Patrick Dils

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Patrick Dils

Naissance 30 juin 1970 (44 ans)
Longeville-lès-Metz
Nationalité Drapeau de la France France

Patrick Dils, né le 30 juin 1970 à Longeville-lès-Metz.

Biographie[modifier | modifier le code]

À 16 ans, le 30 avril 1987, il a été inculpé d'homicides volontaires sur deux garçons à Montigny-lès-Metz, en Moselle. Le 27 janvier 1989, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre. Le 24 avril 2002, son innocence est reconnue par un tribunal ; il aura passé quinze ans en prison, victime d'une erreur judiciaire pour laquelle l'État français lui a versé un million cent quarante six mille d'euros (dont 700 000 euros de dédommagements[1]). C'est l'une des plus graves erreurs judiciaires reconnues en France, et c'est la première concernant un mineur condamné pour meurtre à la prison à perpétuité.

Sa condamnation[modifier | modifier le code]

Les faits[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 1986, deux enfants, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, nés en 1978, sont retrouvés morts le long d'une voie de garage de la SNCF à Montigny-lès-Metz. Patrick Dils, alors apprenti cuisinier et âgé de 16 ans, est interrogé, car il habite la même rue qu'eux et une dénonciation anonyme téléphonique le désigne[2]. Son emploi du temps ne correspondant pas à l'heure du crime indiquée par le légiste, il est relâché.

Les circonstances[modifier | modifier le code]

À l'époque, c'est un jeune homme de 16 ans un peu fragile et immature (8 ans d'âge mental[3]).

Le 28 avril 1987, à la suite d'un nouveau témoignage remettant en cause l'heure du crime que le légiste avait indiquée[2],[4], il est interpellé à la sortie de son travail dans un restaurant de Montigny-lès-Metz où il est en apprentissage. Après trente-six heures de garde à vue et d'interrogatoires sur plusieurs jours, il finit par avouer avoir commis ce meurtre et déclare qu'il ne sait pas pourquoi il a tué ces enfants.

Le 30 avril 1987, il est inculpé d'homicides volontaires et écroué à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu. Il se rétracte auprès de son avocat, la juge d'instruction organise néanmoins une reconstitution pour le 7 mai, au cours de laquelle il admet toujours le crime. De plus il se saisit parmi celles qui lui sont présentées des pierres qui ont été l'arme du crime, ce qui convainc définitivement la juge d'instruction de sa culpabilité[4]. Selon ses parents, il n'aurait pas réalisé en quoi consistait cet acte de procédure pourtant capital. Mais, le 30 mai 1987, il écrit à son avocat pour se rétracter.

Selon l'émission Faites entrer l'accusé sur France 2 en mai 2007, le premier procès en fin janvier 1989 se déroule dans des conditions difficiles pour la défense : Patrick Dils s'exprime peu, complètement abasourdi, effrayé et intimidé par la Cour d'assises. Il est de plus victime d'une rage de dents et ne prononce qu'une dizaine de mots.

Le 27 janvier 1989, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d'assises des mineurs de la Moselle. Le fait qu'il soit mineur n'aura pas été pris en compte, or l'excuse de minorité, question posée systématiquement aux jurés, aurait permis de diviser la durée de la peine par deux (loi actuelle ; à l'époque, l'excuse de la minorité aurait réduit la peine à un maximum de 25 ans). Pour la première fois depuis avril 1987, ses parents sont autorisés à le voir cinq minutes dans un corridor bouclé par les gendarmes. Les parents des victimes disent qu'ils auraient souhaité pour Patrick Dils la peine de mort (abolie en France pour les mineurs en 1980, puis complètement en 1981)[5].

Après avoir été disculpé, Patrick Dils, lors d'une entrevue, explique son mutisme par l'effroi de la situation et par sa jeunesse. Il s'est dit ému parce qu'il revoyait ses parents après deux années de prison sans parloir. Patrick Dils a publié un livre autobiographique.

Une erreur judiciaire[modifier | modifier le code]

L'enquête[modifier | modifier le code]

Sept mois s'écoulent entre le meurtre et l'arrestation de Patrick Dils. Selon ses parents, l'inspecteur Bernard Varlet de la Police judiciaire de Metz, chargé de l'enquête, se montre très agressif et s'acharne contre le jeune Patrick alors qu'il avait déjà obtenu des aveux de deux autres suspects, mais qui avaient été ensuite rejetés. Au total, les enquêteurs, au cours de l'enquête, ont en effet obtenu des aveux circonstanciés de trois personnes différentes mais au profil similaire : célibataires, vivant chez leurs parents et d'un faible niveau d'instruction (Dils est apprenti patissier, les deux autres sont manutentionnaires)[6].
Le premier suspect à avouer, le 10 décembre 1986, travaillait à cent mètres de l'endroit du meurtre. D'après le compte-rendu de son audition, il décrit de manière exacte le vélo et la tenue vestimentaire des enfants. Mais le responsable de l'enquête, Bernard Varlet, le disculpe : lors d'une reconstitution, il ne serait pas parvenu à grimper le talus de la scène du crime[6], tandis que les policiers commencent à douter de ses aveux[4].
Le 12 février 1987, les enquêteurs mettent la main sur un nouveau suspect, à travers une affaire d'outrage public à la pudeur. Mais après avoir avoué, il est finalement disculpé du fait des incohérences de son témoignage[4],[6].
Dils est le dernier suspect qui reste aux enquêteurs[4]. La juge d'instruction de l'époque, Mlle Mireille Maubert refusera pendant seize mois d'accorder un permis de visite aux deux parents.

Essais infructueux de demande en révision[modifier | modifier le code]

Le 26 juillet 1990, ses avocats déposent une première demande en révision auprès de la Cour de cassation, demande rejetée faute d'élément nouveau.

Le 6 mai 1994, Patrick Dils demande la grâce présidentielle à François Mitterrand, qui la lui refuse, écrivant à la famille des victimes en les assurant qu'il n'accorderait jamais sa grâce à un meurtrier d'enfants.

De nouveaux faits[modifier | modifier le code]

Le 24 octobre 1997 l'adjudant-chef de gendarmerie Jean-François Abgrall, de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes, spécialiste des dossiers dans lesquels le "tueur en série" (terme parfois controversé dans ce cas précis) Francis Heaulme est condamné, mis en examen ou suspect, transmet à la justice un document dans lequel il rend compte d'un entretien qu'il a eu en 1992 à la maison d'arrêt de Brest avec Heaulme, condamné pour trois homicides et mis en examen pour six autres. Dans ce procès-verbal, le gendarme écrit : « Francis Heaulme nous a tenu les propos suivants, disant avoir effectué une promenade à vélo le long d'une voie de chemin de fer dans l'est de la France, avoir reçu des pierres jetées par deux enfants, être parti, puis repassé sur les lieux quelques minutes plus tard, où il aurait vu les corps de deux enfants près de wagons non loin de poubelles et d'un pont, avoir vu sur les lieux des pompiers et des policiers. »

Le gendarme procède aussitôt à des recherches sur les doubles crimes d'enfants non élucidés. Mais il ne trouve aucune trace de double meurtre car à cette époque (1992), Patrick Dils était déjà condamné, le double crime avait donc été supprimé des bases de données.

En 1998, les parents de Patrick Dils, qui croient toujours à l'innocence de leur fils, demandent à deux avocats parisiens, Maîtres Jean-Marc Florand et Karim Achoui, de réétudier le dossier. S'intéressant à Francis Heaulme, ils envoient un courrier à la gendarmerie de Rennes. Le gendarme Abgrall décide alors de rédiger son procès-verbal de renseignement judiciaire, et le 27 mars 1998, Maître Jean-Marc Florand dépose une nouvelle requête en révision après avoir appris que le tueur en série Francis Heaulme était à proximité du lieu du crime à l'époque où il a eu lieu.

Le magistrat délégué par la Cour de cassation, Jean Favard, avait débuté ses investigations à partir d'un procès-verbal de renseignement judiciaire. Rendant visite à Francis Heaulme, il obtient de nouvelles précisions sur son emploi du temps le 29 septembre 1986, jour du double meurtre. Francis Heaulme travaillait à l'époque des faits dans une entreprise située à 400 mètres des lieux du crime. Il reconnaît avoir été sur place ce jour-là, à l'heure et à l'endroit précis des crimes, avoir vu les enfants, avoir reçu sur la tête des pierres jetées par les deux enfants, mais nie être l'auteur du double meurtre. Sa présence constitue néanmoins un « fait nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ». Le conseiller rapporteur de la commission de révision publie deux rapports en date du 30 juin 1998 et du 16 juillet 1998.

Le 21 juin 1999, la commission de révision des condamnations pénales, présidée par Henri Le Gall, constate que les éléments apportés étaient totalement inconnus du dossier de la Cour d'assises des mineurs en 1989 et qu'ils ne peuvent que faire douter de la culpabilité de Patrick Dils. Il accepte de soumettre le dossier de Dils à la chambre criminelle de la Cour de cassation siégeant en Cour de révision. Elle en déduit qu'il faut ordonner de nouvelles investigations et procéder à de nouvelles auditions des témoins déjà entendus en 1986 et 1989, mais en les confrontant aux déclarations de Francis Heaulme.

Pendant ce temps, Patrick Dils qui a déjà purgé onze ans et demi de prison, reste toujours détenu. Mais son avocat estime alors que la Cour de révision peut ordonner à tout moment que l'exécution de la peine soit suspendue.

Le 26 juin 2006, le tueur en série Francis Heaulme est mis en examen pour « homicides volontaires » dans l'enquête sur le meurtre des deux enfants de Montigny-lès-Metz. Un non-lieu en faveur de Francis Heaulme est annoncé en avril 2007, l'ADN retrouvé sur le pantalon saisi au domicile de Francis Heaulme ne correspondant pas à celui trouvé sur les deux victimes de Montigny-lès-Metz[7].

En 2009, un dernier rebondissement survient dans l'affaire. En réexaminant le témoignage de Heaulme, initialement interprété comme un aveu indirect (quand Heaulme dit "j'ai vu l'homme qui a fait le coup", les enquêteurs ont jugé qu'il s'agissait en réalité de lui-même), les enquêteurs réalisent que la description faite dans ce témoignage pourrait aussi correspondre à l'une des autres personnes ayant initialement avoué les faits, Monsieur L. La justice ordonne alors un supplément d’information[6]. En février 2012, l’enquête conduit à une confrontation entre Heaulme et Abgrall pour essayer de faire ressortir des éléments sur la possible culpabilité de Heaulme[8].

Son acquittement[modifier | modifier le code]

Le 21 avril 2001, la Cour de révision annule la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Patrick Dils mais refuse de le remettre en liberté en attendant un nouveau jugement. Le 20 juin 2001 s'ouvre un nouveau procès, devant la cour d'assises des mineurs de la Marne. Patrick Dils est alors âgé de trente et un ans. Francis Heaulme comparaît comme simple témoin. Il refuse d'endosser la responsabilité du double meurtre, malgré les soupçons qui pèsent sur lui. Patrick Dils et lui se regardent longuement ; Heaulme souhaite même bonne chance à Patrick Dils avant de sortir. La cour, le 29 juin 2001, le condamne à vingt-cinq ans de réclusion criminelle, à la surprise générale. Les journalistes avaient déjà préparé leurs articles, annonçant son acquittement, à partir du moment où l'avocat général avait fait part de son intime conviction : selon lui, Patrick Dils ne pouvait pas être le coupable. Il n'aurait pas eu le temps de commettre ce crime. Condamné à nouveau, Patrick Dils a dix jours pour faire appel. Il le fait, comme le lui permet la création des Cours d'assises d'appel, votée peu auparavant.

Le 8 avril 2002, s'ouvre le troisième procès devant la cour d'assises des mineurs du Rhône. La loi permet désormais au procès de se tenir en public. La foule se presse au tribunal. En majorité, l'opinion publique est favorable à Patrick Dils, qui apparaît avec un look nouveau, sans lunettes fumées, recoiffé, détendu. Francis Heaulme est à nouveau entendu, avec des témoignages à charge pesant contre lui. Des témoins déclarent devant la cour d'assises de Lyon l'avoir aperçu couvert de sang le jour des faits, ce qu'il confirme lui-même à la barre, affirmant être tombé de vélo. Pour la première fois, Patrick Dils parle des tourments endurés en prison : il a été battu, bafoué, violé même. Il revient sur ses aveux, très circonstanciés, qui ont été l'une des seules preuves de sa culpabilité. On ignore encore exactement pourquoi Dils s'est d'abord accusé lui-même, au début de l'affaire. Des preuves sont produites par la gendarmerie, démontrant que Patrick Dils n'a pas eu le temps de commettre ce crime : les enfants sont morts vers 17 h alors que Patrick Dils n'est rentré chez lui que vers 18 h 45. Le 23 avril 2002, l'avocat général se livre, en près de trois heures, à l'analyse du dossier pour expliquer pourquoi, tout lui paraît douteux[9] ; le jury délibère en quelques heures et Patrick Dils est acquitté le 24 avril 2002. Il sort de prison le soir même à 22 h 10. Des gardes du corps, rémunérés par TF1 à qui l'avocat de Dils avait accordé l'exclusivité, entourent la famille Dils, empêchant les journalistes de les approcher. Finalement, Patrick Dils peut s'exprimer devant les médias, faisant part de son bonheur de retrouver la liberté, enfin. De leur côté, les proches des victimes sont déçus qu'on libère celui qu'elles avaient aussi tenu pour le meurtrier.

Divers[modifier | modifier le code]

La requête en révision[modifier | modifier le code]

La requête en révision pour élément nouveau a été déposée par l'avocat Jean-Marc Florand devant la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation, afin de remettre en cause l'arrêt de la Cour d'assises, devenu définitif.

Cette possibilité doit se rattacher à l'un ou l'autre des quatre alinéas visés par l'article 622 du Code de procédure pénale : « La révision d'une décision pénale définitive peut être demandée au bénéfice de toute personne reconnue coupable d'un crime ou d'un délit lorsque... »

L'alinéa 4 auquel la présente requête fait référence dispose : « Après une condamnation, vient à se produire ou à se révéler un fait nouveau ou un élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné. »

Dans l'affaire de Patrick Dils, l'élément nouveau est la présence de Francis Heaulme, un des tueurs en série français, à Montigny-lès-Metz, sur les lieux du double meurtre, au jour et à l'heure où ces derniers ont été commis. Cette présence est prouvée par deux procès-verbaux : celui établi par le gendarme Abgrall et celui du rapporteur de la commission de révision qui confirme et complète le premier. Mis en examen dans cette affaire, Francis Heaulme est jugé en Cour d'Assises à Metz le 31 mars 2014, procès reporté au troisième jour en raison d'un nouveau suspect, Henri Leclaire.

Selon certains spécialistes du meurtrier Francis Heaulme, celui-ci aurait toujours refusé de reconnaître le crime pour lequel il est suspecté de peur de voir s'éloigner de lui sa sœur, dernière personne de son entourage continuant à entretenir des relations avec lui[10].

L'indemnisation[modifier | modifier le code]

Bien qu'il soit difficile, sinon impossible, d'indemniser la réprobation, l'atteinte à l'honneur, la privation de liberté, l'arrêt brutal de sa scolarité, l'arrachement à l'affection de sa famille et les violences subies en prison, l'avocat Jean-Marc Florand chiffra à plus de 10 millions de francs le préjudice de Patrick Dils.

Patrick Dils reçu finalement un million d’euros (700 000 euros au titre de l’indemnisation de l’État concernant son préjudice personnel, ainsi que l'indemnisation de ses proches et de ses frais de justice) et, grâce aux négociations de son avocat, toucha aussi une forte somme d'argent (au montant jamais révélé) en ayant accordé, le jour de sa libération, l'exclusivité de ses déclarations publiques à TF1. Patrick Dils devait toutefois déclarer : « J’aurais préféré ne pas toucher un centime et ne pas avoir vécu toutes ces galères. Ce n’est pas un pactole comme on en décroche au Loto. Ce que j’ai vécu ne se chiffre pas. »[11].

Chanson[modifier | modifier le code]

Beaucoup de chanteurs, notamment des rappeurs engagés ont commenté cette affaire en prenant la défense de Patrick Dils, parfois en dénonçant le système judiciaire.

Le chanteur Garou dédie la chanson L'Injustice de son album de 2006 à Patrick Dils. Celui-ci fait une apparition dans le clip[12].

Patrick Dils a également enregistré une chanson évoquant son histoire : Le Condamné à tort, texte écrit par Cédric Goueytes à la suite de la lecture du livre de Patrick Dils Je voulais juste rentrer chez moi. La musique est signée Cédric Lemire.

Le rappeur marseillais Soprano, du groupe Psy 4 De La Rime, interprète une chanson sur la police dont le titre est Justicier. À l'entame de son couplet, on peut l'entendre chanter : « Quand je pense à Omar Raddad et Patrick Dils, je me dis que la Justice est une balance qui trouve rarement son équilibre ».

Le rappeur Ted l'afro interprète sur l’album Violence des échanges en milieu tempéré sorti en 2012 une chanson dont le titre Le Glaive de l'injustice évoque Patrick Dils. À la fin du premier couplet on peut entendre : « ça pouvait être ton dab, ton fils et puis toi aussi, mais ce fut Omar Raddad Patrick Dils et surtout Christian Ranucci ».

Le rappeur Kery James a aussi fait une allusion à Patrick Dils dans sa chanson Paro sur l'album Réel et dans sa chanson Hardcore 2005 sur l'album Ma vérité.

Le rappeur Guizmo fait également allusion à Patrick Dils dans sa chanson Le Meilleur sur l'album Normal sorti en 2011.

Le rappeur Sinik fait allusion à Patrick Dils dans sa chanson Dans le vif. On l'entend dire : « va dire à la critique que je préfère ma vie à celle de Patrick Dils ».

Le groupe Leptik Ficus a dédié une chanson à Patrick Dils dans l'album Sale ambiance (2003).

Humour noir[modifier | modifier le code]

L'humoriste Jonathan Lambert dans son spectacle L'homme qui ne dort jamais affirme que son régisseur est Patrick Dils.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

  • Contre-enquête , Film librement inspiré de l'affaire Dils, proposant une fin plausible de l'affaire Dils!

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Libération, 27 juin 2003
  2. a et b Site Patrick Dils : Biographie - L'enquête
  3. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/les-enigmes-de-l-affaire-dils_490222.html
  4. a, b, c, d et e L'Express : Les énigmes de l'affaire Dils
  5. Le Figaro Magazine, no 16900
  6. a, b, c et d Rue 89 : Des aveux vieux de 23 ans relancent « l'affaire Patrick Dils »
  7. 20 minutes, no 1183, du 26 avril 2007
  8. Heaulme confronté à son confesseur
  9. Réquisitoire de M. François-Louis Coste publié dans le n° 2011/4 de la revue "Les Cahiers de la Justice" (Ed. Dalloz et ENM) et quelques explications données dans une interview à Jean Danet sur les affaires Dils et Loïc Secher, publiées sous le titre "Le sens de l'erreur judiciaire" dans le n° 2012/2 de la même revue.
  10. Faites entrer l'accusé, 7 août 2003
  11. humanité.fr 27 juin 2007 L'homme du jour Patrick Dils
  12. la chanson L'Injustice écrite quelques années plus tôt par Pascal Obispo découle d'expériences personnelles d'Obispo et n'avait initialement rien à voir avec Patrick Dils. Mais l'interprète est approché par M. Dils pendant les concerts des Enfoirés et quelques mois plus tard l'invite à figurer dans le clip de cette chanson.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]