Affaire Festina

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L'affaire Festina est une affaire de dopage qui a touché le cyclisme professionnel en 1998.

Les faits[modifier | modifier le code]

Cette affaire démarre peu avant le Tour de France 1998, dont le départ est donné à Dublin en Irlande. Willy Voet, un soigneur de l'équipe Festina, se fait contrôler par la douane française au niveau de la frontière franco-belge, le 8 juillet 1998. Il conduisait une voiture mise à disposition de l'équipe Festina, par la société du Tour de France.

Les douanes découvrent dans ce véhicule de grandes quantités de produits dopants : 500 doses de produits dopants et stupéfiants dont 235 ampoules d'érythropoïétine (EPO), 120 capsules d'amphétamines, 82 solutions d'hormone de croissance et 60 flacons de testostérone.

Devant tant de preuves, Willy Voet passe aux aveux. Il dénonce un dopage organisé et médicalisé au sein de cette équipe. Le directeur sportif de Festina, Bruno Roussel, avoue lui aussi l'existence de ces pratiques après son arrestation par un commissaire de la police judiciaire de Lille, le 15 juillet 1998, à l'arrivée de la 4e étape à Cholet[1].

Les accusations de Willy Voet et Bruno Roussel dénoncent très vite des coureurs comme Richard Virenque, Laurent Brochard et Alex Zülle. D'autres coureurs, de cette même équipe, sont également impliqués à l'image de Laurent Dufaux, Armin Meier, Christophe Moreau, Pascal Hervé et Gilles Bouvard.

À la suite de ces révélations, la direction du Tour de France met hors course l'équipe Festina le 18 juillet 1998 à Brive.

Le 23 juillet 1998, à Lyon, les coureurs de Festina sont placés en garde à vue. La plupart avouent s'être dopés, à l'exception de Richard Virenque, Pascal Hervé et Neil Stephens.

Le lendemain, la police perquisitionne les hôtels et les camions de certaines équipes, ce qui provoque l'irritation des coureurs, dont Laurent Jalabert.

Le 28 juillet 1998, la police effectue une nouvelle perquisition à l'hôtel de l'équipe TVM, suite à la mise en examen du directeur sportif et du médecin de l’équipe.

Le 29 juillet 1998, les coureurs mettent pied à terre dès le kilomètre 32, afin de protester contre « les méthodes indignes de la police »[2]. Après négociation, seulement une partie du peloton repart, alors que 5 équipes (Once, Banesto, Vitalicio, Kelme et Riso Scotti) préfèrent abandonner le Tour.

Le 31 juillet 1998, l'équipe TVM se retire de la course.

L'affaire est instruite par le juge d'instruction lillois Patrick Keil.

Les témoignages[modifier | modifier le code]

Procès et sanctions sportives[modifier | modifier le code]

Richard Virenque

La justice rend son verdict le 22 décembre 2000 :

  • Richard Virenque, seul coureur poursuivi (pour complicité d’incitation au dopage), est relaxé ;
  • Bruno Roussel est condamné à un an de prison avec sursis et 50 000 francs d’amende ;
  • Willy Voet est condamné à 10 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende.

Le 29 décembre 2000, Richard Virenque, alors sans équipe, écope d'une suspension de neuf mois et d'une amende de 4 000 francs suisses, infligées par la Fédération suisse de cyclisme.

Le 5 mars 2002, en appel, le tribunal accorde à la Fédération française de cyclisme (FFC) et à l'Union cycliste internationale (UCI) un franc symbolique de dommages-intérêts pour le préjudice subi[9].

Constitution de l'équipe Festina sur le Tour de France 1998[modifier | modifier le code]

Encadrement technique[modifier | modifier le code]

Coureurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Descente de police sur le tour », sur ladepeche.fr,‎ 16 juillet 1998 (consulté le 8 juillet 2012)
  2. L'Humanité : Chaos sur le Tour de France
  3. Brochard sacré en 1997 avec des restes de dopants
  4. « Procès Festina: Le grand déballage », sur ladepeche.fr,‎ 27 octobre 2000 (consulté le 12 juillet 2009)
  5. L'équipe Banesto accusée du temps de Miguel Indurain
  6. Festina - Pascal Hervé: "Oui je me suis dopé"
  7. Cyclisme : Luc Leblanc dénonce la "dictature" de l'UCI
  8. Festina - Richard Virenque se livre et compromet son avenir
  9. http://www.velo101.com/actualite/default.asp?Id=3466&Section=Route