnette suspecte le soir du drame. Remontant la piste de cette camionnette, les policiers arrêtent deux ferrailleurs de Dannes âgés de 35 et 37 ans[2], Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain, neuf jours après la disparition. Déjà condamnés, l'un pour trois viols[4] et l'autre pour meurtre[1], ceux qui seront surnommés par les médias « les frères siamois de l'horreur »[5] ou « les monstres du Boulonnais »[3] sont interrogés. Depuis longtemps, ceux-ci et leur famille sont considérés comme des marginaux violents dans leur village[2] où ils vivent dans une maison délabrée.

En garde-à-vue, le frère ainé Jean-Michel ne lâche rien, mais Jean-Louis finit par avouer l'endroit où se trouvent les corps : la plage de Dannes[1], près du Touquet, à proximité d'une casemate allemande de la Seconde Guerre mondiale[1].

Le 21 février 1997, Les corps des jeunes filles, rhabillés à la hâte[2], sont effectivement retrouvés tête-bêche[5] dans une fosse recouverte de sable[1]. Les frères auraient enlevé les filles qui faisaient de l'auto-stop[5].

Les autopsies montrent des signes importants de violence et de viol[1], mais aussi l'enterrement vivant d'une des victimes[2]. L'horreur du crime (actes de barbarie) eut un écho important dans la région et la maison familiale des Jourdain fut même incendiée[1]. Le fait qu'ils soient récidivistes en rajoute à la colère de la population[2].

Les deux frères, après s'être rejeté la responsabilité du viol et du meurtre de jeunes adolescentes[1], sont finalement condamnés en 2000 à la prison à perpétuité assortie de peines de sûreté de vingt-deux et vingt ans[1] pour enlèvements, séquestrations, viols et assassinats. Deux années plus tard, la peine est confirmée en appel[1].

L'enquête ne permettra pas d'établir la préméditation, mais l'achat du véhicule s'est produit quelques jours avant le quadruple enlèvement et une témoin raconta comment le conducteur d'une camionnette similaire avait semblé la suivre de façon suspecte quelques jours plus tôt.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Françoise-Marie Santucci, « Ferrailleurs tueurs et violeurs Quatre mortes sur la route des Jourdain », Libération,‎ 17 octobre 2000 (consulté le 15 juillet 2010)
  2. a, b, c, d, e et f Remy Jacqueline, « La malédiction des ferrailleurs de Dannes », L'Express,‎ 13 mars 1997 (consulté le 15 juillet 2010)
  3. a, b et c Sylvie Véran, « L’odieux mystère des frères Jourdain », Le Nouvel Observateur,‎ 2 novembre 2000 (consulté le 15 juillet 2010)
  4. Résumé de l'affaire Jourdain
  5. a, b et c Sophie Bouniot, « Les frères siamois de l'horreur », L'Humanité,‎ 28 octobre 2000 (consulté le 15 juillet 2010)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]